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  #13 (permalink)  
Vieux 14/08/2008, 15h29
Malatesta
 
Messages: n/a
Par défaut Re: ASSEZ SARKO,...TROP c'est TROP

On 13 août, 18:59, "Pescadou" <pesca...***anisette.org> wrote:
> x-no-archive: yes
> Dans les news :
> 4c4d1968-9098-4080-9c8e-4d9ca03f9...***56g2000hsm.googlegroups.com,
> MONEDI ***<raymond.mon...***wanadoo.fr> écrivit :
>
> > Il est en effet notoire qu, l’esprit personnel, le comportement public
> > et la gouvernance sociétale, du Président SARKOZY, ne correspondent
> > pas du tout à la belle image que possède aujourd’hui, la France dans
> > le Monde. Mais, même si son passage à l’Elysée, n’aurait servi qu’à
> > pousser à la création d’un « Comité de Révolution Immatérielle
> > Permanent » il aurait fait néanmoins, œuvre utile.

>
> Vous pimaginez que vos croyances sont des vérités universelles.
> L'image de la France dans le monde est de plus en plus dégradée
> et ne pèse pratiquement plus grand chose. Les idées c'est du vent.
> La ***France n'est plas que le pays des feignasses et
> des donneurs de leçons au lieu de s'occuper de ses propres pb.





La Haine

A l'entour du troupeau, une hyène aboyait.
Elle avait le matin prospecté la savane,
De son oeil morne épiant les êtres qui vivaient,
Dans l'attente fébrile d'une bonne chicane.

Après avoir la nuit tancé son compagnon
Lequel, accoutumé, semblait n'en avoir cure,
Elle se sentait d'attaque pour crêper le chignon
A quelques congénère, car c'est dans sa nature.

La hyène, c'est connu, ça ne réfléchit pas,
Il faudrait pour cela avoir quelque aptitude.
La hyène donc errait, et à tout petits pas,
Cherchait à accomplir diverses turpitudes.

Attaquer par derrière pour éviter les coups,
Lacérer les voisins pour les jeter à terre,
Telle est la stratégie qu'elle mène jusqu'au bout,
Pour, du mal fait aux autres, pouvoir se satisfaire.

Mais il lui faut aussi trouver quelques appuis
Auprès de congénères qu'elle connaît nuisibles.
Elle tente de convaincre, jamais elle ne séduit,
Et, vomissant partout, essaie d'être crédible.

De son allure basse, elle s'en va trottinant,
Exhibant son air las, sa tête maladive
Pour mieux tromper la faune et tous les habitants
Qu'elle leurrera bien mieux en se montrant poussive.

Malgré l'air abruti de son faciès épais,
Ne vous y trompez pas la bête est dangereuse.
Elle distille à loisir son venir meurtrier,
Son allure anodine nous cache une tueuse.

C'est constamment ainsi, les êtres malfaisants
Essaient de vous séduire, même s'ils exaspèrent.
Ces animaux malsains, sournois et repoussants,
Sont dans la société générateurs de guerres.

Antifafs


LA PESTE

Un jour les Rats puants sortirent des égouts
Attendirent la nuit pour faire leur sale coup.
La quête de victimes fut leur premier labeur,
Ils portèrent leur haine contre les migrateurs,
Qui quoique bien tranquilles et sans la moindre histoire,
Se virent désignés victimes expiatoires.

La crise faisait rage , les sphères du pouvoir
Tout en niant les faits laissaient bien entrevoir
Que la situation ne faisant qu'empirer
Cela venait bien sûr du côté étranger.
Les oiseaux migrateurs boucs émissaires trouvés,
Toute une politique pouvait être exploitée.

Les rongeurs remuants guidés par leur führer,
Borgne mais grande gueule, firent son discours leur.
Il n'y était question que d'insécurité,
De vol à l'étalage, d'homosexualité,
D'emplois accaparés, de culture inférieure
Tout ça mis sur le dos des oiseaux migrateurs.

En terre d'Occitanie la tolérance est reine
Et nul n'aurait songé y voir surgir la haine.
La Résistance avait aux amis de ces Rats
Dans des temps plus anciens, mené un grand combat.
Le temps étant passé, l'oubli faisant drapeau
La vermine insolente ressortit son museau.

Le Rat borgne délégua dans notre lointaine terre
Un complice intégriste, sectaire et délétère,
De ces individus qui ment comme un rapace
Et qui ne peut voir clair qu'avec ceux de sa race.
Les oiseaux migrateurs étaient dans son esprit
Comme les Juifs jadis promis à l'interdit.

Il cite Jeanne d'Arc comme porte drapeaux
Fait de Charles Martel un très moderne héros.
Veut qu'on fasse des enfants, combat l'avortement,
Des rejetons tous blonds, trois quatre par maman.
Ainsi sera menée dans son esprit malade,
Pour prendre le pouvoir, la dernière croisade.

La peste est transmissible et les événements
Qui suivent ces discours démontrent abondamment.
Des esprits faibles cèdent à ce nouveau délire,
Et permettent aux Rats de se refaire élire
Ne voyant pas qu'à terme l'attitude servile,
Ne peut que terminer dans la guerre civile.



Chemin faisant, pourtant, la peste s'infiltra
Dans une bonne partie de tout l'électorat.
Point par point, elle s'installe dans la conscience rude
Des citoyens perdus en quête de certitudes.
Le chômeur et l'exclu, le cadre sur le pavé,
Se demandent en rêvant où est la vérité.

Les Blaireaux et les Loups qui furent au pouvoir
Etaient bien incapables de leur ouvrir l'espoir,
Et c'est en désespoir de voir enfin le bout
Que certains parmi eux rejoignent les égouts.
lls sont en ce moment, quoique minoritaires,
Prêts à suivre leurs chefs, autres velléitaires.

Renard sentant le vent qui se met à tourner
De l'occasion voulut simplement profiter,
Tout en se réclamant amis de tous les gens,
C'est d'un regard oblique qu'il renvoie aux migrants,
Surtout les plus suspects qui ont l'impertinence
De vouloir en sa ville se passer l'alliance.

La peste est toujours là, sournoise et dangereuse
Capable de surgir de l'idée nuageuse
Que nos difficultés sont dues à l'étranger
Qui n'attend qu'une chose: occuper le plancher.
SOS Racisme, la Ligue et Ras l'Front
Sont là pour nous aider à sauver la maison.

Il est bien plus facile de trouver la raison,
De nos difficultés en dehors de la nation.
Il se trouve toujours quelques individus
Pour faire croir' aux simplets qu'en guise de vertu,
Persécuter les autres est une solution
Et ainsi sacrifier la paix et la raison.

La Belette





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  #14 (permalink)  
Vieux 14/08/2008, 15h33
Malatesta
 
Messages: n/a
Par défaut Re: ASSEZ SARKO,...TROP c'est TROP

Le chien

À mes oiseaux piaillant debout
Chinés sous les becs de la nuit
Avec leur crêpe de coutil
Et leur fourreau fleuri de trous
À mes compaings du pain rassis
À mes frangins de l'entre bise
À ceux qui gerçaient leur chemise
Au givre des pernods-minuit

A l'Araignée la toile au vent
A Biftec baron du homard
Et sa technique du caviar
Qui ressemblait à du hareng
A Bec d'Azur du pif comptant
Qui créchait côté de Sancerre
Sur les MIDNIGHT à moitié verre
Chez un bistre de ses clients

Aux spécialistes d'la scoumoune
Qui se sapaient de courants d'air
Et qui prenaient pour un steamer
La compagnie Blondit and Clowns
Aux pannes qui la langue au pas
En plein hiver mangeaient des nèfles
A ceux pour qui deux sous de trèfle
Ça valait une Craven A

A ceux-là je laisse la fleur
De mon désespoir en allé
Maintenant que je suis paré
Et que je vais chez le coiffeur
Pauvre mec mon pauvre Pierrot
Vois la lune qui te cafarde
Cette Américaine moucharde
Qu'ils ont vidée de ton pipeau

Ils t'ont pelé comme un mouton
Avec un ciseau à surtaxe
Progressivement contumax
Tu bêle à tout va la chanson
Et tu n'achètes plus que du vent
Encore que la nuit venue
Y a ta cavale dans la rue
Qui hennnit en te klaxonnant

Le Droit la Loi la Foi et Toi
Et une éponge de vin sur
Ton Beaujolais qui fait le mur
Et ta Pépée qui fait le toit
Et si vraiment Dieu existait
Comme le disait Bakounine
Ce Camarade Vitamine
Il faudrait s'en débarrasser

Tu traînes ton croco ridé
Cinquante berges dans les flancs
Et tes chiens qui mordent dedans
Le pot-au-rif de l'amitié
Un poète ça sent des pieds
On lave pas la poésie
Ça se défenestre et ça crie
Aux gens perdus des mots FERIES

Des mots oui des mots comme le Nouveau Monde
Des mots venus de l'autre côté clé la rive
Des mots tranquilles comme mon chien qui dort
Des mots chargés des lèvres constellées dans le dictionnaire des
constellations de mots
Et c'est le Bonnet Noir que nous mettrons sur le vocabulaire
Nous ferons un séminaire, particulier avec des grammairiens
particuliers aussi
Et chargés de mettre des perruques aux vieilles pouffiasses
Littéromanes

IL IMPORTE QUE LE MOT AMOUR soit rempli de mystère et non
de tabou, de péché, de vertu, de carnaval romain des draps cousus
dans le salace
Et dans l'objet de la policière voyance ou voyeurie
Nous mettrons de longs cheveux aux prêtres de la rue pour leur
apprendre à s'appeler dès lors monsieur l'abbé Rita Hayworth
monsieur l'abbé BB fricoti fricota et nous ferons des prières
inversées
Et nous lancerons à la tête des gens des mots
SANS CULOTTE
SANS BANDE A CUL
Sans rien qui puisse jamais remettre en question
La vieille la très vieille et très ancienne et démodée querelle du
qu'en diront-ils
Et du je fais quand même mes cochoncetés en toute quiétude sous
prétexte qu'on m'a béni
Que j'ai signé chez monsieur le maire de mes deux mairies
ALORS QUE CES ENFANTS SONT TOUT SEULS DANS LES
RUES
ET S'INVENTENT LA VRAIE GALAXIE DE L'AMOUR
INSTANTANE
Alors que ces enfants dans la rue s'aiment et s'aimeront
Alors que cela est indéniable
Alors que cela est de toute évidence et de toute éternité
JE PARLE POUR DANS DIX SIECLES et je prends date
On peut me mettre en cabane
On peut me rire au nez ça dépend de quel rire
JE PROVOQUE-À L'AMOUR ET À L'INSURRECTION
YES! I AM UN IMMENSE PROVOCATEUR
Je vous l'ai dit

Des armes et des mots c'est pareil
Ça tue pareil
II faut tuer l'intelligence des mots anciens
Avec des mots tout relatifs, courbes, comme tu voudras

IL FAUT METTRE EUCLIDE DANS UNE POUBELLE

Mettez-vous le bien dans la courbure
C'est râpé vos trucs et manigances
Vos démocraties où il n'est pas question de monter à l'hôtel avec
une fille
Si elle ne vous est pas collée par la jurisprudence
C'est râpé Messieurs de la Romance
Nous, nous sommes pour un langage auquel vous n'entravez que
couic
NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la
compagnie,
Ils se dérangent et on leur fout la paix
Nous voulons la Paix des Chiens
Nous sommes des chiens de " bonne volonté "
El nous ne sommes pas contre le fait qu'on laisse venir à nous
certaines chiennes
Puisqu'elles sont faites pour ça et pour nous

Nous aboyons avec des armes dans la gueule
Des armes blanches et noires comme des mots noirs et blancs
NOIRS COMME LA TERREUR QUE VOUS ASSUMEREZ
BLANCS COMME LA VIRGINITÉ QUE NOUS ASSUMONS
NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la
compagnie,
II se dérangent, ils se décolliérisent
Et posent leur os comme on pose sa cigarette quand on a quelque
chose d'urgent à faire

Même et de préférence si l'urgence contient l'idée de vous foutre
sur la margoulette
Je n'écris pas comme de Gaulle ou comme Perse l
JE CAUSE et je GUEULE comme un chien

JE SUIS UN CHIEN

Merci Léo Ferré



On 13 août, 17:42, On achève bien les trolls...
<laurentleroy2...***yahoo.com> wrote:
> On Aug 13, 4:37***pm, MONEDI <raymond.mon...***wanadoo.fr> wrote:
>
>
>
> > Raymond *** M O N E D I
> > E. Mail : raymond.mon...***wanadoo.fr
> > ***Site : *** ***www.cerclepep.com
> > °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
> > °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

>
> > ***UNE ***« REVOLUTION ***PACIFIQUE » ***EN ***CONTRE - POUVOIR

>
> > *** *** *** *** *** *** *** *** ASSEZ ***SARKO ! …TROP C’EST TROP !

>
> > C’est au début du joli mois de Mai 2007, que tout a commencé ! Joli,
> > joli ? Pas tant que cela, et…. et la suite le prouvera ! Oui, c’estle
> > soir du 7 Mai, une heure à peine après la promulgation des résultats
> > qu’il fit sa pause, totalement imprévue, (sauf, pour ses larrons bien
> > sûr), dans un petit troquet des Champs Elysées, dénommé « Le Fouquets
> > ». Oui, c’est là, ….et l’Histoire le confirmera, que tout a commencé !
> > C’est là en effet, dans ce ‘bouge à nantis’ de la Capitale, que ce
> > soir là fût scellé l’irrémédiable et triste ‘Destinée bling-bling’ de
> > la France ! Et le sens étant donné et même accepté, par une forte
> > majorité médusée et quasiment sans voix, il n’avait plus qu’à
> > continuer sur sa lancée.

>
> > Ne croyez pas, avoir mis la France à votre botte.
> > Attention, Monsieur le Président, il ne faudrait pas prendre le
> > silence des Français, pour un assentiment de votre politique. Peut-
> > être les connaissez vous moins que vous ne le pensez ! Le Peuple
> > Français est compréhensif, mais il ne faut pas trop le tromper, le
> > narguer ou, comme l’on ***dit ***pour la Mémée, il ne faut pas trop ‘le
> > pousser dans les orties’. Le Français, est aussi d’un naturel
> > tranquille et patient, il aime bien prendre le temps de se faire une
> > opinion, c'est-à-dire prendre le temps de, ‘réfléchir avant d’agir’ !
> > Par ***contre, si ses réflexions sont négatives, attention à
> > l’explosion !
> > Peut-être, pensez-vous les avoir maté, les Français ; votre récente
> > sortie sur les grèves tendrait à le prouver. Si c’est ce que vous
> > croyez, vous vous trompez lourdement ! Non, vous ne l’avez pas matéle
> > Peuple Français ! Fidèle à lui-même il attend, il attend de voir, il
> > commence bien sûr à se poser des questions, mais heureusement pour
> > vous, il est encore dans l’expectative. Il doit certainement attendre
> > quelques nouvelles « conneries bling bling », de votre part, pour
> > sortir violemment de ses gonds !

>
> > Car les « erreurs blinguées » vous les accumulez.
> > Tout a commencé, répétons-le, ce fameux soir du ‘Fouquets’, où l’on a
> > dû vous piquer au ‘venin argentifère’. Et comme malheureusement, vous
> > aviez déjà le virus du fric en vous, vous êtes à présent ‘aurifié’
> > maxi ! D’où vos goûts prononcés pour le Bling Bling, pour le luxe et
> > l’argent ! Preuve en est, qu’à peine arrivé à l’Elysée, vous offrez,
> > alors que personne ne vous le demandait, un royal « paquet-cadeau
> > fiscal » de 15 Milliards par An, à tous les nantis. Et comme pour vous
> > rattraper, vous donnez des augmentations dérisoires aux salariés et
> > aux retraités. C'est-à-dire que, littéralement, vous avez donné
> > d’entrée, aux riches, ce que vous aviez prévu de piquer, après,…aux
> > pauvres !
> > Tout le monde peut se tromper ***certes, mais ce que vous avez fait là
> > et tout ce que vous faites depuis, commence à interpeller sérieusement
> > tous nos ‘Responsables socio-économiques’! Et ce, de toutes
> > obédiences, ….U.M.P. comprise. De deux choses l’une, soit
> > contrairement à ce beaucoup croyait, vous n’êtes pas très compétent,
> > ou, soit vous n’avez pas la ‘baraka’ ; Cela ***serait grave car, comme
> > disait Napoléon, avoir de la chance a une grande importance!…..Cela
> > serait même très grave, pour vous, mais aussi et surtout, pour la
> > France ! Ne voyez-vous donc pas, que tout ce que vous touchez, tout ce
> > que vous voulez réformer et améliorer, vous le cassez, vous le
> > dénaturez ou vous le disloquez !
> > Pour tout, vous mécontentez plus de monde, que vous n’en contentez !
> > Preuve en est le ‘bordel’, que même sans le vouloir, vous avez mis
> > dans de nombreuses institutions de France et de Navarre. Etait-il si
> > urgent de toutes les réformer à la fois ? Etait-il si urgent d’aller
> > mettre la zizanie dans le milieu juridique, ainsi que dans le domaine
> > hospitalier ? Etait-il si ***indispensable d’aller mettre le feu dans
> > l’Armée, et la chienlit dans l’Enseignement Public ? ***Ainsi en plus,
> > vous vous êtes fait là, de nombreux ennemis. Des gens bien, Pas ‘bling-
> > bling’ du tout, mais des bons Français eux, qui paient leurs impôts en
> > France et qui certainement, se souviendront de vous le moment venu !

>
> > Réformes sur réformes, erreurs sur erreurs.
> > Réformer, moderniser, tout le monde le souhaite, mais de façon
> > responsable et réfléchie. Il n’y avait tout de même pas le feu en la
> > demeure, lorsque vous êtes arrivé aux commandes, au point d’avoir
> > besoin de ***placer des pompiers de tous les côtés ! Ce n’étaitpas
> > brillant bien sûr, la France allait cahin-caha, mais est-ce mieux
> > maintenant, qu’elle va tout droit, au chaos ! A quoi bon cette
> > pression, cette gesticulation, qui génère erreurs sur erreurs. Parce
> > que les erreurs, en à peine plus d’un An, vous en avez, directementou
> > indirectement, sacrément accumulés ! Citons en quelques unes, pour
> > simplement avoir une notion de l’ampleur des dégâts :
> > La santé ? garantie par les franchises médicales à la Sécu ; Laloi
> > TEPA ? avec le Pouvoir d’Achat à la baisse ; la croissance avec les
> > dents ? on attend le dentier adéquat ; Les Grèves ? mais ce n’estrien
> > du tout, vous en avez vu vous ? moi pas ; Les Banlieues ? a beaucoup
> > promis mais n’ose plus y aller ; le RSA ? reporté aux calendes
> > grecques ; ; le Grenelle de l’environnement ? embourbé par la fonte
> > des glaces ; l’Immigration ? les papiers ou l’A…DN ; Le Noyautagedes
> > grands journaux ? ainsi, avec tous mes copains, je tiens l’opinion ;
> > Et la Télévision publique ? Pareil, bientôt il n’y aura que mes
> > copains ; Traité européen ***simplifié ? simple comme 256 pages ;
> > l’Union pour la Méditerranée ? va falloir savoir nager ; Les J.O.de
> > Pekin ? Non et Oui, pour ensuite Oui et Non ***Les Marins-pêcheurs etle
> > Salon de l’Agriculture, ? savoir maîtriser ses nerfs doit être la
> > première qualité d’un Président de la ***République! Normal, quand on a,
> > seul, la responsabilité d’appuyer sur le ‘bouton rouge’ de la méga-
> > bombe ! ! … etc…etc…
> > Précisons que dans cet inventaire, la ‘vie privée’ et le ‘comportement
> > public’ du Président, n’ont pas été évoqués : sa vie sentimentale
> > quelque peu agitée, et ses actions ‘bling-bling’ dont les 172 % de
> > hausse de son salaire. Et aussi ses affinités pour des relations plus
> > ou moins douteuses : ***Révérences à Kaddhafi, félicitations à Poutine,
> > sourires à Berlusconi et appui à… Bernard Tapie ?

>
> > Et n’oublions pas la chienlit dans les Entreprises,
> > qui sous leurs aspects extérieurs robustes sont intérieurement
> > fragiles. Car, au-delà du Capital Industriel et du Capital financier,
> > il y a le ‘Capital Humain’ très délicat à manier : une malencontreuse
> > décision peut générer la Révolution, ‘la GREVE’ ! Et c’est dans ce
> > domaine, dans lequel, vous Président et votre Gouvernement n’y
> > connaissez strictement rien, que vous vous permettez d’innover ! Vous
> > lancez la mode des « Heures Supp. » défiscalisées et ‘désimpôtisées’ !
> > Et poursuivant votre carnage, vous balancez dehors les 35 H., qui
> > n’ont jamais fait tout le mal, que vous, vos sbires et le MEDEF, en
> > dites ! Et en plus sur la lancée, vous voulez modifier le « Code du
> > Travail », dans l’intention de jeter à la poubelle nombre ‘d’Acquis
> > Sociaux’ gagnés par les combats et les sacrifices passés, de la
> > ‘Classe Ouvrière’ ! Et encore plus, vous croyant plus forts que les
> > Experts, vous avez inventé la ‘Durée du Temps de Travail’ à géométrie
> > variable. Quelle catastrophe ! Attendez les retours de congés, et vous
> > allez voir les belles félicitations que vont vous adresser, les
> > ‘Cadres’ et les ‘D.R.H.’, (les ‘Directeurs des Ressources Humaines’) !

>
> > Non, vraiment ! Trop c’est trop !
> > Le plus surprenant dans cette situation ‘abracadabrantesque’, c’est la
> > patience du bon Peuple Français. Oh ! bien sûr, tout le monde en
> > parle : on disserte, on critique, on analyse, on extrapole, mais pour
> > le moment encore, personne ne gueule, ne bouge et ne réagit ! Ramolli
> > le Citoyen Français ? Raplapla les Grognards d’une autre époque ?Car
> > il fût des temps en effet, où le Peuple se révoltait pour des
> > situations bien moins graves que celles d’aujourd’hui. Il semblerait
> > qu’à notre époque, au moins dans les Pays parvenus à un certainniveau
> > de civilisation, les ‘révoltes armées’ soient dépassées. Onpeut
> > penser, qu’arrivées au XXI Siècle, les Nations les plus évoluées ont
> > atteint leur majorité sociétale et, que chez elles, les révolutions
> > soient bannies à jamais ! ***Etant parvenues à l’âge de raison,elles
> > ont compris que se lancer aujourd’hui dans une telle aventure serait
> > suicidaire, inefficace et totalement anachronique.
> > ***Certains ont bien essayé, mais sans succès, de faire rimer 2008 avec
> > 1968, comme bientôt, on essayera d’associer 2009 avec 1789, date dela
> > grande ‘Révolution Française’, dont depuis, directement ou
> > indirectement, le Monde entier a profité ! Alors, puisque par notre
> > Histoire, nous sommes quelque peu reconnus, nous Français, comme des
> > promoteurs dans le domaine des « Droits de

>
> ...
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Réponse avec citation
  #15 (permalink)  
Vieux 14/08/2008, 15h39
Malatesta
 
Messages: n/a
Par défaut Re: ASSEZ SARKO,...TROP c'est TROP

On 13 août, 17:42, On achève bien les trolls...
<laurentleroy2...***yahoo.com> wrote:
> On Aug 13, 4:37***pm, MONEDI <raymond.mon...***wanadoo.fr> wrote:
>
>
>
> > Raymond *** M O N E D I
> > E. Mail : raymond.mon...***wanadoo.fr
> > ***Site : *** ***www.cerclepep.com
> > °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
> > °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

>
> > ***UNE ***« REVOLUTION ***PACIFIQUE » ***EN ***CONTRE - POUVOIR

>
> > *** *** *** *** *** *** *** *** ASSEZ ***SARKO ! …TROP C’EST TROP !

>
> > C’est au début du joli mois de Mai 2007, que tout a commencé ! Joli,
> > joli ? Pas tant que cela, et…. et la suite le prouvera ! Oui, c’estle
> > soir du 7 Mai, une heure à peine après la promulgation des résultats
> > qu’il fit sa pause, totalement imprévue, (sauf, pour ses larrons bien
> > sûr), dans un petit troquet des Champs Elysées, dénommé « Le Fouquets
> > ». Oui, c’est là, ….et l’Histoire le confirmera, que tout a commencé !
> > C’est là en effet, dans ce ‘bouge à nantis’ de la Capitale, que ce
> > soir là fût scellé l’irrémédiable et triste ‘Destinée bling-bling’ de
> > la France ! Et le sens étant donné et même accepté, par une forte
> > majorité médusée et quasiment sans voix, il n’avait plus qu’à
> > continuer sur sa lancée.

>
> > Ne croyez pas, avoir mis la France à votre botte.
> > Attention, Monsieur le Président, il ne faudrait pas prendre le
> > silence des Français, pour un assentiment de votre politique. Peut-
> > être les connaissez vous moins que vous ne le pensez ! Le Peuple
> > Français est compréhensif, mais il ne faut pas trop le tromper, le
> > narguer ou, comme l’on ***dit ***pour la Mémée, il ne faut pas trop ‘le
> > pousser dans les orties’. Le Français, est aussi d’un naturel
> > tranquille et patient, il aime bien prendre le temps de se faire une
> > opinion, c'est-à-dire prendre le temps de, ‘réfléchir avant d’agir’ !
> > Par ***contre, si ses réflexions sont négatives, attention à
> > l’explosion !
> > Peut-être, pensez-vous les avoir maté, les Français ; votre récente
> > sortie sur les grèves tendrait à le prouver. Si c’est ce que vous
> > croyez, vous vous trompez lourdement ! Non, vous ne l’avez pas matéle
> > Peuple Français ! Fidèle à lui-même il attend, il attend de voir, il
> > commence bien sûr à se poser des questions, mais heureusement pour
> > vous, il est encore dans l’expectative. Il doit certainement attendre
> > quelques nouvelles « conneries bling bling », de votre part, pour
> > sortir violemment de ses gonds !

>
> > Car les « erreurs blinguées » vous les accumulez.
> > Tout a commencé, répétons-le, ce fameux soir du ‘Fouquets’, où l’on a
> > dû vous piquer au ‘venin argentifère’. Et comme malheureusement, vous
> > aviez déjà le virus du fric en vous, vous êtes à présent ‘aurifié’
> > maxi ! D’où vos goûts prononcés pour le Bling Bling, pour le luxe et
> > l’argent ! Preuve en est, qu’à peine arrivé à l’Elysée, vous offrez,
> > alors que personne ne vous le demandait, un royal « paquet-cadeau
> > fiscal » de 15 Milliards par An, à tous les nantis. Et comme pour vous
> > rattraper, vous donnez des augmentations dérisoires aux salariés et
> > aux retraités. C'est-à-dire que, littéralement, vous avez donné
> > d’entrée, aux riches, ce que vous aviez prévu de piquer, après,…aux
> > pauvres !
> > Tout le monde peut se tromper ***certes, mais ce que vous avez fait là
> > et tout ce que vous faites depuis, commence à interpeller sérieusement
> > tous nos ‘Responsables socio-économiques’! Et ce, de toutes
> > obédiences, ….U.M.P. comprise. De deux choses l’une, soit
> > contrairement à ce beaucoup croyait, vous n’êtes pas très compétent,
> > ou, soit vous n’avez pas la ‘baraka’ ; Cela ***serait grave car, comme
> > disait Napoléon, avoir de la chance a une grande importance!…..Cela
> > serait même très grave, pour vous, mais aussi et surtout, pour la
> > France ! Ne voyez-vous donc pas, que tout ce que vous touchez, tout ce
> > que vous voulez réformer et améliorer, vous le cassez, vous le
> > dénaturez ou vous le disloquez !
> > Pour tout, vous mécontentez plus de monde, que vous n’en contentez !
> > Preuve en est le ‘bordel’, que même sans le vouloir, vous avez mis
> > dans de nombreuses institutions de France et de Navarre. Etait-il si
> > urgent de toutes les réformer à la fois ? Etait-il si urgent d’aller
> > mettre la zizanie dans le milieu juridique, ainsi que dans le domaine
> > hospitalier ? Etait-il si ***indispensable d’aller mettre le feu dans
> > l’Armée, et la chienlit dans l’Enseignement Public ? ***Ainsi en plus,
> > vous vous êtes fait là, de nombreux ennemis. Des gens bien, Pas ‘bling-
> > bling’ du tout, mais des bons Français eux, qui paient leurs impôts en
> > France et qui certainement, se souviendront de vous le moment venu !

>
> > Réformes sur réformes, erreurs sur erreurs.
> > Réformer, moderniser, tout le monde le souhaite, mais de façon
> > responsable et réfléchie. Il n’y avait tout de même pas le feu en la
> > demeure, lorsque vous êtes arrivé aux commandes, au point d’avoir
> > besoin de ***placer des pompiers de tous les côtés ! Ce n’étaitpas
> > brillant bien sûr, la France allait cahin-caha, mais est-ce mieux
> > maintenant, qu’elle va tout droit, au chaos ! A quoi bon cette
> > pression, cette gesticulation, qui génère erreurs sur erreurs. Parce
> > que les erreurs, en à peine plus d’un An, vous en avez, directementou
> > indirectement, sacrément accumulés ! Citons en quelques unes, pour
> > simplement avoir une notion de l’ampleur des dégâts :
> > La santé ? garantie par les franchises médicales à la Sécu ; Laloi
> > TEPA ? avec le Pouvoir d’Achat à la baisse ; la croissance avec les
> > dents ? on attend le dentier adéquat ; Les Grèves ? mais ce n’estrien
> > du tout, vous en avez vu vous ? moi pas ; Les Banlieues ? a beaucoup
> > promis mais n’ose plus y aller ; le RSA ? reporté aux calendes
> > grecques ; ; le Grenelle de l’environnement ? embourbé par la fonte
> > des glaces ; l’Immigration ? les papiers ou l’A…DN ; Le Noyautagedes
> > grands journaux ? ainsi, avec tous mes copains, je tiens l’opinion ;
> > Et la Télévision publique ? Pareil, bientôt il n’y aura que mes
> > copains ; Traité européen ***simplifié ? simple comme 256 pages ;
> > l’Union pour la Méditerranée ? va falloir savoir nager ; Les J.O.de
> > Pekin ? Non et Oui, pour ensuite Oui et Non ***Les Marins-pêcheurs etle
> > Salon de l’Agriculture, ? savoir maîtriser ses nerfs doit être la
> > première qualité d’un Président de la ***République! Normal, quand on a,
> > seul, la responsabilité d’appuyer sur le ‘bouton rouge’ de la méga-
> > bombe ! ! … etc…etc…
> > Précisons que dans cet inventaire, la ‘vie privée’ et le ‘comportement
> > public’ du Président, n’ont pas été évoqués : sa vie sentimentale
> > quelque peu agitée, et ses actions ‘bling-bling’ dont les 172 % de
> > hausse de son salaire. Et aussi ses affinités pour des relations plus
> > ou moins douteuses : ***Révérences à Kaddhafi, félicitations à Poutine,
> > sourires à Berlusconi et appui à… Bernard Tapie ?

>
> > Et n’oublions pas la chienlit dans les Entreprises,
> > qui sous leurs aspects extérieurs robustes sont intérieurement
> > fragiles. Car, au-delà du Capital Industriel et du Capital financier,
> > il y a le ‘Capital Humain’ très délicat à manier : une malencontreuse
> > décision peut générer la Révolution, ‘la GREVE’ ! Et c’est dans ce
> > domaine, dans lequel, vous Président et votre Gouvernement n’y
> > connaissez strictement rien, que vous vous permettez d’innover ! Vous
> > lancez la mode des « Heures Supp. » défiscalisées et ‘désimpôtisées’ !
> > Et poursuivant votre carnage, vous balancez dehors les 35 H., qui
> > n’ont jamais fait tout le mal, que vous, vos sbires et le MEDEF, en
> > dites ! Et en plus sur la lancée, vous voulez modifier le « Code du
> > Travail », dans l’intention de jeter à la poubelle nombre ‘d’Acquis
> > Sociaux’ gagnés par les combats et les sacrifices passés, de la
> > ‘Classe Ouvrière’ ! Et encore plus, vous croyant plus forts que les
> > Experts, vous avez inventé la ‘Durée du Temps de Travail’ à géométrie
> > variable. Quelle catastrophe ! Attendez les retours de congés, et vous
> > allez voir les belles félicitations que vont vous adresser, les
> > ‘Cadres’ et les ‘D.R.H.’, (les ‘Directeurs des Ressources Humaines’) !

>
> > Non, vraiment ! Trop c’est trop !
> > Le plus surprenant dans cette situation ‘abracadabrantesque’, c’est la
> > patience du bon Peuple Français. Oh ! bien sûr, tout le monde en
> > parle : on disserte, on critique, on analyse, on extrapole, mais pour
> > le moment encore, personne ne gueule, ne bouge et ne réagit ! Ramolli
> > le Citoyen Français ? Raplapla les Grognards d’une autre époque ?Car
> > il fût des temps en effet, où le Peuple se révoltait pour des
> > situations bien moins graves que celles d’aujourd’hui. Il semblerait
> > qu’à notre époque, au moins dans les Pays parvenus à un certainniveau
> > de civilisation, les ‘révoltes armées’ soient dépassées. Onpeut
> > penser, qu’arrivées au XXI Siècle, les Nations les plus évoluées ont
> > atteint leur majorité sociétale et, que chez elles, les révolutions
> > soient bannies à jamais ! ***Etant parvenues à l’âge de raison,elles
> > ont compris que se lancer aujourd’hui dans une telle aventure serait
> > suicidaire, inefficace et totalement anachronique.
> > ***Certains ont bien essayé, mais sans succès, de faire rimer 2008 avec
> > 1968, comme bientôt, on essayera d’associer 2009 avec 1789, date dela
> > grande ‘Révolution Française’, dont depuis, directement ou
> > indirectement, le Monde entier a profité ! Alors, puisque par notre
> > Histoire, nous sommes quelque peu reconnus, nous Français, comme des
> > promoteurs dans le domaine des « Droits de

>
> ...
>
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SALES TEMPS ! La Relève de la Grande Relève

Sales temps
par M.-L. DUBOIN
Quel que soit le niveau d’où on l’observe, on constate une
accélération de l’Histoire : un brutal changement, un tournant est en
train de s’opérer dans le monde, et pas seulement dans le climat.
Comme il y a d’énormes risques que ce soit pour le pire, il est urgent
d’agir au maximum afin que ce soit pour le meilleur. Or le plus grand
danger, peut-être, est que la grande majorité des habitants de cette
planète laissent faire, acceptant qu’« on n’y peut rien ! », « il n’y
a pas d’alternative ».

Bien sûr, tout le monde, individuellement, se sent a priori impuissant
devant les rouages du système financier, les changements climatiques,
l’intérêt des multinationales ou la politique menée par des
institutions internationales qu’on imaginait démocratiques.

Mais quand convergent, comme en ce moment, leurs effets nocifs, c’est
l’occasion de comprendre qu’étant le fruit de volontés humaines, liées
par une idéologie, elles peuvent être contrées par l’association
d’autres volontés humaines, unies cette fois par le souci de donner la
priorité aux Droits de l’Homme et de son environnement.

Alors faisons une sorte d’inventaire, pas seulement des menaces, mais
aussi des moyens de comprendre, des raisons d’espérer, et des
associations au sein desquelles il est possible d’agir.

Un échafaudage qui vascille
Le système financier actuel s’est bâti sur la licence laissée à
quelques banquiers d’ouvrir, par de simples jeux d’écriture dans leurs
livres, des crédits excédant très largement leurs fonds propres,
constitués de l’argent qui leur est confié. Depuis moins de trois
décennies, en vertu de décisions dites “libérales”, ce pouvoir a
véritablement explosé, sans que les élus n’en aient cure. Or c’est sur
la confiance du public, même si elle est due à son ignorance, qu’est
construit ce système dont le seul objectif est de faire “fructifier”
les capitaux qu’il gère. L’histoire témoigne pourtant de nombreuses
crises au cours desquelles le public a eu des raisons visibles de
douter, mais jusqu’ici le système s’en est toujours tiré, avec l’aide
des gouvernements, ceux-ci étant plus ou moins conscients des
conséquences sociales et à long terme des mesures qu’ils prenaient.
Mais pareille impunité a renforcé l’assurance du système, et la masse
de capitaux ainsi gérée a continué à grossir, incitant ses
gestionnaires à l’euphorie.

Et cette euphorie s’est transformée en ivresse. Le système monétaire
mondial étant organisé de façon autonome, indépendante de tout pouvoir
politique (hormis celui des États-Unis), n’ayant à obéir à aucune
autre loi que celles qu’il se donne dans son intérêt, se sentant donc
tout permis, il a fait preuve d’une formidable “créativité” et inventé
une multitude de combinaisons, souvent très sophistiquées, faisant
appel à des spécialistes extrêmement pointus, capables de manipuler
dans le plus grand secret une véritable science des probabilités, à
seule fin de pouvoir tirer profit … des risques qu’ils prenaient !
Car, comble d’ingéniosité, ils ont imaginé des processus qui leur
permettent de revendre, et encore à profit, les risques qu’ils ont
pris de façon totalement irresponsable.

La fragilité d’un tel échafaudage vient de se manifester, et de
multiples façons.

D’abord au niveau du marché interbancaire : les banques, perdant
confiance entre elles, ont refusé de se prêter mutuellement. Alors
elles ont appelé la Banque centrale à leur secours. Et la Fed a baissé
et encore baissé ses taux pour relancer le crédit.

Mais le doute ainsi semé, s’est propagé : en effet, comment savoir à
quelle institution on pouvait encore faire confiance ?

Une récession annoncée
Depuis qu’il n’existe plus de frontière dans le monde des capitaux, on
sait la facilité avec laquelle s’y font les transactions. On se doute
bien que toutes les banques ont été plus ou moins tentées d’acheter
ces titres liés à l’immobilier américain prospère, qui se transforment
en bombes à retardement au fur et à mesure de sa déconfiture. C’est
donc un frein puissant au crédit, et dans le monde entier. Et comme on
sait que les entreprises capitalistes ont besoin des investissements,
c’est un frein pour toute l’économie.

Donc, tôt ou tard, et contrairement à toutes les affirmations
rassurantes pour qu’on n’y prenne pas garde, les conséquences de cette
affaire dite des subprimes vont se répandre. Même si les autres
Banques centrales n’ont pas hésité à venir au secours de grosses
banques en difficulté. Même si, après que la Banque d’Angleterre ait
mis 25 milliards de Livres (33,4 milliards d’euros) pour voler au
secours de la banque Northern Rock menacée de faillite, le Premier
ministre anglais a affirmé que la nationalisation de celle-ci, opérée
en urgence, ne sera que provisoire. Même si le “don” des contribuables
allemands à la banque IKB pour compenser ses pertes n’est “que” de 1,5
milliard d’euros. Même si on ignore le rôle des réassureurs américains
dont on vient d’annoncer la faillite. Et même si la Société générale
dépense quelques millions d’euros en publicité dans les quotidiens
pour rassurer ses clients.

La presse en général ne fait encore que timidement allusion à la
récession qui commence aux États-Unis, on expliquera, quand elle
arrivera ici, qu’on n’y pouvait rien.

Des conséquences mondiales
La Banque centrale des États-Unis, la Fed, avait déjà été amenée à
baisser ses taux, en 2000-2001, pour empêcher que la faillite
spectaculaire de deux grosses entreprises, Enron et Worldcom, ne
s’étende à d’autres entreprises privées qui s’étaient trop endettées :
elles ont pu ainsi purger leurs dettes à moindres frais.

Mais il faut en voir les conséquences au plan mondial : cette baisse
des taux a fait bondir la consommation intérieure américaine, faisant
appel à l’importation de produits chinois. Ce qui a permis à la Chine
d’atteindre un taux de croissance proche de 10%, et par conséquent ses
besoins en combustibles et en matières premières ont augmenté au même
rythme, ce qui a fait monter le prix de ces produits sur le marché
mondial. Depuis 2003, on constate une forte hausse, non seulement du
pétrole, mais aussi d’autres matières premières et de certains
produits agricoles (voir plus loin le paragraphe sur l’agriculture
dévoyée).

La conséquence est énorme. Parce que c’est une formidable aubaine pour
les économies du Sud productrices de ces produits en hausse : le
Brésil, le Pérou, le Venezuela, la Colombie, le Chili ont bénéficié
largement de la montée des prix de leurs exportations.

Au plan financier, c’est un retournement de situation complet, parce
que les réserves de change de ces pays exportateurs ont ainsi
tellement augmenté que les pays en développement (PED) disposent du
double des réserves de change détenus par les pays industrialisés.

C’est “une catastrophe” pour le FMI : plusieurs pays asiatiques, le
Brésil, l’Argentine, le Mexique et l’Uruguay lui ont remboursé leurs
dettes et les pays en développement ne font plus appel à lui. C’est la
fin du “consensus de Washington” puisque le FMI ne peut plus leur
imposer sa loi ! Et la Banque mondiale est obligée de constater que
les PED exportent maintenant des capitaux vers le reste du monde, vers
les États-Unis en particulier ! Effectivement, les PED prêtent de
l’argent aux pays du Nord : ils détiennent plusieurs centaines de
milliards de dollars de bons du Trésor américain.

Autre aspect de ce retournement, des actions de banques que les
subprimes ont mises en difficulté ont été rachetées par des fonds
chinois dits “souverains”, c’est-à-dire par des institutions
nationales…

Mais comment sera négocié ce tournant de l’économie mondiale ?
Mystère, car rien n’est joué.

Autres pratiques scandaleuses
D’autres scandales viennent d’apparaître, qui sont tout aussi
significatifs :

Le 24 janvier, on apprend que le trader qui a fait perdre 4,9
milliards d’euros à la Société générale (SG), jouait sur les marchés
avec la bagatelle de 50 milliards. Et soit disant sans que la banque
dont il était l’employé puisse s’en apercevoir… alors que, pourtant,
l’hebdomadaire “Économie matin” remarquait, début février, que l’un
des administrateurs de la SG avait vendu pour près de 150 millions
d’euros d’actions juste avant la révélation de la perte de la SG qui
allait voir la chute de ces actions en Bourse… Les montants des
“bonus” que touchent des milliers de traders sont alors révélés :ce
Jérome Kerviel devait recevoir 300.000 euros en 2007, en récompense de
ses performances et en plus de son salaire. Mais on nous montre que,
parce qu’il est jeune, c’est peu en comparaison des bonus de plus d’un
million d’euros que touchent chacun, à Paris, 1.000 à 1.500 autres
traders, et que c’est même dérisoire à côté des 8,3 milliards (et non
plus millions) que la banque américaine Goldman Sachs a donné à ses
traders en 2007, en plus de leurs salaires, pour démontrer à quel
point elle est satisfaite de leurs services.

Le grand public a donc une nouvelle occasion de découvrir l’existence
de ce monde des traders, de leur métier et de leurs revenus, s’il ne
l’avait pas fait en 1994 à propos d’un autre trader, responsable de la
perte de 1,4 milliards de dollars qui avait conduit sa banque, la
Barings, à la faillite.

Mais c’est ce système et ce commerce des banques, et non pas ses
employés, qu’il faut contester, il n’est pas tolérable que de telles
fortunes se montent et grossissent de cette façon occulte et
totalement injustifiée, grâce aux capitaux qui leur sont confiés,
qu’elles font grossir par des moyens artificiels et secrets, alors que
l’économie ne fonctionne que par leur intermédiaire.

Des paradis pour les fraudeurs
Le 15 février, c’est la fraude par l’intermédiaire des paradis fiscaux
qui est découverte : des centaines d’Allemands « dont les revenus sont
dans le haut de l’échelle », et parmi eux le Président de la Poste
allemande et son frère, ont détourné 5 milliards d’euros au fisc en
les plaçant au Liechtenstein.

Le 25, ce scandale prend une dimension internationale : depuis des
années, de nombreux riches contribuables et pas seulement des
Allemands, et exerçant toutes sortes de professions et pas seulement
en Allemagne, contournaient les lois fiscales grâce au secret
bancaire : leurs banques les aidaient à soustraire des milliards
d’euros au fisc de leurs pays en les faisant passer dans une filiale
située dans un de ces paradis fiscaux que sont là, tout près en
Europe, outre le Liechtenstein, Monaco, les Iles Anglo-normandes,
Andorre, Malte (un des Vingt-sept membres de l’UE… !!), Gibraltar ou
la Suisse.

On va peu à peu découvrir l’ampleur de la fraude.

La façon dont ces fraudes ont été dévoilées est intéressante : selon
un journaliste du Monde, les données bancaires auraient été achetées 4
ou 5 millions d’euros à un informateur par les services secrets
allemands. Le ministre français du Budget aurait été informé du nom
des 200 Français concernés, mais il a fallu que deux députés, le
président de la commission des finances de l’Assemblée et le
rapporteur général, écrivent à ce ministre pour être mis au courant,
un autre député a du demander que le Procureur de la République soit
saisi et qu’un juge d’instruction indépendant soit désigné pour faire
la lumière sur cette affaire. Il faudra observer comment sera traité
l’informateur, car on pense à l’auteur du livre Révélations, D.Robert,
à propos des caisses de compensation, comme Clearstream, sises au
Luxembourg. Bref, il sera édifiant de suivre ce que tenteront, au
moins en apparence, de faire les gouvernements des pays concernés pour
que cessent ces activités, et surtout regarder ce à quoi ils
parviendront, sachant que, malgré des années de négociations, l’UE n’a
toujours pas réussi à lever le secret bancaire en son sein. Mais on
peut parier qu’une loi aussi simple que celle qui consisterait à
décider que toute transaction financière avec ces paradis fiscaux est
illégale, ne sera même pas proposée.

C’est donc partout dans le monde que le système bancaire permet des
détournements de sommes énormes. Alors si votre voisin se plaît à
dénigrer quelque tricheur au RMI, qui vivrait sinon grassement, en
tout cas, selon lui, indûment de la générosité des lois de notre État-
Providence, rappelez-lui que les vices du système financier mènent à
des fraudes d’une tout autre envergure.

Et en France, outre les coupables de cette fraude par paradis fiscaux
interposés, vous ne manquez pas “d’affaires” à citer.

La dernière en date est peut-être celle du Délégué général duMEDEF :
lorsqu’il était président de l’Union des Industries et Métiers dela
Métallurgie (UIMM), le plus grand des syndicats patronaux, Denis
Gautier-Sauvagnac (DG-S) s’est rendu coupable d’abus de confiance en
organisant le retrait en liquide, donc en douce, d’environ 19 millions
d’euros. À quoi ont servi ces sommes ? DG-S est évasif, financement de
syndicats et de partis politiques, c’était l’habitude, paraît-il…Les
enquêteurs n’ont qu’à chercher. Le mystère demeure encore. Mais on
vient d’apprendre par l’hebdomadaire Marianne que l’UIMM, sans doute
pour le remercier de ses bons et loyaux services, lui a versé une
indemnité de départ de 1,5 million d’euros, ce qui est un petit peu
plus que le RMI. Mais ce n’est pas tout, car selon cet hebdomadaire,
l’UIMM se serait également engagée à payer à la place de DG-S ses
éventuelles condamnations à la suite de la procédure judiciaire qui
est en cours. Selon Marianne cet accord stupéfiant aurait été «
partiellement dissimulé à des membres du bureau de l’UIMM. Et selon
cette dernière, ce second accord ne concernerait « que les éventuelles
conséquences fiscales » pour DG-S, ce qui vaut approbation de sa
conduite. D’ailleurs, ce malheureux, qu’on n’accuse pas d’abuser de
l’État-Providence, continue de percevoir un salaire de seulement
20.000 euros par mois.

Tous les employés menacés par la fermeture de leur entreprise, qui est
pourtant prospère, comme Mitral ou Airbus et comme tant d’autres, ont-
ils seulement une idée de ce que représentent pareilles sommes ?

Encore un voile qui se soulève
Toutes ces causes d’inégalités et d’abus ne sont trop souvent
sensibles qu’à ceux qu’elles touchent directement. Une révélationdu
Figaro du 27 février, dans ses pages “Économie”, pourrait faire
réfléchir un public plus large, car elle porte sur une entente
frauduleuse entre les fournisseurs de produits d’entretien. Ces neuf
grands groupes de fabricants, dont par exemple Unilever (marques Cif,
Signal, Dove, etc.), Johnson (marques K2R, Pliz, Brise, etc.),
ColgatePalmolive (Ajax, La Croix), se seraient organisés, en
infraction à la sacro-sainte loi sur la concurrence, pour se mettre
d’accord sur leurs prix de vente. L’un d’eux a raconté aux enquêteurs,
et c’était en décembre 2005, qu’avec ses concurrents ils ont pris
l’habitude de se téléphoner régulièrement en secret, de mettre en
commun leurs études de marché, de partager leurs informations
commerciales, dont les demandes des grands distributeurs de leur faire
payer les réductions de prix qu’une loi avait tenté d’obtenir d’eux.

Un groupe américain aurait de même avoué une entente portant sur les
produits de soins corporels.

Alors que les grands politiciens et les plus doctes économistes,
replayés par tant de médias, n’ont de cesse d’affirmer qu’il n’y a pas
mieux que la concurrence, le principe-même du marché, pour assurer la
plus juste répartition des richesses. Au point d’en avoir fait la base
du traité fondateur de l’Europe.

Cette révélation apparaît pourtant comme un camouflet pour les tenants
du libéralisme !

Comment la concurrence “libre et non faussée” qu’on nous vante tant,
pourrait-elle être garantie, avec tous les moyens qui existent pour
s’entendre, et alors que le mot d’ordre suprême est le profit ?

Le comble apparaît quand on lit la suite de l’enquête du Figaro : cela
fait trois ans que ces ententes secrètes sont soupçonnées, puis
avouées, et que des dénonciations s’accumulent. Les enquêtes seraient
enfin “quasiment bouclées”. Mais il faut voir les procédures ! Par
exemple, si une entreprise dénonce des pratiques anticoncurrentielles
auxquelles elle a participé, elle peut obtenir du Conseil de la
Concurrence une exonération totale de la sanction encourue !

Ajoutons brièvement que l’association UFC-Que choisir s’apprêteraità
« jeter un autre pavé dans la mare » début avril, en rendant publique
son étude sur la corrélation entre les prix et les structures de
concurrence dans certaines zones. Son directeur des études donne
l’exemple d’Antibes où deux enseignes se sont partagé la clientèle :
au nord, c’est Carrefour qui a le monopole, avec son super marché et
ses deux “discounters” ED, et au sud le monopole est revenu à Casino.
C’est ce qu’on appelle et qu’on vante sous le terme de “libre
entreprise” !!

En fait, on n’est libre que lorsqu’on est gros, après avoir “bouffé”
tous les petits. Voilà ce qu’est la justice immanente du marché.

Terres agricoles détournées
Autre tournant de l’histoire, le dévoiement subi par l’agriculture.

La diminution inévitable, et prévisible pour bientôt, des réserves de
pétrole était déjà la cause, plus ou moins avouée, de bien des guerres
et autres conflits.

Les multinationales de l’industrie agricole y voient maintenant une
aubaine : celle de faire fortune en transformant des cultures
vivrières en cultures de plantes qu’elles ont entrepris de transformer
en agrocarburants (voir à ce sujet l’excellente analyse de Dominique
Guillet dans GR 1080). Peut-être se trompent-elles en croyant qu’une
telle entreprise sera rentable, même au point de vue énergétique. Mais
de toute façon, la conséquence est déjà manifeste au niveau des prix
des matières premières, agricoles en particulier : ils ont fait des
bonds considérables, 40% en moyenne, privant d’abord les populations
les plus pauvres.

On peut discuter indéfiniment des revenus que prélève la foule des
intermédiaires (et sans oublier qu’ils n’ont pas d’autres moyens pour
vivre : imaginez quel serait le taux de chômage dans le monde si le
commerce mondial se passait de la moitié seulement d’entre eux !), il
reste qu’aucun argument ne peut justifier ce transfert de
l’utilisation des terrains agricoles quand 845 millions de terriens
souffrent déjà de malnutrition.

Installation de Big Brother
Ne revenons pas encore sur le fait que l’Europe est fabriquée sans les
peuples et dans l’intérêt des entreprises, lesquelles ne sont pas
philanthropiques. Nos lecteurs l’ont compris. Ce qu’il faut voir
aussi, c’est qu’à suivre le modèle américain, nos responsables sont en
train d’installer Big Brother. Si vous souhaitez faire une visite aux
États-Unis, vous allez vite comprendre, en voyant les formalités
exigées, ce que c’est que d’être fiché. Tout étranger y est considéré,
a priori, comme suspect.

Même tendance en Europe. Déjà, le Royaume-Uni est couvert de caméras
et vous ne pouvez pas vous déplacer dans Londres sans être suivi par
des caméras. Plusieurs municipalités en France comptent suivre cet
exemple.

En Allemagne, il a fallu que la Cour Constitutionnelle intervienne
pour rappeler que la Déclaration des Droits de l’Homme s’impose et
mettre ainsi un frein au souhait de la police d’espionner les
ordinateurs de toute personne qu’elle soupçonne de terrorisme. En
France, inutile de rappeler les moyens modernes dont l’ancien ministre
de l’Intérieur a doté sa police, mais la nouveauté est que l’actuelle
ministre de l’Intérieur prépare un projet de la même eau que son
homologue allemand : elle a annoncé le 14 février des mesures
présentées comme étant destinées à la lutte contre la
cybercriminalité. Y a-t-il, au moins, encore des garde-fous ?

On peut toujours invoquer la peur d’attentats terroristes pour
justifier ces entraves à la liberté. Mais on ne peut pas soutenir,
comme le dit Ingrid Betancourt, que « la violence met fin à la
violence »…

Or on vient d’apprendre qu’il avait été décidé de renforcer lesforces
armées françaises en Afghanistan, où les talibans sont revenus en
force malgré toutes les interventions militaires déjà déployées …

Anticonstitutionnellement
Ce renversement de la politique extérieure de la France, ajoute aux
inquiétudes qu’on peut éprouver face à la politique intérieure. Il y a
moins d’un an, c’est l’art de la “com” qui a ébloui une majorité
d’électeurs, et les a incités à faire confiance à un candidat qui,
pourtant, ne cachait pas son admiration pour G.W.Bush, malgré ce qui
se passait sous l’administration de ce dernier, depuis des années, à
Guantanamo par exemple, ce qui était pourtant édifiant.

Il semble que, non seulement le comportement et les manières, mais
surtout les abus que commet à répétition Nicolas I, ouvrent maintenant
les yeux du grand public. Celui-ci était déjà plus ou moins conscient
d’assister à la démolition des services publics. Il est maintenant
stupéfait par toutes ces décisions arbitraires, qui fusent dans tous
les sens, sans concertation, sans réflexion préalable, et qui ont déjà
si souvent abouti à des fiascos.

Pas un citoyen ne peut excuser la conduite d’un Président de la
République française quand il va jusqu’à mépriser la Constitution,
dont il s’est engagé à être le garant : et il vient de chercher,
ouvertement, comment passer outre à une décision du Conseil
Constitutionnel ! Là encore les arguments invoqués devraient faire
réfléchir (voir ci-contre).

Alors que les contorsions verbales auxquelles se prêtent les ministres
pour soutenir un despote qui, d’ailleurs, n’a cure de les humilier,
sont un triste spectacle, mais qui ne fait qu’augmenter le discrédit
des politiciens… et confirmer l’impuissance des élus à faire respecter
les principes républicains.

Il est un autre aspect de la conduite actuelle du Président de la
France qui est dangereuse, c’est ce qu’il prépare en tant que
Président de l’Union Européenne. Son attitude ayant déjà sérieusement
indisposé ses “homologues, Angela Merkel en particulier, il y a des
chances pour que la méthode qu’il tentera d’appliquer à l’Europe après
le 1er juin ne leur plaise guère. Ils risquent fort de la ressentir
comme une manifestation de mépris et de despotisme vis à vis d’eux et
de ne pas réagir de la même façon que “ses“ ministres. Même si le
traité dit simplifié est bien passé, pour d’autres raisons, quelles
seront les conséquences de son comportement au sein de la prétendue
“union“ européenne ?

Les municipales, une échéance ?
Il semble que les électeurs français auraient l’intention d’exprimer
leur déception par leurs votes aux municipales, et le PS espère en
profiter pour conquérir ou reprendre de nombreuses municipalités, dont
de très grandes villes…

Malheureusement, ce parti qui se dit socialiste a été vu à l’œuvre et
il a, lui aussi, déçu. Il est manifeste, désormais, qu’il est
incapable de proposer un véritable “projet de civilisation” : outre
qu’il est miné par l’ambition de trop de ses dirigeants, il est
évident que cette “gauche caviar” a évolué vers une droite molle
depuis qu’après 1983 les grands élans des discours mitterrandiens
n’ont plus fait illusion. Le PS professe maintenant que le libéralisme
du marché a définitivement vaincu, que c’est un fait accompli,
incontournable, universel et définitif. Et il s’en accommode sans état
d’âme, comme le prouvent toutes les mesures antisociales qu’il a
prises ou qu’il a laissé faire en un quart de siècle et qu’on ne
saurait énumérer, depuis les privatisations et les délocalisations,
jusqu’au démantèlement du système de retraites par répartition etdu
“service public“. Il n’y est plus question, par exemple, de dénoncer
la cause de la détresse des jeunes “des banlieues”, mais de la masquer
ou de la réprimer. Bref, le PS vient d’achever de se discréditer en
acceptant que Sarkozy fasse passer un traité, que même Giscard
d’Estaing reconnaissait semblable à celui que le peuple français avait
nettement rejeté par référendum.

Qu’y faire ?
À ne penser qu’à ses propres difficultés, ses soucis personnels ou
familiaux, sa lassitude face à des conditions de travail qui se
dégradent, à ne voir que les problèmes locaux, il est tentant de
désespérer. Ou, bien pire, d’en rendre responsables les “étrangers”,
les “paresseux” ou les “resquilleurs” : ces “rmistes et sans papiers
qui trichent”, ces immigrés qui viennent « profiter de nos lois
sociales », ces fonctionnaires qui sont « grassement payés à ne rien
faire », l’État qui met nos impôts « dans sa poche », ces jeunes de
banlieue qui ne sont que des “racailles » et graines de violence, qui
justifient qu’on prenne n’importe quelle mesure pour “assurer la
sécurité”, ces pauvres qui n’ont qu’à chercher du travail, ces
privilégiés qui ont des retraites bien trop élevées alors qu’ils ne
les ont pas méritées, etc, etc.

C’est en élargissant son point de vue qu’on arrive à comprendre que
diviser pour régner est une vieille pratique. Et qu’on découvre que
l’union fait la force.

Parce qu’on s’aperçoit alors que les autres aussi ont leurs problèmes,
qu’ils rencontrent aussi des obstacles, pas forcément les mêmes, et
qu’ils peuvent s’attendre aux mêmes catastrophes. Puis qu’on leur a
fait croire que celles-ci étaient une fatalité, alors qu’il s’avère
qu’on les doit à une idéologie qu’on a eu tendance à accepter, parce
que c’était plus facile que de se battre en se croyant seul de son
avis.

Il est un premier effort à la portée de tous : résister, et le faire
savoir.

Refuser d’adopter le principe que c’est : “chacun pour soi et que le
meilleur gagne !“ parce qu’il n’est pas digne d’une société humaine.

Avoir d’abord le courage d’affirmer que la priorité doit aller au
respect des Droits de l’Homme, toujours et partout, quels que soient
les arguments opposés.

Nier que la compétitivité soit une nécessité et donc refuser que
toutes les réformes présentées en son nom puissent passer pour
inévitables, et surtout celles qui sont un retour en arrière sur des
progrès sociaux.

Il est alors possible de chercher quelles sont les raisons profondes
et souvent cachées de ces politiques antisociales, au lieu d’être
dupe, d’admettre qu’on n’a pas les moyens de comprendre, ou que c’est
inutile parce que tout serait joué d’avance, etc.

Et quand on fait cet effort pour s’informer, on a des raisons
d’espérer. Pourvu qu’on soit épris de justice, on trouve alors la
force d’agir au sein d’une de ces multiples associations, laïques et
démocratiques, et il y en a partout, dont le but s’inscrit, certes,
dans le long terme, mais qui luttent pour un monde meilleur, pour le
respect des Droits de l’Homme et de son environnement, pour que la
solidarité supplante la rivalité et pour qu’enfin l’être prime sur
l’avoir. Leurs adhérents, en ne s’appuyant que sur des informations
sûres, agissent sans violence, et savent refuser qu’on les regarde
faire en les toisant d’un sourire, sous prétexte qu’elles sont dans
l’utopie.

Au niveau mondial
Sur le plan mondial, l’espoir peut venir, par exemple, de la création
de la Banque du Sud. Éric Toussaint, le président pour la Belgique du
Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (le CADTM) vient
de faire le point sur les démarches qui sont en cours (voir l’encadré
“Quelle banque du Sud ?”), et dont les médias ne rendent pas compte,
ou très mal. Cette banque est en effet un formidable enjeu, comme le
rappelle en encadré une brève analyse de ce livre, car tout peut
basculer : soit cette Banque se substitue au Fonds monétaire
International et à la Banque mondiale, mais pour aider à ce que le
développement des pays du sud se fasse dans le respect des droits des
peuples à l’autonomie et à la libre disposition de leurs ressources
naturelles, soit c’est la logique de l’impérialisme américain qui
l’emporte encore, et lui impose sa loi pour faire prévaloir partout
les intérêts des grandes multinationales.

Il est une plus vieille association que le CADTM, celle des Citoyens
du Monde, qui pourrait agir à cette échelle mondiale où elle s’est
située dès son origine. Nos lecteurs-citoyens du monde savent comment
fonctionne le système capitaliste, ils ont donc compris qu’il n’est
pas réformable et sont conscients de la nécessité de donner d’autres
buts à l’économie, ils ont donc l’occasion de peser, au sein de leur
association, en accord avec les démarches du CADTM, pour que tous les
peuples du monde puissent disposer de leurs ressources naturelles, et
découvrir la démocratie plutôt que la fortune de quelques despotes.

Que tous ceux qui veulent comprendre ce qui se passe dans le monde
cessent de croire que Le Monde Diplomatique est un journal destiné aux
diplomates. C’est un mensuel dont la lecture demande, certes, plus
d’attention que les magazines “people” mis à disposition chez les
coiffeurs, mais il est bien plus accessible que les revues politiques
en général, et surtout il propose, sur beaucoup de sujets
d’actualités, très variés, des réflexions approfondies et bien
documentées.

L’association ATTAC, elle aussi, s’est étendue à de nombreux pays,
dans le monde entier. À son origine, elle avait bien mis en évidence
sa dénonciation de la spéculation financière en parlant de taxe Tobin,
et sa volonté d’être un « mouvement d’éducation populaire tourné vers
l’action » constitue un programme auquel on ne peut qu’adhérer. Il
reste qu’elle a été le siège de manœuvres internes inadmissibles,et
qu’elle n’ose pas aller plus loin que proposer des réformes pour
maintenir le système actuel, elle reste réticente à franchir le pas
qui lui permettrait de proposer une véritable alternative à ce qu’elle
dénonce pourtant comme étant « la dictature du marché ».

Aux niveaux national et local
À quelles actions peut-on participer localement quand on s’aperçoit
que le bulletin de vote, qu’on peut de temps en temps placer dans une
urne, n’a pas d’effet ?

On peut, évidemment, décider d’agir au plan purement politique, pour
qu’une véritable alternative émerge de la gauche en déliquescence.
C’est ce que font les citoyens allemands (car on a bien compris que le
problème est partout le même) au sein de die Linke. Il y a aussi des
citoyens en France qui parviennent à surmonter leur écœurement vis à
vis des professionnels de la politique dont les ambitions personnelles
et les manœuvres minent toute réunion. Il y a, parmi ces courageux,
des distributistes qui, encore à l’occasion de la campagne des
municipales, essaient d’approfondir les débats ; voyant qu’il est
toujours question de se battre contre tels ou tels effets, ils
cherchent à amener la réflexion sur leur cause, à faire des
propositions innovantes et non à chercher encore de nouvelles réformes
qui seront contournées au sein du système des “prix-salaires-profits”.

Il existe, aussi au niveau local, une multitude d’associations où se
manifestent de mille façons le refus du système actuel. C’est sûrement
grâce à elles que le monde peut évoluer vers plus d’humanité. Il faut
absolument y participer. Mais en sachant qu’elles présentent un grand
danger : celui qu’elles donnent si bonne conscience qu’on s’y laisse
absorber, au point d’oublier qu’agir localement de suffit pas si, en
même temps, on omet de penser globalement.

Car il ne faut surtout pas perdre de vue que les problèmes essentiels
de notre temps se situent à l’échelle de la planète et qu’ils sont
urgents. Que faire quelques achats, quand on peut, dans une entreprise
qui se dit de commerce équitable, n’empêche pas que l’exploitation des
richesses du Tiers monde par les grandes multinationales continue, à
toute allure, ni que les dealers de drogue font fortune en tuant.
Qu’échanger quelques heures de travail au sein d’un SEL n’arrête pas
les mouvements migratoires des pays dont les ressortissants n’ont plus
rien et sont rejetés partout. Qu’utiliser des SOL ne désarme pas les
milliers de traders entretenus par un système bancaire devenu tout-
puissant, ni ne supprime les paradis fiscaux. Donc participer, oui, le
plus possible, à toutes ces manifestations qui rejettent le culte de
l’argent, le mépris des autres, les rivalités exacerbées à tous les
niveaux, les atteintes à l’environnement, l’exploitation des plus
faibles, le pillage des ressources, le creusement du fossé entre
riches et pauvres, etc.

Mais sans manquer la moindre occasion de faire comprendre que tout
ceci se tient, que toutes ces nuisances résultent d’une même logique,
celle selon laquelle chacun doit se débrouiller pour gagner l’argent
sans lequel il ne pourrait pas acheter de quoi survivre. Que le plus
grave problème de notre époque vient du fait que la production des
biens et services utiles s’effectue désormais sans distribuer assez de
salaires pour que tout le monde ait de quoi en vivre. Qu’on a déjà
assez inventé d’emplois dont la seule finalité est de pousser à la
consommation, inciter à n’importe quel achat pourvu qu’il soit
lucratif pour certains. Il faut cesser cette escalade, et remettre
enfin à plat notre façon de répartir les richesses.

Conclusions personnelles
Voici exactement trente deux ans que Jean-Pierre et moi tenons cette
revue à bout de bras. De ”toute l’équipe de La Grande Relève”, dont
parlent encore certains lecteurs dans leur courrier, de tous ceux qui
se réunissaient tous les mois en comité de lecture, apportaient des
textes rédigés, triaient, parfois réécrivaient des articles venus de
militants, il ne reste que nous deux de vivants. L’association pour
l’économie distributive (AED), dont la vocation était de diffuser la
réflexion sur l’économie distributive, en particulier par la Grande
Relève, s’est évanouie avec la disparition de son président Michel
Chérance, parti sans laisser d’adresse. Alors nous avons maintenu le
journal à deux, nous avons assumé sa rédaction avec les envois que
nous recevions de collaborateurs bénévoles, sans les rencontrer, nous
avons réalisé seuls, tant bien que mal, la documentation
complémentaire, les tris d’informations, les lectures, les
numérisations de textes, les réécritures nécessaires, et j’ai fait
complètement, chaque mois, depuis des années, toute la mise en pages.

Or il y a un an, sous le titre Mais où va l’argent ?, j’ai publié un
livre qui a intéressé un plus large public que le cercle des
distributistes. Il a fait découvrir à beaucoup de lecteurs non
seulement la façon dont fonctionne notre monnaie de dette, mais aussi
comment le système bancaire a évolué au cours de l’Histoire, de telle
façon que c’est aujourd’hui, non pas les gouvernements, mais à des
institutions qui n’ont que leur propre intérêt pour unique critère,
qui détiennent l’immense pouvoir de décider des investissements,
c’est-
à-dire de faire les choix économiques qui déterminent l’avenir du
monde. Ne serait-ce que pour les nombreuses questions qu’il soulève,
outre des propositions inédites, ce livre me vaut des invitations à me
déplacer pour faire des exposés et animer des débats. Par exemple, en
ce mois de mars qui commence, je suis invitée le 6 à Nantes par la
compagnie de la Tribouille, le 15, à Paris, par Les Périphériques vous
parlent, le 16 je dois être au Salon National du Livre pour une heure
de signatures, entre 16 et 17 heures, le 21 je dois être à Montreuil
car le comité scientifique national d’Attac a fini par former un
groupe de travail sur la monnaie et enfin j’espère pouvoir participer
le 30 à Paris à l’Assemblée des Citoyens du monde, qui m’a récemment
élue. Début avril, je suis invitée le 4 à Livron, le 8 par Attac 78,
et le 10 par “Le temps des cerises” à Clermond-Ferrand. En plus de ces
activités, je me suis engagée dans deux propositions concernant
l’œuvre de mon père, la réédition d’un de ses livres, pour laquelle je
dois rédiger un prologue, et un travail de plus longue haleine sur
l’ensemble de son œuvre, que projette un journaliste alsacien. Il m’a
été suggéré aussi d’envisager une réédition remise à jour, des
Affranchis, et j’aimerais bien pouvoir le faire pour montrer ce que
peut être le contrat civique. Il va de soi que je ne demande pas mieux
que de participer à ces diverses manifestations, tant que j’en ai la
force, car elles sont bon signe, elles prouvent que les questions sur
lesquelles nous voulons attirer l’attention du public sont enfin
considérées comme étant d’actualité.

La relève de la Grande Relève
Mais cela signifie aussi qu’il est évident que Jean-Pierre et moi
allons devoir cesser d’assurer la publication mensuelle de la revue.
Bien entendu, nous n’allons pas cesser de nous documenter et de
rédiger quelques réflexions. Et nous savons que nous pouvons compter
sur Yohann, notre dévoué webmaster, il a assuré la mise à jour du site
internet (economiedistributive.free.fr) alors même qu’il était parti
pendant un an au Canada, et il l’assure avec toujours autant de
compétence depuis qu’il est père de famille et qu’il vit en province.

Il y a donc, que nos lecteurs se rassurent, au moins deux
possibilités.

Soit à nous trois, nous nous contentons de maintenir le site sur
internet : nous l’alimentons le plus souvent possible, en continuant à
suivre l’actualité et à la commenter, nous y transmettons les
informations sur l’activité des distributistes et les réflexions qui
nous parviennent. L’avantage est que cette forme de publication, en
nous allègeant de tous les problèmes matériels liés à l’impression et
aux envois postaux, serait gratuite, comme l’est déjà la consultation
de notre site. Son inconvénient est qu’elle restreint l’accès aux
seuls internautes.

Or il y a des distributistes qui tiennent tellement à ce que la
publication se poursuive sous la forme papier, qu’ils se sont déclarés
décidés à s’organiser pour la poursuivre. Ils estiment qu’une desplus
anciennes publications de France, et qui est une exception parce
qu’elle vit sans publicité, avec le seul soutien que lui apportent
régulièrement ses fidèles lecteurs, vaut la peine qu’ils rassemblent
leurs efforts, même s’ils sont dispersés. Nous avons la chance de
pouvoir compter sur Roger Winterhalter, qui dirige la Maison de la
Citoyenneté Mondiale de Mulhouse : il espère trouver assez de renfort
autour de lui, il a déjà en vue un sociologue, un journaliste et
d’autres bonnes volontés, « pour prendre la relève ».

Mais pour cela il faut, maintenant, l’aider. Pour cela, nous espérons
bien que tous les bénévoles qui nous envoyaient déjà leurs articles,
plus ou moins régulièrement, accepteront tout simplement, de changer
l’adresse de leur courrier : merci donc à Gérard-Henri Brissé, Paul
Vincent, Henri Müller, Caroline Eckert, Jean Mathieu, Philippe
Robichon, Jacques Hamon, Roland Poquet, Christian Guinchard, Isabelle
Pivert, Gérard Lecha, Yves Pitchen, Jean-François Amary, Paul Vila,
Suzanne et Bernard Ballet, Ernest Barreau, Éric Goujot, Claude Robin,
Franz Vasseur, Bernard Vaudour-Faguet, Pierre Bellenger, Yves
Gourbeault, ceux qui ont pris pour pseudonymes François Châtel et
Michelec, et bien d’autres d’autres encore, de ne pas manquer
d’alimenter la réflexion dans ces colonnes : leurs témoignages
reflètent la grande diversité de nos lecteurs.

Mais il faudrait du même coup que cette relève soit l’occasion d’un
renouveau. Et que se mobilisent pour elle tous ces militants
distributistes qui font plus qu’écrire de temps en temps, parce qu’ils
s’activent dans leur région : nous comptons donc sur Serge, Azzédine
et Les Sans Cartes de Gauche de Vaulx-en-Velin, sur Caroline, Jean-
Louis, Sébastien à Strasbourg, sur Marc et le collectif Pour une
alternative à Gauche dans la région de Bordeaux, sur La Lanterne dans
le Nord, sur Jacques en Bretagne, sur Raoul en Charente, sur Yves dans
l’ile Maurice.

Et sur tous ceux que ces militants ont ainsi amenés à débattre de nos
propositions pour construire ensemble une société dont l’objectif soit
l’humain et non plus l’argent, la solidarité et non plus cette
rivalité à tous les niveaux qui pourrit notre monde.

L’avenir de la Relève dépend donc de nos abonnés, des anciens les plus
fidèles jusqu’aux plus récents, qui ont moins l’habitude d’écrire. Que
ceux qui sont prêts à se contenter du site sur internet, par exemple
parce qu’ils préfèrent lire sur écran plutôt que sur un journal, nous
le disent explicitement.

Et que se manifestent, au cours de ce mois de mars, tous ceux qui
tiennent à l’avenir de cette revue sous sa forme actuelle (qui pourra
être plus élégante si elle est faite par un professionnel), pare
qu’ils veulent la faire lire autour d’eux, ou en garder la collection,
ou pouvoir revenir facilement sur tel ou tel sujet, ou tout simplement
parce qu’ils n’ont pas accès à internet. Nous espérons qu’ils seront
nombreux à faire preuve de leur volonté sous la forme d’une
proposition d’engagement pour permettre à Roger de savoir clairement
sur qui et sur quoi il peut compter.

Ceci nous permettra de faire le point avec lui, et d’annoncer dans le
prochain numéro, probablement le dernier sous notre responsabilité,
quelles sont ses décisions.

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Lectures

Manipulations
par M.-L. DUBOIN
Il paraît que 80 % des Français qui auraient été interrogés, se
seraient déclarés d’accord pour qu’il soit possible désormais qu’on
enferme, à vie, des criminels qui ont déjà purgé leur condamnation,ce
qui s’oppose au principe républicain de non-rétroactivité des lois.
Celà signifie que les citoyens de la République Française
accepteraient, a priori, l’idée que des gens soient enfermés (car il
ne s’agit pas de les soigner) non plus pour un crime qu’ils ont
commis, mais parce que “on” estime qu’ils seraient capables d’en
commettre un s’ils étaient en liberté.

Pareille mise en rétention perpétuelle n’a pas de commune mesure avec,
par exemple, le retrait d’un médicament dont on a observé des effets
nocifs, ou bien des mesures destinées à empêcher la prolifération
incontrôlable d’OGM en plein champ, ou encore l’interdiction de
rejeter de la fumée de tabac dans un lieu public. Dans le premier cas
il s’agit de priver de liberté des êtres humains. Dans les autres, il
s’agit de mesures de prévention, qui portent sur des produits dont on
sait qu’ils sont, par nature, nocifs, donc qu’ils le resteront parce
qu’il leur est impossible de changer, contrairement aux êtres humains.

Comment une population, qui se dit civilisée, et donc qu’on aimerait
capable, au XXIème, siècle de faire cette nuance, peut-elle prendre
une position aussi… faut-il dire primaire, ou sauvage ? L’explication
est sans doute dans le climat de peur qui règne aujourd’hui, et il
faudrait étudier comment s’est installé ce climat d’insécurité qui, en
tout cas, a certainement déjà beaucoup servi dans certaines campagnes
électorales.

C’est précisément sur cette question que portent les recherches d’un
Professeur à l’université Paris X, Laurent Bonelli, qui vient de
publier ses résultats aux éditions de La Découverte, dans un livre
intitulé La France a peur et je me propose de lire. Selon Le Monde des
Livres du 29 février, qui en publie une analyse critique, ce
sociologue ne cherche cette explication dans aucune « théorie du
complot », mais « s’essaie à un décryptage clinique des dynamiques,
pas forcément pensées ou voulues, selon lui, qui ont conduit à
l’irruption de l’insécurité dans le débat public ». La mise en avant
du « sentiment d’insécurité » remonterait au rapport de 1977 du comité
d’études présidé par Alain Peyrefitte, dès lors, « le glissement de la
délinquance à l’insécurité élargit le spectre des faits sociaux
considérés » et « ce ne sont plus désormais seulement les crimes ou
les délits qui vont être pris en compte ». Pour lui, un premier
basculement a eu lieu à la fin des années 1980, et cette évolution a
ensuite offert un cadre idéologique, et « les sondages ont joué un
rôle déterminant : l’insécurité devenant une expression récurrente de
l’opinion, elle a quitté le strict terrain policier pour devenir
politique », elle a « constitué un investissement politique efficace
». Il retrace l’histoire de ce déplacement au sein du PS : avant les
années 1990, le sujet n’est pas évoqué il n’en est pas question dans
la Lettre à tous les Français de Mitterrand en 1988. La rupture
intervient dans un chapitre du programme de Jospin en 1995. Puis au
colloque de Villepinte en 1997, la sécurité devient « la première des
libertés ». Après quoi les médias transforment « les faits divers» en
« problèmes de société ». Alors des experts vont apporter leurs «
savoirs savants », dit-il, et ils vont « populariser la théorie de la
vitre brisée » et la lutte « contre les incivilités », tandis quedes
consultants vont se placer « sur le marché de la sécurité en proposant
leur expertise aux collectivités locales ». Avec une conséquence, «
insuffisamment analysée : le renforcement continu … des outils de
répression ».

Les politiques de répression ont-elles amélioré la situation ?


Réponse avec citation
  #16 (permalink)  
Vieux 14/08/2008, 17h52
Malatesta
 
Messages: n/a
Par défaut Re: ASSEZ SARKO,...TROP c'est TROP

La conscirnce en miette et lobotomisée , il s"agit de la reconstituée
au travers de solidarités hors système marchand notamment :

LA CONSCIENCE EN MIETTES
--> Matière à réflexion
Les élections ne changeront rien, c'est une évidence, mais elles sont
tout de même le révélateur de ce qui se passe dans notre société.
S'il n'y a aucun intérêt à essayer de comprendre celles et ceux qui
sont directement intéressées par la pérennité du système en place, il
est par contre intéressant d'examiner le comportement de celles et
ceux qui veulent le renverser.

Ce qui s'est passé à la <<gauche de la gauche>> c'est un peu comme si
on
avait voulu mélanger dans un récipient différents produits et, qu'àla
suite de ce brassage laborieux, on retrouve les mêmes produits chacun
de leur côté (?). Si cela se produit sur le plan physique, on en
conclura simplement que les produits ne peuvent pas se mélanger, trop
différents <<de nature>>. Toute schématisation est bien sur hasardeuse
mais, la comparaison est-elle soutenable avec le brassage de la
<<gauche de la gauche>> dans les fameux collectifs? En partie oui.


LA FAUSSE THEORIE DU <<DENOMINATEUR COMMUN>>


Cette <<théorie>> se fonde, consciemment ou inconsciemment, sur une
vision réductrice, et pour le coup schématique, de ce qu'est une
conscience collective. Elle analyse celle-ci comme un ensemble inerte
qui serait composé de strates différentes, d'où les différences des
uns et des autres, reposant sur un socle qui constituerait ce fameux
<<dénominateur commun>>. Ce serait effectivement facile si les êtres
humains fonctionnaient comme cela. Le problème c'est que ce n'est pas
du tout le cas.

Le <<désir de changement>> est à la fois quelque chose de concret et
d'abstrait...

Concret, car il s'agit de remplacer un système par un autre système,
et quand on regarde l'Histoire on voit concrètement ce que cela veut
dire,... la fertilité de l'imagination permet de <<voir>> ce système
en
fonction de ses désirs, de ses valeur, de son éthique,...

Abstrait, parce que si l'on sait le <<pourquoi?>>, on ne sait par
contre
rien sur le <<comment?>> et sur le <<quoi?>>

Le <<comment>> fait intervenir des appréciations, des analyses,
forcément divergentes, une ou des stratégies, elles aussi divergentes,
des tactiques qui ne correspondent pas aux intérêts immédiats de
toutes et tous... la discussion purement théorique ne peut que
s'enliser, ou aboutir à un compromis stérile.

Le <<quoi>> reste toujours dans le vague, et pour cause, il est
concrètement largement dépendant du <<comment>>...

Autrement dit le fameux <<dénominateur commun>> n'a de <<commun>> que
le
nom. C'est certes un dénominateur mais qui ne repose sur rien de
concret, simplement sur des espoirs, des déclarations d'intention...
Rien de concrètement sérieux pour établir une stratégie
opérationnelle.


LE MARCHE ELECTORAL


Le champ électoral est particulièrement propice à cette abstraction
des attitudes.

Le champ électoral est essentiellement abstrait, en effet, il est une
espèce de vaste <<marché>> dans lequel il y a des <<offres>> et des
<<demandes>>.

Les <<demandeurs>> ce sont bien sûr les électeurs qui formulent leurs
besoins, leurs désirs et souhaitent, comme un consommateur, qu'ils
soient satisfaits... chacune et chacun défendant ses intérêts, son
petit
domaine...

Les <<offreurs>> se sont les candidats qui, s'ils veulent être élus
doivent plaire et promettre. Ils <<démarchent>> auprès des électeurs-
demandeurs comme des représentants de commerce vantant la qualité de
leur produit.

Et l'on s'étonne que les candidats fassent de la surenchère? Mais
c'est le contraire qui serait surprenant.

En fait, et concrètement, l'élection repose sur une transaction
implicite entre l'offreur et le demandeur. Dans la mesure ou l'offreur
arrive à convaincre le demandeur qu'il est le seul à pouvoir lui
procurer ce dont il a besoin, ce dernier est de fait contraint de
<<passer le marché>>... ceci est illustré par la remarque que l'on
entend
souvent: <<De toute manière on n'a pas d'autre choix...>> ou <<Il
vaut
mieux ça que rien!...>>

On a atteint là un degré de non conscience civique total. Notre
réaction tient plus du réflexe pavlovien que de la réflexion..... Le
réflexe nous est imposé par le choix que l'on a fait pour nous et qui
nous explique que <<c'est comme cela et pas autrement... et que c'est
ça
la démocratie(?)>> et il est provoqué par la nécessité, dite
<<civique>>,
de ne s'en tenir qu'à ce choix: <<Voter est un droit, mais aussi un
devoir>>. A ce stade, le citoyen ne mérite même plus le qualificatif
de
<<citoyen>>

Cette maxime: <<Voter est un droit, mais aussi un devoir>> est, quand
on
y réfléchi un minimum, plus une injonction qu'un principe
démocratique.


LES FAUX SEMBLANTS


Qu'un candidat, alternatif, altermondialiste, contestataire, qui sait
<<payer de sa personne>>, <<ait une image médiatique>>, <<ait du
charisme>>...., se présente aux élections présidentielles, ne change
évidemment rien au raisonnement précédent... pas plus d'ailleurs, sur
le
fond, aux conséquences du résultat de l'élection.

Sur la forme c'est différent. Par exemple, un tel candidat va
permettre à la multitude de celles et ceux qui, à juste titre, ne font
plus confiance aux partis politiques, de s'exprimer en votant... mais
que vont-ils réellement exprimer par ce vote? La défiance envers les
partis? Le fait qu'<<ils en ont marre>> et qu'<<ils voudraient que ça
change<<? Bien! Et alors? C'est tout? C'est vrai qu'ils vont pouvoir
<<se compter>>... Et alors? Que feront-ils de ce chiffre à valeur
toute
relative?

Or c'est cette <<forme>> qui donne l'illusion que l'on modifie le
<<fond>>.

Satisfaction éphémère qui garde closes les portes de l'avenir.

<<Mais ça fait du bien de dire ce que l'on pense et de voir que l'on
est nombreuses et nombreux à le penser!...>>

Alors soit, si l'on pose le vote en terme de <<plaisir>> on peut
comprendre, mais alors disons le tout de suite: l'élection est un
défouloir et seulement un défouloir.

De même que le Carnaval était en plein Carême un moment où l'on
pouvait s'éclater, transgresser la norme, dire, hurler,... et le
lendemain tout redevenait comme avant, ... l'élection apparaît comme
un
tel moment... une fois les feux de la rampe éteints... tout redevient
comme avant, le carrosse électoral se transforme en citrouille de la
quotidienneté.


RECONSTRUIRE LA CONSCIENCE


Cette véritable lobotomie politique que nous subissons aujourd'hui,
qui transforme le citoyen en machine à reproduire le rapport social
dominant n'est pas une fatalité. Tous les systèmes dans l'Histoire ont
eu recours à cette méthode, la violence, la religion, le droit, la
morale, la rhétorique,... en étaient les instruments, l'Etat, et ses
valets, en était l'acteur.

Sommes nous éternellement condamnés à cette situation? Si l'on s'y
prend de cette manière, c'est-à-dire en nous contentant du dispositif
officiel mis en place, très certainement...

Comment alors le dépasser?

Si le système fonctionne selon sa propre logique politique, qu'il
verrouille et contrôle et que nous mettions, de notre côté, en place
une pratique sociale alternative, alors il y a tout lieu de penser que
le dépassement du système est au <<bout du chemin>>. On peut même,
éventuellement, contrairement à ce que pensent certains, utiliser
tactiquement le système officiel, mais encore faut-il que nous ayons
une pratique qui fonde la stratégie du mouvement et lui donne un sens
historique.

La conscience critique si elle se construit à partir de l'analyse
critique du système en place, devient une conscience politique
opérationnelle lorsqu'elle s'enracine dans une pratique sociale qui
prouve que les rapports sociaux que l'on souhaite existent et
s'avèrent supérieur aux rapports dominants... Ce n'est pas autrement
que
la bourgeoisie commerçante a réussi à imposer son système de
domination, et c'est à contrario par l'ignorance d'un tel principe que
les expériences soviétiques et des gauches ont toutes échouées.



La puissance du discours ne saurait remplacer la puissance
déterminante de la pratique. Les beaux parleurs qui nous vendent leur
camelote progressiste ne nous proposent que du vent... c'est pour cela
que chaque fois... nous nous enrhumons!


Patrick MIGNARD

Voir aussi les articles:

<<VICTOIRE DE <<LA>> POLITIQUE, MORT <<DU>> POLITIQUE>>

<<SE REAPPROPRIER L'ECONOMIQUE ET LE SOCIAL>>



On 13 août, 17:37, MONEDI <raymond.mon...***wanadoo.fr> wrote:
> Raymond *** M O N E D I
> E. Mail : raymond.mon...***wanadoo.fr
> ***Site : *** ***www.cerclepep.com
> °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
> °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
>
> ***UNE ***« REVOLUTION ***PACIFIQUE » ***EN ***CONTRE - POUVOIR
>
> *** *** *** *** *** *** *** *** ASSEZ ***SARKO ! …TROP C’EST TROP !
>
> C’est au début du joli mois de Mai 2007, que tout a commencé ! Joli,
> joli ? Pas tant que cela, et…. et la suite le prouvera ! Oui, c’est le
> soir du 7 Mai, une heure à peine après la promulgation des résultats
> qu’il fit sa pause, totalement imprévue, (sauf, pour ses larrons bien
> sûr), dans un petit troquet des Champs Elysées, dénommé « Le Fouquets
> ». Oui, c’est là, ….et l’Histoire le confirmera, que tout a commencé !
> C’est là en effet, dans ce ‘bouge à nantis’ de la Capitale, quece
> soir là fût scellé l’irrémédiable et triste ‘Destinée bling-bling’ de
> la France ! Et le sens étant donné et même accepté, par une forte
> majorité médusée et quasiment sans voix, il n’avait plus qu’à
> continuer sur sa lancée.
>
> Ne croyez pas, avoir mis la France à votre botte.
> Attention, Monsieur le Président, il ne faudrait pas prendre le
> silence des Français, pour un assentiment de votre politique. Peut-
> être les connaissez vous moins que vous ne le pensez ! Le Peuple
> Français est compréhensif, mais il ne faut pas trop le tromper, le
> narguer ou, comme l’on ***dit ***pour la Mémée, il ne faut pas trop‘le
> pousser dans les orties’. Le Français, est aussi d’un naturel
> tranquille et patient, il aime bien prendre le temps de se faire une
> opinion, c'est-à-dire prendre le temps de, ‘réfléchir avant d’agir’ !
> Par ***contre, si ses réflexions sont négatives, attention à
> l’explosion !
> Peut-être, pensez-vous les avoir maté, les Français ; votre récente
> sortie sur les grèves tendrait à le prouver. Si c’est ce que vous
> croyez, vous vous trompez lourdement ! Non, vous ne l’avez pas maté le
> Peuple Français ! Fidèle à lui-même il attend, il attend de voir,il
> commence bien sûr à se poser des questions, mais heureusement pour
> vous, il est encore dans l’expectative. Il doit certainement attendre
> quelques nouvelles « conneries bling bling », de votre part, pour
> sortir violemment de ses gonds !
>
> Car les « erreurs blinguées » vous les accumulez.
> Tout a commencé, répétons-le, ce fameux soir du ‘Fouquets’, où l’on a
> dû vous piquer au ‘venin argentifère’. Et comme malheureusement, vous
> aviez déjà le virus du fric en vous, vous êtes à présent ‘aurifié’
> maxi ! D’où vos goûts prononcés pour le Bling Bling, pour le luxeet
> l’argent ! Preuve en est, qu’à peine arrivé à l’Elysée, vous offrez,
> alors que personne ne vous le demandait, un royal « paquet-cadeau
> fiscal » de 15 Milliards par An, à tous les nantis. Et comme pour vous
> rattraper, vous donnez des augmentations dérisoires aux salariés et
> aux retraités. C'est-à-dire que, littéralement, vous avez donné
> d’entrée, aux riches, ce que vous aviez prévu de piquer, après, …aux
> pauvres !
> Tout le monde peut se tromper ***certes, mais ce que vous avez fait là
> et tout ce que vous faites depuis, commence à interpeller sérieusement
> tous nos ‘Responsables socio-économiques’! Et ce, de toutes
> obédiences, ….U.M.P. comprise. De deux choses l’une, soit
> contrairement à ce beaucoup croyait, vous n’êtes pas très compétent,
> ou, soit vous n’avez pas la ‘baraka’ ; Cela ***serait grave car, comme
> disait Napoléon, avoir de la chance a une grande importance!…..Cela
> serait même très grave, pour vous, mais aussi et surtout, pour la
> France ! Ne voyez-vous donc pas, que tout ce que vous touchez, tout ce
> que vous voulez réformer et améliorer, vous le cassez, vous le
> dénaturez ou vous le disloquez !
> Pour tout, vous mécontentez plus de monde, que vous n’en contentez !
> Preuve en est le ‘bordel’, que même sans le vouloir, vous avez mis
> dans de nombreuses institutions de France et de Navarre. Etait-il si
> urgent de toutes les réformer à la fois ? Etait-il si urgent d’aller
> mettre la zizanie dans le milieu juridique, ainsi que dans le domaine
> hospitalier ? Etait-il si ***indispensable d’aller mettre le feu dans
> l’Armée, et la chienlit dans l’Enseignement Public ? ***Ainsi en plus,
> vous vous êtes fait là, de nombreux ennemis. Des gens bien, Pas ‘bling-
> bling’ du tout, mais des bons Français eux, qui paient leurs impôtsen
> France et qui certainement, se souviendront de vous le moment venu !
>
> Réformes sur réformes, erreurs sur erreurs.
> Réformer, moderniser, tout le monde le souhaite, mais de façon
> responsable et réfléchie. Il n’y avait tout de même pas le feu enla
> demeure, lorsque vous êtes arrivé aux commandes, au point d’avoir
> besoin de ***placer des pompiers de tous les côtés ! Ce n’était pas
> brillant bien sûr, la France allait cahin-caha, mais est-ce mieux
> maintenant, qu’elle va tout droit, au chaos ! A quoi bon cette
> pression, cette gesticulation, qui génère erreurs sur erreurs. Parce
> que les erreurs, en à peine plus d’un An, vous en avez, directement ou
> indirectement, sacrément accumulés ! Citons en quelques unes, pour
> simplement avoir une notion de l’ampleur des dégâts :
> La santé ? garantie par les franchises médicales à la Sécu ; La loi
> TEPA ? avec le Pouvoir d’Achat à la baisse ; la croissance avec les
> dents ? on attend le dentier adéquat ; Les Grèves ? mais ce n’est rien
> du tout, vous en avez vu vous ? moi pas ; Les Banlieues ? a beaucoup
> promis mais n’ose plus y aller ; le RSA ? reporté aux calendes
> grecques ; ; le Grenelle de l’environnement ? embourbé par la fonte
> des glaces ; l’Immigration ? les papiers ou l’A…DN ; Le Noyautage des
> grands journaux ? ainsi, avec tous mes copains, je tiens l’opinion ;
> Et la Télévision publique ? Pareil, bientôt il n’y aura que mes
> copains ; Traité européen ***simplifié ? simple comme 256 pages ;
> l’Union pour la Méditerranée ? va falloir savoir nager ; Les J.O. de
> Pekin ? Non et Oui, pour ensuite Oui et Non ***Les Marins-pêcheurs et le
> Salon de l’Agriculture, ? savoir maîtriser ses nerfs doit être la
> première qualité d’un Président de la ***République! Normal, quand on a,
> seul, la responsabilité d’appuyer sur le ‘bouton rouge’ de la méga-
> bombe ! ! … etc…etc…
> Précisons que dans cet inventaire, la ‘vie privée’ et le ‘comportement
> public’ du Président, n’ont pas été évoqués : sa vie sentimentale
> quelque peu agitée, et ses actions ‘bling-bling’ dont les 172 % de
> hausse de son salaire. Et aussi ses affinités pour des relations plus
> ou moins douteuses : ***Révérences à Kaddhafi, félicitations à Poutine,
> sourires à Berlusconi et appui à… Bernard Tapie ?
>
> Et n’oublions pas la chienlit dans les Entreprises,
> qui sous leurs aspects extérieurs robustes sont intérieurement
> fragiles. Car, au-delà du Capital Industriel et du Capital financier,
> il y a le ‘Capital Humain’ très délicat à manier : une malencontreuse
> décision peut générer la Révolution, ‘la GREVE’ ! Et c’est dans ce
> domaine, dans lequel, vous Président et votre Gouvernement n’y
> connaissez strictement rien, que vous vous permettez d’innover ! Vous
> lancez la mode des « Heures Supp. » défiscalisées et ‘désimpôtisées’ !
> Et poursuivant votre carnage, vous balancez dehors les 35 H., qui
> n’ont jamais fait tout le mal, que vous, vos sbires et le MEDEF, en
> dites ! Et en plus sur la lancée, vous voulez modifier le « Code du
> Travail », dans l’intention de jeter à la poubelle nombre ‘d’Acquis
> Sociaux’ gagnés par les combats et les sacrifices passés, de la
> ‘Classe Ouvrière’ ! Et encore plus, vous croyant plus forts que les
> Experts, vous avez inventé la ‘Durée du Temps de Travail’ à géométrie
> variable. Quelle catastrophe ! Attendez les retours de congés, et vous
> allez voir les belles félicitations que vont vous adresser, les
> ‘Cadres’ et les ‘D.R.H.’, (les ‘Directeurs des Ressources Humaines’) !
>
> Non, vraiment ! Trop c’est trop !
> Le plus surprenant dans cette situation ‘abracadabrantesque’, c’estla
> patience du bon Peuple Français. Oh ! bien sûr, tout le monde en
> parle : on disserte, on critique, on analyse, on extrapole, mais pour
> le moment encore, personne ne gueule, ne bouge et ne réagit ! Ramolli
> le Citoyen Français ? Raplapla les Grognards d’une autre époque ? Car
> il fût des temps en effet, où le Peuple se rév