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| Johannes Baagoe a écrit : > herpskwerps : > >> quelque chose d'intérieur Ã*** soi qui s'oppose Ã*** la volonté consciente. > > C'est bien lÃ*** le problème : Ã*** partir du constat (que je ne récuse pas) > qu'il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir, vous passez au postulat > de *quelque chose* qui *s'oppose*. > > À propos (j'ai des associations d'idées curieuses), comment > caractériseriez-vous la pensée magique ? > Hérodote est le premier a en parler, c'est une tribu persane, les μάγοι. Plus sérieusement elle a été bien définie par Levy-Bruhl: l'individu SE pense comme membre du groupe. -- Que l'homme s'aime c'est peu dire Mais c'est lÃ*** mon pauvre labeur Je le dis Ã*** vos poêles Ã*** frire Moi le petit soldat de beurre Que l'homme s'aime c'est ne dire Qu'une parole rebattue Et sur ma dérisoire lyre Voyez, déjÃ***, elle s'est tue |
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| ""Nabztag/tag. Aussi futé qu'un âne a liste."" <ramanujan***wanadoo.fr> a écrit dans le message de news: 6ejtahF7gftiU1***mid.individual.net... Johannes Baagoe a écrit : > herpskwerps : > >>> quelque chose d'intérieur Ã*** soi qui s'oppose Ã*** la volonté consciente. > >> C'est bien lÃ*** le problème : Ã*** partir du constat (que je ne récuse pas) >> qu'il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir, non, une *décision* est prise, quelque chose d'interne au sujet fait qu'elle ne peut être appliquée. >> vous passez au postulat >> de *quelque chose* qui *s'oppose*. > >> À propos (j'ai des associations d'idées curieuses), comment >> caractériseriez-vous la pensée magique ? > >Hérodote est le premier a en parler, c'est une tribu persane, les μάγοι. >Plus sérieusement elle a été bien définie par Levy-Bruhl: l'individu SE pense >comme membre du groupe. C'est comme pour la Umma ? jacques |
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| herpskwerps a écrit : > C'est comme pour la Umma ? > > jacques Je ne pense pas, mais je ne suis pas un spécialiste de cette question. -- Que l'homme s'aime c'est peu dire Mais c'est lÃ*** mon pauvre labeur Je le dis Ã*** vos poêles Ã*** frire Moi le petit soldat de beurre Que l'homme s'aime c'est ne dire Qu'une parole rebattue Et sur ma dérisoire lyre Voyez, déjÃ***, elle s'est tue |
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| ""Nabztag/tag. Aussi futé qu'un âne a liste."" <ramanujan***wanadoo.fr> a écrit dans le message de news: 6eka2eF7e0d8U2***mid.individual.net... herpskwerps a écrit : le fil: JJ: la pensée magique (l'invididu fait appel Ã*** des forces qui lui sont favorables ou non, mais ne se trompe pas, BM: Plus sérieusement elle a été bien définie par Levy-Bruhl: l'individu SE pense comme membre du groupe. JJ: C'est comme pour la Umma ? BM: Je ne pense pas, mais je ne suis pas un spécialiste de cette question. JJ: Malek Chebel anthropologue et psychanalyste, spécialiste des mentalités dans le monde arabe et en Islam aborde cette question dans son livre: ------------------------------------------------------- Malek Chebel LE SUJET EN ISLAM (seuil) Chapitre 5 Individu / Ummah ou le triomphe de l’ambivalence La Ummah Les arguments les plus décisifs de l’islam, son credo, ses pratiques et ses interdits, interviennent ou agissent soit dans le prolongement des contenus anciens, pré-islamiques, soit en opposition avec eux, de sorte que l’islam n’est par endroits que le reflet des continuités et des discontinuités de l’imaginaire arabo-bédouin des siècles ayant précédé la révélation. La plupart de ces préceptes de «compensaÂ***tion » ne se comprennent que s’ils sont situés avec précision dans leur cadre anthropologique initial. C’est donc Ã*** une lecture Ã*** rebours, débarrassée des conditionnements mentaux qui réduisent sa clarté, qu’il faut s’attacher maintenant. L’une des raisons qui expliquent la pauvreté relative liée Ã*** la question du sujet en islam vient du fait que la Ummah, omniprésente dès l’époque médinoise, fonctionne aussi bien dans le mythe que dans la réalité comme un corps opaque et contraignant: l’individu est déclassé par rapport Ã*** la collectivité. Si le sujet arrive Ã*** se percevoir comme sujet, c’est dans la mesure où il sait que son salut ne peut advenir que dans un contexte collectif et commun. Au fond, l’identité du musulman comme sujet ne peut exister pour elle-même, mais seulement au sein de cette Ummah amniotique et chaleureuse, qui peut se montrer tyrannique vis-Ã***-vis des individus libres ou caractériels. Or, si le sujet ne se saisit comme tel que dans la mesure où il redonne Ã*** la Ummah le pouvoir paraÂ***digmatique qu’elle a, ou qu’elle a eu, cela veut aussi dire qu’il accepte de se dessaisir d’une partie de lui-même au profit de la collectivité. II ne s’agit pas encore d’une aliénation au sens étymologique du terme, étant donné que le sujet ainsi présenté continue Ã*** investir son éventuelle sauvegarde divine au détriment de son indépendance d’esprit. L’impact de la Ummah est tel que la liberté du sujet continÂ***gent ne peut atteindre un seuil critique que lorsqu’il aura consacré une partie de son autonomie de pensée Ã*** accepter la prééminence de la Ummah. Si l’aliénation de type marxiste est inconsciente, l’intéÂ***gration de l’individu croyant dans la Ummah relève surtout d’une dépossession acceptée au nom d’un bien-être amplifié et cumulatif Le principe étant: « Plus l’être-de-croyance est participatif, plus ses chances de gagner le paradis sont augmentées. » Pour prolonger la métaphore économique, un travailleur d’usine qui subit I’ idéologie productive dans son secteur d’activité ne se sait pas victime d’une réalité qui le dépasse, alors que le croyant sait d’emblée que la réalité ilâhienne le dépasse et se conforme volontairement Ã*** cette situation. On peut avancer l’idée que, l’individu n’existant pour lui-même qu’Ã*** travers la Ummah, le sujet ne survient qu’au terme d’une anthropoÂ***genèse complexe où toutes les facettes du Un et du Multiple, du singulier et du collectif, sont amalgamées les unes aux autres pour donner aux êtres-de-croyance un sentiment très particulier de solidaÂ***rité et de « fraternité en Dieu» où qu’ils se trouvent. La question qui se pose ici est de savoir délimiter les contours de la Ummah. Est-elle un groupe, une masse ou une foule ? S’agit-il d’une «horde » strucÂ***turée (selon le mot de Freud), d’un corps religieux transnational (multinationale, trust) ou d’une confédération universelle? Définir la Ummah, c’est aussi définir l’individu qui la compose et qui lui confère sa diversité et en même temps son unicité. Une fois définis la Ummah et l’individu qui en constitue le socle premier, il faut établir la nature des rapports de mouvement et des interactions diaÂ***lectiques qui les unissent. Enfin, il faut être attentif Ã*** un autre aspect de la problématique, celui de la subjectivité collective Ã*** laquelle adhèrent, peu ou prou, les individus, qu’ils soient isolés ou reliés Ã*** une organisation confrérique ou rattachés Ã*** une médersa. C’est seuÂ***lement après cette enquête que l’unité de base de la Ummah prend forme et se donne un visage. On saura alors si cette unité a la perception d’elle-même en s’affirmant comme entité, consciente de son état dynamique et non pas seulement de son essence céleste et extatique. Depuis le début, le succès le plus spectaculaire de la communauté musulmane tient au fait que, prenant Ã*** rebours l’individualisme des bédouins, elle est d’abord conçue comme une fraternité universelle (ûkhuwiyâ), un corps uni et solidaire tant dans sa totalité — verticalité ilâhienne oblige — qu’en chacune de ses parties. Aucune agression ne pouvant ainsi atteindre l’une ou l’autre de ses parties sans que l’ensemble soit ébranlé et sans que cet ensemble, dans une sorte de paniques, des minorités de l’islam et, Ã*** l’intérieur même de la prédication, celui des réformateurs musulmans qui n’ont pas cessé de pratiquer une Aufkärung avant l’heure, tout en se laissant engluer par le tropisme centrifuge de l’islam et son vitalisme messianique? La Ummah prévaut certes sur l’individu isolé, puisqu’ elle est perçue comme l’instance disposant de la norme sociale et de sa validation. Mais il n’est pas impossible que des interactions infimes puissent se nouer entre ces deux sphères, avec la précaution d’usage qui consiste Ã*** garder au sein de l’espace normatif toutes les expressions du sujet-Â***un. Si tel était le cas, on rejoindrait une idée de Jean-Pierre Dupuy qui, en soi, poserait la question de la postmodemité. Arrivera-t-on Ã*** transcender l’histoire? -------------------------------------------------------- |
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| herpskwerps a écrit : > > Malek Chebel > > LE SUJET EN ISLAM Je *pense* que c'est différent, nous avons lÃ*** un corpus théologique bien constitué. De même je *pense* que Freud s'est trompé en reliant la pensée magique dans la névrose obs. Ã*** celle décrite dans Totem et Tabou, et je ne *suis pas sur* que la manière dont il identifie la pensée magique dans Totem et Tabou Ã*** la pensée animiste soit pertinent. Cela étant, c'est un sujet qui m'intéresse, sans plus, et je serais bien incapable d'aller étudier des "sauvages" sur le terrain déjÃ*** qu'il y a du chikungunya en région Parisienne, je suis en combinaison risque bactériologique, chimique, nucléaire de niveau V :-) -- Que l'homme s'aime c'est peu dire Mais c'est lÃ*** mon pauvre labeur Je le dis Ã*** vos poêles Ã*** frire Moi le petit soldat de beurre Que l'homme s'aime c'est ne dire Qu'une parole rebattue Et sur ma dérisoire lyre Voyez, déjÃ***, elle s'est tue |
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| ""Nabztag/tag. Aussi futé qu'un âne a liste."" <ramanujan***wanadoo.fr> a écrit dans le message de news: 6elm7gF7n7pqU1***mid.individual.net... herpskwerps a écrit : > > Malek Chebel > > LE SUJET EN ISLAM Je *pense* que c'est différent, nous avons lÃ*** un corpus théologique bien constitué. De même je *pense* que Freud s'est trompé en reliant la pensée magique dans la névrose obs. Ã*** celle décrite dans Totem et Tabou, et je ne *suis pas sur* que la manière dont il identifie la pensée magique dans Totem et Tabou Ã*** la pensée animiste soit pertinent. JJ: je suis d'accord. Cela étant, c'est un sujet qui m'intéresse, sans plus, et je serais bien incapable d'aller étudier des "sauvages" sur le terrain déjÃ*** qu'il y a du chikungunya en région Parisienne, je suis en combinaison risque bactériologique, chimique, nucléaire de niveau V :-) JJ: Une 'tite photo qu'on en profite ? jacques -- Que l'homme s'aime c'est peu dire Mais c'est lÃ*** mon pauvre labeur Je le dis Ã*** vos poêles Ã*** frire Moi le petit soldat de beurre Que l'homme s'aime c'est ne dire Qu'une parole rebattue Et sur ma dérisoire lyre Voyez, déjÃ***, elle s'est tue |
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| herpskwerps a écrit : > JJ: Une 'tite photo qu'on en profite ? > > jacques Ca n'émet pas des radiations ? :-) -- Que l'homme s'aime c'est peu dire Mais c'est lÃ*** mon pauvre labeur Je le dis Ã*** vos poêles Ã*** frire Moi le petit soldat de beurre Que l'homme s'aime c'est ne dire Qu'une parole rebattue Et sur ma dérisoire lyre Voyez, déjÃ***, elle s'est tue |
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| Tags: peuton, tromper |
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| Re: Peut-on se tromper ? | Johannes Baagoe | Newsgroup fr.sci.philo | 20 | 05/08/2008 09h04 |
| Re: Peut-on se tromper ? | Johannes Baagoe | Newsgroup fr.sci.philo | 26 | 04/08/2008 20h25 |
| Re: Peut-on se tromper ? | Nabztag/tag. Aussi futé qu'un âne a liste. | Newsgroup fr.sci.philo | 6 | 01/08/2008 16h11 |