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| c'est extraordinaire ! la Commission qui fait une proposition en ce moment ! merveilleux de béatitude et d'hypocrisie ! Pourtant tout le monde a entendu le silence assourdissant de la commission au sujet de la crise bancaire... alors on va jouer à créer une taxe. Surout ne faisons pas d'éducation, l'éducation coûte trop cher ( rappel de Lincoln : "l'éducation coûte cher ? essyez l'ignorance !") et voilà un cococococommissaire en train de se conconconconvertir à l'absence de pensée verte. -- Lucien COSTE "Ormuz" <Ormuz***detroit.fr> a écrit dans le message de news: 48e7aec8$0$875$ba4acef3***news.orange.fr... > ATTAC et OMC, même combat... lol > > > ******************** > > PETER MANDELSON > commissaire européen au Commerce. > > > Le commerce international au secours de l'environnement > [ 03/10/08 ] > > > Cette semaine à Genève, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a lancé un > débat public sur le commerce et le changement climatique. Le défi peut se > résumer comme suit : nous savons qu'il nous faut une solution mondiale pour > combattre le changement climatique. Nous savons que toute approche du > changement climatique qui renverse l'échelle de la croissance économique du > monde en développement sera rejetée. Nous allons devoir rompre le lien entre la > croissance économique et l'augmentation des émissions de carbone en recourant à > des sources d'énergie nouvelles et à une utilisation plus efficace de > l'énergie. Dans à peine plus d'une décennie, nous allons devoir inonder les > marchés mondiaux de ces technologies. La question posée à l'OMC est la suivante : > la politique commerciale peut-elle nous y aider ? > > Les technologies vertes, telles que les panneaux solaires et les éoliennes, > sont des produits qui se vendent et s'achètent comme n'importe quel autre. Mais > de nombreuses économies maintiennent des droits considérables sur les > importations de technologies vertes, ou freinent l'expansion sur leur marché > d'entreprises qui possèdent l'expertise nécessaire pour construire des > bâtiments énergétiquement efficaces ou assurer une gestion environnementale des > déchets. Ces obstacles au commerce hypothéqueraient tout accord mondial sur la > réduction des émissions de carbone dès le début de son application. Sans un > marché mondial ouvert des technologies vertes et des services écologiques, tout > nouvel accord mondial sur la réduction des émissions entamerait son existence > en étant déjà partiellement entravé. > > L'Union européenne a préconisé un accord qui éliminerait tous les droits sur > une série de technologies environnementales fondamentales identifiées par la > Banque mondiale. Ces dernières constituent des atouts concurrentiels partagés > par les pays développés et en développement. L'Europe est un leader en matière > de technologie verte, mais la Chine et l'Inde en sont d'autres. Et le Brésil a > un intérêt à ouvrir les marchés des biocarburants. > > Un tel accord ouvrirait également les marchés pour l'investissement dans les > services écologiques. L'ensemble ferait partie d'un accord commercial mondial > négocié à l'OMC. Nous veillerons également à ce que les accords de > libre-échange qui sont négociés avec des pays comme la Corée et l'Inde > privilégient la libéralisation des échanges pour les biens et les services > écologiques. > > Nous pouvons également nous servir de la politique commerciale européenne pour > encourager d'autres à adopter des politiques soucieuses de l'environnement. > L'UE offre aux pays en développement qui ont ratifié et mis en oeuvre des > accords environnementaux tels que le protocole de Kyoto, des taux de droits > particulièrement faibles. Pour contribuer à prévenir la déforestation, elle > fixera bientôt de nouvelles règles imposant aux opérateurs économiques de > vérifier que le bois vendu dans l'UE provient de sources licites dont la > gestion responsable est certifiée. > > Certains ont inévitablement demandé si à côté des incitations positives, > l'Europe ne devait pas également mettre en place des mesures dissuasives. En > particulier, certains ont demandé pourquoi l'UE menacerait d'imposer une taxe > sur les importations en provenance de pays qui ne signent pas un nouvel accord > mondial sur le changement climatique. Les entreprises de ces pays n'auraient > pas à s'adapter aux émissions de carbone et ceci pourrait être considéré comme > une sorte d'avantage concurrentiel. > > Une taxe sur le carbone entraînerait cependant également de nombreuses > complications potentielles. Dans une économie mondialisée, l'imposition de > taxes sur les importations dans l'UE pourrait provoquer une hausse des prix > pour les consommateurs et les entreprises et les coûts concurrentiels résultant > de prix plus élevés pourraient en fait dépasser les gains. Les droits seraient > extrêmement difficiles à administrer et à faire appliquer équitablement. Ils > pourraient également susciter des représailles et provoquer une spirale > négative de protectionnisme, sous prétexte de protection environnementale. > > Mais ne nous écartons pas du véritable problème. Quand bien même nous serions > amenés à revenir à des mesures touchant à la libre circulation, nous ne > pourrions même pas apprécier l'ampleur du problème avant d'avoir un accord pour > remplacer le protocole de Kyoto après 2012. Si nous parvenons à maintenir tout > le monde sur le même bateau et assurer que chacun apporte sa contribution en > proportion - y compris les nouveaux grands pollueurs que sont l'Inde et la > Chine -, alors la question pourrait ne pas se poser. En revanche, l'allusion à > une taxe climatique ne fera qu'aliéner précisément les partenaires, tels que la > Chine, dont nous avons besoin dans notre coalition contre le changement > climatique. > > Notre première priorité devrait être d'aboutir à un accord sur le changement > climatique qui nous donne une feuille de route mondiale concernant les > réductions d'émissions. Notre deuxième priorité est une politique commerciale > qui nous aide à réaliser ces réductions. Nous devons radicalement innover en > mettant en oeuvre les panneaux solaires et d'autres technologies vertes de base > qui atteignent l'ensemble de l'économie planétaire dans les villes comme dans > les campagnes, pour les riches comme pour les pauvres. Pour y parvenir, il faut > supprimer les entraves aux échanges verts. > > PETER MANDELSON est commissaire européen au Commerce. > > -- > Ormuz > > |
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