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  #1 (permalink)  
Vieux 29/08/2008, 08h10
Rachida
 
Messages: n/a
Par défaut Carburants végétaux,l'aberration

Campagnes d’intoxication et dérives sémantiques.

L’exploitation des terres agricoles pour y faire pousser des plantes
telles que maïs, blé ou canne à sucre afin de les transformer en
éthanol est une aberration, à tous points de vue. L’Association
Kokopelli[*] l’a bien compris, comme le prouve l’analyse qui suit,
d’après Dominique Guillet. :

Mettez du sang dans votre moteur !
par D. GUILLET
Une partie du dernier Salon de l’Agriculture était transformée en
Salon de l’Automobile. Ils étaient tous là, Peugeot, Ford, Renault,
etc. Avec des petites fleurs peintes sur les portières des voitures,
ils clamaient haut et fort qu’ils vont sauver la planète avec
l’éthanol et les huiles de colza. Les grands pièges de la sémantique
pour endormir le peuple étaient de sortie : biodiesels, biocarburants,
or vert, carburants verts, « le carburant qui voit la vie en vert ».
Plus l’intoxication est grosse, mieux elle passe !

L’attribution du terme “bio” pour les nécro-carburants gagne
rapidement du terrain. « Volvo fera du sport bio » ! « Ford et
Europcar roulent pour le bio ! », Saab se décrit comme « 300 chevaux
écologiques » et a pris comme logo « Les forces de la nature auront
toujours besoin de s’exprimer. Libérons-les. » Certaines voitures
roulant au carburant végétal ont même la mention “bio” peinte sur leur
carrosserie. Les rallyes deviennent “bios”, les voitures et les pneus,
“écolos”. C’est la “passion verte”. Double langage et inversion des
valeurs, quelle perte de sens !

Mais pour l’agriculture bio, c’est le coup de grâce, d’autant plus que
la pression des lobbies à Bruxelles cherche à imposer une agriculture
bio de « seconde génération » avec une pincée de pesticides par-ci et
une demi-pincée de chimères génétiques par-là ! Les cahiers de charge
de l’agro-bio sont en passe de devenir des cahiers de décharge !

En réalité, les carburants végétaux ne sont pas bios du tout : ils
sont issus de plantes cultivées avec toute l’artillerie lourde des
intrants de l’agro-chimie et ses pesticides et par des processus
d’extraction industrielle très complexes. C’est bien plutôt de «
nécrocarburants » qu’il s’agit, et c’est de « nécroéthanol » et de «
nécrodiesel » qu’il faudrait parler, car ce préfixe nécro, qui
signifie mort, est celui qui qualifie le mieux les aspects techniques,
écologiques et humains de cette sinistre farce.

Les carburants végétaux vont accroître l’immense tragédie de la sous-
nutrition, de la mort de faim, de la misère sociale, du déplacement
des populations, de la déforestation, de l’érosion des sols, de la
désertification, de la pénurie en eau, etc.

Les grands groupes pétroliers se sont alliés aux grands groupes de
l’agro-alimentaire, de l’agro-chimie et aux semenciers pour lancer
cette grotesque mystification du citoyen visant à lui faire croire,
pour le tranquilliser, que les carburants végétaux ne représentent
aucune « concurrence pour les filières alimentaires ». Ce n’est
pourtant pas une tâche aisée, surtout si le dit citoyen découvre
l’ouvrage passionnant de Nicolino et de Veillerette : « Pesticides :
révélations sur un scandale français ». Mais quels seront les
courageux journalistes qui vont se lancer dans la rédaction d’un
ouvrage qui serait intitulé « Carburants végétaux : révélations sur un
scandale mondial » ?

Bilan négatif de l’éthanol
En allant filmer des usines de production d’éthanol à Goldfield et
Nevada dans l’Iowa (États-Unis), nous avons pu obtenir des chiffres
précis quant au bilan énergétique de ce carburant végétal :

L’usine de Goldfield transforme tous les ans 450.000 tonnes de maïs
pour produire 190 millions de litres d’éthanol. Pour ce faire, elle
brûle tous les jours 300 tonnes de charbon (qui arrivent de loin par
camion) et elle relâche benoîtement du CO2 dans l’atmosphère. Bilan
(provisoire) d’une telle centrale : pour produire un litre d’éthanol,
il faut transformer 2,37 kilos de maïs, brûler 500 grammes de charbon
et utiliser 4 litres d’eau.

Il est question de faire tourner les centrales d’éthanol au bois, pour
remplacer le charbon, les forêts qui brûleront ainsi étant à des
milliers de kilomètres. Et ce sont 200 centrales de ce type qui se
profilent à l’horizon aux USA.

Le Professeur Pimentel, de l’Université de Cornell (Ithaca, New-York)
a pourtant prouvé, et depuis de nombreuses années, que le bilan
énergétique basique de la production d’éthanol est complètement
négatif : le carburant végétal réchauffe davantage la planète que
l’essence !

La facture cachée
Et le bilan serait encore plus indécent si on tenait compte du fait
que la production de maïs a un coût réel en intrants, pesticides, et
travail, sans parler de l’amortissement du matériel. Les agro-
carburants vont donc accélérer la destruction des écosystèmes en
répandant encore plus d’intrants et de pesticides dans les sols, dans
l’atmosphère et dans les eaux. Un litre d’éthanol entraîne l’érosion,
c’est-à-dire la disparition pure et simple de 15 à 25 kg de sol. Quant
à l’eau, et c’est peut-être le comble : il faut, selon les régions, de
500 à 1500 litres d’eau pour produire un kilo de maïs, ce qui signifie
que la production d’un litre d’éthanol à base de maïs requiert
l’utilisation de 1.200 à 3.600 litres d’eau ! Alors qu’on sait que le
manque d’assainissement est tel que 1,3 milliards d’humains n’ont pas
accès à l’eau potable et qu’en moyenne 3.800 enfants meurent, chaque
jour, de maladies liées à ce manque.

Rappelons, au passage, que l’agriculture, telle qu’elle est pratiquée
aujourd’hui, consomme 90 % de l’eau douce du monde.

Une entreprise française affirme être le leader européen dans la
production d’éthanol. Vive la France pionnière qui s’engage résolument
dans cette lilière si prometteuse ! Le leader français de l’éthanol
serait le sucrier Tereos, qui aurait obtenu 31 % des agréments
français pour la production d’éthanol de betterave et de blé. Cette
société a ouvert en 2006 une distillerie de 3 millions d’hectolitres,
située dans l’Aisne, 90 millions d’euros ont été investis pour traiter
3 millions de tonnes de betteraves provenant de près de 40.000
hectares cultivés par 10.000 agriculteurs. Elle a investi 130 millions
d’euros dans une autre ethanolerie dans la Marne (ouverte en avril
2007) qui transformera 840.000 tonnes de blé pour produire 3 millions
d’hectolitres d’éthanol. En Europe, elle se propose d’acheter quatre
usines ce qui lui permettrait de transformer en plus 2,6 millions de
tonnes de blé et de maïs. En République Tchèque, Tereos a ouvert une
seconde distillerie d’éthanol de betteraves à Dobrovice en octobre
2006 et prévoit l’ouverture d’une troisième. En Afrique, elle a pris
des participations dans des entreprises sucrières (c’est la première
fois qu’une entreprise européenne sucrière s’implante en Afrique
continentale). En Amérique du sud, elle est devenue, en 2006, le 3ème
producteur de sucre au Brésil, où elle va traiter 7 millions de tonnes
en 2007 et envisage d’y traiter 18 millions de tonnes de canne à sucre
en 2012.

Tereos annonce ainsi une augmentation de 84 % de ses résultats pour
l’année 2006. Comme les cours du sucre sont en train de flamber, à
cause de l’éthanol, elle se dit tentée par la Bourse car les fonds
d’investissement seraient très gourmands de sucre ! C’est vraiment de
l’or vert, cet éthanol !

Ethanol et crises alimentaires
Il y a quelques années, au Guatemala et au Mexique, les paysans ont
cessé de produire leurs maïs traditionnels à cause du « dumping » de
maïs OGM en provenance des USA : cela leur revenait moins cher
d’acheter la tortilla (leur aliment traditionnel à base de maïs)
industrielle que de cultiver la « milpa ». Mais la situation a
changé : aujourd’hui les USA gardent leur maïs dont 20 % de la récolte
sont transformés en éthanol. Alors au Guatemala le prix de la tortilla
a augmenté de 80 %. La situation est identique au Mexique où
l’augmentation de 40 à 100 % du prix de la tortilla entraîne de
sérieuses émeutes.

Dopés par une récolte très médiocre et une demande croissante
d’éthanol, les cours du maïs sont en train de flamber. Aux USA, ils
ont atteint, début mars 2007, leur plus haut niveau depuis plus de dix
ans, en 15 mois, le prix du maïs a augmenté de 115 %. On commence à y
évoquer une crise alimentaire parce que l’augmentation du prix des
céréales a des effets multiples. Par exemple, le coût d’un poulet est
constitué à 40 % par le prix du maïs. Les prix augmentent parce que
l’offre baisse, parce que la demande s’accroît (en raison de la
production d’éthanol) et parce que certains aléas climatiques sont en
train de semer le chaos dans l’agriculture ! Les productions mondiales
diminuent, celle du maïs de 3 %, celle du blé de 6 %, atteignant même
55 % en Australie à cause de la sécheresse.

Et les multinationales et les gouvernements voudraient nous faire
croire que les agro-carburants ne représentent aucune « concurrence
pour les filières alimentaires » ?

Ethanol de la honte
… Au Brésil, premier producteur mondial d’éthanol, G.W. Bush vient de
signer une alliance historique avec le Président Lula (qui parle d’une
« révolution de l’énergie ») pour lancer une « OPEP de l’éthanol ».
Les industriels se frottent les mains et prévoient une augmentation de
55 % des surfaces de canne à sucre pour répondre à la demande US et
Européenne. Les forêts vont être encore plus détruites pour cultiver
du soja transgénique, de la canne à sucre ou du palmier à huile pour
la production d’éthanol ou de diesel végétal pour les riches.

Dans ce pays, la production d’éthanol a été mise en place dans les
années 1970 sous la dictature militaire. Certaines organisations
parlent de catastrophe humanitaire et d’esclavagisme, car quelque
200.000 migrants y coupent à la machette la canne à sucre, 12 heures
par jour, dans des conditions de température torride et pour un
salaire de misère. La nuit, ils sont entassés dans des baraquements
sordides. Tous les ans, des migrants-esclaves meurent de chaleur et
d’épuisement. Ce sont les dommages collatéraux de la fièvre de “l’or
vert” : un migrant-esclave dans les monocultures de canne à sucre
n’est que de la chair à éthanol, son prix ne figure pas dans les
tableaux d’amortissements !

L’Amérique latine constitue un énorme gisement pour la spéculation
éthanolesque. Olivier Combastet, le banquier français qui a lancé le
fonds d’investissement Pergam Finance, a vu que « les centaines
d’hectares de maïs et de soja disponibles, par exemple en Uruguay,
sont autant de barils dormants de carburant vert du style éthanol dont
la demande mondiale devrait exploser dans les années qui viennent ».

Alors tous les grands princes de la pétrochimie et de la finance
“carburent vers” l’Amérique Latine pour réveiller la « Belle aux
barils dormants » ! Les experts estiment de 15 à 20 millions
d’hectares les surfaces agricoles qui y sont disponibles à l’achat. La
BNP a bien compris l’affaire très juteuse que cet éthanol représente,
puisqu’elle déclare que « les matières premières agricoles sont des
actifs extrêmement peu chers, pour lesquels la demande est en train
d’exploser et pour lesquels l’offre s’affaiblira. Leur situation
aujourd’hui est similaire à celle du gaz naturel en 2000 : triplement
des cours suite à un hiver très froid et une sécheresse qui avait
réduit la capacité hydroélectrique ».

Le scandale de la culture du palmier à huile en Indonésie vient
récemment d’être dénoncé par la primatologue Emmanuelle Grundmann dans
son livre « Ces forêts qu’on assassine » aux Editions Calmann-Lévy.
Selon les Amis de la Terre « En Indonésie, le gouvernement prévoit de
détruire 16,5 millions d’hectares de forêt tropicale pour planter des
palmiers à huile ! En Malaisie, ce sont 6 millions d’hectares. À
Sumatra et Bornéo, quelques 4 millions d’hectares de forêts ont été
convertis en plantations de palmiers à huile. Même le fameux Parc
National de Tanjung Puting au Kalimantan a été mis en pièce par des
planteurs. Des milliers d’habitants de ces régions ont été expulsés de
leurs terres et près de 500 Indonésiens ont été torturés lorsqu’ils
tentèrent de résister. Toute la région est en train de devenir un
immense champ de “pétrole végétal ».

Le totalitarisme éthanolien
Qui sont les grands humanitaires totalitaires qui font transpirer sang
et eau pour lutter contre le réchauffement climatique ?

La société pétrolière BP vient de s’associer à la société de la chimie
et de biotechnologie DuPont de Nemours afin de développer une nouvelle
génération de carburant végétal. DuPont est actuellement la quatrième
multinationale de l’agro-chimie. Toyota s’est allié avec BP pour
produire de l’éthanol au Canada à partir de la cellulose extraite des
déchets. Volkswagen a signé un accord avec la multinationale de
l’alimentation ADM. Shell développe une deuxième génération d’agro-
carburants et fait des essais de raffinage d’éthanol à partir de
lignine et de cellulose. Cargill, la grande multinationale de l’agro-
alimentaire, s’est lancé dans la production de diesels végétaux. Etc,
etc...

Et les responsables gouvernementaux osent nous vanter « l’indépendance
énergétique » des carburants végétaux ? Les grands gagnants de cette
arnaque agricole du siècle sont bien sûr les multinationales
“transgéniques”. Elles sont en train de tester des variétés conçues
spécifiquement pour la production d’agro-carburants. Aux USA, 70 % du
maïs et du soja sont modifiés génétiquement. Monsanto détient le
contrôle absolu en Amérique du sud, avec son soja transgénique ; cette
société développe un maïs uniquement destiné à la production de
carburant végétal dans un laboratoire détenu par Lockheed Martin.

De même pour Syngenta qui a mis au point un enzyme alpha-amilase
exprimé dans le maïs 3272 et qui est considéré comme un allergène
important. Que va t-il se passer si les gènes qui le synthétisent
réussissent à s’introduire dans la chaîne alimentaire ?

Au Brésil, la canne à sucre transgénique est dans l’air du temps. La
société “Centro para la Tecnología de la Caña » (la CTC, localisée à
Piracicaba) a obtenu de la Commission de “Biosécurité”, en mars
dernier, l’autorisation de faire en plein champ des essais d’une
variété de canne à sucre génétiquement modifiée, qui serait capable de
produire 15 % de plus de sucre. Selon la compagnie Brésilienne, cette
variété a déjà fait l’objet de tests intensifs en milieu confiné. La
CTC attend l’aval pour deux autres variétés chimériques, elle envisage
de poursuivre ses tests intensifs en plein champ pendant quelques
années et d’introduire sur le marché ses cannes à sucre chimériques en
2010. Une autre société Brésilienne “Allelyx” attend l’aval de la
commission pour plusieurs variétés transgéniques ; une autre encore,
“Embrapa”, vient également de se déclarer très intéressée. Monsanto se
serait déjà associé à deux sociétés brésiliennes pour lancer de la
canne à sucre transgénique sur le marché, son porte-parole a déclaré
que « il y a des études de développement, parce que c’est un marché
intéressant, mais rien de spécifique pour l’instant ... et rien
d’officiel pour l’instant ». Pas d’illusion, cela fait sans doute dix
ans qu’ils bricolent des chimères de canne à sucre dans leurs
laboratoires. Lorsque ce sera officiel, les consommateurs seront mis
devant le fait accompli. Nul besoin de consulter l’Oracle pour voir le
danger des chimères génétiques resurgir sournoisement au détour des
carburants végétaux.

Avec la folie des carburants végétaux, nous assistons à une
terrifiante et peut-être ultime concentration des grands capitaux
entre l’agro-chimie, les nécro-technologies, l’agro-alimentaire et les
sociétés pétrolières, avec la complicité bienveillante des États.

S’il est plus profitable de produire des carburants végétaux que des
aliments, le grand capital s’orientera vers les carburants végétaux.

Après avoir œuvré, pendant des dizaines d’années, à transformer cette
belle planète en poubelle agricole et industrielle, le capital, mû par
une inspiration soudaine et quasi-mystique, brandit, avec la
complicité des gouvernements et de certains medias complaisants, le
spectre des bouleversements climatiques, et dans sa grande mansuétude,
il nous propose les carburants verts pour sauver la planète.

On ne peut que répéter que l’objectif des entreprises capitalistes
n’est pas de produire des aliments, ou des carburants végétaux, ou de
l’information : il est de produire de l’argent, des bénéfices.
Point.

–––––––[*] L’Association Kokopelli a été créée, durant le printemps 1999,
pour reprendre le flambeau de Terre de Semences qui œuvrait, depuis
1994, à la protection de la biodiversité et à la production et
distribution de semences issues de l’agriculture biologique et
biodynamique.

Pour avoir le texte complet de Dominique Guillet, voir sur le net à
l’adresse : www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.

Pour trouver d’autres informations sur le même sujet, voir aussi :
www.sinpermiso.info/textos/index.php ?id=1119



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  #2 (permalink)  
Vieux 29/08/2008, 08h46
trallala
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Carburants végétaux -> Lutte contre la Surpopulation

non, si ca limite la bouffe
pour les humains,

ca permettre de lutter contre la surpopulation

pour celà, c'est une bonne chose



"Rachida" <Rachida***nomail.fr> a écrit dans le message de news:
48b7a0f1$0$894$ba4acef3***news.orange.fr...
> Campagnes d'intoxication et dérives sémantiques.
>
> L'exploitation des terres agricoles pour y faire pousser des plantes
> telles que maïs, blé ou canne à sucre afin de les transformer en
> éthanol est une aberration, à tous points de vue. L'Association
> Kokopelli[*] l'a bien compris, comme le prouve l'analyse qui suit,
> d'après Dominique Guillet. :
>
> Mettez du sang dans votre moteur !
> par D. GUILLET
> Une partie du dernier Salon de l'Agriculture était transformée en
> Salon de l'Automobile. Ils étaient tous là, Peugeot, Ford, Renault,
> etc. Avec des petites fleurs peintes sur les portières des voitures,
> ils clamaient haut et fort qu'ils vont sauver la planète avec
> l'éthanol et les huiles de colza. Les grands pièges de la sémantique
> pour endormir le peuple étaient de sortie : biodiesels, biocarburants,
> or vert, carburants verts, « le carburant qui voit la vie en vert ».
> Plus l'intoxication est grosse, mieux elle passe !
>
> L'attribution du terme "bio" pour les nécro-carburants gagne
> rapidement du terrain. « Volvo fera du sport bio » ! « Ford et
> Europcar roulent pour le bio ! », Saab se décrit comme « 300 chevaux
> écologiques » et a pris comme logo « Les forces de la nature auront
> toujours besoin de s'exprimer. Libérons-les. » Certaines voitures
> roulant au carburant végétal ont même la mention "bio" peinte sur leur
> carrosserie. Les rallyes deviennent "bios", les voitures et les pneus,
> "écolos". C'est la "passion verte". Double langage et inversion des
> valeurs, quelle perte de sens !
>
> Mais pour l'agriculture bio, c'est le coup de grâce, d'autant plus que
> la pression des lobbies à Bruxelles cherche à imposer une agriculture
> bio de « seconde génération » avec une pincée de pesticides par-ci et
> une demi-pincée de chimères génétiques par-là ! Les cahiers de charge
> de l'agro-bio sont en passe de devenir des cahiers de décharge !
>
> En réalité, les carburants végétaux ne sont pas bios du tout : ils
> sont issus de plantes cultivées avec toute l'artillerie lourde des
> intrants de l'agro-chimie et ses pesticides et par des processus
> d'extraction industrielle très complexes. C'est bien plutôt de «
> nécrocarburants » qu'il s'agit, et c'est de « nécroéthanol » et de «
> nécrodiesel » qu'il faudrait parler, car ce préfixe nécro, qui
> signifie mort, est celui qui qualifie le mieux les aspects techniques,
> écologiques et humains de cette sinistre farce.
>
> Les carburants végétaux vont accroître l'immense tragédie de la sous-
> nutrition, de la mort de faim, de la misère sociale, du déplacement
> des populations, de la déforestation, de l'érosion des sols, de la
> désertification, de la pénurie en eau, etc.
>
> Les grands groupes pétroliers se sont alliés aux grands groupes de
> l'agro-alimentaire, de l'agro-chimie et aux semenciers pour lancer
> cette grotesque mystification du citoyen visant à lui faire croire,
> pour le tranquilliser, que les carburants végétaux ne représentent
> aucune « concurrence pour les filières alimentaires ». Ce n'est
> pourtant pas une tâche aisée, surtout si le dit citoyen découvre
> l'ouvrage passionnant de Nicolino et de Veillerette : « Pesticides :
> révélations sur un scandale français ». Mais quels seront les
> courageux journalistes qui vont se lancer dans la rédaction d'un
> ouvrage qui serait intitulé « Carburants végétaux : révélations sur un
> scandale mondial » ?
>
> Bilan négatif de l'éthanol
> En allant filmer des usines de production d'éthanol à Goldfield et
> Nevada dans l'Iowa (États-Unis), nous avons pu obtenir des chiffres
> précis quant au bilan énergétique de ce carburant végétal :
>
> L'usine de Goldfield transforme tous les ans 450.000 tonnes de maïs
> pour produire 190 millions de litres d'éthanol. Pour ce faire, elle
> brûle tous les jours 300 tonnes de charbon (qui arrivent de loin par
> camion) et elle relâche benoîtement du CO2 dans l'atmosphère. Bilan
> (provisoire) d'une telle centrale : pour produire un litre d'éthanol,
> il faut transformer 2,37 kilos de maïs, brûler 500 grammes de charbon
> et utiliser 4 litres d'eau.
>
> Il est question de faire tourner les centrales d'éthanol au bois, pour
> remplacer le charbon, les forêts qui brûleront ainsi étant à des
> milliers de kilomètres. Et ce sont 200 centrales de ce type qui se
> profilent à l'horizon aux USA.
>
> Le Professeur Pimentel, de l'Université de Cornell (Ithaca, New-York)
> a pourtant prouvé, et depuis de nombreuses années, que le bilan
> énergétique basique de la production d'éthanol est complètement
> négatif : le carburant végétal réchauffe davantage la planète que
> l'essence !
>
> La facture cachée
> Et le bilan serait encore plus indécent si on tenait compte du fait
> que la production de maïs a un coût réel en intrants, pesticides, et
> travail, sans parler de l'amortissement du matériel. Les agro-
> carburants vont donc accélérer la destruction des écosystèmes en
> répandant encore plus d'intrants et de pesticides dans les sols, dans
> l'atmosphère et dans les eaux. Un litre d'éthanol entraîne l'érosion,
> c'est-à-dire la disparition pure et simple de 15 à 25 kg de sol. Quant
> à l'eau, et c'est peut-être le comble : il faut, selon les régions, de
> 500 à 1500 litres d'eau pour produire un kilo de maïs, ce qui signifie
> que la production d'un litre d'éthanol à base de maïs requiert
> l'utilisation de 1.200 à 3.600 litres d'eau ! Alors qu'on sait que le
> manque d'assainissement est tel que 1,3 milliards d'humains n'ont pas
> accès à l'eau potable et qu'en moyenne 3.800 enfants meurent, chaque
> jour, de maladies liées à ce manque.
>
> Rappelons, au passage, que l'agriculture, telle qu'elle est pratiquée
> aujourd'hui, consomme 90 % de l'eau douce du monde.
>
> Une entreprise française affirme être le leader européen dans la
> production d'éthanol. Vive la France pionnière qui s'engage résolument
> dans cette lilière si prometteuse ! Le leader français de l'éthanol
> serait le sucrier Tereos, qui aurait obtenu 31 % des agréments
> français pour la production d'éthanol de betterave et de blé. Cette
> société a ouvert en 2006 une distillerie de 3 millions d'hectolitres,
> située dans l'Aisne, 90 millions d'euros ont été investis pour traiter
> 3 millions de tonnes de betteraves provenant de près de 40.000
> hectares cultivés par 10.000 agriculteurs. Elle a investi 130 millions
> d'euros dans une autre ethanolerie dans la Marne (ouverte en avril
> 2007) qui transformera 840.000 tonnes de blé pour produire 3 millions
> d'hectolitres d'éthanol. En Europe, elle se propose d'acheter quatre
> usines ce qui lui permettrait de transformer en plus 2,6 millions de
> tonnes de blé et de maïs. En République Tchèque, Tereos a ouvert une
> seconde distillerie d'éthanol de betteraves à Dobrovice en octobre
> 2006 et prévoit l'ouverture d'une troisième. En Afrique, elle a pris
> des participations dans des entreprises sucrières (c'est la première
> fois qu'une entreprise européenne sucrière s'implante en Afrique
> continentale). En Amérique du sud, elle est devenue, en 2006, le 3ème
> producteur de sucre au Brésil, où elle va traiter 7 millions de tonnes
> en 2007 et envisage d'y traiter 18 millions de tonnes de canne à sucre
> en 2012.
>
> Tereos annonce ainsi une augmentation de 84 % de ses résultats pour
> l'année 2006. Comme les cours du sucre sont en train de flamber, à
> cause de l'éthanol, elle se dit tentée par la Bourse car les fonds
> d'investissement seraient très gourmands de sucre ! C'est vraiment de
> l'or vert, cet éthanol !
>
> Ethanol et crises alimentaires
> Il y a quelques années, au Guatemala et au Mexique, les paysans ont
> cessé de produire leurs maïs traditionnels à cause du « dumping » de
> maïs OGM en provenance des USA : cela leur revenait moins cher
> d'acheter la tortilla (leur aliment traditionnel à base de maïs)
> industrielle que de cultiver la « milpa ». Mais la situation a
> changé : aujourd'hui les USA gardent leur maïs dont 20 % de la récolte
> sont transformés en éthanol. Alors au Guatemala le prix de la tortilla
> a augmenté de 80 %. La situation est identique au Mexique où
> l'augmentation de 40 à 100 % du prix de la tortilla entraîne de
> sérieuses émeutes.
>
> Dopés par une récolte très médiocre et une demande croissante
> d'éthanol, les cours du maïs sont en train de flamber. Aux USA, ils
> ont atteint, début mars 2007, leur plus haut niveau depuis plus de dix
> ans, en 15 mois, le prix du maïs a augmenté de 115 %. On commence à y
> évoquer une crise alimentaire parce que l'augmentation du prix des
> céréales a des effets multiples. Par exemple, le coût d'un poulet est
> constitué à 40 % par le prix du maïs. Les prix augmentent parce que
> l'offre baisse, parce que la demande s'accroît (en raison de la
> production d'éthanol) et parce que certains aléas climatiques sont en
> train de semer le chaos dans l'agriculture ! Les productions mondiales
> diminuent, celle du maïs de 3 %, celle du blé de 6 %, atteignant même
> 55 % en Australie à cause de la sécheresse.
>
> Et les multinationales et les gouvernements voudraient nous faire
> croire que les agro-carburants ne représentent aucune « concurrence
> pour les filières alimentaires » ?
>
> Ethanol de la honte
> . Au Brésil, premier producteur mondial d'éthanol, G.W. Bush vient de
> signer une alliance historique avec le Président Lula (qui parle d'une
> « révolution de l'énergie ») pour lancer une « OPEP de l'éthanol ».
> Les industriels se frottent les mains et prévoient une augmentation de
> 55 % des surfaces de canne à sucre pour répondre à la demande US et
> Européenne. Les forêts vont être encore plus détruites pour cultiver
> du soja transgénique, de la canne à sucre ou du palmier à huile pour
> la production d'éthanol ou de diesel végétal pour les riches.
>
> Dans ce pays, la production d'éthanol a été mise en place dans les
> années 1970 sous la dictature militaire. Certaines organisations
> parlent de catastrophe humanitaire et d'esclavagisme, car quelque
> 200.000 migrants y coupent à la machette la canne à sucre, 12 heures
> par jour, dans des conditions de température torride et pour un
> salaire de misère. La nuit, ils sont entassés dans des baraquements
> sordides. Tous les ans, des migrants-esclaves meurent de chaleur et
> d'épuisement. Ce sont les dommages collatéraux de la fièvre de "l'or
> vert" : un migrant-esclave dans les monocultures de canne à sucre
> n'est que de la chair à éthanol, son prix ne figure pas dans les
> tableaux d'amortissements !
>
> L'Amérique latine constitue un énorme gisement pour la spéculation
> éthanolesque. Olivier Combastet, le banquier français qui a lancé le
> fonds d'investissement Pergam Finance, a vu que « les centaines
> d'hectares de maïs et de soja disponibles, par exemple en Uruguay,
> sont autant de barils dormants de carburant vert du style éthanol dont
> la demande mondiale devrait exploser dans les années qui viennent ».
>
> Alors tous les grands princes de la pétrochimie et de la finance
> "carburent vers" l'Amérique Latine pour réveiller la « Belle aux
> barils dormants » ! Les experts estiment de 15 à 20 millions
> d'hectares les surfaces agricoles qui y sont disponibles à l'achat. La
> BNP a bien compris l'affaire très juteuse que cet éthanol représente,
> puisqu'elle déclare que « les matières premières agricoles sont des
> actifs extrêmement peu chers, pour lesquels la demande est en train
> d'exploser et pour lesquels l'offre s'affaiblira. Leur situation
> aujourd'hui est similaire à celle du gaz naturel en 2000 : triplement
> des cours suite à un hiver très froid et une sécheresse qui avait
> réduit la capacité hydroélectrique ».
>
> Le scandale de la culture du palmier à huile en Indonésie vient
> récemment d'être dénoncé par la primatologue Emmanuelle Grundmann dans
> son livre « Ces forêts qu'on assassine » aux Editions Calmann-Lévy.
> Selon les Amis de la Terre « En Indonésie, le gouvernement prévoit de
> détruire 16,5 millions d'hectares de forêt tropicale pour planter des
> palmiers à huile ! En Malaisie, ce sont 6 millions d'hectares. À
> Sumatra et Bornéo, quelques 4 millions d'hectares de forêts ont été
> convertis en plantations de palmiers à huile. Même le fameux Parc
> National de Tanjung Puting au Kalimantan a été mis en pièce par des
> planteurs. Des milliers d'habitants de ces régions ont été expulsés de
> leurs terres et près de 500 Indonésiens ont été torturés lorsqu'ils
> tentèrent de résister. Toute la région est en train de devenir un
> immense champ de "pétrole végétal ».
>
> Le totalitarisme éthanolien
> Qui sont les grands humanitaires totalitaires qui font transpirer sang
> et eau pour lutter contre le réchauffement climatique ?
>
> La société pétrolière BP vient de s'associer à la société de la chimie
> et de biotechnologie DuPont de Nemours afin de développer une nouvelle
> génération de carburant végétal. DuPont est actuellement la quatrième
> multinationale de l'agro-chimie. Toyota s'est allié avec BP pour
> produire de l'éthanol au Canada à partir de la cellulose extraite des
> déchets. Volkswagen a signé un accord avec la multinationale de
> l'alimentation ADM. Shell développe une deuxième génération d'agro-
> carburants et fait des essais de raffinage d'éthanol à partir de
> lignine et de cellulose. Cargill, la grande multinationale de l'agro-
> alimentaire, s'est lancé dans la production de diesels végétaux. Etc,
> etc...
>
> Et les responsables gouvernementaux osent nous vanter « l'indépendance
> énergétique » des carburants végétaux ? Les grands gagnants de cette
> arnaque agricole du siècle sont bien sûr les multinationales
> "transgéniques". Elles sont en train de tester des variétés conçues
> spécifiquement pour la production d'agro-carburants. Aux USA, 70 % du
> maïs et du soja sont modifiés génétiquement. Monsanto détient le
> contrôle absolu en Amérique du sud, avec son soja transgénique ; cette
> société développe un maïs uniquement destiné à la production de
> carburant végétal dans un laboratoire détenu par Lockheed Martin.
>
> De même pour Syngenta qui a mis au point un enzyme alpha-amilase
> exprimé dans le maïs 3272 et qui est considéré comme un allergène
> important. Que va t-il se passer si les gènes qui le synthétisent
> réussissent à s'introduire dans la chaîne alimentaire ?
>
> Au Brésil, la canne à sucre transgénique est dans l'air du temps. La
> société "Centro para la Tecnología de la Caña » (la CTC, localisée à
> Piracicaba) a obtenu de la Commission de "Biosécurité", en mars
> dernier, l'autorisation de faire en plein champ des essais d'une
> variété de canne à sucre génétiquement modifiée, qui serait capable de
> produire 15 % de plus de sucre. Selon la compagnie Brésilienne, cette
> variété a déjà fait l'objet de tests intensifs en milieu confiné. La
> CTC attend l'aval pour deux autres variétés chimériques, elle envisage
> de poursuivre ses tests intensifs en plein champ pendant quelques
> années et d'introduire sur le marché ses cannes à sucre chimériques en
> 2010. Une autre société Brésilienne "Allelyx" attend l'aval de la
> commission pour plusieurs variétés transgéniques ; une autre encore,
> "Embrapa", vient également de se déclarer très intéressée. Monsanto se
> serait déjà associé à deux sociétés brésiliennes pour lancer de la
> canne à sucre transgénique sur le marché, son porte-parole a déclaré
> que « il y a des études de développement, parce que c'est un marché
> intéressant, mais rien de spécifique pour l'instant ... et rien
> d'officiel pour l'instant ». Pas d'illusion, cela fait sans doute dix
> ans qu'ils bricolent des chimères de canne à sucre dans leurs
> laboratoires. Lorsque ce sera officiel, les consommateurs seront mis
> devant le fait accompli. Nul besoin de consulter l'Oracle pour voir le
> danger des chimères génétiques resurgir sournoisement au détour des
> carburants végétaux.
>
> Avec la folie des carburants végétaux, nous assistons à une
> terrifiante et peut-être ultime concentration des grands capitaux
> entre l'agro-chimie, les nécro-technologies, l'agro-alimentaire et les
> sociétés pétrolières, avec la complicité bienveillante des États.
>
> S'il est plus profitable de produire des carburants végétaux que des
> aliments, le grand capital s'orientera vers les carburants végétaux.
>
> Après avoir ouvré, pendant des dizaines d'années, à transformer cette
> belle planète en poubelle agricole et industrielle, le capital, mû par
> une inspiration soudaine et quasi-mystique, brandit, avec la
> complicité des gouvernements et de certains medias complaisants, le
> spectre des bouleversements climatiques, et dans sa grande mansuétude,
> il nous propose les carburants verts pour sauver la planète.
>
> On ne peut que répéter que l'objectif des entreprises capitalistes
> n'est pas de produire des aliments, ou des carburants végétaux, ou de
> l'information : il est de produire de l'argent, des bénéfices.
> Point.
>
> -------
>[*] L'Association Kokopelli a été créée, durant le printemps 1999,
> pour reprendre le flambeau de Terre de Semences qui ouvrait, depuis
> 1994, à la protection de la biodiversité et à la production et
> distribution de semences issues de l'agriculture biologique et
> biodynamique.
>
> Pour avoir le texte complet de Dominique Guillet, voir sur le net à
> l'adresse : www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.
>
> Pour trouver d'autres informations sur le même sujet, voir aussi :
> www.sinpermiso.info/textos/index.php ?id=1119
>
>
>



Réponse avec citation
  #3 (permalink)  
Vieux 29/08/2008, 09h13
trallala
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Carburants végétaux -> Lutte contre la Surpopulation

non non,

les éradiqués seront les lapineurs,
ceux qui ne savent pas
contrôler leur population

voyez comme la Sélection Naturelle fonctionne bien

Survival of the fittest

ou plutot

c'est les moins cons qui survivent


"zembla7" <zembla7***chkoun.com> a écrit dans le message de news:
48b7add9$0$20768$426a74cc***news.free.fr...
> trallala wrote:
>> non, si ca limite la bouffe
>> pour les humains,
>>
>> ca permettre de lutter contre la surpopulation
>>
>> pour celà, c'est une bonne chose
>>
>>
>>
>> "Rachida" <Rachida***nomail.fr> a écrit dans le message de news:
>> 48b7a0f1$0$894$ba4acef3***news.orange.fr...
>>> Campagnes d'intoxication et dérives sémantiques.
>>>
>>> L'exploitation des terres agricoles pour y faire pousser des plantes
>>> telles que maïs, blé ou canne à sucre afin de les transformer en
>>> éthanol est une aberration, à tous points de vue. L'Association
>>> Kokopelli[*] l'a bien compris, comme le prouve l'analyse qui suit,
>>> d'après Dominique Guillet. :
>>>
>>> Mettez du sang dans votre moteur !
>>> par D. GUILLET
>>> Une partie du dernier Salon de l'Agriculture était transformée en
>>> Salon de l'Automobile. Ils étaient tous là, Peugeot, Ford, Renault,
>>> etc. Avec des petites fleurs peintes sur les portières des voitures,
>>> ils clamaient haut et fort qu'ils vont sauver la planète avec
>>> l'éthanol et les huiles de colza. Les grands pièges de la sémantique
>>> pour endormir le peuple étaient de sortie : biodiesels, biocarburants,
>>> or vert, carburants verts, « le carburant qui voit la vie en vert ».
>>> Plus l'intoxication est grosse, mieux elle passe !
>>>
>>> L'attribution du terme "bio" pour les nécro-carburants gagne
>>> rapidement du terrain. « Volvo fera du sport bio » ! « Ford et
>>> Europcar roulent pour le bio ! », Saab se décrit comme « 300 chevaux
>>> écologiques » et a pris comme logo « Les forces de la nature auront
>>> toujours besoin de s'exprimer. Libérons-les. » Certaines voitures
>>> roulant au carburant végétal ont même la mention "bio" peinte sur leur
>>> carrosserie. Les rallyes deviennent "bios", les voitures et les pneus,
>>> "écolos". C'est la "passion verte". Double langage et inversion des
>>> valeurs, quelle perte de sens !
>>>
>>> Mais pour l'agriculture bio, c'est le coup de grâce, d'autant plus que
>>> la pression des lobbies à Bruxelles cherche à imposer une agriculture
>>> bio de « seconde génération » avec une pincée de pesticides par-ci et
>>> une demi-pincée de chimères génétiques par-là ! Les cahiers de charge
>>> de l'agro-bio sont en passe de devenir des cahiers de décharge !
>>>
>>> En réalité, les carburants végétaux ne sont pas bios du tout : ils
>>> sont issus de plantes cultivées avec toute l'artillerie lourde des
>>> intrants de l'agro-chimie et ses pesticides et par des processus
>>> d'extraction industrielle très complexes. C'est bien plutôt de «
>>> nécrocarburants » qu'il s'agit, et c'est de « nécroéthanol » et de «
>>> nécrodiesel » qu'il faudrait parler, car ce préfixe nécro, qui
>>> signifie mort, est celui qui qualifie le mieux les aspects techniques,
>>> écologiques et humains de cette sinistre farce.
>>>
>>> Les carburants végétaux vont accroître l'immense tragédie de la sous-
>>> nutrition, de la mort de faim, de la misère sociale, du déplacement
>>> des populations, de la déforestation, de l'érosion des sols, de la
>>> désertification, de la pénurie en eau, etc.
>>>
>>> Les grands groupes pétroliers se sont alliés aux grands groupes de
>>> l'agro-alimentaire, de l'agro-chimie et aux semenciers pour lancer
>>> cette grotesque mystification du citoyen visant à lui faire croire,
>>> pour le tranquilliser, que les carburants végétaux ne représentent
>>> aucune « concurrence pour les filières alimentaires ». Ce n'est
>>> pourtant pas une tâche aisée, surtout si le dit citoyen découvre
>>> l'ouvrage passionnant de Nicolino et de Veillerette : « Pesticides :
>>> révélations sur un scandale français ». Mais quels seront les
>>> courageux journalistes qui vont se lancer dans la rédaction d'un
>>> ouvrage qui serait intitulé « Carburants végétaux : révélations sur un
>>> scandale mondial » ?
>>>
>>> Bilan négatif de l'éthanol
>>> En allant filmer des usines de production d'éthanol à Goldfield et
>>> Nevada dans l'Iowa (États-Unis), nous avons pu obtenir des chiffres
>>> précis quant au bilan énergétique de ce carburant végétal :
>>>
>>> L'usine de Goldfield transforme tous les ans 450.000 tonnes de maïs
>>> pour produire 190 millions de litres d'éthanol. Pour ce faire, elle
>>> brûle tous les jours 300 tonnes de charbon (qui arrivent de loin par
>>> camion) et elle relâche benoîtement du CO2 dans l'atmosphère. Bilan
>>> (provisoire) d'une telle centrale : pour produire un litre d'éthanol,
>>> il faut transformer 2,37 kilos de maïs, brûler 500 grammes de charbon
>>> et utiliser 4 litres d'eau.
>>>
>>> Il est question de faire tourner les centrales d'éthanol au bois, pour
>>> remplacer le charbon, les forêts qui brûleront ainsi étant à des
>>> milliers de kilomètres. Et ce sont 200 centrales de ce type qui se
>>> profilent à l'horizon aux USA.
>>>
>>> Le Professeur Pimentel, de l'Université de Cornell (Ithaca, New-York)
>>> a pourtant prouvé, et depuis de nombreuses années, que le bilan
>>> énergétique basique de la production d'éthanol est complètement
>>> négatif : le carburant végétal réchauffe davantage la planète que
>>> l'essence !
>>>
>>> La facture cachée
>>> Et le bilan serait encore plus indécent si on tenait compte du fait
>>> que la production de maïs a un coût réel en intrants, pesticides, et
>>> travail, sans parler de l'amortissement du matériel. Les agro-
>>> carburants vont donc accélérer la destruction des écosystèmes en
>>> répandant encore plus d'intrants et de pesticides dans les sols, dans
>>> l'atmosphère et dans les eaux. Un litre d'éthanol entraîne l'érosion,
>>> c'est-à-dire la disparition pure et simple de 15 à 25 kg de sol. Quant
>>> à l'eau, et c'est peut-être le comble : il faut, selon les régions, de
>>> 500 à 1500 litres d'eau pour produire un kilo de maïs, ce qui signifie
>>> que la production d'un litre d'éthanol à base de maïs requiert
>>> l'utilisation de 1.200 à 3.600 litres d'eau ! Alors qu'on sait que le
>>> manque d'assainissement est tel que 1,3 milliards d'humains n'ont pas
>>> accès à l'eau potable et qu'en moyenne 3.800 enfants meurent, chaque
>>> jour, de maladies liées à ce manque.
>>>
>>> Rappelons, au passage, que l'agriculture, telle qu'elle est pratiquée
>>> aujourd'hui, consomme 90 % de l'eau douce du monde.
>>>
>>> Une entreprise française affirme être le leader européen dans la
>>> production d'éthanol. Vive la France pionnière qui s'engage résolument
>>> dans cette lilière si prometteuse ! Le leader français de l'éthanol
>>> serait le sucrier Tereos, qui aurait obtenu 31 % des agréments
>>> français pour la production d'éthanol de betterave et de blé. Cette
>>> société a ouvert en 2006 une distillerie de 3 millions d'hectolitres,
>>> située dans l'Aisne, 90 millions d'euros ont été investis pour traiter
>>> 3 millions de tonnes de betteraves provenant de près de 40.000
>>> hectares cultivés par 10.000 agriculteurs. Elle a investi 130 millions
>>> d'euros dans une autre ethanolerie dans la Marne (ouverte en avril
>>> 2007) qui transformera 840.000 tonnes de blé pour produire 3 millions
>>> d'hectolitres d'éthanol. En Europe, elle se propose d'acheter quatre
>>> usines ce qui lui permettrait de transformer en plus 2,6 millions de
>>> tonnes de blé et de maïs. En République Tchèque, Tereos a ouvert une
>>> seconde distillerie d'éthanol de betteraves à Dobrovice en octobre
>>> 2006 et prévoit l'ouverture d'une troisième. En Afrique, elle a pris
>>> des participations dans des entreprises sucrières (c'est la première
>>> fois qu'une entreprise européenne sucrière s'implante en Afrique
>>> continentale). En Amérique du sud, elle est devenue, en 2006, le 3ème
>>> producteur de sucre au Brésil, où elle va traiter 7 millions de tonnes
>>> en 2007 et envisage d'y traiter 18 millions de tonnes de canne à sucre
>>> en 2012.
>>>
>>> Tereos annonce ainsi une augmentation de 84 % de ses résultats pour
>>> l'année 2006. Comme les cours du sucre sont en train de flamber, à
>>> cause de l'éthanol, elle se dit tentée par la Bourse car les fonds
>>> d'investissement seraient très gourmands de sucre ! C'est vraiment de
>>> l'or vert, cet éthanol !
>>>
>>> Ethanol et crises alimentaires
>>> Il y a quelques années, au Guatemala et au Mexique, les paysans ont
>>> cessé de produire leurs maïs traditionnels à cause du « dumping » de
>>> maïs OGM en provenance des USA : cela leur revenait moins cher
>>> d'acheter la tortilla (leur aliment traditionnel à base de maïs)
>>> industrielle que de cultiver la « milpa ». Mais la situation a
>>> changé : aujourd'hui les USA gardent leur maïs dont 20 % de la récolte
>>> sont transformés en éthanol. Alors au Guatemala le prix de la tortilla
>>> a augmenté de 80 %. La situation est identique au Mexique où
>>> l'augmentation de 40 à 100 % du prix de la tortilla entraîne de
>>> sérieuses émeutes.
>>>
>>> Dopés par une récolte très médiocre et une demande croissante
>>> d'éthanol, les cours du maïs sont en train de flamber. Aux USA, ils
>>> ont atteint, début mars 2007, leur plus haut niveau depuis plus de dix
>>> ans, en 15 mois, le prix du maïs a augmenté de 115 %. On commence à y
>>> évoquer une crise alimentaire parce que l'augmentation du prix des
>>> céréales a des effets multiples. Par exemple, le coût d'un poulet est
>>> constitué à 40 % par le prix du maïs. Les prix augmentent parce que
>>> l'offre baisse, parce que la demande s'accroît (en raison de la
>>> production d'éthanol) et parce que certains aléas climatiques sont en
>>> train de semer le chaos dans l'agriculture ! Les productions mondiales
>>> diminuent, celle du maïs de 3 %, celle du blé de 6 %, atteignant même
>>> 55 % en Australie à cause de la sécheresse.
>>>
>>> Et les multinationales et les gouvernements voudraient nous faire
>>> croire que les agro-carburants ne représentent aucune « concurrence
>>> pour les filières alimentaires » ?
>>>
>>> Ethanol de la honte
>>> . Au Brésil, premier producteur mondial d'éthanol, G.W. Bush vient de
>>> signer une alliance historique avec le Président Lula (qui parle d'une
>>> « révolution de l'énergie ») pour lancer une « OPEP de l'éthanol ».
>>> Les industriels se frottent les mains et prévoient une augmentation de
>>> 55 % des surfaces de canne à sucre pour répondre à la demande US et
>>> Européenne. Les forêts vont être encore plus détruites pour cultiver
>>> du soja transgénique, de la canne à sucre ou du palmier à huile pour
>>> la production d'éthanol ou de diesel végétal pour les riches.
>>>
>>> Dans ce pays, la production d'éthanol a été mise en place dans les
>>> années 1970 sous la dictature militaire. Certaines organisations
>>> parlent de catastrophe humanitaire et d'esclavagisme, car quelque
>>> 200.000 migrants y coupent à la machette la canne à sucre, 12 heures
>>> par jour, dans des conditions de température torride et pour un
>>> salaire de misère. La nuit, ils sont entassés dans des baraquements
>>> sordides. Tous les ans, des migrants-esclaves meurent de chaleur et
>>> d'épuisement. Ce sont les dommages collatéraux de la fièvre de "l'or
>>> vert" : un migrant-esclave dans les monocultures de canne à sucre
>>> n'est que de la chair à éthanol, son prix ne figure pas dans les
>>> tableaux d'amortissements !
>>>
>>> L'Amérique latine constitue un énorme gisement pour la spéculation
>>> éthanolesque. Olivier Combastet, le banquier français qui a lancé le
>>> fonds d'investissement Pergam Finance, a vu que « les centaines
>>> d'hectares de maïs et de soja disponibles, par exemple en Uruguay,
>>> sont autant de barils dormants de carburant vert du style éthanol dont
>>> la demande mondiale devrait exploser dans les années qui viennent ».
>>>
>>> Alors tous les grands princes de la pétrochimie et de la finance
>>> "carburent vers" l'Amérique Latine pour réveiller la « Belle aux
>>> barils dormants » ! Les experts estiment de 15 à 20 millions
>>> d'hectares les surfaces agricoles qui y sont disponibles à l'achat. La
>>> BNP a bien compris l'affaire très juteuse que cet éthanol représente,
>>> puisqu'elle déclare que « les matières premières agricoles sont des
>>> actifs extrêmement peu chers, pour lesquels la demande est en train
>>> d'exploser et pour lesquels l'offre s'affaiblira. Leur situation
>>> aujourd'hui est similaire à celle du gaz naturel en 2000 : triplement
>>> des cours suite à un hiver très froid et une sécheresse qui avait
>>> réduit la capacité hydroélectrique ».
>>>
>>> Le scandale de la culture du palmier à huile en Indonésie vient
>>> récemment d'être dénoncé par la primatologue Emmanuelle Grundmann dans
>>> son livre « Ces forêts qu'on assassine » aux Editions Calmann-Lévy.
>>> Selon les Amis de la Terre « En Indonésie, le gouvernement prévoit de
>>> détruire 16,5 millions d'hectares de forêt tropicale pour planter des
>>> palmiers à huile ! En Malaisie, ce sont 6 millions d'hectares. À
>>> Sumatra et Bornéo, quelques 4 millions d'hectares de forêts ont été
>>> convertis en plantations de palmiers à huile. Même le fameux Parc
>>> National de Tanjung Puting au Kalimantan a été mis en pièce par des
>>> planteurs. Des milliers d'habitants de ces régions ont été expulsés de
>>> leurs terres et près de 500 Indonésiens ont été torturés lorsqu'ils
>>> tentèrent de résister. Toute la région est en train de devenir un
>>> immense champ de "pétrole végétal ».
>>>
>>> Le totalitarisme éthanolien
>>> Qui sont les grands humanitaires totalitaires qui font transpirer sang
>>> et eau pour lutter contre le réchauffement climatique ?
>>>
>>> La société pétrolière BP vient de s'associer à la société de la chimie
>>> et de biotechnologie DuPont de Nemours afin de développer une nouvelle
>>> génération de carburant végétal. DuPont est actuellement la quatrième
>>> multinationale de l'agro-chimie. Toyota s'est allié avec BP pour
>>> produire de l'éthanol au Canada à partir de la cellulose extraite des
>>> déchets. Volkswagen a signé un accord avec la multinationale de
>>> l'alimentation ADM. Shell développe une deuxième génération d'agro-
>>> carburants et fait des essais de raffinage d'éthanol à partir de
>>> lignine et de cellulose. Cargill, la grande multinationale de l'agro-
>>> alimentaire, s'est lancé dans la production de diesels végétaux. Etc,
>>> etc...
>>>
>>> Et les responsables gouvernementaux osent nous vanter « l'indépendance
>>> énergétique » des carburants végétaux ? Les grands gagnants de cette
>>> arnaque agricole du siècle sont bien sûr les multinationales
>>> "transgéniques". Elles sont en train de tester des variétés conçues
>>> spécifiquement pour la production d'agro-carburants. Aux USA, 70 % du
>>> maïs et du soja sont modifiés génétiquement. Monsanto détient le
>>> contrôle absolu en Amérique du sud, avec son soja transgénique ; cette
>>> société développe un maïs uniquement destiné à la production de
>>> carburant végétal dans un laboratoire détenu par Lockheed Martin.
>>>
>>> De même pour Syngenta qui a mis au point un enzyme alpha-amilase
>>> exprimé dans le maïs 3272 et qui est considéré comme un allergène
>>> important. Que va t-il se passer si les gènes qui le synthétisent
>>> réussissent à s'introduire dans la chaîne alimentaire ?
>>>
>>> Au Brésil, la canne à sucre transgénique est dans l'air du temps. La
>>> société "Centro para la Tecnología de la Caña » (la CTC, localisée à
>>> Piracicaba) a obtenu de la Commission de "Biosécurité", en mars
>>> dernier, l'autorisation de faire en plein champ des essais d'une
>>> variété de canne à sucre génétiquement modifiée, qui serait capable de
>>> produire 15 % de plus de sucre. Selon la compagnie Brésilienne, cette
>>> variété a déjà fait l'objet de tests intensifs en milieu confiné. La
>>> CTC attend l'aval pour deux autres variétés chimériques, elle envisage
>>> de poursuivre ses tests intensifs en plein champ pendant quelques
>>> années et d'introduire sur le marché ses cannes à sucre chimériques en
>>> 2010. Une autre société Brésilienne "Allelyx" attend l'aval de la
>>> commission pour plusieurs variétés transgéniques ; une autre encore,
>>> "Embrapa", vient également de se déclarer très intéressée. Monsanto se
>>> serait déjà associé à deux sociétés brésiliennes pour lancer de la
>>> canne à sucre transgénique sur le marché, son porte-parole a déclaré
>>> que « il y a des études de développement, parce que c'est un marché
>>> intéressant, mais rien de spécifique pour l'instant ... et rien
>>> d'officiel pour l'instant ». Pas d'illusion, cela fait sans doute dix
>>> ans qu'ils bricolent des chimères de canne à sucre dans leurs
>>> laboratoires. Lorsque ce sera officiel, les consommateurs seront mis
>>> devant le fait accompli. Nul besoin de consulter l'Oracle pour voir le
>>> danger des chimères génétiques resurgir sournoisement au détour des
>>> carburants végétaux.
>>>
>>> Avec la folie des carburants végétaux, nous assistons à une
>>> terrifiante et peut-être ultime concentration des grands capitaux
>>> entre l'agro-chimie, les nécro-technologies, l'agro-alimentaire et les
>>> sociétés pétrolières, avec la complicité bienveillante des États.
>>>
>>> S'il est plus profitable de produire des carburants végétaux que des
>>> aliments, le grand capital s'orientera vers les carburants végétaux.
>>>
>>> Après avoir ouvré, pendant des dizaines d'années, à transformer cette
>>> belle planète en poubelle agricole et industrielle, le capital, mû par
>>> une inspiration soudaine et quasi-mystique, brandit, avec la
>>> complicité des gouvernements et de certains medias complaisants, le
>>> spectre des bouleversements climatiques, et dans sa grande mansuétude,
>>> il nous propose les carburants verts pour sauver la planète.
>>>
>>> On ne peut que répéter que l'objectif des entreprises capitalistes
>>> n'est pas de produire des aliments, ou des carburants végétaux, ou de
>>> l'information : il est de produire de l'argent, des bénéfices.
>>> Point.
>>>
>>> -------
>>>[*] L'Association Kokopelli a été créée, durant le printemps 1999,
>>> pour reprendre le flambeau de Terre de Semences qui ouvrait, depuis
>>> 1994, à la protection de la biodiversité et à la production et
>>> distribution de semences issues de l'agriculture biologique et
>>> biodynamique.
>>>
>>> Pour avoir le texte complet de Dominique Guillet, voir sur le net à
>>> l'adresse : www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.
>>>
>>> Pour trouver d'autres informations sur le même sujet, voir aussi :
>>> www.sinpermiso.info/textos/index.php ?id=1119
>>>
>>>
>>>

>>
>>

> j'espère que tu feras partie du lot ! (des éradiqués, bien sûr)



Réponse avec citation
  #4 (permalink)  
Vieux 29/08/2008, 11h14
trallala
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Carburants végétaux -> Lutte contre la Surpopulation

c'est pourtant la seule méthode qui marche

pour protéger la terre de la bite des noirs comme
dirait l'autre



"Cyril" <Thrudgelmir***gmail.com> a écrit dans le message de news:
f4d5e708-4312-4e92-a9d3-bb06cf302b7d...oglegroups.com...
On Aug 29, 9:46 am, "trallala" <no_m...***10.0.0.1> wrote:
> non, si ca limite la bouffe
> pour les humains,
>
> ca permettre de lutter contre la surpopulation
>
> pour celà, c'est une bonne chose


C'est ce genre de discours inacceptables qui donne bon jeu pour
diaboliser le controle de population.

La limitation de la population ne peut se faire que par les naissances
et précisément elle vise à éviter que la population soit
"naturellement régulée" par la nourriture disponible.

Mais évidemment avec des imbéciles comme "trallala" qui disent qu'il
faut mieux laisser les gens crever, le message n'est pas près de
passer


Réponse avec citation
  #5 (permalink)  
Vieux 29/08/2008, 11h41
trallala
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Carburants végétaux -> Lutte contre la Surpopulation

et dans les pays Musulmans ?

et les Musulmas noirs ?

Musulmans et éducation des Femmes, ca fait
pas tilt chez vous ?

Et regardez l'Inde, incapable de restreindre
sa population

Non, croyez moi, distillons nos grains de blé
pour en faire de l'éthanol, c'est moins mauvais
que de les envoyez dans les pays Muslims


"Cyril" <Thrudgelmir***gmail.com> a écrit dans le message de news:
2a42cbfc-e77f-4690-b35e-df6346e0c2b6...oglegroups.com...
On Aug 29, 12:14 pm, "trallala" <no_m...***10.0.0.1> wrote:
> c'est pourtant la seule méthode qui marche
>
> pour protéger la terre de la bite des noirs comme
> dirait l'autre


C'est complètement faux.

La réduction de la natalité s'est obtenue partout par l'amélioration
du niveau de vie et de l'éducation (des femmes surtout, bien sur).

La population est en déclin au Japon, en Russie, en Allemagne, il n'y
a pas eu besoin de famines pour ça.




Réponse avec citation
  #6 (permalink)  
Vieux 29/08/2008, 12h52
Rachida
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Carburants végétaux -> Lutte contre la Surpopulation


"Cyril" <Thrudgelmir***gmail.com> a écrit dans le message de news:
f4d5e708-4312-4e92-a9d3-bb06cf302b7d...oglegroups.com...
On Aug 29, 9:46 am, "trallala" <no_m...***10.0.0.1> wrote:
> non, si ca limite la bouffe
> pour les humains,
>
> ca permettre de lutter contre la surpopulation
>
> pour celà, c'est une bonne chose


C'est ce genre de discours inacceptables qui donne bon jeu pour
diaboliser le controle de population.

La limitation de la population ne peut se faire que par les naissances
et précisément elle vise à éviter que la population soit
"naturellement régulée" par la nourriture disponible.

Mais évidemment avec des imbéciles comme "trallala" qui disent qu'il
faut mieux laisser les gens crever, le message n'est pas près de
passer

ce n'est pas un imbécile, c'est surtout une ordure.


Réponse avec citation
  #7 (permalink)  
Vieux 29/08/2008, 12h52
Rachida
 
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Par défaut Re: Carburants végétaux -> Lutte contre la Surpopulation


"Cyril" <Thrudgelmir***gmail.com> a écrit dans le message de news:
2a42cbfc-e77f-4690-b35e-df6346e0c2b6...oglegroups.com...
On Aug 29, 12:14 pm, "trallala" <no_m...***10.0.0.1> wrote:
> c'est pourtant la seule méthode qui marche
>
> pour protéger la terre de la bite des noirs comme
> dirait l'autre


C'est complètement faux.

La réduction de la natalité s'est obtenue partout par l'amélioration
du niveau de vie et de l'éducation (des femmes surtout, bien sur).

La population est en déclin au Japon, en Russie, en Allemagne, il n'y
a pas eu besoin de famines pour ça.

Parfaitement exact!




Réponse avec citation
  #8 (permalink)  
Vieux 29/08/2008, 18h12
Rachida
 
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Par défaut Re: Carburants végétaux -> Lutte contre la Surpopulation


"jmh" <jmh***evc.net> a écrit dans le message de news:
mn.eb447d880c40c137.87333***evc.net...
> Rachida a écrit :


non
>
>> l'éducation (des femmes surtout, bien sur).

>
> On espere que cela vous sera profitable


oui, ducon!


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