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| Le nez d'Emma. Histoire de l'odorat dans la psychanalyse Auteur(s) LE GUERER A. Résumé L'hisloire de l'odorat dans la psychanalyse porte le sceau originaire du refoulement. Apparue à une époque où le souci d'hygiène et de désodorisation s'est accru et où les discours savants sur ce sens sont essentiellement devalorisants, la thématique olfactive freudienne s'est développée dans le cadre d'une relation transférentielle avec Fliess où le nez (souvent purulent et le refoulement de doutes liés à certains vécus olfactifs jouent un grand rôle. La conception de Freud est aussi en accord avec une représentation de l'olfaction, courante en cette fin de siècle, héritée de Buffon et de Darwin mais aussi de Kant, qui considérait ce sens asocial comme à la fois le plus ingrat et le plus indispensable . On retrouve chez Freud la même ambivalence. L'olfaction est une faculté animale, archaïque, mais nécessaire à la conservation car elle plonge aux racines mêmes de la vie. Les liens étroits qu'elle entretient avec l'appetit, le désir, la sexualité tout entière, la destinent à être refoulée car flairer assimile à la bête. L'idée d'un sens décadent, mais surtout l'association de l'ordorat à l'animalité et à l'érotisme anal ont été longtemps paralysantes. Essentiellement étudié, par les premiers héritiers de Freud, en relation avec la sexualité anale, l'odorat progressivement été mis en relation avec tous les stades de la libido. Il n'en demeurait pas moins entaché de références négatives. Les travaux sur les phéromones et les hallucinations olfactives, le développement d'expérience montrant son importance fondamentale dans la relation mère-enfant, les efforts de Tellenbach pour revaloriser ce sens des affects, ouvert sur le monde, mettre en évidence sa valeur coginitive et son rôle dans la vie quotidienne n'ont suscité que peu d'écho chez les psychanalystes. Cependant, depuis une dizaine d'années, parallèlement à l'essor remarquable de recherches sur l'odorat provenant de disciplines trés diverses, un indéniable changement d'attitude est perceptible. Alors que certains scientifiques affirment l'existence chez l'homme de cet organe de Jacobson que l'on croyait jusqu'alors absent ou atrophié et émettent l'hypothèse que cet appareil olfactif secondaire pourrait représenter un important sixième sens , n'était-il pas temps pour les psychanlystes de faire preuve d'un peu plus de nez? Revue Revue internationale de psychopathologie (Rev. int. psychopathol.) ISSN 1150-6652 Source Passion des odeurs 1996, no 22 (166 ref.), pp. 339-385 |
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| On 11 déc, 18:35, "FELIX.XFILE" <FELIX.XF...***wanadoo.fr> wrote : > Le nez d'Emma. Histoire de l'odorat dans la psychanalyse > Auteur(s) LE GUERER A. > Résumé > L'hisloire de l'odorat dans la psychanalyse porte le sceau originaire du > refoulement. Apparue à une époque où le souci d'hygiène et de désodorisation > s'est accru et où les discours savants sur ce sens sont essentiellement > devalorisants, la thématique olfactive freudienne s'est développée dans le > cadre d'une relation transférentielle avec Fliess où le nez (souvent > purulent et le refoulement de doutes liés à certains vécus olfactifsjouent > un grand rôle. La conception de Freud est aussi en accord avec une > représentation de l'olfaction, courante en cette fin de siècle, héritée de > Buffon et de Darwin mais aussi de Kant, qui considérait ce sens asocial > comme à la fois le plus ingrat et le plus indispensable . On retrouve chez > Freud la même ambivalence. L'olfaction est une faculté animale, archaïque, > mais nécessaire à la conservation car elle plonge aux racines mêmes de la > vie. Les liens étroits qu'elle entretient avec l'appetit, le désir, la > sexualité tout entière, la destinent à être refoulée car flairerassimile à > la bête. L'idée d'un sens décadent, mais surtout l'association de l'ordorat > à l'animalité et à l'érotisme anal ont été longtemps paralysantes. > Essentiellement étudié, par les premiers héritiers de Freud, en relation > avec la sexualité anale, l'odorat progressivement été mis en relation avec > tous les stades de la libido. Il n'en demeurait pas moins entaché de > références négatives. Les travaux sur les phéromones et les hallucinations > olfactives, le développement d'expérience montrant son importance > fondamentale dans la relation mère-enfant, les efforts de Tellenbach pour > revaloriser ce sens des affects, ouvert sur le monde, mettre en évidencesa > valeur coginitive et son rôle dans la vie quotidienne n'ont suscité que peu > d'écho chez les psychanalystes. Cependant, depuis une dizaine d'années, > parallèlement à l'essor remarquable de recherches sur l'odorat provenant de > disciplines trés diverses, un indéniable changement d'attitude est > perceptible. Alors que certains scientifiques affirment l'existence chez > l'homme de cet organe de Jacobson que l'on croyait jusqu'alors absent ou > atrophié et émettent l'hypothèse que cet appareil olfactif secondaire > pourrait représenter un important sixième sens , n'était-il pas temps pour > les psychanlystes de faire preuve d'un peu plus de nez? > Revue > Revue internationale de psychopathologie (Rev. int. psychopathol.) ISSN > 1150-6652 > Source Passion des odeurs > 1996, no 22 (166 ref.), pp. 339-385 Voir Jean-Baptiste Grenouille l'homme dépourvu odeur corporelle mais à l'odorat incomparable. Son manque d'odeur personnelle provoque l'horreur et la détestation dés sa naissance . Horreur et détestation qui font de lui un homme de marbre dépourvu de toute sensibilité, de toute émotivité, de toute affectivité si ce n'est pour sa quête personnelle, se donner à lui même par le subterfuge d'un parfum , une odeur qui lui rendrait enfin l'amour des hommes. Se donner une odeur irrésistible, comme sont irrésistibles pour lui les belles odeurs et qui finit, après de nombreux meurtres sans importance à ses yeux en regard du but qu'il poursuit, une fois son but atteint, dévoré par des cannibales....qui l'aiment, oui, mais pour sa chair parfumée et s'en retrouvent transformés. Des "gens de rien " comme lui et qui grâce à lui deviennent "en odeur de sainteté " On retrouve tout dans ce roman de Süskind . - La réflexivité de la conscience de soi => Je ne me pense et je ne pense le monde qui m'entoure que comme le monde me pense. - La réflexivité de l'amour => je ne m'aime et je ne puis aimer que si on m'aime. - La haine provoquée par cette absence d'affectivité, dont il réalise toute la porté dans le parcours initiatique de son "terrier mère". - La mise en oeuvre de la quête de soi, sans le monde. - Le sacrifice de la vie et le don de soi, malgré soi , puisque la démarche de transcendance n'a pas été accomplie |
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| On 12 déc, 09:41, Uzume <uzume.cather...***free.fr> wrote: :-) Paraléllement à ça, et de façon tout à fait pragmatique . Lorsqu'on offre un parfum, il ne faut pas penser à l'odeur qu'on aime mais à celle qui correspond le mieux à la personne à qui on l'offre, parce qu'il peut devenir vraiment insupportable de porter une odeur, même délicieuse à laquelle on ne s'identifie pas. Ca aussi c'est tout à fait "en thème " bien que ton sujet laisse cois les intervenants . ( sans doute l'absence de conflits possible ? ) |
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| Uzume a écrit : > - La réflexivité de la conscience de soi => Je ne me pense et je ne > pense le monde qui m'entoure que comme le monde me pense. > - La réflexivité de l'amour => je ne m'aime et je ne puis aimer que si > on m'aime. > - La haine provoquée par cette absence d'affectivité, dont il réalise > toute la porté dans le parcours initiatique de son "terrier mère". ce parcours en quelques mots ? je suis assez tenté d'acheter le livre > - La mise en oeuvre de la quête de soi, sans le monde. > - Le sacrifice de la vie et le don de soi, malgré soi , puisque la > démarche de transcendance n'a pas été accomplie jacques |
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| On 12 déc, 13:11, herpskwerps <herpskwe...***skynet.be> wrote: > Uzume a écrit : > > > - La réflexivité de la conscience de soi => Je ne me pense et je ne > > pense le monde qui m'entoure que comme le monde me pense. > > - La réflexivité de l'amour => je ne m'aime et je ne puis aimer que si > > on m'aime. > > - La haine provoquée par cette absence d'affectivité, dont il réalise > > toute la porté dans le parcours initiatique de son "terrier mère". > > ce parcours en quelques mots ? > > je suis assez tenté d'acheter le livre > > > - La mise en oeuvre de la quête de soi, sans le monde. > > - Le sacrifice de la vie et le don de soi, malgré soi , puisque la > > démarche de transcendance n'a pas été accomplie > > jacques Le Parfum ou l'histoire d'un meurtrier . Le conte se passe au XVIII° siècle et c'est vraiment une histoire des parfums en France qui tourne en arrière plan autour des expressions françaises "je ne peux pas le sentir" ou "celui là je le sens mal " etc Süskind est Allemand mais il a vécu à Aix en Provence et de toute évidences ces expressions l'ont intrigué et inspiré . En tous cas en plus du reste c'est vraiment un roman sur les odeurs, décrites avec un brio extraordinaire. Donc, après son premier meurtre, perpétré parce qu'il voulait s'approprier l'odeur de la jeune fille qu'il à étranglée, devant l'échec de sa démarche, et se rendant compte qu'il ne pourra jamais créer les parfums dont il rêve, Grenouille tombe malade et ne reprend goût à la vie qu'en entendant parler des parfumeurs de Grasse . Il s'y rend à pieds et durant son voyage il se rend compte qu'il hait les humains, alors, il veut rester seul et s'isole pendant 7 ans dans une grotte ( ce que j'appelle le "terrier mère" ) où il vit , nu comme un animal, se nourrissant de terre et de racines, et se remémorant toutes les odeurs qu'il a connues, puis un jour , horreur, il se rend compte que lui même n'a aucune d'odeur .... |
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| Tags: ayez, nez, offrir, parfum, spykas |
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