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| Bonjour Lu dans http://www.rue89.com/hors-jeux/comme...0#commentaires Par Emilie Li ah Kim | Etudiante | 19/08/2008 | 05H07 (De Pékin) En pleine période olympique, un manuel japonais destiné à apprendre à séduire les jeunes filles chinoises met la blogosphère chinoise en ébullition. C’est un blog sur tianya.cn qui a révélé l’existence du manuel avec un billet intitulé: « Abominable ! Un manuel japonais enseigne comment flirter avec des filles chinoises ». L’affaire a été révélée au printemps, mais ce n’est que fin juillet, à quelques jours de l’ouverture des JO de Pékin, que la toîle chinoise s’est enflammée, avec des centaines de milliers de visites des articles sur le sujet. Des reproductions de pages de l’objet du crime ont fait bondir les internautes chinois, avec des phrases comme : « Rapproche toi un peu de moi », « Ne pars pas ce soir » ou encore « Laisse moi te déshabiller ». La plupart des internautes ont donné libre cours à leur fureur. Ainsi, benjamin-081 propose : « Démolissons l’impérialisme japonais » et nombre de bloggeurs d’acclamer l’initiative. Le "rêveur perpétuel" inversant les rôles commente : « Mais c’est aussi un manuel permettant aux chinois de flirter avec les Japonaises ». Alors que “l’œil gauche d’Austin” expose : « Ca, ce n’est rien ! Il y a même des cassettes vidéo qui sont à louer dans la section adulte des magasins enseignant comment flirter avec des filles chinoises ». Ces réactions constituent une nouvelle illustration de l’antagonisme sino-japonais déjà ancien et qui est toujours d’actualité. Soixante- dix ans après la prise de Nankin par les soldats de l’armée japonaise et le viol estimé de 20 000 femmes chinoises, les chinois n’ont peut- être toujours pas digéré le comportement des japonais vis-à-vis des femmes chinoises durant la seconde guerre mondiale. Et ne ratent pas une occasion de régler leurs comptes à l’autre puissance d’Asie de l’Est. Ce drame historique demeure en effet l’un des points centraux du nationalisme chinois particulièrement intense sur les forums de la toile chinoise. Les « fenqing », troupes au service de la gloire nationale Cette partie de la population chinoise qui fait d’Internet le lieu privilégié où exprimer son courroux est désigné par le terme "fennuqingnian", désormais abrévié "fenqing". Ce qui signifie littéralement : « jeune en colère ». D’après l’encyclopédie du moteur de recherche chinois Baidu, cette appellation a vu le jour à Hong-Kong dans les années 70. Elle désignait alors généralement les jeunes qui n’étaient pas satisfaits de leur condition sociale et étaient impatients de changer cette réalité. Plus tard, c’est devenu une expression idiomatique en cours dans la terminologie de l’Internet chinois continental. La plupart des « fenqing » ont entre 20 et 30 ans, sont étudiants à l’université et font montre d’un nationalisme virulent. C’est un phénomène très particulier qui a commencé au cours du développement économique extrêmement rapide en Chine, et après l’essor d’Internet. Au début les « fenqing » ne représentaient qu’une minorité et n’exprimaient leur insatisfaction que sur les forums universitaires. A cause de l’anonymat rendu possible par Internet, les premiers « fenqing » s’exprimaient uniquement dans un style expéditif. Mais par la suite, avec le développement très rapide d’Internet en Chine continentale ainsi que l’augmentation du nombre des internautes, les extrémistes attirèrent plus facilement l’attention du public et des médias. A présent, les « fenqing » ne limitent plus leur expression à la sphère Internet, les gens à s’épancher en public sont plus nombreux.. Les « fenqing » n’en sont pas à leur coup d’essai: ils avaient frappé fort lors du passage de la flamme olympique à Paris en mai dernier. Les insultes contre les « traîtres » français ont envahi les forums universitaires et ont donné lieu à des réactions musclées comme l’invasion du Carrefour de Qingdao, par une majorité d’étudiants ayant répondu à l’appel au boycott du supermarché français. Qui chatouille l’honneur national, s’attire les foudres des « fenqing ». Le débat reste ouvert Le manuel a aussi donné naissance a des commentaires plus rationnels, ainsi “Os de dinosaure” met en évidence : « c’est un manuel bilingue, nous ne pouvons donc pas émettre l’hypothèse que le livre enseigne comment flirter avec des filles chinoises. Je vous prie d’employer le mot “chinois” avec précautionet ne nous avilissons pas ». L’internaute Melerad nuance: « Mon ami possède ce manuel et il ne contient pas uniquement des propos licencieux. Au contraire, il comporte des chapitres enseignant comment aimer, comment être dans une relation avec quelqu’un et d’autres situations. Ne le comprenez pas de travers ». Un autre groupe d’internautes a émis une perspective différente sur le problème. “Young” dit : « En réalité, c’est un manuel très vivant. Les situations de dialogue sont très efficaces et utiles pour apprendre le chinois ». Et à “Bangle” de rebondir : « N’est-ce pas uniquement une façon d’utiliser la discrimination nationale pour rien ? » Ces commentaires montrent une diversité d’opinions qui tranche avec celle des « fengqing ». Mais ceux qui se posent des questions salutaires sont nettement inférieurs en nombre. L’existence de ce manuel marque indéniablement l’intérêt accordé par la nouvelle génération japonaise à son voisin. Mais il réveille également les tensions liées au traumatisme de la seconde guerre mondiale qui restent dans les mémoires d’un grand nombre et surtout des « fenqing », les défenseurs de l’image nationale chinoise. Une offensive qui ne correspond pas nécessairement aux désirs du pouvoir chinois, intervenant paradoxelement à un moment où les responsables chinois comme japonais font beaucoup d’efforts pour se rapprocher. Le 15 août, date anniversaire de la fin de la guerre ave les Japonais, le premier ministre nippon, Yasuo Fukuda, s’est abstenu de se rendre au temple de Yasukuni, à Tokyo, où reposent "les âmes" des soldats morts, y compris celles des criminels de guerre. Les relations sino- japonaises étaient au point de gel lorsque l’ancien premier ministre, Junichiro Koizumi, se rendait chaque année au sanctuaire shintoïste. Dans ce contexte, le "guide de séduction" japonais paraît inoffensif et pourrait même témoigner d’un réchauffement des relations bilatérales. Mais les jeunes nationalistes chinois ne partagent pas cette vision. |
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| Gérard Massip a écrit : > Bonjour > > Lu dans > http://www.rue89.com/hors-jeux/comme...0#commentaires > Par Emilie Li ah Kim | Etudiante | 19/08/2008 | 05H07 > (De Pékin) En pleine période olympique, un manuel japonais destinéà > apprendre à séduire les jeunes filles chinoises met la blogosphère > chinoise en ébullition. > Vu et revu pendant des années en Chine : pour draguer, se promener dans la file d'attente devant les services de visas des ambassades occidentales. Sélectionner, commencer à promettre. Cela permet aussi de se rendre compte de la différence de taille des files, en fonction de l'attractivité supposée des pays. Très instructif. -- JVB Tout ce que j'aime est immoral et/ou fait grossir. |
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| "Jean Vincent" <lipeng0***free.fr> wrote Vu et revu pendant des années en Chine : pour draguer, se promener dans la file d'attente devant les services de visas des ambassades occidentales. Sélectionner, commencer à promettre. Cela permet aussi de se rendre compte de la différence de taille des files, en fonction de l'attractivité supposée des pays. Très instructif. ================================================= Pour la France, c'est plutot les files du Consulat. L'Ambassade c'est pour les choses plus decoratives. :-) Et puis il n'y en a qu'une a la difference des consulats. Et votre classement, resultat de vos observations? :-) Pele mele (a vous d'y mettre de l'ordre, de soustraire ou d'ajouter): USA, Canada, Australie, UK, Allemagne, France, Italie, Bresil, Espagne, Suede etc. Le seul probleme avec cette methode c'est que la donzelle (on peut le supposer) il faut l'exporter rapidement, de preference (me semble t il) la bague au doigt, ou avec des promesses serieuses et tangibles. Pas possible de se pacser, je ne pense pas que les consulats soient habilites a faire ca. |
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| "Jean Vincent" <lipeng0***free.fr> wrote Charles Manoras a écrit : > Pour la France, c'est plutot les files du Consulat. Vous voulez dire "les filles des files" du Consulat? :-) > USA, Canada, Australie, UK, Allemagne, France, Italie, Bresil, Espagne, > Suede etc. > Tout à fait çà pour le trio de tête. Oui les pays anglophones sont beaucoup plus recherches. Et avoir facade sur le Pacifique est un plus appreciable! Les Francais doivent se faire une raison. :-( La derniere fois que je suis alle a Vancouver, je me suis demande si je n'avais pas aterri a HK (*) par erreur, et ce n'etait pas hier! Toronto c'est presque pareil. Certaines villes dans la banlieue de San Francisco ou de Los Angeles ce n'est pas mal non plus, dans les centres commerciaux asiatiques certaines boutiques (surtout chinoises) ne se donnent plus la peine de traduire vaguement ou mm partiellement leurs enseignes, a l'interieur on a pratiquement besoin d'un interprete. Pour moi c'est tt de mm Vancouver a qui revient la palme et de loin, c'est tout simplement ahurissant! (*) Je ne suis jamais alle a HK, juste l'impression. :-) |
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| Tags: chinoises, comment, draguer, livre, nerve, nippon, web |
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