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| Ce mail concerne tout aussi bien le forum histoire moderne, c'est pourquoi, je le fais suivre. Epona "Julia" <heloisia***wanadoo.fr> a écrit dans le message de news: 47fce27e$0$869$ba4acef3***news.orange.fr... > Je n'ai pas encore le livre en main mais les Belles-Lettres (collection > des Classiques de l'humanisme) m'annoncent que Pacifico Massimi, > Hecatelegium II (les cent nouvelles élégies) inédit dont j'ai fait une > édition critique du Vaticanus Latinus 2862 autographe, avec introduction , > texte et traduction , notes critiques , commentaire, bibliographie est > dûment revenu de chez l'imprimeur et va être mis en librairie. Je vous > communique mon document de pub, mais sachez que je n'y exagère rien et > que Pacifico est vraiment un gars décoiffant... > > Pacifico Massimi (1406-1506) mérite la place qui lui est faite aujourd’hui > dans « Les classiques de l’Humanisme ». Il est pourtant ignoré des > anthologies italiennes et françaises de la poésie néo-latine. C’est que, > jusqu’à une époque récente, il a été considéré, selon les critères alors > en vigueur, comme infréquentable, impubliable et intraduisible. Dès les > XVème et XVIème siècles, son œuvre est l’objet d’une démarche réductrice : > on le censure pour édulcorer sa verdeur, à moins qu’inversement on n’en > fasse des extraits pour les amateurs de curiosa. Il faut dire aussi qu’était > ignorée une partie essentielle de son œuvre, son deuxième Hecatelegium, > ici-même édité pour la première fois. Pourtant cet auteur hors norme, un > des esprits libres de son siècle, peut être reconnu comme un des > humanistes les plus dignes d’intérêt et de curiosité pour les lecteurs d’aujourd’hui. > > Il a vécu centenaire et sa vie elle-même est un roman auquel il fait une > large place dans ses élégies autobiographiques. Le poète est né à Ascoli > dans le Picenum, en 1406, d’une grande et noble famille, les Massimi. Dès > l’instant de sa venue au monde, il est jeté au milieu des troubles civils > entre gibelins et guelfes, ce qui lui vaut le prénom apotropaïque de > Pacifico. Il est difficile de résumer une vie si longue et si > extraordinaire qui traverse tout le siècle et déborde sur le suivant, tant > elle est pleine de rencontres et de vicissitudes. C’est un vrai roman > picaresque : un jour enrôlé comme médecin dans les armées d’Alphonse d’Aragon > (vers 1448), en d’autres temps (1459) étudiant contestataire au Collège de > la Sapienzia Vecchia à Pérouse et protégé de Braccio II Baglioni, plus > tard à Rome, en 1476, hôte au palais Farnèse du pape Sixte IV, et quelques > années après, confortablement installé à Florence (1485 et 1489) chez > Iacopo Salviati, recruté entre temps comme professeur à Lucques en 1488 > puis en 1493 où il est chahuté par ses étudiants, enfin hébergé à Rome > par le jeune et brillant humaniste Angelo Colocci qui l’encourage à > publier ses œuvres chez Soncini, à Fano, où Pacifico meurt en 1506 avant d’avoir > pu réaliser son projet. Une vie en montagnes russes où les périodes de > misère alternent avec des périodes fastes, grâce aux nombreux amis et > protecteurs, personnages de haut rang, rois, cardinaux, papes. Tantôt il > est si malheureux qu’il rêve de se réfugier à Constantinople, chez le > Turc, pour fuir l’inhospitalière Italie, tantôt il vante sa béatitude > auprès de tel ou tel mécène. > > Pacifico est l’auteur d’œuvres variées, toutes en latin. Des ouvrages > savants : grammaire, traité de métrique, deux grands poèmes épiques, Les > Triomphes et la Draconide en l’honneur de Braccio II Baglioni, divers > opuscules. Mais son œuvre majeure est évidemment constituée par les deux > Hecatelegia (deux fois cent élégies), le premier édité à Florence en > 1489, le second édité pour la première fois ici-même. Ces élégies sont > foisonnantes et variées. On est loin de l’imitation intemporelle des > poètes anciens que nombre de ses contemporains cultivent. Dans le premier > Hecatelegium, l’inspiration est plus provocante tant du point de vue > philosophique que de la place faite au sexe. Nous savons que vers la fin > du siècle l’auteur échappa de justesse au bûcher (lettre d’Agostino > Vespucci à Machiavel du 16 juillet 1501). Aussi dans ce second > Hecatelegium s’est-il quelque peu assagi, mais sans rien perdre de sa > verve, de son goût pour ce qui détonne. Il est toujours insolite et > incongru et c’est ce qui fait l’intérêt de cette œuvre étrange, pleine de > sagesse et de folie. > > Bien cordialement Iulia > > |
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| J'ai été maladroite dans mon transfert ce qui fait que l'on ne voit pas que le vrai auteur c'est Julia du forum latin. "Epona" <Epona***pasdespam.invalid> a écrit dans le message de news: 48007b97$0$843$ba4acef3***news.orange.fr... > Ce mail concerne tout aussi bien le forum histoire moderne, c'est > pourquoi, je le fais suivre. > Epona > > "Julia" <heloisia***wanadoo.fr> a écrit dans le message de news: > 47fce27e$0$869$ba4acef3***news.orange.fr... >> Je n'ai pas encore le livre en main mais les Belles-Lettres (collection >> des Classiques de l'humanisme) m'annoncent que Pacifico Massimi, >> Hecatelegium II (les cent nouvelles élégies) inédit dont j'ai fait une >> édition critique du Vaticanus Latinus 2862 autographe, avec introduction >> , texte et traduction , notes critiques , commentaire, bibliographie est >> dûment revenu de chez l'imprimeur et va être mis en librairie. Je vous >> communique mon document de pub, mais sachez que je n'y exagère rien et >> que Pacifico est vraiment un gars décoiffant... >> >> Pacifico Massimi (1406-1506) mérite la place qui lui est faite aujourd’hui >> dans « Les classiques de l’Humanisme ». Il est pourtant ignoré des >> anthologies italiennes et françaises de la poésie néo-latine. C’est que, >> jusqu’à une époque récente, il a été considéré, selon les critères alors >> en vigueur, comme infréquentable, impubliable et intraduisible. Dès les >> XVème et XVIème siècles, son œuvre est l’objet d’une démarche réductrice >> : on le censure pour édulcorer sa verdeur, à moins qu’inversement on n’en >> fasse des extraits pour les amateurs de curiosa. Il faut dire aussi qu’était >> ignorée une partie essentielle de son œuvre, son deuxième Hecatelegium, >> ici-même édité pour la première fois. Pourtant cet auteur hors norme, un >> des esprits libres de son siècle, peut être reconnu comme un des >> humanistes les plus dignes d’intérêt et de curiosité pour les lecteurs d’aujourd’hui. >> >> Il a vécu centenaire et sa vie elle-même est un roman auquel il fait une >> large place dans ses élégies autobiographiques. Le poète est né à Ascoli >> dans le Picenum, en 1406, d’une grande et noble famille, les Massimi. Dès >> l’instant de sa venue au monde, il est jeté au milieu des troubles civils >> entre gibelins et guelfes, ce qui lui vaut le prénom apotropaïque de >> Pacifico. Il est difficile de résumer une vie si longue et si >> extraordinaire qui traverse tout le siècle et déborde sur le suivant, >> tant elle est pleine de rencontres et de vicissitudes. C’est un vrai >> roman picaresque : un jour enrôlé comme médecin dans les armées d’Alphonse >> d’Aragon (vers 1448), en d’autres temps (1459) étudiant contestataire au >> Collège de la Sapienzia Vecchia à Pérouse et protégé de Braccio II >> Baglioni, plus tard à Rome, en 1476, hôte au palais Farnèse du pape Sixte >> IV, et quelques années après, confortablement installé à Florence (1485 >> et 1489) chez Iacopo Salviati, recruté entre temps comme professeur à >> Lucques en 1488 puis en 1493 où il est chahuté par ses étudiants, enfin >> hébergé à Rome par le jeune et brillant humaniste Angelo Colocci qui l’encourage >> à publier ses œuvres chez Soncini, à Fano, où Pacifico meurt en 1506 >> avant d’avoir pu réaliser son projet. Une vie en montagnes russes où les >> périodes de misère alternent avec des périodes fastes, grâce aux nombreux >> amis et protecteurs, personnages de haut rang, rois, cardinaux, papes. >> Tantôt il est si malheureux qu’il rêve de se réfugier à Constantinople, >> chez le Turc, pour fuir l’inhospitalière Italie, tantôt il vante sa >> béatitude auprès de tel ou tel mécène. >> >> Pacifico est l’auteur d’œuvres variées, toutes en latin. Des ouvrages >> savants : grammaire, traité de métrique, deux grands poèmes épiques, Les >> Triomphes et la Draconide en l’honneur de Braccio II Baglioni, divers >> opuscules. Mais son œuvre majeure est évidemment constituée par les deux >> Hecatelegia (deux fois cent élégies), le premier édité à Florence en >> 1489, le second édité pour la première fois ici-même. Ces élégies sont >> foisonnantes et variées. On est loin de l’imitation intemporelle des >> poètes anciens que nombre de ses contemporains cultivent. Dans le premier >> Hecatelegium, l’inspiration est plus provocante tant du point de vue >> philosophique que de la place faite au sexe. Nous savons que vers la fin >> du siècle l’auteur échappa de justesse au bûcher (lettre d’Agostino >> Vespucci à Machiavel du 16 juillet 1501). Aussi dans ce second >> Hecatelegium s’est-il quelque peu assagi, mais sans rien perdre de sa >> verve, de son goût pour ce qui détonne. Il est toujours insolite et >> incongru et c’est ce qui fait l’intérêt de cette œuvre étrange, pleine de >> sagesse et de folie. >> >> Bien cordialement Iulia >> >> > > |
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| Tags: massimi, pacifico |
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| Re: Pacifico et le futur Pie II | Julia | Newsgroup fr.lettres.langues-anciennes.latin | 0 | 05/06/2008 20h08 |
| Re: Pacifico : vers faux ? et divers | Julia | Newsgroup fr.lettres.langues-anciennes.latin | 0 | 05/06/2008 10h25 |
| Pacifico Massimi | Julia | Newsgroup fr.lettres.langues-anciennes.latin | 2 | 12/04/2008 10h06 |