![]() |
| |||||||
| S'inscrire | FAQ | Membres | Calendrier | Recherche | Messages du jour | Marquer les forums comme lus |
![]() |
| LinkBack | Outils de la discussion | Modes d'affichage |
| |||
| Le 11/08/2008 15:45 , abourick proposa ce qui suit : > L'unique porte de sortie de la culture du ressentiment et de la haine > sacrificielle est le Christ. Le Christ intervient à deux niveaux Quel intégrisme !!!! Et le bouddhisme ??? et le stoïcisme ??? etc... -- <http://users.otenet.gr/~sarbonne/actualite.html> Amicalement. Chaeréphon "Je ne crains rien, je n'espère rien, je suis libre". <http://users.otenet.gr/~sarbonne/index.htm> |
| | ||||
| ||||
| |
| |||
| Le 11/08/2008 15:55 , abourick proposa ce qui suit : > > > L'aséité du monde est un mythe de l'athéisme particulièrement meurtrier > puisqu'il sert de justification à l'avortement entre autre. C'est bien ce que je craignais: vous êtes d'un genre intégriste des plus nauséabonds... -- <http://users.otenet.gr/~sarbonne/actualite.html> Amicalement. Chaeréphon "Je ne crains rien, je n'espère rien, je suis libre". <http://users.otenet.gr/~sarbonne/index.htm> |
| |||
| Chaeréphon a écrit : > Le 11/08/2008 15:55 , abourick proposa ce qui suit : >> >> >> L'aséité du monde est un mythe de l'athéisme particulièrement >> meurtrier puisqu'il sert de justification à l'avortement entre autre. > > C'est bien ce que je craignais: vous êtes d'un genre intégriste des plus > nauséabonds... Tu tiens au sacrifice humain comme à la prunelle de tes yeux et tu me considères comme nauséabond de la même manière que d'autres considéraient Oedipe comme incestueux et parricide. Dans le fond quelle différence y a-t-il entre ta société qui a besoin de sacrifier des millions d'êtres en gestation et celle des nationaux-socialistes qui avaient besoin de sacrifier des millions de juifs, de Tziganes, d'êtres atteints de malformations génétiques, de malades mentaux ? Toi tu considères les embryons comme non humain et Hitler en disait tout autant des juifs. La seule différence qui existe entre toi et les nazis c'est qu'ils exterminaient ceux qu'ils haïssaient alors que toi tu extermines les êtres en gestation et hais profondément ces chrétiens que tu qualifies d' "intégristes des plus nauséabonds..." parce qu'ils s'opposent au massacre des innocents. Dans le fond les Romains qui jetaient les chrétiens aux fauves étaient moins criminels que ta société qui extermine des innocents en lieu et place de ses chrétiens qu'elle exècre. |
| |||
| Chaeréphon a écrit : > Le 11/08/2008 15:45 , abourick proposa ce qui suit : >> L'unique porte de sortie de la culture du ressentiment et de la haine >> sacrificielle est le Christ. Le Christ intervient à deux niveaux > > Quel intégrisme !!!! Intégrisme certes, mais de la part de qui ? De celui qui rappelle que seul le Christ permet de sortir de la civilisation sacrificielle ou de celui qui tient à ses sacrifices humains comme à la prunelle de ses yeux? > Et le bouddhisme ??? et le stoïcisme ??? etc... Ne permettent pas de sortir de la civilisation sacrificielle. |
| |||
| Le 11/08/2008 18:15 , abourick proposa ce qui suit : > Chaeréphon a écrit : >> Le 11/08/2008 15:45 , abourick proposa ce qui suit : >>> L'unique porte de sortie de la culture du ressentiment et de la haine >>> sacrificielle est le Christ. Le Christ intervient à deux niveaux >> >> Quel intégrisme !!!! > > > Intégrisme certes, mais de la part de qui ? De celui qui rappelle que > seul le Christ permet de sortir de la civilisation sacrificielle ou de > celui qui tient à ses sacrifices humains comme à la prunelle de ses yeux? > > >> Et le bouddhisme ??? et le stoïcisme ??? etc... > > > Ne permettent pas de sortir de la civilisation sacrificielle. > Ce qui s'affirme sans preuve se réfute sans preuve... (un philosophe grec) -- <http://users.otenet.gr/~sarbonne/actualite.html> Amicalement. Chaeréphon "Je ne crains rien, je n'espère rien, je suis libre". <http://users.otenet.gr/~sarbonne/index.htm> |
| |||
| Chaeréphon a écrit : > Le 11/08/2008 18:15 , abourick proposa ce qui suit : >> Chaeréphon a écrit : >>> Le 11/08/2008 15:45 , abourick proposa ce qui suit : >>>> L'unique porte de sortie de la culture du ressentiment et de la >>>> haine sacrificielle est le Christ. Le Christ intervient à deux niveaux >>> >>> Quel intégrisme !!!! >> >> >> Intégrisme certes, mais de la part de qui ? De celui qui rappelle que >> seul le Christ permet de sortir de la civilisation sacrificielle ou de >> celui qui tient à ses sacrifices humains comme à la prunelle de ses yeux? >> >> >>> Et le bouddhisme ??? et le stoïcisme ??? etc... >> >> >> Ne permettent pas de sortir de la civilisation sacrificielle. >> > > Ce qui s'affirme sans preuve se réfute sans preuve... (un philosophe grec) Ta si chère civilisation grecque pratiquait encore le sacrifice humain aux premiers siècles de notre ère. http://www.psychanalyse-paris.com/80...-religion.html Andrew Lang Un côté négligé de la religion grecque Études traditionnistes, Éd. J. Maisonneuve, Paris, 1890 DATE DE PUBLICATION EN LIGNE : samedi 23 septembre 2006 Andrew Lang, « Un côté négligé de la religion grecque », Études traditionnistes, Vol. VI, traduit par Henry Carnoy, Édition J. Maisonneuve, Paris, 1890, p. 46-56. III UN COTÉ NÉGLIGÉ DE LA RELIGION GRECQUE Nombre de poètes classiques et de jeunes païens enthousiastes, qui ne jurent que par Apollon et Athéné, paraissent ignorer que suivant la remarque de Racine, — il nètait pas un des dieux qui n’eût mérité le bûcher s’il avait été jugé suivant ses mérites. Ceci a toujours été notre propre opinion. Nous en trouvons la confirmation dans un récent voyage autour des temples de la Grèce accompli sous la conduite du vieux Periègêtès, comme Ouida appelle Pausanias avec la familiarité d’un ami d’enfance. Le vieux Periègêtès entreprit un pélerinage à travers la Grèce dans le second siècle de notre ère, alors que les dieux, et leurs adorateurs avaient sans doute perdu déjà quelques-uns de leurs traits primitifs les plus scandaleux. Cependant ce que vit et entendit Pausanias est très curieux, et n’est connu que de peu de gens qui acceptent les dieux de la Grèce sur l’autorité de Schiller ou de Mrs Browning. Aux époques chrétiennes, ou tout au moins dans les temps modernes, une église ressemble beaucoup à une autre. Les fonctions de l’une sont les fonctions de toutes, bien que, en Italie et en Espagne, quelques endroits conservent encore des reliques et des coutumes de la période où les saints locaux avaient leurs rites particuliers. Mais il n’en était pas du tout de même en Grèce. Le pèlerin qui arrivait devant un temple, ne pouvait savoir quelles singularités ou quelles horreurs en fait de statues, de sacrifices ou d’histoires, on avait préparées pour son édification. Dans la ville de Salamis, en Chypre, vers l’époque d’Hadrien, le dévot aurait pu trouver le prêtre massacrant une victime humaine offerte à Zeus, — coutume instituée, selon Lactance, par Teucer, et continuée jusqu’à l’époque d’Hadrien. À Alos, dans l’Achaïe Phthiotide, l’étranger aurait pu voir un spectacle extraordinaire. En approchant de la maison de ville, l’étranger remarque un citoyen âgé et vénérable qui va dans la même direction. Le citoyen parait tellement perdu dans ses pensées, qu’il n’a pas l’air de savoir où il va. Derrière lui vient une foule excitée, mais silencieuse, qui le surveille avec un grand intérêt. Le citoyen atteint les marches de la maison de ville, tandis que l’excitation des amis qui le suivent augmente visiblement. Sans pensée, le vieillard entre dans la maison. Avec un sauvage et non-aryen hurlement, les gens d’Alos se jettent sur lui, le garrottent, le couronnent de guirlandes fleuries et le conduisent au temple de Zeus Laphystios où il est sacrifié solennellement sur l’autel. Telle était la coutume des bons Grecs d’Alos, toutes les fois qu’un descendant de la maison d’Athamas entrait dans le prytaneion. À cause de cela, la famille prenait soin, en règle générale, de se tenir à une distance salutaire de l’endroit défendu. Quel sacrifice pour les Grecs ! comme dit l’auteur de Minos dans ce dialogue attribué à tort à Platon. Il ne peut sortir si ce n’est pour être sacrifié, dit Hérodote en parlant du malheureux descendant d’Athamas. La coutume parait s’être maintenue jusqu’au temps du scholiaste d’Apollonius de Rhodes (VII. 197). Même au IIe siècle, lorsque Pausanias visita l’Arcadie, il y trouva encore ce qui semble bien des sacrifices humains à Zeus. Le passage est si étrange et si curieux que nous en citerons une partie. « Le mont Lycée a d’autres merveilles à montrer, et principalement ceci : en haut est un bocage de Zeus Lycœus où les hommes ne peuvent aucunement entrer ; mais si quelqu’un transgresse la loi et pénètre dans le bocage, il doit mourir dans l’espace d’une année. On dit en outre que quiconque, homme ou animal, entre dans le bois, ne jette pas d’ombre ; le chasseur ne poursuit pas le cerf dans ce bocage, mais, attendant que la bête ressorte, il voit qu’elle a laissé son ombre en arrière. Et sur la plus haute cime de la montagne, il y a un rempart de terre amassée, autel de Zeus Lycœus, et la plus grande partie du Péloponèse peut être vue de cet endroit. Et devant i"autel sont debout deux piliers regardant le soleil levant, et là-dessus des aigles dorés d’un travail humain encore plus antique. Et sur cet autel on sacrifie à Zeus d’une manière dont on ne peut parler, d’autant que j’avais peu de goût à faire des recherches sur la matière. Mais laissons cela comme c’est et comme il en a toujours été dès le commencement. » Les mots as it hath been front the beginning sont de mauvais augure et significatifs, car les mythes traditionnels de l’Arcadie parlent des sacrifices humains de Lycaon, et des hommes qui, ayant goûté aux viandes mélangées des sacrifices, prirent sans le savoir de la chair humaine entre leurs lèvres. Cet aspect de la religion grecque est ainsi presque au niveau des mystérieuses horreurs du cannibalisme des Vaudoux pratiquées par les sociétés secrètes des nègres de Haïti. Mais, comme l’eût dit Pausanias, il y a peu de plaisir à approfondir ces choses. Le touriste voyageant parmi les temples eût trouvé que, même lôrsque les sacrifices humains n’étaient plus en usage, ils avaient été jadis de coutume, et que les cérémonies existaient par une sorte de commutation. C’est ce que nous trouvons précisément dans la religion védique où la formule du sacrifice humain avait disparu tandis que l’origine du monde était attribuée aux débris d’un dieu sacrifié par les dieux. À Sparte il y avait un autel d’Artémis Orthia et une image de bois antique et très grossière, si grossière, en vérité, que Pausanias, habitué aux pierres-fétiches des Grecs, pensait qu’elle devait être d’origine barbare. L’histoire qui s’y rattachait était que certaines gens de différentes villes, en sacrifiant sur l’autel, avaient été saisis de frénésie et s’étaient massacrés les uns les autres. L’oracle voulait que l’autel fût arrosé de sang humain. Dans ce but, des hommes furent choisis par le sort pour être sacrifiés, jusqu’au moment où Lycurgue transforma l’offrande et arrosa l’autel avec le sang des enfants fouettés devant la déesse. La prêtresse portait la statue d’Artémis durant la fustigation, et si quelques-uns des enfants étaient fouettés légèrement, l’image devenait si lourde, qu’on ne pouvait la porter. Ces rites s’accordent avec les cérémonies initiatoires des Hottentots, des Maudanes et des naturels australiens. Ils durèrent jusqu’au temps de Pausanias. À Patras, il y avait un temple d’Artémis l’Implacable, et c’était la coutume de lui sacrifier chaque année un jeune homme et une jeune fille de la plus grande beauté. Au temps de Pausanias, le sacrifice humain avait été transformé. Pausanias assista au spectacle étrange de bêtes vivantes et d’oiseaux jetés dans le feu en sacrifice à Artémis, et il vit des ours refuser d’affronter le feu et se précipiter en arrière au milieu des célébrants. Mais il n’est point rapporté qu’aucun de ces derniers ait été jamais blecé par les bêtes sauvages dans ces occasions solennelles. L’ours était un animal étroitement lié a Artémis ; on peut même supposer que la déesse avait été primitivement une ourse. Il y a nombre de spéculations mystiques sur l’idée de la maternité symbolisée dans l’ourse, dans l’ouvrage de Bachofen : Der Baer in den Religionen des Alterthums. Mais comme, dans toutes les religions sauvages, les animaux furent les premiers dieux dont nous trouvions la trace, et comme ils se développent lentement en des êtres anthropomorphes, il semble plus simple de regarder les ours d’Artémis comme, des survivances d’une époque barbare. Chez les Thespiens, Zeus, à une certaine époque, exigea que des sacrifices humains fussent offerts à un dragon. Cette légende, de même que le sacrifice d’Andromède, se rapporte probablement à quelque coutume analogue à celle qui fait offrir des sacrifices humains aux requins sacrés de la côte d’Afrique. Quand sa curiosité à propos des sacrifices humains était satisfaite, le pèlerin en Grèce pouvait tourner son attention vers les statues et les autres représentations des dieux. Aussi trouvait-il que les modernes statues des artistes fameux étaient de belles oeuvres anthropomorphes de marbre, ou d’or et d’ivoire. Il est vrai que les figures des Dionysi étaient parées de cinabre, comme les pierres-fétiches de l’Inde et de l’Afrique. Règle générale, cependant, les statues des temps historiques étaient de belles représentations d’êtres gracieux et aimables. Les oeuvres les plus anciennes étaient des images inflexibles et raides, aux lèvres vissées dans un sourire sans signification. Plus anciens encore, étaient les dieux de bronze fabriqués avant l’invention de l’art de la soudure, et formés de lames battues, assemblées par des petits clous. Plus anciennes, encore, les images de bois qui, probablement, n’avaient qu’une légère ressemblante avec la forme humaine. Peut-être y eut-il un temps où se montrèrent les vrais dieux primitifs : Demeter à tète de cheval ; Artémis à queue de poisson ; le coucou Heva, dont l’image était de bois de poirier ; le Zeus aux trois yeux ; Hermès, fait à la façon dès peintures des grottes sacrées chez les Boschimans. Mais les dieux les plus antiques de tous, répète souvent Pausanias, étaient les pierres grossières du temple ou des limites du temple. Dans la Pharœ achéenne, il trouva environ trente pierres carrées, appelées chacune du nom d’un dieu. Chez tous les Grecs des anciens temps, les pierres brutes étaient adorées à la place des statues. L’homme superstitieux des Caractères de Théophraste, avait coutume d’oindre d’huile les pierres sacrées. La pierre que Kronos avala par erreur à la place de Zeus, était honorée à Delphes, et on la tenait chaude avec des couvertures de laine. Il y avait une autre pierre sacrée chez les Trézéniens, et les Megariens adoraient sous le nom d’Apollon une pierre taillée grossièrement en forme de pyramide. Les Argiens avaient une grosse pierre appelée Zeus Kappotas. Les Thespiens vénéraient une pierre qu’ils nommaient Eros ; leur plus antique idole est une pierre brute. Il est bien connu que la pierre-fétiche originale a été trouvée in situ sous les pieds de la statue d’Apollon à Délos. Sous cette apparence, la religion des premiers Grecs en Hellade n’était pas différente de celle des nègres modernes. L’évolution des images des dieux, très rapide, pourrait être retracée dans chaque temple. Elle commence par la pierre brute, s’élève à l’idole de bois, atteint l’image de bronze martelé, passe par les marbres archaïques, et atteint son point culminant avec les statues chryséléphantines de Zeus et d’Athéné. Mais aucun des vieux objets sacrés ne perdait sa sainteté, et, dans les jours les plus pieux, les héros d’olivier d’Egine, l’Hera de bois de poirier, l’Artémis à queue de poisson, étaient adorés, et l’huile était versée sur la pierre-fétiche originale ; et peut-être le myrte, l’asperge ou un oiseau recevaient-ils leur part d’adoration. Dans ces rares et solennelles circonstances aussi, sans doute, les prêtrises locales divulgaient les histoires sacrées — comment les hommes, les femmes et les dieux furent changes en bêtes, en pierres et en étoiles ; comment Poseidon et Kronos prirent des formes de chevaux, Déméter de jument, Hera de coucou, Zeus d’une fourmi, d’un serpent ou d’un cygne, Nemesis d’un oiseau, Lycaon d’un loup ; — ou bien l’on montrait l’argile véritable a l’étrange odeur humaine, d’où Prométhée tira les premiers hommes. C’était le moment pour rapporter des anecdotes sur ce que Hermès fit au Bélier, ou sur Attes et l’amandier. Ces matières n’étaient pas très édifiantes, mais nous ne pouvons les négliger pour notre jugement de la religion grecque. P.-S. Texte établi par PSYCHANALYSE-PARIS.COM d’après l’article de Andrew Lang, « Un côté négligé de la religion grecque », Études traditionnistes, Vol. VI, traduit par Henry Carnoy, Édition J. Maisonneuve, Paris, 1890, p. 46-56. Réagir à cet artic |
| |||
| Caligula a écrit : > abourick a écrit : > >> Il serait intéressant de connaître les formes archaïques du mythe. > > Il ne faut pas croire qu'archaïsme prévale. Le mythe s'adapte aux > sociétés qui le divulgue. > > Ainsi, il est probable qu'Iphigénie dans une version antérieure à Homère > fut brûlée sur le bûcher en sacrifice à Artémis, alors que dans l'Iliade > elle est remplacée in extremis par une biche. Oui mais seul le lecteur le sait. D'où la surprise du frangin quand sa soeur, devenue prêtresse, s'apprête à le sacrifier. -- jr homomorphe |
| |||
| abourick wrote: >> Et le bouddhisme ??? et le stoïcisme ??? etc... > > Ne permettent pas de sortir de la civilisation sacrificielle. Les bouddhistes ne pratiquent pas les sacrifices animaux et à plus forte raison les sacrifices humains. Le seul s'acrifice est celui, personnel, de l'attachement à un ego. Je n'y vois pas de la base d'une "civilisation sacrificielle" |
| |||
| Caligula a écrit : > abourick a écrit : > >> Le sacrifice de Jésus est un sacrifice humain pour les païens - et >> parmi eux les athées - qui par leurs crimes le mettent en croix et >> l'assassinent. > > Mais non, Pilate exécute la volonté de la foule de Jérusalem. Le païen, > Pilate, voulait le libérer. Mais le peuple élu préféra Barabas... Luc 23.11-12 11 Après l’avoir, ainsi que ses gardes, traité avec mépris et bafoué, Hérode le revêtit d’un habit splendide et le renvoya à Pilate. 12 Et, ce même jour, Hérode et Pilate devinrent deux amis, d’ennemis qu’ils étaient auparavant. L'évangile dévoile fonction du sacrifice humain : réconcilier les hommes, apaiser leurs rivalités, purger les groupes humains de la violence interindividuelle autour de l'exécration, de la torture et de l'exécution de la victime émissaire. La mort de Jésus est bien un sacrifice pour les païens et les Judéens retombés en paganisme. >> Pour les chrétiens le sacrifice de Jésus est un don, celui de la Vie >> de l'Absolu (le sang de Jésus), celui de l'Amour de l'Absolu (le corps >> de Jésus). > > Un sacrifice, donc. Sacrifice humain <> sacrifice divin ("<>" : différent de) Le sacrifice humain c'est la haine de tous contre un, le un étant chargé de tous les maux et exécuté par ou au nom du groupe humain. Le sacrifice divin c'est refuser la haine et préférer mourir plutôt que de faire du mal en désobéissant aux commandements de Dieu. L'absolue innocence de Jésus est clamée. Dans le premier cas le groupe sacrificiel hait et tue au nom de sa religion, dans le deuxième le groupe chrétien aime et ne tue personne. >> Dans le premier cas il s'agit d'un sacrifice humain, dans le deuxième >> d'un sacrifice divin. > > Mais non, ce qui fait l'intérêt de la passion du christ c'est la > résurrection. C'est parce qu'il est ressuscité que le christ est un > mystère pas parce qu'il a été crucifié. Il aurait pu subir le pal ou la > lapidation, ce qui compte dans le mythe est qu'il ressuscite... au 3ème > jour. Si tu connaissais mieux les mythes tu saurais que tous les dieux sont des victimes sacrifiées. La mort de la victime émissaire purge le groupe humain de sa violence et ce miracle est attribué à la victime qui est à la fois exécrable parce que responsable du mal et adorable parce que responsable du bien restauré. C'est ce que Girard appelle l'ambivalence sacrificielle que l'on retrouve chez ces antisémites délirants qui sont les premiers à saluer l'excellence en certains domaines des juifs (cf la thèse de médecine de l'auteur des Beaux draps et de Bagatelle pour un massacre, thèse qui un dithyrambe en l'honneur du juif Ignace Semmelweis, découvreur du rôle de l'asepsie). Qu'est-ce qui fait que la passion du Christ n'est pas un sacrifice humain perpétré par les chrétiens ? Ils n'ont pas tué le Christ, le Christ n'a pas été tué en leur nom. Ils n'ont pas cru à la culpabilité du Christ mais en son innocence absolue. Ils ont aimé Jésus, n'ont pas voulu sa mort et l'ont pleuré. Ils ne l'ont pas divinisé, il s'est révélé être Dieu. Qu'est-ce qui fait que la passion du Christ n'est pas un sacrifice humain normal pour les Judéens qui l'ont fait crucifier ? Ils ne l'ont pas divinisé après sa mort ! Jésus donne sa vie aux hommes. Ceux qui l'acceptent partagent alors la vie de Dieu. Ceux qui refusent ce don de Dieu tuent le Christ car ils croient pouvoir prendre par la force et la haine ce que seul l'amour et la douceur peuvent recevoir. Lorsque les chrétiens commémorent le sacrifice divin du Christ ils reçoivent sa vie (pour les Hébreux la vie réside dans le sang) et son enseignement (l'homme-Christ est l'enseignement de Dieu). C'est pourquoi les catholiques boivent le sang du Christ (la vie du Christ) et assimile l'homme Christ qui est l'enseignement de Dieu (pour les Hébreux le corps, traduit par chair, c'est l'homme vivant). Finalement l'erreur des païens c'est de croire que l'ont peut atteindre l'Absolu en le tuant. Les chrétiens disent que la seule manière d'atteindre Dieu c'est de ne pas tuer le Christ en soi, de ne pas le crucifier en soi mais de le garder vivant ! |
| |||
| abourick wrote: > En dehors de l'athéisme la plupart des paganismes ont renoncé au > sacrifice humain pour lui substituer le sacrifice animal ou des > sacrifices de plantes comme dans le rituel du soma de la religion > brahmanique. Je ne connais pas d'athées qui se livrent à des sacrifices humains ou animaux. > Sans cette critique radicale du sacrifice humain que > constitue sa théorie, la culture sacrificielle demeure et peut à tout > instant sombrer à nouveau dans ses anciens démons. Or la seule théorie > complète et exhaustive du sacrifice humain qui existe est le > christianisme. Le christianisme est basé sur le sacrifice humain. > D'un point de vue purement factuel on peut considérer certains rites > bouddhistes comme des substituts du sacrifice humain, je pense en > particulier à ce rituel tibétain qui consiste à abandonner les > cadavres aux oiseaux. Ces "funérailles célestes" sont simplement des funérailles, le principe est le même que celui de la crémation, la disparition complète du cadavre et de toute possibilité d'attachement à la forme. Les os que n'ont pu manger les vautours sont broyés et mélangés avec de la farine pour donner au petits oiseaux. Ses modalités sont plus poétiques, le ciel symbolisant l'espace absolu., on peut aussi considérer cela comme écologique et nourir les animaux est un bon karma. Cela n'a ausun rapport avec des sacrifices humains et animaux qui font passer de vie à trépas les victimes, les sacrifices d'êtres vivants avaient été abandonnées par la religion locale bien avant l'arrivée des bouddhistes au Tibet. Si on veut faire un rapprochement avec des sacrifices il faut peut-être le chercher dans certains rituels tantriques très compliquées mais la figurine sacrifiée ne représente pas un être sensible mais une personnalisation de puissances. Il y a aussi la pratique plus courante de l'offrande du corps, le pratiquant offre son corps aux êtres sensibles, notamment aux démons et esprits négatifs qu'il convie au festin, en leur demandant de manger sur place ou à apporter, chaud ou froid. Cette pratique se fait souvent dans des charniers, la nuit, les esprits sont convoqués, le don est récité et visualisé et le fruit de la pratique est la coupure de l'attachement au corps comme étant l'égo. Elle peut être effectuée au bénéfice des tiers, notamment des personnes avant subi une mort violente. Mais là encore, personne ne passe de vie à trépas en raison de cette pratique. |
| |||
| abourick wrote: > En dehors de l'athéisme la plupart des paganismes ont renoncé au > sacrifice humain pour lui substituer le sacrifice animal ou des > sacrifices de plantes comme dans le rituel du soma de la religion > brahmanique. Je ne connais pas d'athées qui se livrent à des sacrifices humains ou animaux. > Sans cette critique radicale du sacrifice humain que > constitue sa théorie, la culture sacrificielle demeure et peut à tout > instant sombrer à nouveau dans ses anciens démons. Or la seule théorie > complète et exhaustive du sacrifice humain qui existe est le > christianisme. Le christianisme est basé sur le sacrifice humain. > D'un point de vue purement factuel on peut considérer certains rites > bouddhistes comme des substituts du sacrifice humain, je pense en > particulier à ce rituel tibétain qui consiste à abandonner les > cadavres aux oiseaux. Ces "funérailles célestes" sont simplement des funérailles, le principe est le même que celui de la crémation, la disparition complète du cadavre et de toute possibilité d'attachement à la forme. Les os que n'ont pu manger les vautours sont broyés et mélangés avec de la farine pour donner au petits oiseaux. Ses modalités sont plus poétiques, le ciel symbolisant l'espace absolu., on peut aussi considérer cela comme écologique et nourir les animaux est un bon karma. Cela n'a ausun rapport avec des sacrifices humains et animaux qui font passer de vie à trépas les victimes, les sacrifices d'êtres vivants avaient été abandonnées par la religion locale bien avant l'arrivée des bouddhistes au Tibet. Si on veut faire un rapprochement avec des sacrifices il faut peut-être le chercher dans certains rituels tantriques très compliquées mais la figurine sacrifiée ne représente pas un être sensible mais une personnalisation de puissances. Il y a aussi la pratique plus courante de l'offrande du corps, le pratiquant offre son corps aux êtres sensibles, notamment aux démons et esprits négatifs qu'il convie au festin, en leur demandant de manger sur place ou à apporter, chaud ou froid. Cette pratique se fait souvent dans des charniers, la nuit, les esprits sont convoqués, le don est récité et visualisé et le fruit de la pratique est la coupure de l'attachement au corps comme étant l'égo. Elle peut être effectuée au bénéfice des tiers, notamment des personnes avant subi une mort violente. Mais là encore, personne ne passe de vie à trépas en raison de cette pratique. suivi. |
| |||
| "abourick" <bourrique_ane***yahoo.br> a écrit dans le message de news:qqSdnbncwJUTYTzV4p2dnAA***giganews.com... > Caligula a écrit : > > Qu'est-ce qui fait que la passion du Christ n'est pas un sacrifice humain > normal pour les Judéens qui l'ont fait crucifier ? > Ils ne l'ont pas divinisé après sa mort ! Evidemment! Et il n'y avait aucune raison : pourquoi diviniser un repris de justice après sa condamnation ? Ce Jésus était un fauteur de troubles, il saccageait tout sur la place du marché (à proximité du temple), ne respectait pas la propriété privée ni le travail d'honnêtes commerçants... Bien sûr, il avait des circonstances atténuantes : à son époque, ça ne devait pas être facile d'être un bâtard. C'est un peu comme les enfants des premiers couples divorcés, chez nous ... > > Jésus donne sa vie aux hommes. Ceux qui l'acceptent partagent alors la vie > de Dieu. Ceux qui refusent ce don de Dieu tuent le Christ car ils croient > pouvoir prendre par la force et la haine ce que seul l'amour et la douceur > peuvent recevoir. Lorsque les chrétiens commémorent le sacrifice divin du > Christ ils reçoivent sa vie (pour les Hébreux la vie réside dans le sang) > et son enseignement (l'homme-Christ est l'enseignement de Dieu). C'est > pourquoi les catholiques boivent le sang du Christ (la vie du Christ) et > assimile l'homme Christ qui est l'enseignement de Dieu (pour les Hébreux > le corps, traduit par chair, c'est l'homme vivant). Ce sont des symboles hébraïques, mais qui ne signifient rien chez nous. Rendez le dieu du désert à ceux qui vivent dans le désert. Il ne s'est pas adressé à nous, son langage est celui d'une culture qui n'est pas la notre. > > Finalement l'erreur des païens c'est de croire que l'ont peut atteindre > l'Absolu en le tuant. Les chrétiens disent que la seule manière > d'atteindre Dieu c'est de ne pas tuer le Christ en soi, de ne pas le > crucifier en soi mais de le garder vivant ! L'erreur des croyants, c'est le prosélytisme. Je veux bien admettre la possibilité d'un démiurge, d'un dieu (ou de plusieurs) créateurs et tout et tout... Je veux même bien admettre qu'il vienne nous parler. Mais dans ce cas, il s'adressera aux différentes civilisations en se basant sur les symboles et principes de ces civilisations. Le druidisme et sa science des forêts avait du sens chez nous, mais n'en aurait pas dans le désert. Les monothéismes du désert n'avaient pas à en sortir: ils sont adaptés à ce climat, pas au notre. Et si vraiment Jésus a envoyé ses larbins raconter son histoire au monde entier, c'est qu'il n'est pas le fils de Qui-tu-sais. S'il l'est, c'est que ses biographes ont mal compris, ou ont été trop ambitieux. Mais Dieu ne se tirerait pas dans le pied comme il le fait avec ses témoins de Jéhova, toutes obédiences confondues. |
| |
| |
![]() |
| Tags: athes, calligulienne, dieu, grce, humain, matrialistes, pharmakonnerie, sacrifice |
| Outils de la discussion | |
| Modes d'affichage | |
| |
| ||||
| Discussion | Auteur | Forum | Réponses | Dernier message |
| Sacrifice humain en Grèce ou la pharmakonnerie calligulienne (Re: Un Dieu pour les athées et les matérialistes) | abourick | Newsgroup fr.soc.religion | 117 | 13/08/2008 22h51 |
| Re: Un Dieu pour les athées et les matérialistes | Marie | Newsgroup fr.sci.philo | 0 | 10/08/2008 20h10 |