![]() |
| |||||||
| S'inscrire | FAQ | Membres | Calendrier | Recherche | Messages du jour | Marquer les forums comme lus |
![]() |
| LinkBack | Outils de la discussion | Modes d'affichage |
| |||
| On dit que l'Histoire se répète. En effet. Cela fait des décennies que je vois ces millions de parisiens, et surtout de banlieusards, subirent... Alors, je me délivre de mon humeur chagrine en vous livrant cette réflexion satirique, qui ne va sûrement pas faire plaisir à tout le monde ! Mais, au nom de la démocratie... On peut encore rigoler un peu, non ? C'est comme le bal des quatre saisons, réglé comme du papier à musique. Trois ou quatre fois par an, au moins, orchestré comme un rituel, ils sévissent. Des millions de travailleurs mis à pied. Ce n'est pas possible ? Aucun patron, même le patron des patrons n'oserait. n'oserait penser à une chose pareille. Eh bien, eux, si. Eux, qui ? Mais les Sévices publics, bien sûr. C'est leur technique. Et drôlement bien rôdée. Parce que ça fait des dizaines d'années qu'ils s'entraînent intensément. Comme s'ils visaient la Coupe du monde. Et quand ça arrive, tout s'arrête. La France retient son souffle, arrête de respirer et manque même d'expirer. Elle est tout au bord de l'asphyxie. Les trains traînent sur les voies de garage, les bus stoppent le business, les métros trônent dans les terminus, les avions collent aux pistes, les lettres sont en poste restante. Bref, plus rien ne marche, sauf. Sauf les travailleurs mis à pied. qui marchent, piétonnent, piétinent, piétaillent, piétouillent avec leurs petits petons pour. Pour, je vous le donne en mille ?. Aller au boulot ! Parce que tous ne sont pas encore rentrés dans les Sévices publics. Hé ! C'est qu'il faut être bardé de diplômes et bordé de mérite pour rentrer dans les rangs de l'élite de la nation. Ecoutez donc nos polis politicos quand ils en parlent de nos Sévices publics. Ils en ont plein la bouche, avec le langage châtié d'un dimanche matin de grand-messe. Tout politiquement correct. Pas un mot de trop. Pas un mot de travers qui pourrait contrarier le moindre fictionnaire. Ils n'ont pas intérêt. Sinon, le lendemain, c'est aussitôt le passage au débrayage en grande vitesse. C'est le seul cas où les Sévices publics réactionnent à tour de bras, au quart de tour. Alors, surtout pas de vagues. Et les politicos de claironner à qui mieux mieux que nous avons la chance, dans notre pays, d'avoir les Sévices publics les meilleurs du monde. Ah bon, il y a un championnat ? Bon. Bon. Quand je parle des Sévices publics, je ne mets pas tout le monde dans le même sac à malice. Il y en quand même qui bossent dur et dare-dare et qui servent plus qu'ils ne sévissent. Heureusement. Tiens, par exemple, je pense aux petites panseuses. enfin, oui. aux petites bandeuses des hôpitaux. Et parfois même bandantes, en sus, sous leur blouse blanche. Non, je n'ai pas dit "en suce", mais bien "en sus", "en plus". C'est fou ce que les gens ne prêtent l'oreille qu'à ce qu'ils veulent entendre ! En tout cas, elles sont souvent vachement dévouées et se donnent corps et âme aux Sévices. Et les renseignants dans les écoles, qui, à défaut d'apprendre à lire et à écrire, essayent tant bien que mal de survivre dans des territoires sans foi ni loi, au milieu des guerres tribales de quartier. Enfin, bon, il ne fait pas bon, non plus, les contrarier par de quelconques contrôles ou bien des obligations de résultats. Comme votre mécano ou votre plombier. On fait ce qu'on peut à l'Educ nationale. Là, on s'autocontôle de son plein gré avec autoavertissement préalable afin de ne pas être pris au dépourvu et risquer de se voir absent ce jour-là ! Non. Non. Loin de moi cette idée de confondre Lucette et sucette. Il y a Sévices et Sévices. Il y a les Sévices qui marchent. Ou à peu près. Avec les moyens qu'on leur donne. Et puis les Sévices publics pleins de fictionnaires assis, plus ou moins rassis, qui font marcher les usagers usés pour faire avancer leurs petites revendications. Avec toujours le même programme : grille des salaires, conditions de travail. Mais rarement de détails. Discrets. Discrets. Est-ce qu'ils veulent des sous-fesses, les lascars, pour éviter les escarres, Oscar ? Ou des primes supplémentaires, Théodule, pour les heures passées à surveiller la pendule ? Mystère. Ils sont en grève. Point. Et vous, vous attrapez la crève à vous échiner, à battre la semelle sur les trottoirs, sous la pluie battante ou sous un soleil de plomb. Selon la saison, Gaston. Non, mais à force de forcer, comme dit l'autre, on peut se poser des questions. Comment se fait-il que depuis tant d'années, c'est connu et reconnu, qu'ils ne sont pas contents de leur sort, qu'ils sont royalement mal payés qu'ils sont dans la précarité complète, sans aucune sécurité d'emploi, sans espoir d'avancement à la vieillerie, sans aucun petit avantage ou privilège, soumis à des contrôles de toutes sortes avec recherche de rendement maxi et, pour finir, une petiote retraite de misère, pas plus de cinq ans avant les autres, avec guère plus de soixante-quinze pour cent du salaire de la dernière année. après augmentation (!), comment se fait-il donc, mais comment se fait-ce que ces fictionnaires des Sévices publics ne songent pas enfin à changer de boulot ? Et surtout de patron ! Quant à vous, à nous tous, les usagers usagés des Sévices publics si souvent aux abonnés absents, il serait peut-être temps, après toutes ces mises à pied, de prendre notre destin en main, de faire notre évolution, sans attendre quatre-vingt-neuf, et d'investir dans la roue, la roue libre, la roulette, la roulotte, Lolotte. Enfin tout ce qui roule (pas forcément sur l'or), mais capable de nous emmener au boulot : vélos, rollers, patins, pédalos. Et tournez manège. Roulez jeune homme. Roulez jeune fille. Roulez, enroulez, roucoulez. C'est écono, écolo, rigolo ! Ça c'est l'avenir. Et sans Sévices. © Jacques Guilloreau Aux la parole ! / Prêts-textes à rire : http://jguillor.club.fr |
| | ||||
| ||||
| |
| |||
| On 13 nov, 07:37, "Jacques Guilloreau" <jguil...***club-internet.fr> wrote: > On dit que l'Histoire se répète. En effet. Cela fait des décennies que je > vois ces millions de parisiens, et surtout de > banlieusards, subirent... Alors, je me délivre de mon humeur chagrine en > vous livrant cette réflexion satirique, qui ne va sûrement pas faire plaisir > à tout le monde ! Mais, au nom de la démocratie... On peut encore rigoler > un peu, non ? > > C'est comme le bal des quatre saisons, > réglé comme du papier à musique. > Trois ou quatre fois par an, au moins, > orchestré comme un rituel, ils sévissent. > Des millions de travailleurs mis à pied. > Ce n'est pas possible ? > Aucun patron, même le patron des patrons > n'oserait. n'oserait penser à une chose pareille. > Eh bien, eux, si. > Eux, qui ? > Mais les Sévices publics, bien sûr. > C'est leur technique. Et drôlement bien rôdée. > Parce que ça fait des dizaines d'années > qu'ils s'entraînent intensément. > Comme s'ils visaient la Coupe du monde. > Et quand ça arrive, tout s'arrête. > La France retient son souffle, arrête de respirer > et manque même d'expirer. > Elle est tout au bord de l'asphyxie. > Les trains traînent sur les voies de garage, > les bus stoppent le business, > les métros trônent dans les terminus, > les avions collent aux pistes, > les lettres sont en poste restante. > Bref, plus rien ne marche, sauf. > Sauf les travailleurs mis à pied. qui marchent, > piétonnent, piétinent, piétaillent, piétouillent > avec leurs petits petons pour. > Pour, je vous le donne en mille ?. Aller au boulot ! > Parce que tous ne sont pas encore rentrés > dans les Sévices publics. > Hé ! C'est qu'il faut être bardé de diplômes > et bordé de mérite pour rentrer dans les rangs > de l'élite de la nation. > > Ecoutez donc nos polis politicos > quand ils en parlent de nos Sévices publics. > Ils en ont plein la bouche, avec le langage châtié > d'un dimanche matin de grand-messe. > Tout politiquement correct. Pas un mot de trop. > Pas un mot de travers qui pourrait contrarier > le moindre fictionnaire. > Ils n'ont pas intérêt. Sinon, le lendemain, > c'est aussitôt le passage au débrayage en grande vitesse. > C'est le seul cas où les Sévices publics > réactionnent à tour de bras, au quart de tour. > Alors, surtout pas de vagues. > Et les politicos de claironner à qui mieux mieux > que nous avons la chance, dans notre pays, > d'avoir les Sévices publics les meilleurs du monde. > Ah bon, il y a un championnat ? > Bon. Bon. Quand je parle des Sévices publics, > je ne mets pas tout le monde dans le même sac à malice. > Il y en quand même qui bossent dur et dare-dare > et qui servent plus qu'ils ne sévissent. Heureusement. > Tiens, par exemple, je pense aux petites panseuses. > enfin, oui. aux petites bandeuses des hôpitaux. > Et parfois même bandantes, en sus, sous leur blouse blanche. > Non, je n'ai pas dit "en suce", mais bien "en sus", "en plus". > C'est fou ce que les gens ne prêtent l'oreille > qu'à ce qu'ils veulent entendre ! > En tout cas, elles sont souvent vachement dévouées > et se donnent corps et âme aux Sévices. > Et les renseignants dans les écoles, > qui, à défaut d'apprendre à lire et à écrire, > essayent tant bien que mal de survivre > dans des territoires sans foi ni loi, > au milieu des guerres tribales de quartier. > Enfin, bon, il ne fait pas bon, non plus, > les contrarier par de quelconques contrôles > ou bien des obligations de résultats. > Comme votre mécano ou votre plombier. > On fait ce qu'on peut à l'Educ nationale. > Là, on s'autocontôle de son plein gré > avec autoavertissement préalable > afin de ne pas être pris au dépourvu > et risquer de se voir absent ce jour-là ! > > Non. Non. Loin de moi cette idée de confondre > Lucette et sucette. > Il y a Sévices et Sévices. > Il y a les Sévices qui marchent. Ou à peu près. > Avec les moyens qu'on leur donne. > Et puis les Sévices publics > pleins de fictionnaires assis, plus ou moins rassis, > qui font marcher les usagers usés > pour faire avancer leurs petites revendications. > Avec toujours le même programme : > grille des salaires, conditions de travail. > Mais rarement de détails. Discrets. Discrets. > Est-ce qu'ils veulent des sous-fesses, les lascars, > pour éviter les escarres, Oscar ? > Ou des primes supplémentaires, Théodule, > pour les heures passées à surveiller la pendule ? > Mystère. Ils sont en grève. Point. > Et vous, vous attrapez la crève > à vous échiner, à battre la semelle sur les trottoirs, > sous la pluie battante ou sous un soleil de plomb. > Selon la saison, Gaston. > Non, mais à force de forcer, comme dit l'autre, > on peut se poser des questions. > Comment se fait-il que depuis tant d'années, > c'est connu et reconnu, > qu'ils ne sont pas contents de leur sort, > qu'ils sont royalement mal payés > qu'ils sont dans la précarité complète, > sans aucune sécurité d'emploi, > sans espoir d'avancement à la vieillerie, > sans aucun petit avantage ou privilège, > soumis à des contrôles de toutes sortes > avec recherche de rendement maxi > et, pour finir, une petiote retraite de misère, > pas plus de cinq ans avant les autres, > avec guère plus de soixante-quinze pour cent > du salaire de la dernière année. après augmentation (!), > comment se fait-il donc, > mais comment se fait-ce que ces fictionnaires > des Sévices publics ne songent pas > enfin à changer de boulot ? > Et surtout de patron ! > > Quant à vous, à nous tous, > les usagers usagés des Sévices publics > si souvent aux abonnés absents, > il serait peut-être temps, après toutes ces mises à pied, > de prendre notre destin en main, > de faire notre évolution, sans attendre quatre-vingt-neuf, > et d'investir dans la roue, la roue libre, > la roulette, la roulotte, Lolotte. > Enfin tout ce qui roule (pas forcément sur l'or), > mais capable de nous emmener au boulot : > vélos, rollers, patins, pédalos. > Et tournez manège. > Roulez jeune homme. Roulez jeune fille. > Roulez, enroulez, roucoulez. > C'est écono, écolo, rigolo ! > Ça c'est l'avenir. Et sans Sévices. > > © Jacques Guilloreau > Aux la parole ! / Prêts-textes à rire :http://jguillor.club.fr Hors sujet. Josaimé |
| |||
| "Hors sujet", dites-vous, Josaimé ? C'est vite dit, semble-t-il. Voilà près d'un demi-siècle que j'assiste à ces événements répétitifs aux effets paralysants. Et qui se répercutent forcément, peut-on le contester, sur l'économie d'un pays... Si ce n'est pas de l'histoire, ça ! Jacques Guilloreau Aux mots la parole ! : http://jguillor.club.fr |
| |||
| Jacques Guilloreau a écrit : > Et qui se répercutent forcément, peut-on le contester, sur l'économie d'un > pays... Si ce n'est pas de l'histoire, ça ! Bof. Qui doit se soumettre à quoi? L'homme à l'économie ou l'économie à l'homme. S'il y a grève c'est qu'il y a des raisons. Si ces raisons sont tranvesties par de la propagande d'état. On assiste à toutes ces incompréhensions. Pourquoi ne dit-on pas tout. Par exemple qu'une annuité de versement dans le privé est de 800 heures, et celle d'un cheminot 1800 heures? En fait, avec 37,5 ans et demi de versement à 1800 heures par an, sans compter les taux de cotisation pour la Caisse de Prévoyance (sécu) et la Caisses des Retraites des cheminots plus élevés que ceux du privé, un cheminot est plus ponctionné que dans le privé. Quand on parle d'équité il faut tout mettre sur la table. Il est clair que lorsque les régimes ont été créés, il y avait équilibre. Mais comme la propagande n'a vu que le nombre d'annuités sans tenir compte des autres paramètres, et avec l'aide des économistes à la botte, on peut manipuler les foules... Et le fond du problème est que si la retraite par répartition ne marche plus c'est aussi à cause des politiques de baisse d'effectif. Et là il fallait redresser le paramètre, le moderniser et le réformer pour prendre l'argent dans la modernistion, c'est à dire dans le capital produit par le progrès de la mécanisation. Voilà une réforme qui aurait été juste. Pour tous, pas pour le privé contre le public et réciproquement. -- Caligula |
| |
| |
![]() |
| Tags: crve, grves |
| Outils de la discussion | |
| Modes d'affichage | |
| |