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Vieux 25/07/2008, 17h16
Malatesta
 
Messages: n/a
Par défaut Re: lois françaises vs lois européennes

On 25 juil, 09:23, jorisa <temps...***gmail.com> wrote:
> Selon la loi française le sacré ne peut pas être commercialisé, en
> exemple la dignité humaine, le respect des enfants,les sources et les
> fontaines permettant la vie dans nos villages... Selon les lois
> européennes que je considèrent comme barbares, nous pouvons l'entendre
> icihttp://www.youtube.com/v/C1U56CdO3LI&hl=fr&fs=1, tout est
> monnayable ! Pouvons nous vraiment accepter qu'une seule loi
> européenne soit supérieur aux lois françaises ? Pouvons nous accepter
> qu'un homme politique puisse remettre en question l'esprit français
> qui nous unit "la seule richesse d'une Nation c'est l'homme" ?



Dans un premier article, qui suit, Roland Poquet introduit, sous forme
de litanies, ce qui pourrait constituer le bréviaire des opposants à
l’économie capitaliste de marché. Dans un second il ouvrira le champ
de la réflexion en vue de faire surgir une alternative : modèle ?
projets ? perspectives ?

I . Litanies
par R. POQUET
Ceux qui dénoncent avec pertinence, parfois avec vigueur, les
“maladies” de l’économie capitaliste de marché nous aident, par leur
connaissance de l’économie mondiale et par leurs réflexions, à affiner
notre critique de ce système. Là où nous nous séparons d’eux, c’est,
bien entendu, sur le traitement à imposer au malade : peut-on le
guérir ou faut-il, pour sauvegarder ses proches, hâter sa fin ? Pour
les adeptes de ce que nous appellerons la survie, la disparition de
l’économie capitaliste de marché est impensable : plusieurs fois
centenaire, sa « caractéristique majeure - en raison de la place
qu’elle laisse à la multiplicité des initiatives individuelles - est
sa capacité à utiliser les crises pour se régénérer en se renouvelant
» ; cette régénération par le renouvellement « suppose une action
délibérée en vue d’arracher le pouvoir aux puissances financièreset,
par là même, de transformer la logique du système ». En ce qui nous
concerne, cette illusion - arracher le pouvoir aux puissances
financières - et cette utopie - transformer la logique du système -
nous apparaissent bien coupables dans la mesure où chaque jour nous
apporte son lot de “maladies” nouvelles. Bien sûr, le système peut
surmonter les crises les plus terrifiantes. Mais pour combien de temps
encore ? au prix de quels ravages ? et pour tendre, en fin de compte,
vers quelle humanité ? une humanité qui regorge de biens et ne donne
plus aucun sens à la vie ? Et si ces adeptes de la survie du système
faisaient preuve, comme ses défenseurs, d’un économisme de mauvais
aloi ? Face à cette trahison, un seul remède : l’incantation. Aussi
invitons-nous tous les distributistes à psalmodier, chaque jour, les
antiennes qui vont suivre, à l’heure de l’angélus par exemple.

QUI ? peut affirmer que l’économie capitaliste de marché est en mesure
de :
se passer du moteur de la croissance.
se passer du moteur de la consommation à-tout-va.
remettre en question les modes de production, de consommation et même
de vie.
éliminer les gaspillages en matières premières, en énergies et en
temps.
arrêter la marchandisation du travail, de la terre et de la monnaie.
introduire des indicateurs de richesse qualitatifs dans une économie
congénitalement structurée en vue de produire du quantitatif.

PERSONNE.
QUI ? en économie capitaliste de marché :
empêchera les 3 personnes les plus riches du monde d’avoir une
fortune supérieure au PIB total des 48 pays en développement les plus
pauvres.
sortira de la malnutrition 800 millions de personnes.
apportera l’eau potable et l’électricité à près de 2 milliardsde
personnes.
clamera que 40 milliards de dollars suffiraient à éradiquer la faim,
à permettre l’accès à l’eau potable et à lutter contre les grandes
épidémies, alors que le montant de l’endettement extérieur des États-
Unis est de 400 milliards de dollars - dix fois plus ! - et que le
délire publicitaire nécessité par la vente de n’importe quoi à tout
prix s’élève dans le monde à 400 milliards lui aussi.
annulera la dette des pays du sud.

PERSONNE.
QUI ? en économie capitaliste de marché :
mettra un terme à la mise en friche des terres.
arrêtera définitivement la destruction des richesses agricoles
réglementée par la PAC.
empêchera la désertification des territoires.
réduira sensiblement les émissions de gaz à effet de serre.
subordonnera les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce aux
principes des Nations-Unies sur la protection des écosystèmes.

PERSONNE.
QUI ? en économie capitaliste de marché :
interdira aux entreprises de racheter leurs propres actions pour
maintenir les cours.
imposera la transparence des transactions par la levée du secret
bancaire
contrôlera les flux financiers.
supprimera les paradis fiscaux.
empêchera les scandales financiers.
remettra en cause les décisions du FMI soumis au droit de veto du
Trésor américain.

PERSONNE.
QUI ? en économie capitaliste de marché est en mesure de :
réformer les institutions financières internationales.
créer des instances démocratiques pour encadrer la mondialisation par
des règles du jeu appliquées par tout le monde.
éviter l’impérialisme de ceux qui tiennent les outils, contrôlent les
moyens, définissent les réglementations politiques et économiques.
espérer en une mondialisation “à visage humain” qui réduise les
inégalités.

PERSONNE.
QUI ? rejettera l’économie capitaliste de marché :
parce que la science s’est mise au service de l’économie et que les
sciences humaines dépendent des financements entrepreneuriaux et
belliqueux.
parce que ce système économique conforte les comportements de
domination et de hiérarchie et produit du sous-développement moral et
psychique.
parce que le développement techno-économique ignore les qualités de
l’existence, les qualités de solidarité, les qualités du milieu, la
qualité de la vie, les richesses humaines non calculables et non
monnayables.
parce que les sphères de la “production de soi” et du “pouvoir de
création” sont limitées à quelques créateurs - artistes et
scientifiques notamment - qui, seuls, ont été préparés et éduqués.

PERSONNE.
N.B. Les statistiques, estimations, réflexions et autres incantations
contenues dans cet article ont toutes été relevées dans diverses
publications parues ces derniers mois.

( à suivre)

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AUX GRANDS MOTS, LES GRANDS REMEDES (3)

Communautarisme et tribalisme
Dérives sémantiques (suite) :
par G.-H. BRISSÉ
Pour répondre à la nécessité de réduire la volatilité croissante des
capitaux, un économiste prix Nobel d’économie en 1981, James Tobin, a
suggéré dès 1972, l’instauration d’une taxe sur les mouvements de
capitaux, afin de restituer plus d’autonomie aux politiques monétaires
nationales et assurer le financement de l’aide multilatéral/aux pays
en développement et aux actions des Nations Unies. D’où le projet d’un
impôt universel à un taux modeste, frappant toutes les transactions
financières [1].

Mais le projet de taxe Tobin n’est fiable que s’il revêt concrètement
un caractère universel, ce qui est loin d’être le cas. En outre, il a
été contesté, sous sa forme actuelle, par son illustre promoteur. Le
résultat en est que la crise financière internationale ne fait que
s’aggraver ; que les promoteurs de l’ultra-libéralisme ne savent plus
comment maîtriser le cours des évènements. Mais leurs adversaires sont
tout aussi impuissants à promouvoir un nouvel ordre mondial cohérent.

Pourtant, sur le fond, l’idée d’une taxe automatique [2] sur les
mouvements de fonds est loin d’être absurde. Des spécialistes ont
estimé que, rien que pour la France, un tel prélèvement de 0,35 % sur
les crédits et débits des comptes des entreprises et des particuliers
fournirait à l’État plus de 100 milliards d’euros par an. Bien sûr, on
pourrait moduler le montant de la taxe en fonction de l’importance des
mouvements de fonds concernés. Mais, on l’aura compris, l’instauration
d’une telle taxe automatique couvrirait largement le coût d’un revenu
social garanti, ouvert à tous, sans discrimination de position sociale
ou de revenu.

La contrepartie du revenu social garanti devrait être une exigence de
service social. Il ne s’agit pas d’instaurer une variante de travail
obligatoire, mais de le concevoir comme un levier d’intégration
sociale, nécessaire pour assurer, restaurer et respecter la dignité
des personnes. Les opérations “food for work” entreprises et réalisées
par certaines organisations telles que le Plan Alimentaire Mondial
dans les pays en développement, vont dans ce sens : en échange de
vivres ou de services alloués aux populations, il leur est demandé de
participer à des tâches d’intérêt collectif, en fonction de leur
disponibilité et de leurs compétences.

Dans les pays économiquement évolués, l’économie de marché, quijoue à
fond la carte de la révolutionique pour accroître la productivité des
entreprises, supprime des emplois par millions. Il s’avère de plus en
plus difficile de s’insérer dans le secteur marchand.

D’où la nécessité de développer un tiers secteur non marchand. Les
virtualités d’emplois, ou plus exactement d’activités utiles à la
société tout entière, s’expriment en priorité à travers les mouvements
associatifs, mutualistes, coopératifs, l’enseignement, la recherche,
les services sociaux et de santé, les aides à la personne, les emplois
de proximité, les organisations de jeunesse ou de soutien aux aînés,
mais aussi dans les activités culturelles et de loisirs, la protection
et la conservation de l’environnement, la défense et la restauration
du patrimoine ou de l’environnement naturel, les associations de
développement local, la formation permanente, la reconnaissance du
travail domestique, etc.

Ce secteur, dit de l’économie solidaire, méritait mieux qu’un
secrétariat d’État dans le gouvernement de la Gauche plurielle.

De telles activités peuvent être suscitées également dans les pays en
développement, notamment à travers le réseau associatif, les
organisations non gouvernementales, etc. Ce secteur indépendant
contribue à unifier les intérêts divers en une identité sociale
commune et cohérente. Elles constituent des laboratoires où éclosent
des idées neuves des initiatives et où s’expriment les doléances
populaires. Le développement d’un tel tiers secteur permet à bien des
personnes de s’initier à la participation démocratique. Car il fait
appel au volontariat et à la responsabilité.

La vision marchande du monde, associée à une glorification
matérialiste de l’abondance, incite les gens à s’identifier à
l’économie de marché. Dans un tel système les valeurs de la croissance
sans limites pèsent inévitablement sur les comportements personnels.
La philosophie du tiers secteur non marchand constitue un antidote
salutaire à la “société de consommation” relayée par des campagnes
publicitaires extrêmement onéreuses et disproportionnées par rapport à
l’objectif recherché qui devrait être de faire passer la production à
la consommation sur la base d’une économie des besoins. Elle
prédispose au service à autrui, incite à l’enracinement dans une ou
plusieurs communautés ouvertes.

L’introduction d’un revenu social garanti liée à un contrat de
citoyenneté est dans ce contexte un puissant facteur d’intégration
sociale, et l’antidote de toutes les exclusions sociales, de la
criminalité économique, de l’insécurité, de l’évasion vers ladrogue,
la délinquance, la prostitution “alimentaire”, les paradis artificiels
des sectes et de tous les fondamentalismes, et autres intégrismes.

Communauté et communautarisme
L’entreprise, qu’elle relève du secteur public, du privé ou de
l’économie solidaire, est à l’image de la société au sein de laquelle
elle évolue. Dans un monde où la promotion de l’individu est guidée
par la recherche du profit à court terme, la seule règle sera
inévitablement la loi de la jungle.

Mais si l’on ose considérer l’entreprise comme une communauté de
travail, elle peut s’offrir aussi, pour peu qu’elle dispose d’un
comité d’entreprise actif, comme communauté de culture, de loisirs,
etc.

L’erreur la plus monstrueuse de cette entrée dans le XXlème siècle est
d’avoir confondu communautarisme et ghettoïsation, voire tribalisme.
On mélange pêle-mêle des ghettos sociaux, voire ethniques, culturels,
etc., avec des communautés qui ne se valorisent que par leur ouverture
au milieu social au sein duquel elles évoluent et se développent.
Elles se caractérisent par un esprit contractuel de fraternité, de
solidarité qui anime leurs membres.

Cessons une fois pour toutes de fustiger “le communautarisme”. Je vois
bien au contraire dans ce concept une valeur extrêmement positive à
travers une appréhension ouverte de l’attention que chacun des membres
d’une communauté apporte aux autres. Elle ne se résout pas à un
agrégat d’individus, mais bien plutôt de personnes qui se construisent
pas à pas comme telles à mesure de l’expérience et des connaissances
acquises.

La personne se valorise dans sa relation avec autrui. L’individu en
tant que tel n’existe pas. C’est un non-sens total que de promouvoir
l’individualisme comme philosophie et sagesse de notre temps.
L’individu ne s’épanouit qu’en tant que personne, au sein d’une ou
plusieurs communautés, superposées ou entrecroisées, qui le révèlent
en termes d’identité.

Telle devrait être la conception d’un communautarisme ouvert et
positif, à l’opposé de cette caricature négative et extrêmement
néfaste que nous offrent nos hérauts de la pensée unique.

L’expression de ces dérives sémantiques se manifeste à travers de
multiples vocables dont le commun des mortels perçoit difficilement le
sens et la portée. Qu’on en juge : du principe de précaution au
développement durable et à l’agriculture raisonnée, des placements
éthiques au commerce équitable, de la bonne gouvernance à l’entreprise
citoyenne, les pistes ne manquent par pour surmonter les désillusions
d’une époque marquée par la plus grande confusion où s’affirme la
primauté du paraître sur l’être, du savoir-faire sur le savoir-être.

Bien malin, hormis le cénacle d’une poignée de spécialistes, celui qui
s’y retrouve dans œ salmigondis !

En réalité, ces concepts ne peuvent acquérir de signification concrète
que si on les replace dans une appréhension globale de notre avenir
humain. Redonner un sens à la vie en société, c’est d’abord esquisser
une vision commune sur le long terme à notre devenir. C’est élaborer,
par delà les stratégies politiciennes, une métapolitique pour notre
temps, autrement dit une réflexion qui se situe bien au delà des
préoccupations du moment.

–––––––
[1] Cette taxe ne vise à cibler que les seules transactions entre
monnaies, c’est-à-dire la spéculation sur les taux de change mondiaux..
Voir à ce sujet : • GR 986, mars 1999 et • l’ouvrage collectif publié
sous l’égide du PNUD, intitulé “The Tobin Tax, coping with financial
volatility” - Oxford University Press, NewYork et Oxford, 1996.

[2] Ce projet de taxe automatique, par contre, évoque une opération
qui concernerait tous les mouvements de fonds (crédits et débits de
comptes). Son montant pourrait varier de 0,1 à 1 %.


--------------------------------------------------------------------------------

Éliminer la grande pauvreté
Le Conseil économique et social a adopté l’idée que la lutte contrela
pauvreté doit enfin devenir un objectif pour l’Union européenne. Dans
son rapport publié le 28 octobre au Journal officiel il affirme en
effet :

« Il convient également d’intégrer la base juridique claire que le
traité de Nice apporte à la lutte contre l’exclusion sociale. Pour
rendre concrète la réalisation d’une telle ambition – offrir un avenir
à chacun – le Conseil économique et social suggère d’inscrire dans
l’article 99 le principe d’objectifs mesurables d’élimination de la
grande pauvreté et de la prévention des précarités, dans une
conception globale du développement conformément aux engagements pris
au Sommet de Copenhague (1995). »

Le Comité Pauvreté et politique, association créée en 1994 dans cette
optique, se réjouit de voir dans ce rapport la progression de sa
proposition soutenue par une pétition que nous avions proposée à nos
lecteurs en mai 2001 (dans GR 1010, page 12).

^
--------------------------------------------------------------------------------

Et vive la guerre !
Il n’y a plus de honte, hors période électorale, à être
hyperréactionnaire. Après Denis Jeambar qui trouve que les
fonctionnaires vivent trop vieux, voici textuellement ce que relate le
dernier Canard : Francis Mer (Ministre de l’économie et des finances)
a jeté un froid en conseil Conseil des ministres en relatant son
entretien avec le directeur de la Deutsche Bank : « Il affirme que la
seule solution pour relancer l’économie, c’est la guerre. Je pense
exactement comme lui. » ( Le Figaro du 15/11)

(envoi de Paul Vincent).
^
-----------------------------------------------------------------------

Dans notre numéro d’octobre, Rémy Mourin avait dédié ses vers àson
ami “Prolo”. Celui-ci lui répond :

La réponse
par R. MOURIN
Intello, mon ami, je t’écoute et souris…
car j’ai lu ta revue. Tu veux que je comprenne
les causes de ma peine et je te remercie.
Comprends bien à ton tour, l’affaire est difficile.
Où veux-tu que j’accroche, sur les murs qui m’entourent,
les pensées et les mots que tu m’offres en pâture ?
Alors serais-je sot ? Aveuglé sûrement …
Car si j’ai bien compris, voilà sept décennies
que tu me les proposes… Qui en dehors de toi
me les a fait connaître ? Commençons au début :
Voilà “distribution”.
— Je dois faire attention et ne pas la confondre.
Moi elle me plaisait bien la “redistribution”.
Tu m’as ouvert les yeux : c’est encore un moyen
d’allonger le système. Toi, tu veux le changer !
— “Salaire citoyen”…
qui serait garanti !!!… Tu penses à mon voisin ?!
— Un salaire sans sueur, accoucher sans douleur …
La rédemption, mon vieux, ça aussi c’est écrit !
Tu parles de “machine”
Qui doit me “libérer”… Tu vois, là, c’est hardi…
Je sais qu’elle prend ma place, qu’à ma place elle fabrique…
Si je t’écoute, tu dis : que sur la production
on ferait la monnaie et que j’achèterais,
sans avoir à me vendre ? Ami est-ce possible ?
J’en ai parlé chez moi et ça les a fait rire.
Ça me semble sérieux et je vais le redire…
Je le ferai. Et toi, où te fais-tu comprendre ?
Les amis que tu as, se moquent-ils de toi ?
Te disent-ils aussi que “c’est de l’utopie” ?
— Mais l’utopie, leur dis-je, est “la mère du progrès” !
Tu vois, la tâche est rude. En haut les intérêts.
En bas, la soumission, le chômage, la peur…
Ce que tu me proposes, c’est de chasser les mots
qui gouvernent nos vies insidieusement
et recouvrent les maux dont ma famille souffre.
L’esprit marqué sans doute par cette découverte,
cette nuit, j’ai rêvé qu’en ouvrant ma fenêtre,
étaient entrés ces “mots”, ils s’adressaient à moi.
Avant je les croisais, ils ne me parlaient pas :
… Travail, exploitation, misère dans l’abondance,
le seuil de pauvreté et la raison des guerres…
Beaucoup d’autres encore, pour que je les comprenne…
Ensuite, je me trouvais piloter un bateau
portant au pavillon “Humanisme suprême”.
Sur le fleuve les “mots” partaient à la dérive…
J’y voyais s’essouffler le cruel mot : “survivre”…
Quand, j’entendais venir, s’élever de la rive,
Crié par une foule : “Nous voulons enfin vivre” !

Oui, c’est une histoire qui ressemble à celle
que tu m’avais contée…
Me serais-je éveillé, moins aveugle et moins sourd ?
je vois une lumière sur le noir qui m’entoure…

http://perso.wanadoo.fr/grande.releve

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