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| http://www.monde-diplomatique.fr/2008/06/LUCON/15966 Première défaite du dumping social Les ouvriers roumains font reculer Renault Avec leur main-d’œuvre réputée frugale, les pays de l’ex-bloc soviétique forment un paradis des délocalisations. Non seulement les emplois détruits à l’Ouest se recréent à l’Est délestés de leurs conquêtes sociales, mais ils exercent une pression à la baisse sur les rémunérations de l’Ouest — divisant les travailleurs européens. Las ! Même les mécaniques les mieux rodées s’enrayent : en Roumanie, les salariés d’entreprises multinationales obtiennent de meilleurs salaires, malgré les menaces de... délocalisation. Par Stéphane Luçon Dans la presse roumaine, les titres sur la grève déclenchée le 24 mars par les ouvriers de l’usine Dacia — filiale du groupe Renault — en disent long sur la perception des mouvements sociaux dans ce pays. « Docteur Syndicat : le remède contre les investissements », anticipe dès le 22 mars le quotidien Jurnalul National ; « Dacia et ArcelorMittal : des grèves à la limite de la légalité », tranche, le 26 mars, Cotidianul. Le lendemain, le quotidien du groupe Ringier, Evenimentul Zilei, prétend que la grêve entraînera une augmentation du prix de la Dacia Logan de 50 à 80 euros. Ces préjugés des journalistes et analystes roumains illustrent les traumatismes traversés par le pays, qu’il s’agisse de la dictature de Nicolae Ceausescu ou de l’instrumentalisation par le pouvoir des mouvements sociaux des mineurs en 1990 et 1991 (1). Pendant les années de transition, les revendications sociales étaient associées par les médias à la nostalgie du totalitarisme communiste. Un prétexte suffisant pour les traiter en parias. Cette Roumanie « en transition » présentait ainsi une double image : pour les ouvriers occidentaux, un épouvantail en forme de délocalisation et de transferts d’emplois ; pour les investisseurs européens, un eldorado de la mondialisation, où l’on travaille sans se plaindre pour moins de 100 euros par mois. Dès l’automne 2007, après plusieurs semaines de négociations, les syndicats obtiennent du premier ministre libéral Calin Popescu-Tariceanu une réévaluation du salaire minimum de 390 lei (107 euros) à 500 lei (137 euros), malgré les commentaires « monétaristes » du président de la République Traian Basescu, du ministre des finances, du directeur de la Banque nationale et de la presse. Mais l’année syndicale 2008 s’annonce plus décisive encore. Si la donne change, c’est que la Roumanie est entrée, le 1er janvier 2007, dans l’Union européenne (UE), provoquant — selon M. Petru Dandea, vice-président de la centrale syndicale Cartel Alfa — « un alignement des prix sur les tarifs du marché européen, qui s’est donc traduit par une forte augmentation du coût de la vie. D’où la vague actuelle de revendications ». Quelques mois après la bataille du salaire minimum, des grèves éclatent à Dacia et à ArcelorMittal, suscitant d’abord des critiques de toutes parts, puis une certaine fascination. Feu vert de la justice Suivre le déroulement de la grève dans l’usine Dacia de Pitesti, où sont produites les voitures Logan, permet de mieux comprendre ce qui s’est passé. A peine lancé, le 24 mars, le mouvement fait l’objet d’une plainte déposée par la direction de l’usine contre le Syndicat automobile Dacia (SAD). Mais, le 9 avril, le tribunal d’Arges juge la grève légale. Une décision que la direction juridique de la filiale du groupe Renault considérera contraire à la jurisprudence roumaine... Malgré cette bataille d’arrière-garde, le feu vert de la justice prend, pour les syndicats, des allures de divine surprise. D’autant que le mouvement de grève d’ArcelorMittal (2), lui, est suspendu dès le 15 avril par le tribunal de Galati. En effet, la législation sur le droit de grève donne toute liberté aux juges : elle stipule que le mouvement « ne doit pas mettre en danger la vie ou la santé des personnes ». Les directions d’usine n’hésitent pas à spéculer sur un risque industriel, même lorsque les ouvriers respectent les conditions de sécurité. « On ne peut pas porter d’accusations précises, mais l’état de corruption de la justice en Roumanie est tel qu’il ne serait pas étonnant qu’un certain nombre de décisions suspendant des mouvements de grève soient obtenues de cette manière », explique M. Dandea. L’entrée du pays dans l’Union a été menacée par une clause de sauvegarde concernant la lenteur de la réforme de la justice, réactivée au printemps 2007 sous la pression de Bruxelles. Dans ce contexte, le jugement du tribunal d’Arges, applaudi par les syndicats, constitue un coup de pouce pour le mouvement. Mais il y a mieux : la lettre ouverte du directeur général de Dacia, M. François Fourmont, en date du 21 mars, avertissant les ouvriers que les Logan pourraient, à terme, être produites au Maroc ou en Ukraine. Pour Adrian Ursu, journaliste et animateur de l’émission « Eurosceptiques », cette menace était « soit un coup de bluff, soit une gaffe, en tout cas une déclaration malvenue au moment où le conflit pouvait trouver un dénouement ». Si les travailleurs ne l’ont pas prise au sérieux, c’est qu’elle était « ridicule », explique pour sa part M. Dandea : « Renault a investi plus de 1 milliard d’euros en Roumanie et ne peut pas partir du jour au lendemain. Outre l’investissement en équipements, le coût de formation des salariés est élevé : partir de Roumanie coûterait beaucoup trop cher. » Si la menace de délocalisation est crédible pour les industries à main-d’œuvre non qualifiée, comme le textile, dans le cas de Dacia elle apparaît comme une aberration. Elle aura pour seul effet de solidariser un large éventail de forces sociales. Jamais, dans l’histoire des luttes sociales en Roumanie, un syndicat n’avait bénéficié d’un soutien aussi large que celui dont le SAD a profité : le syndicat de la poste a offert 11 000 euros pour compenser la perte de salaire des ouvriers Dacia, la fédération Universul 2 700 euros, tandis qu’en France la Confédération française démocratique du travail (CFDT) Renault collectait 10 000 euros et les ouvriers de Renault Cléon 2 000 euros... Cartel Alfa s’est déclaré solidaire, tout comme la fédération des syndicats de l’industrie pétrolière Petrom (3). Même le Parti social-démocrate (PSD), plus connu pour sa dérive idéologique, son soutien aux privatisations et son affairisme, s’est solidarisé avec le mouvement, entraînant à sa suite le Parti socialiste européen (PSE) (4). Et pourtant... Pendant des années, le rachat de l’entreprise Dacia par Renault, en 1999, fut présenté comme une fable heureuse de la mondialisation. C’était l’histoire d’un symbole du monde ouvrier occidental qui vient en Roumanie et noue avec les personnels un dialogue social plus étroit qu’aucune autre entreprise locale... La restructuration pacifique de Dacia passe alors pour un cas d’école de gestion des ressources humaines. Elle est en partie l’œuvre du cabinet Bernard Brunhes Consultants, sollicité pour aménager cette transition. Motif de fierté : une réduction des effectifs, acceptée par les syndicats, de vingt-sept mille à seize mille personnes. Nombre de témoignages décrivent le « bon temps » de l’arrivée des Français, lorsque le directeur des ressources humaines, M. François Blanc, pouvait, citant Héraclite, proclamer que « la belle harmonie naît de ce qui diffère ». Le directeur général de l’époque, M. Christian Estève, se félicitait d’avoir négocié un échelonnement des départs sur plusieurs années, alors que la loi roumaine permettait d’expédier les licenciements en deux mois (5). Départs anticipés avantageux, création d’une Fondation développement et solidarité, reconversion du personnel et aides à la création d’entreprise : Dacia se voulait un modèle social dans une usine privatisée de l’ancien bloc de l’Est. A cette réussite s’ajoutent des résultats commerciaux et financiers exceptionnels. Le président-directeur général de Renault Carlos Ghosn ne claironne-t-il pas, en mars 2008, que la marge opérationnelle réalisée sur la Logan est la plus élevée de Renault (8 %, contre 2 % pour l’ensemble du groupe) (6) ? Quant à M. Fourmont, il annonce un bénéfice record de 100 millions d’euros. L’un et l’autre préparent l’augmentation de la production à quatre cent mille voitures par an (7). Pendant que les patrons s’enivrent de gloire managériale et de profit, les ouvriers se souviennent des promesses non tenues. Dirigeant historique de Dacia depuis 1989, « mis au placard » après le rachat par Renault, M. Constantin Stroe avait assuré qu’un ouvrier Dacia gagnerait un salaire suffisant pour subvenir aux besoins de toute une famille. En ce début d’année 2008, les ouvriers attendent toujours, sur fond d’inflation renforcée par l’augmentation des cours du pétrole et des céréales. Pour freiner la hausse des prix, le patronat et le gouvernement roumains réclament en chœur une baisse de la pression salariale. Cette thèse fait écho à celle de la réunion de l’Ecofin — rencontre des ministres des finances des pays membres de l’Union —, le 5 avril dernier, à Ljubljana (Slovénie). « C’est un discours inacceptable, commente M. Dandea. L’inflation est générée par des facteurs qui n’ont rien à voir avec les employés : la crise financière américaine et le cours des produits alimentaires. Je ne comprends pas pourquoi les ministres européens des finances prétendent faire payer aux ouvriers le coût des erreurs des banques. » Si, en Europe occidentale, cette inflation « ciblée » grève douloureusement les revenus des ménages, elle a, en Roumanie, des effets catastrophiques : le budget alimentaire dévorait déjà, au premier trimestre 2007, plus de 41 % des revenus d’une famille (8). Et pour cause : alors que le salaire minimum est ici de dix fois inférieur au salaire minimum interprofessionnel de croissance (smic), les produits alimentaires affichent souvent les mêmes prix qu’en France. Officiellement, le taux de chômage est tombé de 10,5 % en 2000 à 4,3 % en février 2008. Il faut dire que le départ de plus de deux millions de Roumains à l’étranger, depuis 1990, a tari les réserves de main-d’œuvre. Règle d’airain de l’économie de marché, la raréfaction d’un produit dont la demande augmente fait croître sa valeur. Cela vaut aussi pour le travail, et notamment pour cette main-d’œuvre qualifiée du secteur automobile que Ford, nouvel investisseur, pourrait bien débaucher. Une négociation syndicale transnationale ? « Nous ne souffrons pas encore d’une vague de délocalisations, considère Ursu. Le transfert de Nokia, quittant la ville allemande de Bochum pour la région de Cluj-Napoca, et bénéficiant d’aides publiques locales pour s’installer, est certainement plus représentatif de la situation roumaine que la grève de Dacia. » Présentées comme une fatalité par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, les délocalisations au sein de l’Union ne semblent toujours pas susciter une politique sociale européenne digne de ce nom. Tandis que les habitants de Bochum protestaient en détruisant des téléphones Nokia, on ne trouvait guère dans la presse roumaine que l’éditorialiste Ioana Lupea pour s’interroger sur le coût économique et social, à moyen terme, d’un possible départ du fabricant de téléphones. Une délocalisation qui provoquerait à Cluj les mêmes dégâts qu’à Bochum (9). Confortés dans leur lutte par les menaces de délocalisation, galvanisés par la décision favorable du tribunal d’Arges, 85 % des ouvriers de Dacia décidèrent, le 9 avril, de poursuivre la grève. Ils débordèrent alors des leaders syndicaux qui considéraient raisonnable l’offre d’une augmentation de 300 lei (82 euros) faite par la direction. Après avoir rassemblé cinq mille personnes dans les rues de Pitesti, le mouvement arrachait, le 11 avril, une augmentation moyenne de 360 lei (99 euros) — soit 65 % de l’augmentation demandée (10). Le lendemain, les ouvriers ont repris le travail. La grève de Dacia aura-t-elle permis un pas en avant de l’Europe sociale ? Les prochains mois apporteront des éléments de réponse. Pour que ceux-ci soient positifs, il faudrait que les syndicats européens et les partis de gauche soient attentifs aux prochains conflits. Le 6 mai, une grève a éclaté dans l’usine Leoni Wiring, fournisseur de Dacia en câbles installé à Mioveni. Le 9, les ouvriers de Silcotub, filiale de la multinationale Tenaris, déclenchaient à leur tour un mouvement à Zalau. Alors que la bataille pour le maintien de l’usine de Gandrange (Lorraine) continue, les ouvriers français et européens d’ArcelorMittal saisiront-ils cette occasion de soutenir leurs homologues roumains et d’ouvrir ainsi la voie à une négociation syndicale transnationale ? Stéphane Luçon. -- "Spéculation et crises : ça suffit !" Déjà plus de 30 000 signatures. http://www.stop-finance.org |
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| o.gehaime wrote: > > Première défaite du dumping social > > Les ouvriers roumains font reculer Renault Cette nouvelle est à rapprocher de celle qui nous vient des USA. Général Motors est au bord de la faillite. En 1980 ils avaient, à la suite de grèves, négocié un important accord concernant les avantages sociaux, notamment en matière de retraite et d'assurance pour les retraités. Depuis 1980, ils ont distribué 115 millions de dollars d'avantages sociaux, pendant qu'ils distribuaient 5 millions de dollars à leurs actionnaires. Les actionnaires ont foutu le camp. Les actions sont au plus bas, et il n'y a pas eu assez d'argent pour l'investissement et l'innovation, à ce point que les voitures sont dépassées technologiquement par les japonaises et les européennes. Les syndicats, qui avaient obtenu ces avantages, doivent maintenant faire face à des licenciements massifs, et peut être à la disparition de certaines marques (Buick, Pontiac) |
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| "Hersedon" <Hersedon***organet.net> a écrit dans le message de news: g5nod8$kut$1***aioe.org... > Général Motors est au bord de la faillite. Vite, il faut se mobiliser pour sauver les emplois. Quand une boite coule, il faut se battre. Quand une boite fait des supers profits, il faut se battre aussi. C'est ainsi chez les jamais contents. :-) |
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| Hersedon wrote: > o.gehaime wrote: > >> >> Première défaite du dumping social >> >> Les ouvriers roumains font reculer Renault > > Cette nouvelle est à rapprocher de celle qui nous vient des USA. > Général Motors est au bord de la faillite. > En 1980 ils avaient, à la suite de grèves, négocié un important accord > concernant les avantages sociaux, notamment en matière de retraite et > d'assurance pour les retraités. > Depuis 1980, ils ont distribué 115 millions de dollars d'avantages > sociaux, pendant qu'ils distribuaient 5 millions de dollars à leurs > actionnaires. > Les actionnaires ont foutu le camp. Les actions sont au plus bas, et > il n'y a pas eu assez d'argent pour l'investissement et l'innovation, > à ce point que les voitures sont dépassées technologiquement par les > japonaises et les européennes. > Les syndicats, qui avaient obtenu ces avantages, doivent maintenant > faire face à des licenciements massifs, et peut être à la disparition > de certaines marques (Buick, Pontiac) La stratégie court termiste des Big Four aux US est la principale cause de leur déclin; il recherchaient l'optimisation des marges unitaires ce qui les amenait à privilégier les voitures full size(et les pick up trucks et SUV) de forte dimension en négligeant tous les segments "compact" Ainsi ils ont laisser les Japs s'installer sur les segment des compact Pick Up trucks qui réprésentait à une époque plus de 2 million de véhicules! Et cela uniquement parce que la marge unitaire était plus faible que sur les full size PU Idem pour les SUV, invention américaine avec Jeep CJ et des gros bazar comme les Wagoneer . Ils ont perdu ce marché au Japs et ne l'ont jamais repris Et encore aujourd'hui ils ont des retards majeurs dans le domaine des véhicules hybrides et alternatives car à court terme cela ne paraisait pas immédiatement rentable. C'est ce système économique et ses paradigmes qui sont en cause et les syndicats n'y sont pour rien. -- amicalement tijl |
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| "Hersedon" <Hersedon***organet.net> a écrit dans le message de news: g5ofkn$34j$1***aioe.org... tijl.uilenspiegel wrote: > Hersedon wrote: >> o.gehaime wrote: >> >>> Première défaite du dumping social >>> >>> Les ouvriers roumains font reculer Renault >> Cette nouvelle est à rapprocher de celle qui nous vient des USA. >> Général Motors est au bord de la faillite. >> En 1980 ils avaient, à la suite de grèves, négocié un important accord >> concernant les avantages sociaux, notamment en matière de retraite et >> d'assurance pour les retraités. >> Depuis 1980, ils ont distribué 115 millions de dollars d'avantages >> sociaux, pendant qu'ils distribuaient 5 millions de dollars à leurs >> actionnaires. >> Les actionnaires ont foutu le camp. Les actions sont au plus bas, et >> il n'y a pas eu assez d'argent pour l'investissement et l'innovation, >> à ce point que les voitures sont dépassées technologiquement par les >> japonaises et les européennes. >> Les syndicats, qui avaient obtenu ces avantages, doivent maintenant >> faire face à des licenciements massifs, et peut être à la disparition >> de certaines marques (Buick, Pontiac) > > La stratégie court termiste des Big Four aux US est la principale cause de > leur déclin; il recherchaient l'optimisation des marges unitaires ce qui > les amenait à privilégier les voitures full size(et les pick up trucks et > SUV) de forte dimension en négligeant tous les segments "compact" > Ainsi ils ont laisser les Japs s'installer sur les segment des compact > Pick Up trucks qui réprésentait à une époque plus de 2 million de > véhicules! > Et cela uniquement parce que la marge unitaire était plus faible que sur > les full size PU > Idem pour les SUV, invention américaine avec Jeep CJ et des gros bazar > comme les Wagoneer . > Ils ont perdu ce marché au Japs et ne l'ont jamais repris > Et encore aujourd'hui ils ont des retards majeurs dans le domaine des > véhicules hybrides et alternatives car à court terme cela ne paraisait pas > immédiatement rentable. > C'est ce système économique et ses paradigmes qui sont en cause et les > syndicats n'y sont pour rien. C'est le manque d'investissement dans la recherche pour l'innovation, dû à la fuite des actionnaires, d'après les études faites par les analystes américains. ------------------------- pas tout à fait, gm a longtemps fait des bénéfices qu'ils n'ont pas redistribués dans la recherche et développement. et gm est un exemple parmi tant d'autres aux us. il n'y a pas que le secteur automobile, leur industrie est décadente depuis pas mal d'années déjà. il n'y a qu'à regarder leur bien d'équipement. dans le domaine où j'ai bossé pendant 7 ans (chaudières à gaz), ils avaient bien 10 ans de retard sur les européens --------------------- Les Américains ne sont pas plus cons que les Japonais, et savent répondre à la demande du marché, à condition d'en avoir les moyens. Dire que la cause des malheurs de GM est le système économique est faire preuve de dogmatisme politique. ----------------------------------- c'est tout autant dogmatique que d'affirmer que leur décadence est dûe à une simple redistribution de la richesse pour les salariés.. il n'y a qu'à regarder le début du 20ème siècle, où les ouvriers stazuniens étaient très recherchés et très bien payés. c'est une période où l'industrie automobile us a connu une forte croissance. --------------------------------------------------- Il est vrai que dans un système s'appuyant sur les théories marxistes personne ne fait faillite, mais il est tout aussi vrai que tout le monde s'appauvrit. ------------------------------------------------ la simple redistribution des profits et le principe de réciprocité n'est pas forcément une idée marxiste, mais du bon sens.. -------------------------------------------------------------------------- La vérité est qu'entre rémunération des travailleurs et rémunération des actionnaires, il faut un juste équilibre: si la balance penche trop fort d'un côté, les affaires vont mal. ----------------------- ben voilà on y vient, l'équilibre n'est pas atteint puisque les rémunérations vont essentiellement au capital, et plus du tout pour le travail. Même certains libéraux américains s'inquiètent de cette dérive... |
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| Hersedon wrote: > tijl.uilenspiegel wrote: >> Hersedon wrote: >>> o.gehaime wrote: >>> >>>> Première défaite du dumping social >>>> >>>> Les ouvriers roumains font reculer Renault >>> Cette nouvelle est à rapprocher de celle qui nous vient des USA. >>> Général Motors est au bord de la faillite. >>> En 1980 ils avaient, à la suite de grèves, négocié un important >>> accord concernant les avantages sociaux, notamment en matière de >>> retraite et d'assurance pour les retraités. >>> Depuis 1980, ils ont distribué 115 millions de dollars d'avantages >>> sociaux, pendant qu'ils distribuaient 5 millions de dollars à leurs >>> actionnaires. >>> Les actionnaires ont foutu le camp. Les actions sont au plus bas, et >>> il n'y a pas eu assez d'argent pour l'investissement et >>> l'innovation, à ce point que les voitures sont dépassées >>> technologiquement par les japonaises et les européennes. >>> Les syndicats, qui avaient obtenu ces avantages, doivent maintenant >>> faire face à des licenciements massifs, et peut être à la >>> disparition de certaines marques (Buick, Pontiac) >> >> La stratégie court termiste des Big Four aux US est la principale >> cause de leur déclin; il recherchaient l'optimisation des marges >> unitaires ce qui les amenait à privilégier les voitures full size(et >> les pick up trucks et SUV) de forte dimension en négligeant tous les >> segments "compact" Ainsi ils ont laisser les Japs s'installer sur les >> segment des >> compact Pick Up trucks qui réprésentait à une époque plus de 2 >> million de véhicules! Et cela uniquement parce que la marge unitaire >> était plus faible que >> sur les full size PU >> Idem pour les SUV, invention américaine avec Jeep CJ et des gros >> bazar comme les Wagoneer . >> Ils ont perdu ce marché au Japs et ne l'ont jamais repris >> Et encore aujourd'hui ils ont des retards majeurs dans le domaine des >> véhicules hybrides et alternatives car à court terme cela ne >> paraisait pas immédiatement rentable. >> C'est ce système économique et ses paradigmes qui sont en cause et >> les syndicats n'y sont pour rien. > > C'est le manque d'investissement dans la recherche pour l'innovation, > dû à la fuite des actionnaires, d'après les études faites par les > analystes américains. Ce sont probalement des théoriciens, loin de la réalité de l'industrie automobile et son histoire Les faits que je rapporte date des années 80 , GM brillait de tous ces feus.C'est la manière dont les décisions étaient prises, non en fonction de critères de marché mais selon des normes de gestion comptables qui sont la cause de cette défaite contre les Japs et cela concerne aussi bien GM que Chrysler et Ford. Court termisme et industrie automobile ne font pas bon ménage. Les Américains ne sont pas plus cons que les > Japonais, Pas plus cons mais excessivement court termistes. et savent répondre à la demande du marché, à condition d'en > avoir les moyens En automobile il ne faut pas "répondre à la demande" il faut l'anticiper. Il se trouve qu'en automobile les décisions se prennent à long terme car le développement et la mise en place d'un nouveau modèle prend entre 3 et5 ans et celui de nouveaux organes pricipaux(boites moteurs etc) encore beaucoup plus longtemps. Les contraintes sociales des européens et des Japonnais étaient évidemment bien plus poussées que celles des Américains et malgré cela ce sont eux qui ont fait le marché Dire que la cause des malheurs de GM est le système > économique est faire preuve de dogmatisme politique. Les faits que je rapporte sont rigoureusement vrais et vérifiables et n'ont rien de théoriques Il est vrai que > dans un système s'appuyant sur les théories marxistes personne ne > fait faillite, mais il est tout aussi vrai que tout le monde > s'appauvrit. La vérité est qu'entre rémunération des travailleurs et > rémunération > des actionnaires, il faut un juste équilibre: si la balance penche > trop fort d'un côté, les affaires vont mal. Le marché se charge de ça non ?selon la doctrine libérale-)))! Aux Etats Unis cet équilibre est d'une stabilité étonnante et les entreprises sont sur ce point plus favorisés qu'en Europe. Il existe d'ailleurs toute une documentation sur les raisons du déclin de l'industrie US(car l'automobile n'est pas le seul victime) Dire qu'il est cela est du à un système social trop poussée dans ce pays ferait rire le monde entier-)) Une autre est l'extraordinaire bureaucratie des Big Four en particulier de GM dont le QG a été souvent comparé au Kremlin! tijl |
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| x-no-archive: yes Dans les news : 48808d56$0$5445$426a74cc***news.free.fr, Pikatchu <Pikatchu***pika.fr> écrivit : > "tijl.uilenspiegel" <tijl.uilenspiegel***club-internet.fr> a écrit dans > le message de >> C'est ce système économique et ses paradigmes qui sont en cause et >> les syndicats n'y sont pour rien. >> -- > > C'est sans doute ce que je trouve le plus ahuurissant, qu'il soit > quasiment admis unanimement et à peu prés dans tous les domaines et > secteur d'activité, qu'il s'agisse de PME ou de grande entreprise, > que la compétivité d'une entreprise et ses parts de marchés dépend > quasi exclusivement sinon pour une part essentielle, des prix de > ventes et donc des couts et la aussi essentiellement les couts > salariaux. Tout se passe comme si il n'y avait plus à la tête des > entreprises que des comptables et les pires Et oui la vérité vous dérange. Idéologue vous ne pouvez accepter l'évidence. Alles vous faire foutre connard ! |
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| "Pikatchu" <Pikatchu***pika.fr> nous contait: > la compétivité d'une entreprise et ses parts de marchés dépend quasi > exclusivement sinon pour une part essentielle, des prix de ventes et > donc des couts et la aussi essentiellement les couts salariaux. Tout > se passe comme si il n'y avait plus Ã*** la tête des entreprises que des > comptables et les pires bonjour l'ami, | la proie pour l'ombre! vouloir lier le prix de vente aux coût salarial est déjÃ*** uneabsurdité. dans un système économique de type capitaliste, il n'y a, Ã*** la tête des entreprises, que des actionnaires ou leurs représentants qu'ils soient privés et/ou d'état. dans une société postcapitaliste, le pouvoir politique devra s'engager Ã*** libérer l'entreprise du carcan de l'actionnariat public et/ou d'état. pour que son capital soit enfin "propre" il faut, Ã*** l'évidence, qu'il appartienne, définitivement, Ã*** l'entreprise. cordialement, fff. |
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| x-no-archive: yes Dans les news : 48809f4d$0$958$ba4acef3***news.orange.fr, Tarasz <tarasz***nomail.com> écrivit : > Le Fri, 18 Jul 2008 15:08:11 +0200, Kitmir a écrit : > >> Alles vous faire foutre connard ! > > Toi aussi. Direction boitakon. Boitakon/Loire ou Boitakon/Seine ? Pauvre dégénéré tremblant de peur dans son slip petit bâteau ! |
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| >tijl.uilenspiegel wrote: > > Les faits que je rapporte date des ann�es 80 , GM brillait de tous ces > feus.C'est la mani�re dont les d�cisions �taient prises, non en fonction de > crit�res de march� mais selon des normes de gestion comptables qui sont la > cause de cette d�faite contre les Japs et cela concerne aussi bien GM que > Chrysler et Ford. Tu penses que c'est a cause des normes comptables que Renault a refuse de racheter GM? >En automobile il ne faut pas "répondre Ã*** la demande" il faut l'anticiper. >Il se trouve qu'en automobile les décisions se prennent Ã*** long terme car le >développement et la mise en place d'un nouveau modèle prend entre 3 et5 ans >et celui de nouveaux organes pricipaux(boites moteurs etc) encore beaucoup >plus longtemps. Le developpement, la gamme des models sont toutes des activites qui s'externalise. Ce n'est pas le coeur business d'un constructeur. Pour resoudre un probleme de gamme, GM aurait racheter un constructeurs japonais ou europeen. Le probleme justement est que c'est bien plus profond, que GM fait fasse a des liabilities enormes a moyen terme cree par les syndicats US, et c'est pour ca que personne ne veut racheter GM. |
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| Philippe P wrote: > Pikatchu a écrit : >> >> "tijl.uilenspiegel" <tijl.uilenspiegel***club-internet.fr> a écrit >> dans le message de >>> C'est ce système économique et ses paradigmes qui sont en cause et >>> les syndicats n'y sont pour rien. >>> -- >> >> C'est sans doute ce que je trouve le plus ahuurissant, qu'il soit >> quasiment admis unanimement et à peu prés dans tous les domaines et >> secteur d'activité, qu'il s'agisse de PME ou de grande entreprise, >> que la compétivité d'une entreprise et ses parts de marchés dépend >> quasi exclusivement sinon pour une part essentielle, des prix de >> ventes et donc des couts et la aussi essentiellement les couts >> salariaux. Tout se passe comme si il n'y avait plus à la tête des >> entreprises que des comptables et les pires > > c'est malheureux mais la majorité des acheteurs se fichent de la > qualité du moment que le prix est bas, que ce soit des biens de > consommation mais aussi des services.Le dirigeants ne s'y trompent > pas. un exemple qui me vient en tête; le dernier iphone est nettement > moins > cher mais la coque métal est maintenant en plastique. Pour le sujet en cours on peut néanmoins dire que les acheteurs finaux, les automobilstes, ne se fichent nullement des qualités(au sens large) du produit. Elles sont l'élément essentiel du choix dans des plages de prix acceptables certes. La nette victoire au plan mondial des japonnais(Toyota en tete) et aussi des allemands, sur l'industrie américaine n'est pas du à des prix plus compétitifs mais à des produits plus satisfaisants et mieux adaptés au besoins; -qualité totale japonaise grace au Toyotisme - adaptation de la taille de véhicules et de leur consommation depuis le premier choc pétrolier -aménagement de la sécurité active et passive des véhicules; Qui ne se rappelle pas du livre de Ralph Nader sur les véhicules américaines "dangerous at any speed" qui a été un des plus grand best seller de son temps.? Si les allemandes ont perçée aux US malgré leur prix élevé c'est sans doute surtout grace à ses caractéristiques de tenu de route,de consommation, de résultats aux crash tests au freinage etc. Pendant très longtemps avec des essieux rigides notamment les voitures américaine appliquaient des techniques d'avant WWII.! Et la hausse des prix de l'essence à la quelle les firmes US n'apportent aucune réponse à court terme, finit par les achever. Ca n'est ni de l'idéologie net encore moins du marxisme de dire cela; Japonnais et Allemands sont bien sur également capitalistes et cherchent également l'optimisation des profits. C'est d'abord du marketing-il faut concevoir des véhicules qui se vendront demain dans des quantités suffisantes pour amortir les tickets d'entrée et laisser des bénéfices suffisantes. Ce qui est en cause c'est un certain type extrème du capitalisme, axé sur le profit à très court terme, géré à partir de critères boursiers dans le cadre de la titrisation qui est mal adaptée aux investissements industriels qui doivent-pour des raisons techniques- etre planifiés sur le long terme.Or la bourse n'offre meme pas de visibilité sur la journée! C'est ce type de capitalisme qui est sur la sellette aujourd'hui notamment à travèrs la crise des marques américaines Pour parler d'un métier complexe comme l'automobile il faut le connaitre au moins un peu ama -- amicalement tijl |
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| Tags: dfaite, dumping, premire, social |
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| Première défaite du dumping social | o.gehaime | Newsgroup fr.misc.finance | 38 | 24/07/2008 17h46 |
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| le dumping social a t'il un avenir | Pikatchu | Newsgroup fr.soc.travail | 0 | 22/12/2007 13h14 |