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| [Rappel de la conclusion du texte "Explication causale : Spinoza contre Kant" : Celui qui voudrait rire des explications anciennes et peut en rire comme un sage, mais pas comme un fou, serait en droit de le faire, dès lors qu’il serait complètement délivré de cette croyance en une explication absolue de la causalité ; et s’il était réellement en mesure de ne plus penser de causes miraculeuses derrière le mécanisme des choses, au moyen de quoi émerge ce qui est nouveau dans le monde des choses, il saisirait au contraire que les causes coïncident avec le mouvement des choses et leurs résultats, et que la causalité n’est rien d’autre que le rapport des mouvements de choses. Il saisirait de même, s’il avait complètement éliminé de son penser la séparation permanente entre le mouvement et les choses, et en même temps la sempiternelle distinction entre causes et mouvement, et si toute causalité était comprise comme étant le mouvement à l’intérieur des choses, c’est-à-dire d’un mot : comme une explication relative, tout à fait différente de ce que l’on entend habituellement par explication causale – là, en effet, se cache toujours l’idée d’une explication absolue. ] Arrêtons-nous davantage là-dessus ; il y a généralement très peu de clarté sur ce que l’explication causale explique véritablement et ce qu’elle est à proprement parler. Nous devons donc pour les besoins d’une compréhension plus poussée entrer plus en profondeur dans le deuxième moment, celui que nous avons mis en avant à côté de la relativité comme essentiel pour le concept adéquat de cause : le mouvement, dont il a déjà été suffisamment dit qu’il coïncide parfaitement avec la causalité, laquelle constitue précisément pour cette raison une simple explication relative. Nous avons appris à connaître le mouvement comme la cause de tout ce qui est perçu par l’expérience première comme étant au repos ou comme transformation, comme repos ou changement des phénomènes physiques des choses, et il nous suffit maintenant de répéter que tout ce que nous avons dit du mouvement vaut pareillement et totalement pour la causalité, sur laquelle nous n’avons rien d’autre à ajouter que mouvement et causalité sont synonymes. Si je parle de cause ou de mouvement, c‘est du pareil au même ; c’est la même chose par exemple, si je dis : Robert Mayer a réduit la chaleur en mouvement, ou si je dis qu’il a montré la cause de la production de chaleur. Toute cause d’un phénomène est du mouvement, car tous les phénomènes sont des mouvements, rien que des mouvements, et donc une extra cause du mouvement ne saurait intervenir en supplément. Dans la totalité du monde des choses, nous ne constatons rien d’autre que des mouvements et nulle part, en supplément, des causes particulières des mouvements. Celui qui ne peut pas s’empêcher dans son penser de rattacher les mouvements à des causes et à des forces particulières, celui-là ne pense pas scientifiquement, mais à la manière de la fable où le soleil et la lune ont leur char, sur lequel ils voyagent. Nous ne sommes pas légitimés à penser ainsi ; nous n’avons pas de représentations de causes particulières se trouvant derrière, au-dessus ou dans le mouvement. Les causes sont des mouvements – et là se trouve exclu qu’elles soient quelque absolu en dehors du monde du mouvement des choses, ou des choses, ou même des forces distinctes du mouvement. On doit examiner soigneusement cette trinité, par quoi est dissipé le concept adéquat de causalité. Seulement la connaissance exacte de ce qui est erroné et la perception du pourquoi de la fausseté accomplit constamment la consolidation de la thèse positive. Et de même qu’il faut exiger dans chaque cas de réaliser clairement quelles erreurs sont en mesure de faire obstacle au vrai, il est particulièrement important, et même indispensable, dans le cas de la causalité de parvenir à la clarté et de s’y tenir fermement. Ceci s’avère difficile. Son histoire est effectivement très malencontreuse, et de plus l’état dans lequel elle se trouve actuellement tout autour de nous par rapport au concept de cause est loin d’être satisfaisant ; parmi nous les trois erreurs de compréhension sont encore plutôt en vogue. Toutes les trois se pressent dans les têtes de beaucoup, et rares sont ceux pour qui la simple vérité de cause = mouvement est réellement claire. Le plus grand de tous les malheurs, qui a pu arriver aux humains, fut sans aucun doute que le concept de cause à travers la religion, principalement la religion chrétienne, se dépouilla de sa relativité, et fut totalement exclu du monde. Dieu fut complètement séparé du monde, et en particulier, à cause des péchés de l’homme, le monde a été réduit au rang de total résidu de Dieu – toutefois, puisque Dieu est l’unique cause absolue du monde, de ce qui est produit, ceci signifie que ce qui est produit est tombé de sa cause, et n’apprend d’elle guère plus que la production véritablement dépendante, notamment suite aux prières et autres comportements de piété religieuse des humains. Dieu agit avec le monde, selon que les comportement des humains lui plaisent, et à vrai dire comme cela lui vient à l’esprit, de manière imprévisible ; il n’est même pas responsable pour quiconque, il est le maître absolu. Ceci signifie donc que le monde, pour tout ce qui est produit en lui, a une cause arbitraire, une cause qui fait tout ce qui lui vient à l’esprit ; avec tous les changements survenant en lui, le monde est absurde. A SUIVRE... |
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| Cher môsieur MARTORY, il conviendrait que vous ne combattiez pas contre des moulins à vent – Les sciences actuelles étant bien en avant que toutes vos rhétoriques à la mord-moi le nœud. Spinoza a certes été un très grand philosophe ; mais cette époque est terminée – Les notions d’absolu et de relatif ayant peu à voir avec votre conception absolutiste de la vérité. Votre problème est structurel et non pas conjoncturel. Vos pourriez continuer à tenir le même discours deux milles ans en avant où deux milles ans en arrière qu’il ne changerait pas d’un iota. Minime en vérité. Ces notions de dieu naturé étant préexistantes plusieurs siècles avant. Et puis, concernant l’absolu et le relatif, faut pas trop patiner dans la choucroute, votre position absolutiste n’ayant rien à envier à un emmerdeur qui se croit en droit de réécrire l’histoire de la philosophie. Vous aimez Spinoza, croyez avoir trouvé chez lui un constat définitif, certes – mais très névrotique, n’est-ce pas ? Le mieux serait que arrêtiez de faire des copier-coller de vos lettres à tous les hommes politiques ou médiatiques en vu et que vous alliez vous faire soigner dans l’asile le plus proche de chez vous (constat tout relatif, bien entendu) Max |
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| "Sylvain Saint Martory" <sylvainsaintmartory***yahoo.fr> a écrit dans le message de news: b093bdeb-5416-47c9-8cd6-a058bd88c9ab...oglegroups.com... .... | Arrêtons-nous davantage là-dessus ; il y a généralement très peu de | clarté sur ce que l’explication causale explique véritablement et ce | qu’elle est à proprement parler. .... L'explication causale répond au "pourquoi" du langage courant, qui est en fait un "comment". Pourquoi l'arc-en-ciel ? parce que lumière blanche du soleil décomposée par l'eau en ses composantes etc etc. En fait, c'est le mécanisme qui est expliqué par un enchainement de causes et d'effets, pour lequel on se limite à quelques étapes seulement. On explique "comment cela se passe" de façon très limitée alors qu'une explication complète de ce type devrait remonter à une cause première (ou à la rigueur, à une boucle). Mais la vraie question du "pourquoi", c'est "pour quoi ?". On suppose une finalité, et donc qu'un enchainement de causes et d'effets a un but pré-déterminé. C'est évidemment, et pour cette raison, une question viciée : elle est fermée. Dans tous les cas, la causalité nécessite le temps, l'effet devant précéder la cause, et donc elle est incompatible avec Dieu pensé hors de l'univers : le temps est un paramètre de notre univers, qui conditionne d'ailleurs particulièrement notre pensée. Dieu étant extérieur au temps, il ne peut être "la cause" de l'univers car il faudrait qu'il ait eu l'intention de la création, donc qu'il fonctionne comme nous qui sommes soumis au temps : séquentiellement. Si l'on fait l'hypothèse de Dieu, il faut donc en conclure que notre univers en fait partie intrinsèquement, son évolution aussi, et que Dieu n'a pas choisi. Dans ces conditions, on peut simplifier le monde en faisant l'hypothèse que Dieu n'existe pas, puisque cela revient au même. |
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| <giratempu***hotmail.fr> a écrit dans le message de news: f105db9f-11b4-4536-8f30-86b744a3b955...oglegroups.com... .... | Si à la question "pourquoi l'objet | chute-t-il ?" je réponds "parce qu'il est soumis à un champ de | pesanteur", j'explique un phénomène physique dans lequel le temps | n'intervient pas. .... Oui. C'est la méthode du traitement des problèmes de dynamique par le lagrangien, version moderne du principe de Maupertuis. Mais ça ne marche qu'avec les phénomènes réversibles dans le temps, donc avec tous sauf ceux provoquant une augmentation de l'entropie. Ceci enlève donc de l'universalité à ta remarque (la "flèche" du temps ne se voit que dans l'augmentation de l'entropie). .... | En d'autres termes, l'effet est | contenu dans la cause qui lui a donné naissance. On peut effectivement voir une relation de causalité comme une corrélation entre deux événements, sans référence au temps. Note que ceci va dans le sens d'un univers 4D monolithique entièrement figé, et que si l'hypothèse est à retenir (parmi d'autres), les conséquences sont plutôt sinistres (intellectuellement :-( ). |
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| Sylvain Saint Martory a écrit : > se dépouilla de sa relativité, > et fut totalement exclu du monde. Dieu fut complètement séparé du > monde, et en particulier, à cause des péchés de l’homme, le monde a > été réduit au rang de total résidu de Dieu – C'est précisément ce qu'explique la génèse avec l'histoire de l'arbre de la " connaissance du *bien et du mal* ". |
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