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  #1 (permalink)  
Vieux 13/12/2007, 17h39
Malatesta
 
Messages: n/a
Par défaut Banalisation de l'INJUSTICE !

Lectures

Comme le nazisme, notre système a su amener toute une population à
trouver l'injustice si banale qu'elle ne la voit plus ! Christophe
Dejours s'en révolte dans un livre que Claude Robin commente pour
nous :

Banalisation de l'injustice
par C. ROBIN
On le sait bien, l'information et son contrôle par la "nov langue"
dominante, sont des armes essentielles de la machinerie de guerre
économique qui permet d'obtenir le consentement des masses à cet
"ordre"" meurtrier.

Ce qui est nouveau à ce stade de notre histoire, note Christophe
Dejours [1], ce n'est pas tant l'injustice et la souffrance imposées à
autrui, via les rapports de domination en OEuvre dans nos sociétés,
c'est le fait que ce système puisse passer pour "raisonnable et
justifié", qu'il soit donné pour "réaliste et rationnel", qu'il soit
accepté, voire approuvé par une majorité de citoyens, qu'il soit enfin
prôné ouvertement, aujourd'hui, comme LE modèle à suivre et dont toute
entreprise et société devraient s'inspirer au nom du bien, du juste,
du vrai...

Ce qui est nouveau en effet, c'est qu'un système, qui produit et
aggrave constamment la souffrance, l'injustice et les inégalités,
puisse faire admettre ces dernières pour bonnes et justes. Ce qui est
nouveau, c'est la banalisation des conduites injustes qui en
constituent la trame.

Comment une population, se demande Christophe Dejours, en est-elle
réduite à tolérer, voire à collaborer activement au sort réservéaux
chômeurs et aux "nouveaux pauvres" dans une société qui pourtant ne
cesse de s'enrichir (cf., notamment, les rapports successifs du
PNUD !) cela renvoie aussi à la problématique de Stanley Milgram [2],
cette trop pesante "dialectique du maître et de l'esclave "... << En ce
sens, écrit Christophe Dejours, aucune différence ne peut être mise en
évidence entre la banalisation du mal dans le système néo-libéral
actuel et la banalisation du mal dans le système nazi : les objectifs
et les moyens diffèrent, mais les processus sont identiques qui
permettent d'entraîner, progressivement, la majorité des hommes d'une
nation à infliger l'injustice, la souffrance et la violence à autrui
et à se conduire, a minima ou ad libitum, comme Fichmann en faisant
taire le sens moral et en offrant à nombre d'entre nous une
rationalisation facile à sa propre démission, à son propre
renoncement". (Cette somme de petites lâchetés individuelles qui fait
la force d'un système !).

Mieux comprendre comment "l'Ordre des hommes" peut produire cet
assujettissement reste une énigme. Dejours nous livre également
quelques jalons pour organiser une contre-attaque, élaborer quelques
antidotes à la fascination/fascisation libérale ambiante.

Antidote ?... La Grande Relève n'a peut-être pas trouvé "la molécule-
miracle", mais au moins, comme catalyseur, elle contribue à renforcer
les germes de résistance. Comme fédératrice de réflexions, comme
"lieu" de circulation d'idées et d'actions... elle contribue à rendre
possible le souhaitable (et non à rendre souhaitable ce qu'on nous
présente comme "seul possible", "micro" ou "nécro psychie" à laquelle
voudraient nous condamner les profiteurs de ce monde sanglant de la
souffrance de tous nos semblables.

-------
[1] Dans Souffrance en France - la banalisation de l'injustice sociale
Ed. Seuil janvier 1998. 120 F.

[2] Dans Soumission à l'autorité Ed. Calmann Levy

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  #2 (permalink)  
Vieux 13/12/2007, 18h08
Fernand Naudin
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Banalisation de l'INJUSTICE !


"Malatesta" <frederic.sodar***wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
86e93967-8f7b-442b-8781-5f67a7191cdf...oglegroups.com...

>Comme le nazisme, notre système a su amener toute une population à
>trouver l'injustice si banale qu'elle ne la voit plus !



Tout ce qui est excessif est insignifiant.


Réponse avec citation
  #3 (permalink)  
Vieux 13/12/2007, 18h16
Malatesta
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Banalisation de l'INJUSTICE !

On 13 déc, 19:08, "Fernand Naudin" <bu.jean-pie...***neuf.fr> wrote:
> "Malatesta" <frederic.so...***wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
> 86e93967-8f7b-442b-8781-5f67a7191...***e6g2000prf.googlegroups.com...
>
> >Comme le nazisme, notre système a su amener toute une population à
> >trouver l'injustice si banale qu'elle ne la voit plus !

>
> Tout ce qui est excessif est insignifiant.


Dis ça à tous ceux qui en souffrent et qui sont stigmatisés .
Réponse avec citation
  #4 (permalink)  
Vieux 13/12/2007, 18h22
Malatesta
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Banalisation de l'INJUSTICE !

On 13 déc, 19:08, "Fernand Naudin" <bu.jean-pie...***neuf.fr> wrote:
> "Malatesta" <frederic.so...***wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
> 86e93967-8f7b-442b-8781-5f67a7191...***e6g2000prf.googlegroups.com...
>
> >Comme le nazisme, notre système a su amener toute une population à
> >trouver l'injustice si banale qu'elle ne la voit plus !

>
> Tout ce qui est excessif est insignifiant.


Rizn d'excessif mais la pure réalité cachée par les médias du pouvoir
et de l'argent qui mentent comme des rapaces tels Les politiciens le
font et le Rat puant borgnes et ses hordes fascistes .

Qu'est ce donc que cette Grande Relève ?
Lorsque Victor Hugo écrivait dans Quatre Vingt Treize, << Vous voulez
les pauvres secourus, moi je veux la misère supprimée >>, il faisait
preuve d'une grande générosité, mais il exprimait un souhait qui
n'était pas réalisable à son époque. C'est devenu possible à la fin
des années 1920, lorsque, pour la première fois dans l'histoire du
monde, la production a augmenté en même temps que le chômage,
autrement dit, lorsqu'on a su créer de plus en plus de biens et de
services avec de moins en moins de main d'OEuvre. C'est cette
constatation qui, lors de la grande crise du début des années trente,
a conduit Jacques Duboin à poser les premiers jalons de ce qui allait
devenir l'économie distributive ou économie des besoins. Qu'observait-
on alors ? L'économie était en panne, des montagnes de vivres qui ne
pouvaient trouver de clients s'amoncelaient, tandis qu'une foule
croissante de chômeurs se désespérait de n'avoir pas les moyens de les
acheter. C'est pour dénoncer l'absurdité et l'injustice de ce
désastre, qu'il décrivait comme "la misère dans l'abondance" [1], que
Jacques Duboin fonda, en 1934, une association qu'il appela le "Droit
au Travail et au Progrès Social" et un journal auquel il donna le nom
de "Grande Relève des Hommes par la Science" [2]

Comme Duboin le montre dans son ouvrage, l'économie distributive n'est
que la conséquence logique du progrès scientifiques. C'est la Grande
Relève de l'Homme par la machine. En effet, l'homme a toujours cherché
à réduire sa peine pour fabriquer ce dont il a besoin pour subsister.
Il a commencé à inventer des outils, qu'il n'a cessé de perfectionner.
Lents d'abord, les progrès se sont accélérés et le caractère
exponentiel de leur développement au cours des dernières décennies a
été tel qu'au moins dans les pays industrialisés, l'homme dispose
aujourd'hui d'innombrables esclaves mécaniques, électriques ou
électroniques, d'appareils automatiques, programmables ou asservis.

Nous savons même, dans une large mesure, changer la nature, la
commander pour lui faire produire ce que nous voulons, comme nous
voulons, quand nous voulons. C'est ainsi que la relève des hommes par
la science et la technologie a transformé, en quelques dizaines
d'années, les processus de production dans pratiquement tous les
domaines et à tous les stades. Elle conduit ainsi l'humanité à un
changement de civilisation, certainement le plus profond et le plus
rapide de toute l'histoire [3].

nous vivons une mutation si rapide
que la plupart des gens
n'ont pas encore pris
la mesure de ses conséquences.
Le drame de notre temps est que cette mutation est si rapide que la
plupart des gens n'en ont pas encore pris la mesure. On parle encore
de crise, comme si, avec quelques interventions judicieuses, les
choses pouvaient rentrer dans l'ordre, comme avant...

Eh bien non ! Parce que c'est la nature des problèmes qui a changé.
Ceux du passé étaient des problèmes de production. De pénurie, quand
des périodes de sécheresse par exemple, entraînaient des famines.
D'adaptation, quand de nouvelles technologies exigeaient des
travailleurs qu'ils apprennent de nouvelles méthodes de travail. Ces
problèmes de l'offre sont aujourd'hui maîtrisés. Se posent maintenant
ceux de la demande, ceux de la distribution d'une production qu'on
sait créer à volonté. Bien qu'ils ne soient jamais envisagés, ces
problèmes sont désormais primordiaux.

Les problèmes de la production
sont maîtrisés.
Ceux de sa distribution
deviennent essentiels.
En effet, quand le travail de tous était nécessaire à la production,
l'organisation capitaliste assurait du même coup la division du
travail et le partage des fruits du travail. Maintenant que la
production n'a plus besoin du travail de tous parce qu'elle s'effectue
de façon de plus en plus automatisée, l'organisation capitaliste
n'assure plus que la progression du capital. La recherche du profit
capitaliste a progressivement déplacé les finalités de l'économie,
renversé les rôles, au point qu'aujourd'hui l'économie n'est plus au
service des hommes, mais ce sont les hommes qui sont au service du
capital. En bref, creusant sans cesse le fossé entre quelques riches,
de plus en plus riches, et une masse croissante de pauvres [4], notre
système économique ne peut qu'entraîner catastrophes et violences.

Pourtant, le monde développé est maintenant capable de produire une
très grande richesse, qui n'a d'ailleurs jamais cessé d'augmenter [5],
tandis que l'accroissement de la population mondiale était beaucoup
moins important. Alors, pourquoi, au nom de quoi, condamner tant de
gens à vivre dans la misère à côté de cette abondance ? Or c'est bien
grâce aux efforts accomplis, génération après génération, par tous
ceux qui nous ont précédés sur terre qu'il est aujourd'hui possible de
produire cette richesse. La justice ne consiste-t-elle pas à
considérer qu'étant tous cohéritiers des progrès scientifiques, nous
avons tous droit à notre part des fruits du travail de nos ancêtres
communs ? Ce droit doit être reconnu sous la forme d'un revenu assuré
de la naissance à la mort, à tout individu qui naît dans ce monde
riche. Mais ce droit de partager la richesse s'accompagne du devoir de
partager aussi les responsabilités et les tâches qui demeurent, pour
conserver et améliorer ce patrimoine commun.

Ce droit à l'héritage et ce devoir de participation, principes
fondamentaux de l'économie distributive que nous rappelons plus loin,
doivent désormais constituer les bases sur lesquelles il faut refonder
notre société pour qu'elle soit adaptée aux moyens dont elle dispose
enfin. Cela se traduira bien évidemment par un bouleversement radical
des lois économiques et financières qui ont conditionné nos
comportements jusqu'ici.

Le système capitaliste
ne peut pas mener
à la justice sociale.
Pour favoriser cette prise de conscience, il est indispensable de
"démonter" la logique capitaliste. Mais auparavant, il nous parait
nécessaire d'examiner comment s'est transformée la production des
biens et des services.

-------
[1] Sous-titre de Kou l'ahuri, livre de Jacques Duboin, paru en 1934,
réédité en 1982 et mis en scène au théâtre, par Ch. Delmotte, en1996.

[2] D'après le titre d'un autre livre de J. Duboin, La Grande Relève
des Hommes par la Machine, publié en 1932. Quand on sait que J.Duboin
est "monté" trois fois au front de Verdun, on comprend tout le sens
qu'il donnait au mot "relève".

[3] Le néolithique, par exemple, qui transforma l'homme de chasseur
nomade en éleveur et cultivateur sédentaire, fut un changement de
civilisation d'ampleur comparable, dù, lui aussi, à un bouleversement
des techniques de production ... mais il dura des siècles et des
siècles.

[4] Un rapport officiel des Nations Unies sur le développement montre
que 358 personnes disposent des mêmes ressources financières que les
2,3 milliards de personnes les plus pauvres.

[5] suivant les chiffres de l'OCDE, le PIB mondial est passé en 18 ans
(1974-1992) de 11.000 à 19.000 milliards de dollars, soit une
augmentation de 73 %, la population mondiale, dans le même temps, a
augmenté d'environ 23 %.

Réponse avec citation
  #5 (permalink)  
Vieux 13/12/2007, 18h24
Malatesta
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Banalisation de l'INJUSTICE !

On 13 déc, 19:08, "Fernand Naudin" <bu.jean-pie...***neuf.fr> wrote:
> "Malatesta" <frederic.so...***wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
> 86e93967-8f7b-442b-8781-5f67a7191...***e6g2000prf.googlegroups.com...
>
> >Comme le nazisme, notre système a su amener toute une population à
> >trouver l'injustice si banale qu'elle ne la voit plus !

>
> Tout ce qui est excessif est insignifiant.


--------------------------------------------------------------------------------

Quelle évolution ?
Un peu de recul permet de comprendre que les processus de production
ont évolué par vagues successives, de plus en plus courtes. Pendant
des millénaires, la main d'OEuvre était occupée essentiellement dans
l'agriculture. Il y a deux siècles, à la naissance du capitalisme,
commença avec l'industrialisation, l'exode rural, les paysans quittant
les champs pour être embauchés à l'usine, sans que, notons-le bien, la
production agricole ne cesse de croître. Le milieu de notre siècle vit
la fermeture des mines, le déclin de la sidérurgie et, de plus en plus
vite, le "dégraissage" des effectifs de toutes les usines où
automatisation et robotisation contribuaient à réduire la main d'OEuvre
pour réaliser une production qui elle non plus, n'a pas, pour autant,
cessé de croître. Et la théorie du déversoir, chère à Alfred Sauvy, a
continué à s'exercer en faisant basculer la main d'OEuvre, désormais
inutile dans le secteur secondaire, dans celui des services. Mais
voici qu'aujourd'hui l'informatique avec ses logiciels toujours plus
performants et dont le coût ne cesse de baisser de façon
spectaculaire, s'installe en force dans les secrétariats, les banques,
les assurances, les bureaux d'études,... Si bien qu'après le secteur
primaire, puis le secondaire, c'est le secteur tertiaire qui
"dégraisse" à son tour. Le drame, c'est que cette nouvelle vague ne
peut mener vers un secteur quaternaire qui serait à inventer. Il n'y
en a pas ! Et il ne peut pas y en avoir, parce que la production
marchande, la seule rentable donc la seule qui compte dans le système
capitaliste, est assurée et gérée par ces trois seuls secteurs
d'activité. La dernière vague mène donc vers l'exclusion où sont
précipités ceux dont la production capitaliste n'a plus besoin [1].
Certes, ce stade ultime, post-industriel, n'est pas encore atteint
partout. Mais la mondialisation du marché, dictée par la recherche de
la meilleure rentabilité du capital, y mène uniformément le monde
entier.

Il n'y a pas
de secteur "quaternaire".
Dans le capitalisme,
c'est l'exclusion.
Que faire alors ? Mais chercher une autre issue ! Puisqu'on sait
produire plus avec de moins en moins de travail humain, l'évolution
peut mener non pas vers l'exclusion, mais vers la libération du
travail tel qu'il est conçu actuellement, l'abolition du salariat
venant après celle de l'esclavage.

Puisqu'on ne peut pas corriger les effets pervers du système actuel,
il faut imaginer d'autres règles du jeu. Pour que la mutation que vit
l'humanité dans tous les domaines soit orientée vers d'autres fins que
celles, catastrophiques, où nous mène la quête de rentabilité, le
système économique et financier à inventer doit tendre à
l'épanouissement de l'homme. Ceci n'est possible que si on remet en
question de fond en comble la logique capitaliste et les postulats sur
lesquels elle s'appuie. Il est notamment indispensable de redéfinir
les fonctions de la monnaie, d'en changer les mécanismes de création
et d'empêcher son accumulation.

C'est, entre autres changements, ce que réalise l'économie
distributive ou économie des besoins, fonctionnant avec une monnaie de
consommation gagée sur la production, créée et gérée démocratiquement.

Mais avant d'en préciser les contours et afin de mesurer l'ampleur des
changements à entreprendre, il nous parait indispensable de rappeler
les règles du jeu capitaliste telles qu'elles s'exercent en cette fin
de 20ème siècle.

-------
[1] Ne nous laissons pas leurrer par les statistiques anglaises ou
américaines. Quand B.Clinton se vante d'avoir créé huit millions
d'emplois, il s'agit d'emplois précaires et si mal payés qu'en occuper
trois à la fois ne permet pas de sortir de la pauvreté. Et n'oublions
pas qu'il y a plus d'un million et demi d'hommes en âge de travailler
qui sont détenus dans les prisons américaines.
Lire à ce sujet La fin du travail, par J-P Mon, dans notre N°945 de
juin 1995, qui analysait le livre de J.Rifkin, traduit en français
depuis, et Les paris stupides, du même auteur, dans notre N°954
d'avril 1996.

Réponse avec citation
  #6 (permalink)  
Vieux 13/12/2007, 18h34
Malatesta
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Banalisation de l'INJUSTICE !

On 13 déc, 19:08, "Fernand Naudin" <bu.jean-pie...***neuf.fr> wrote:
> "Malatesta" <frederic.so...***wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
> 86e93967-8f7b-442b-8781-5f67a7191...***e6g2000prf.googlegroups.com...
>
> >Comme le nazisme, notre système a su amener toute une population à
> >trouver l'injustice si banale qu'elle ne la voit plus !

>
> Tout ce qui est excessif est insignifiant.


La logique capitaliste
L' opinion publique française a été récemment bouleversée par la
publication simultanée de deux nouvelles. L'une était l'annonce de
licenciements massifs chez Moulinex, en Normandie. Pour cette région,
c'était une catastrophe, des milliers de foyers voyaient disparaître
leurs moyens d'existence. L'autre nouvelle était la hausse importante,
11,6 %, de l'action en Bourse de cette entreprise. Le grand public
venait ainsi de découvrir que le drame des salariés fait le bonheur
des actionnaires !

Les intérêts du monde
de la finance sont opposés
à ceux du reste de la population.
C'est pourtant un constat qu'on peut faire tous les jours. Les
entreprises qui licencient voient monter leur côte en Bourse. Et,
inversement. Ce n'est d'ailleurs pas un phénomène typiquement
français : aux États-Unis, lorsque les statistiques montrent que le
nombre de créations d'emplois (même précaires et mal payés) a
augmenté, cette annonce s'accompagne d'un effondrement du Dow Jones :
Wall street panique quand l'emploi semble redémarrer. Inversement,
l'indice Dow Jones a atteint le record des 6.000 points le jour où on
a appris la suppression de 150.000 emplois alors qu'on attendait la
création de 40.000. La logique capitaliste aboutit à cette évidence :
les intérêts du monde de la finance sont opposés à ceux du reste de la
population.

La Bourse ou la vie ?
Et cela s'explique : le taux de chômage d'un pays y détermine, pour
une grande part, les rapports de force sociaux, donc le niveau des
salaires. La montée du chômage fait évidemment peur aux salariés, elle
érode leur pouvoir de négociation. Réciproquement, toute amélioration
de l'emploi redonne du prix au travail. Mais cela ne fait pas
l'affaire des marchés financiers, non seulement parce que c'est un
coût supplémentaire qui réduit leurs profits, mais aussi parce qu'une
telle "reprise" fait apparaître le spectre de l'inflation, ce qu'ils
redoutent plus que tout. C'est en effet la rareté qui permet de faire
du profit : seul ce qui est rare peut être vendu cher. Il en est ainsi
tant pour les biens que pour la monnaie.

C'est la rareté qui fait le profit.
La crise des années 30 est, sur ce point, édifiante : la dépression
économique initiée par le krach de Wall Street s'est traduite par un
nombre de chômeurs jamais atteint jusqu'alors. Malgré les mesures
prises par Roosevelt aux Etats Unis, connues sous le nom de New Deal,
et les politiques de relance mises en OEuvre dans les pays
industrialisés, le chômage n'a pu être résorbé que par la Seconde
Guerre Mondiale qui a transformé les 30 millions de chômeurs en
soldats et fait plus de 30 millions de morts. Comme il a fallu ensuite
reconstruire ce que la guerre avait détruit, la crise a été
provisoirement enrayée par la période de forte croissance que l'on
appelle Les Trente Glorieuses.

C'est la guerre
qui a réduit le chômage
des années 30.
Mais celle-ci a entraîné une terrible inflation dont furent victimes
les financiers. Ils en ont tiré la leçon et exigent maintenant que
l'argent soit rare et que les prix soient stables pour que leurs
marchés soient sûrs. Ils freinent donc la croissance que les
responsables politiques de tous bords appellent de tous leurs vOEux
pour stabiliser le chômage7.

la mondialisation est
pour les entreprises internationales
le moyen d'échapper
à tout contrôle.
À l'évidence, le monde des affaires et de la finance maîtrise
parfaitement cette croissance en jouant sur les flux financiers et les
concentrations d'entreprises. Car, et c'est là un autre aspect de la
logique capitaliste, la concentration des entreprises fait leur force.
Tandis que les plus petites, dites "non compétitives", disparaissent,
les plus "fortes" se développent à l'échelle du monde. Les
multinationales sont les plus à même de tirer profit des nouvelles
technologies, celles des télécommunications et de l'information en
particulier, pour étendre leur puissance. La mondialisation leur offre
la possibilité d'échapper à tout contrôle et de fonctionner au mieux
de leurs seuls intérêts. Aussi les voit-on produire là où les salaires
sont les plus bas, transporter à moindres frais leurs produits sous
des pavillons de complaisance, vendre là où les prix peuvent être les
plus élevés, installer leur siège dans un paradis fiscal pour échapper
aux lois, règlements, taxes et impôts en usage dans leurs pays
d'origine, faire assurer les tâches de secrétariat et de gestion dans
les pays du Tiers-monde grâce au télétravail...

Un seul souci, une priorité absolue : que le capital rapporte de
l'argent à ceux qui le possèdent.

Les investisseurs internationaux
ont désormais plus de pouvoir
que les décideurs politiques.
Le résultat est que les investisseurs financiers, dont la puissance
est bâtie sur ces entreprises multinationales travaillant pour eux,
ont désormais plus de pouvoir que les hommes politiques qui sont
censés décider du sort des états-nations. Indifférents aux besoins
sociaux, dont ils ne sont pas responsables, ils mettent au point leur
propre politique, au cours de colloques à huis clos, comme celui qui a
lieu chaque année à Davos, puis ils l'imposent aux gouvernements, par
l'intermédiaire du FMI ou de la Banque Mondiale, et par des pressions
telles que celles qui ont abouti aux clauses du traité de Maastricht
(critères de convergence) visant à la réduction des dépenses sociales.

Dans un environnement aussi étroitement verrouillé, qui s'oppose à
toute croissance et où les "dégraissages" signifient profits, quelle
peut être la marge de manOEuvre laissée aux responsables politiques,
même dans les pays démocra-tiques ?

Tous cherchent à s'accommoder du carcan imposé et n'imaginent que des
réformes à l'intérieur des limites comptables fixées, qu'ils décrivent
eux-mêmes comme des "contraintes extérieures", comme s'il s'agissait
de lois de la nature, incontournables.

L'imagination est verrouillée.
Comment, où, créer alors de nouveaux emplois ? Pas dans la production,
bien sûr, puisqu'elle en a de moins en moins besoin. Peut-être
quelques uns dans les services ? Mais leur petit nombre et leur
qualité ne permettra pas de réduire le taux de chômage et encore moins
le nombre des exclus. Par contre, on pourrait en créer en grand nombre
dans ce qu'on appelle depuis peu le secteur social. Leur utilité est
apparue avec le développement de la misère et de l'exclusion. De tels
emplois sont même de plus en plus nécessaires. Mais il s'agit
d'emplois qui ne sont pas financièrement rentables et donc il ne faut
pas compter sur les entreprises capitalistes pour les créer.

L'entreprise capitaliste
ne crée
que des emplois rentables.
Soyons lucides, l'entreprise capitaliste, qui assure la distribution
du pouvoir d'achat en payant ses fournisseurs et ses salariés, ne peut
créer que des emplois destinés à produire des biens ou services
qu'elle peut vendre avec profit. Elle ne crée donc que des emplois
marchands. Les emplois d'utilité sociale ne peuvent donc être financés
que par redistribution, donc par l'État ou les collectivités locales.

Redistribuer le travail ?
Une autre voie envisagée pour réduire la "fracture sociale" consiste à
essayer de réintégrer dans le monde du travail un certain nombre
d'exclus, en mettant en OEuvre des politiques de partage du travail.
Cela passe par la réduction progressive de la durée du travail. Mais
là n'est pas non plus la solution, car la raison d'être de
l'entreprise capitaliste est d'augmenter ses bénéfices, donc de
diminuer sa charge salariale. Dans ces conditions, même mieux
répartie, entre un nombre plus grand de salariés, la masse salariale
totale sera vite insuffisante pour assurer un niveau correct de
rémunération D'autant plus que la diminution de la masse salariale
totale étant aussi un des moteurs du système, les entreprises ne se
privent pas de remplacer l'homme par la machine dans la plupart des
processus de production. D'où ralentissement de la consommation, et,
corrolairement, de la production, et finalement nouvelle aggravation
du chômage. Pour que la diminution de la durée du travail puisse
améliorer la situation, il faudrait qu'elle se fasse sans réduction
des salaires, ce qui s'oppose à la rentabilité des entreprises. Elle
n'est donc envisageable que si le temps de travail supprimé est payé
par redistribution, c'est à dire encore une fois par l'État ou les
collectivités locales.

L'allocation universelle ?
Des associations, en France et en Europe, luttent pour plus de justice
sociale. Elles réclament notamment qu'une allocation minimum soit
versée à tous, par l'état, sans enquête préalable discriminatoire et
humiliante, sans aucune contrepartie. Mais comme elles n'envisagent
pas de remettre en cause les méthodes actuelles de création monétaire,
elles ont calculé qu'aujourd'hui, le montant de cette allocation par
redistribution, en particulier des aides au chômage, serait, en
France, de l'ordre de 300 F par mois ! C'est dérisoire !

Déshabiller Pierre
pour habiller Paul
ne satisfait personne.
Ainsi donc, depuis des décennies, dans le cadre de la redistribution,
tout a été essayé. Il s'agit toujours de reprendre sous forme d'impôts
ou taxes diverses de quoi aider ceux que l'absence d'emploi plonge
dans la misère. Mais quelle que soit l'imagination déployée pour
inventer de nouvelles formes à ces mesures, cette redistribution n'est
pas la solution. Elle ne peut satisfaire personne. Ni ceux qui se
trouvent lésés parce qu'on leur reprend ce qu'ils estiment avoir
légitimement gagné en occupant un emploi qui leur demande de plus en
plus de zèle pour le conserver. Ni ceux qui se voient empêchés, faute
d'emploi, de montrer leur talent et qui se sentent assistés, traités
comme des bons à rien. Ni bien entendu les entreprises qui, si on leur
fait valoir qu'ayant augmenté leurs bénéfices, elles peuvent se
montrer "citoyennes", répliquent que cela compromettrait leur
compétitivité et menacent de se "délocaliser".

La redistribution,
est à terme,
vouée à l'échec.
Alors même que les besoins en aides financières et sociales
s'accroissent, le pouvoir d'achat total des ménages diminue
constamment quelle que soit sa répartition. Comment, dans ces
conditions, espérer faire des progrès, financer des recherches de plus
en plus coûteuses, prendre en charge une population qui vieillit et...
limiter le développement de la violence ?

Mais les effets de la logique capitaliste ne se limitent pas à un taux
de chômage croissant qu'aucune reprise économique ne viendra faire
vraiment baisser. Ils ne se limitent pas non plus à la délinquance et
à la violence qui se développent sous toutes les formes. Ni au mépris
de toute morale chez les dealers de drogue. Ses méfaits sont aussi
pernicieux à l'échelle de la morale individuelle. On peut en trouver
mille exemples édifiants.

Le souci de gagner de l'argent
fait oublier toute morale.
On pense d'abord, bien sûr, aux scandales de plus en plus fréquents
qui dévoilent ici et là, mais dans tous les pays, la façon dont des
responsables publics ou privés ont détourné des biens sociaux. Dans la
plupart des pays "équipés" a éclaté une affaire du sang contaminé :
plutôt que détruire un sang douteux, ce qui aurait fait perdre de
l'argent au centre de transfusion qu'ils géraient, des hommes ont
préféré transmettre des maladies mortelles. L'affaire dite de la vache
folle a dévoilé des comportements semblables. Le détournement de fonds
charitablement versés pour la recherche contre le cancer vient de
donner un exemple spectaculaire de la façon dont l'appât de l'argent
supplante toute morale. Et on sait bien que, depuis longtemps, les
pays riches écoulent dans le Tiers monde les produits de mauvaise
qualité qu'ils ne peuvent vendre chez eux, ou les déchets qu'ils
savent dangereux. Un autre exemple, récemment révèlé en France, de
cette logique qui fait passer l'intérêt capitaliste avant la vie, est
celui de l'amiante : il y a quelques années, quand les milieux
médicaux ont montré que inhalation d'amiante créait un risque certain
de cancer, les industriels du secteur, avec l'accord des pouvoirs
publics, ont mis en place un comité, présentant apparemment toutes les
garanties de l'objectivité, pour conforter dans l'opinion publique
l'idée que l'utilisation de l'amiante ne présentait aucun danger
sérieux. Il fallait sauvegarder les intérêts des fournisseurs et des
industriels de l'amiante. On peut trouver une quantité d'autres
exemples, dont le comportement de patrons d'entreprises de transports
routiers, qui, pour faire des bénéfices, exploitent leurs chauffeurs,
les paient mal, leur imposent d'insupportables conditions de travail
et font courir des dangers permanents sur les routes, puis exercent un
chantage pour obtenir des avantages fiscaux du gouvernement, etc.

Bref, c'est le problème de tous les lobbies dont la raison d'être est
d'accroître les bénéfices financiers de leurs mandants au mépris de
l'intérêt général et même de la santé.

Le Capitalisme retournant dans SES fondamentaux ne peut plus que
produire le fascisme et s'en aller dans une fuite en avant dans la
persécution de la plus grande partie de l'Humanité .
Réponse avec citation
  #7 (permalink)  
Vieux 13/12/2007, 18h47
Malatesta
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Banalisation de l'INJUSTICE !

On 13 déc, 18:39, Malatesta <frederic.so...***wanadoo.fr> wrote:
> Lectures
>
> Comme le nazisme, notre système a su amener toute une population à
> trouver l'injustice si banale qu'elle ne la voit plus ! Christophe
> Dejours s'en révolte dans un livre que Claude Robin commente pour
> nous :
>
> Banalisation de l'injustice
> par C. ROBIN
> On le sait bien, l'information et son contrôle par la "nov langue"
> dominante, sont des armes essentielles de la machinerie de guerre
> économique qui permet d'obtenir le consentement des masses à cet
> "ordre"" meurtrier.
>
> Ce qui est nouveau à ce stade de notre histoire, note Christophe
> Dejours [1], ce n'est pas tant l'injustice et la souffrance imposées à
> autrui, via les rapports de domination en OEuvre dans nos sociétés,
> c'est le fait que ce système puisse passer pour "raisonnable et
> justifié", qu'il soit donné pour "réaliste et rationnel", qu'il soit
> accepté, voire approuvé par une majorité de citoyens, qu'il soit enfin
> prôné ouvertement, aujourd'hui, comme LE modèle à suivre et dont toute
> entreprise et société devraient s'inspirer au nom du bien, du juste,
> du vrai...
>
> Ce qui est nouveau en effet, c'est qu'un système, qui produit et
> aggrave constamment la souffrance, l'injustice et les inégalités,
> puisse faire admettre ces dernières pour bonnes et justes. Ce qui est
> nouveau, c'est la banalisation des conduites injustes qui en
> constituent la trame.
>
> Comment une population, se demande Christophe Dejours, en est-elle
> réduite à tolérer, voire à collaborer activement au sort réservé aux
> chômeurs et aux "nouveaux pauvres" dans une société qui pourtant ne
> cesse de s'enrichir (cf., notamment, les rapports successifs du
> PNUD !) cela renvoie aussi à la problématique de Stanley Milgram [2],
> cette trop pesante "dialectique du maître et de l'esclave "... << En ce
> sens, écrit Christophe Dejours, aucune différence ne peut être mise en
> évidence entre la banalisation du mal dans le système néo-libéral
> actuel et la banalisation du mal dans le système nazi : les objectifs
> et les moyens diffèrent, mais les processus sont identiques qui
> permettent d'entraîner, progressivement, la majorité des hommes d'une
> nation à infliger l'injustice, la souffrance et la violence à autrui
> et à se conduire, a minima ou ad libitum, comme Fichmann en faisant
> taire le sens moral et en offrant à nombre d'entre nous une
> rationalisation facile à sa propre démission, à son propre
> renoncement". (Cette somme de petites lâchetés individuelles qui fait
> la force d'un système !).
>
> Mieux comprendre comment "l'Ordre des hommes" peut produire cet
> assujettissement reste une énigme. Dejours nous livre également
> quelques jalons pour organiser une contre-attaque, élaborer quelques
> antidotes à la fascination/fascisation libérale ambiante.
>
> Antidote ?... La Grande Relève n'a peut-être pas trouvé "la molécule-
> miracle", mais au moins, comme catalyseur, elle contribue à renforcer
> les germes de résistance. Comme fédératrice de réflexions, comme
> "lieu" de circulation d'idées et d'actions... elle contribue à rendre
> possible le souhaitable (et non à rendre souhaitable ce qu'on nous
> présente comme "seul possible", "micro" ou "nécro psychie" à laquelle
> voudraient nous condamner les profiteurs de ce monde sanglant de la
> souffrance de tous nos semblables.
>
> -------
> [1] Dans Souffrance en France - la banalisation de l'injustice sociale
> Ed. Seuil janvier 1998. 120 F.
>
> [2] Dans Soumission à l'autorité Ed. Calmann Levy


Un postulat faux
Il ne faut pas s'attendre à voir disparaître de tels comportements
tant qu'on continuera à croire le postulat sur lequel est fondé le
système libéral : l'intérêt général est la somme des intérêts
particuliers ; laissez faire, laissez passer, le marché trouvera tout
naturellement la meilleure solution pour tous.

Nous sommes victimes
d'un postulat qui est faux.
Le marché ne trouve pas
naturellement la meilleure
solution pour tous.
La preuve est amplement établie que ce postulat est faux. Il ne s'agit
pas, pour autant, de jeter l'anathème sur des hommes, qu'ils soient
financiers, marchands, médecins, responsables politiques ou banquiers,
mais de montrer que nous sommes tous victimes d'une logique qu'on
n'ose pas remettre en question, alors que les faits prouvent qu'elle
est devenue nocive, dramatiquement et partout. Il faut en prendre
conscience avant qu'il ne soit trop tard.

Laissez faire, laissez passer !
La façon la plus sûre
de voir la fraude se développer !
Mais c'est d'autant plus difficile que, d'une part cette logique nous
imprègne à tous les niveaux de la vie quotidienne et dès notre plus
jeune âge au point qu'elle semble faire partie de l'ordre naturel, et
que, d'autre part, les expériences qui ont été faites hors de cette
logique ont été tout aussi catastrophiques sur le plan humain.

Il faut trouver une troisième voie.
N'espérons pas changer la nature humaine,
supprimons les moyens de frauder.
Pour que la recherche du profit ne puisse plus bafouer les lois
établies démocratiquement, pour que la richesse d'un pays soit
produite et partagée en toute justice, il faut que l'instrument
financier soit soumis au pouvoir politique. Or l'instrument du pouvoir
financier, c'est la monnaie. C'est donc sur elle qu'il faut agir, et
pour cela, comprendre ses défauts pour les corriger.

Réponse avec citation
  #8 (permalink)  
Vieux 13/12/2007, 18h50
Malatesta
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Banalisation de l'INJUSTICE !

On 13 déc, 19:08, "Fernand Naudin" <bu.jean-pie...***neuf.fr> wrote:
> "Malatesta" <frederic.so...***wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
> 86e93967-8f7b-442b-8781-5f67a7191...***e6g2000prf.googlegroups.com...
>
> >Comme le nazisme, notre système a su amener toute une population à
> >trouver l'injustice si banale qu'elle ne la voit plus !

>
> Tout ce qui est excessif est insignifiant.


--------------------------------------------------------------------------------

Où est le défaut du mécanisme ?
Par quel mécanisme cet outil, dont l'invention et l'utilité
apparaissent pourtant évidentes, est il devenu l'instrument de
l'injustice ? La réponse saute aux yeux dès qu'on y réfléchit. La
voici, à l'aide d'une image et de quelques chiffres.

L'argent fait boule de neige.
Laissez faire, laissez passer,
la boule va devenir énorme.
L'image est celle de la boule de neige. Faites une toute petite boule
de neige et laissez-la glisser toute seule sur une bonne pente. Elle
va devenir de plus en plus grosse, ramassant autour d'elle la neige de
son chemin. Parce qu'il y a dans la constitution physique de la neige
des forces qui permettent aux molécules de glace de s'agglutiner, de
sorte qu'en laissant faire, en laissant passer la boule, elle va
naturellement devenir énorme. Il en est de même pour la monnaie
capitaliste : par la façon dont elle se constitue, elle a la propriété
de s'accumuler. L'argent va à l'argent, dit la sagesse populaire.
D'ailleurs, on ne prête qu'aux riches et les banques n'ouvrent de
crédits qu'avec l'assurance d'en tirer un intérêt. Dès sa création, la
monnaie capitaliste est conçue pour attirer l'argent :

Quelques chiffres donnent une idée plus précise de cette accumulation
de l'argent dans la sphère financière.

En 1992, le montant total des exportations dans le monde a été en
moyenne de 10 milliards de dollars par jour. Dans le même temps, les
transactions sur les marchés des changes se sont élevés, en moyenne
également, à 900 milliards de dollars par jour.

La bulle spéculative peut donc être estimée à 90 fois
le montant des exportations
de l'économie réelle.
La somme des transactions financières en UNE seule journée est
beaucoup plus élevée que la totalité des réserves de TOUTES les
banques centrales, qui est de 693 milliards de dollars.

Nouveau chiffre, plus récent : les transactions financières des pays
du G7 sont passées de 35 % du PIB en 1985 à 140 % dix ans plus tard.

Ces chiffres montrent à l'évidence que l'économie financière n'a
presque plus rien à voir avec l'économie réelle, celle qui crée les
richesses, des biens et des services. C'est donc cette faculté
d'accumulation, inhérente à la nature de la monnaie capitaliste, qu'il
faut supprimer.

L'essentiel (85%) de la masse monétaire (M1) n'est pas créé par
l'état,
dont c'est, pourtant, le droit régalien.
Ce privilège a été arbitrairement abandonné aux banques de crédit.
Contrairement à une idée fort répandue, ces banques "de second rang"
ne se contentent pas de prêter aux uns ce que d'autres ont déposé chez
elles.
Elles créent l'argent ex nihilo, sous forme de dettes
et en retirent un intérêt quand leurs clients remboursent leur dette.
C'est ainsi que le choix des investissements
est basé exclusivement sur la rentabilité.


^

Rien d'insignifiant , seulement la REALITE CAPITALISTE .
Réponse avec citation
  #9 (permalink)  
Vieux 13/12/2007, 20h15
Malatesta
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Banalisation de l'INJUSTICE !

On 13 déc, 19:08, "Fernand Naudin" <bu.jean-pie...***neuf.fr> wrote:
> "Malatesta" <frederic.so...***wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
> 86e93967-8f7b-442b-8781-5f67a7191...***e6g2000prf.googlegroups.com...
>
> >Comme le nazisme, notre système a su amener toute une population à
> >trouver l'injustice si banale qu'elle ne la voit plus !

>
> Tout ce qui est excessif est insignifiant.


Sans vouloir oublier pour autant les graves problèmes écologiques que
provoque et pose tout cet ensemble capitaliste et son fonctionnement
reposant sur le productivisme à outrance sans s'occuper à satisfaire
les besoins vitaux et d'épabouissement humain mais seulement ceux de
la valorisation du capital qui entraîne entr'autres , la corruption
d'un grand nombre de savants vrais ou autoproclamés , d'experts , de
journalistes , de bureaucrates syndicaux etc ..., et dont en lisant
l'article ci-dessus de "Yannick TOUTAIN rédigé dans la plus grande
justesse et faisant part du plus grand réalisme dont vous ne manquerez
pas de trouver "exessif et insignifiant" soit que vous soyez un
"imbécile" volontaire ou non du système marchand , soit que vous soyez
corrompu par ce dernier , soit que la peur vous épouvante tant que
cela vous empêche la réflexion des véritables enjeux actuels dont la
Vie sur Terre est le principal et capital qui souffre en premier
lieu . L'écologie est INSEPARABLE de nos rapports sociaux dans nos
environnements et retirer artificiellement , par idéologie , l'être
humain de son environnement et de l'écologie relève de l'escroquerie
tout comme le cantonner dans des frontières politiques artificielles .
Je remercie Yannick TOUTAIN pour son article qui conforte ce fil et
celui sur l'aliénation de la science au capital et au productivisme et
ses dérives monstrueuses qui n'est pas à séparer du reste des méfaits
pervers du sytème (salariat compris ) ...

--------------------------------------------------------------------------------

La logique distributive
L'économie distributive s'inscrit dans le cadre d'une économie
d'abondance, rendue possible par les progrès des sciences et des
techniques. Ce n'est pas pour autant une économie de gaspillage, car,
faisant passer les intérêts humains avant les impératifs financiers,
elle se développe dans le respect de l'environnement en gérant
écologiquement les ressources naturelles et humaines.

Pourquoi s'obstiner à indexer les revenus des ménages sur le travail,
donc les faire inexorablement diminuer,
au lieu de les indexer sur la production,
qui peut croître ?
L'économie distributrive s'impose dès lors qu'il n'est plus possible
de maintenir le lien - le salaire - qui attache l'une à l'autre deux
grandeurs, dont l'une - la production - croît désormais à volonté,
tandis que l'autre - l'emploi nécessaire à cette production - ne cesse
de diminuer au rythme des progrès scientifiques.

Ce lien a beau être élastique, il est en train de casser.

Il faut donc partager les richesses produites et partager aussi les
tâches qui restent nécessaires pour les produire.

Pour cela, trois propositions :

1. Le partage des richesses s'effectue par la distribution d'un
revenu
auquel chacun a droit de sa naissance à sa mort : le revenu social.
2. Le partage des tâches est un devoir
que chacun doit effectuer, selon ses compétences,
et dont on peut prévoir qu'il s'allègera au rythme des progrès
scientifiques.
à ce devoir J.Duboin avait donné le nom de service social.
Comme cette expression a pris depuis un autre sens, on peut le
remplacer par service civil.
3. Bien qu'elles ne progressent plus dans le même sens,
richesses et tâches ne sont pas indépendantes,
puisque les richesses sont produites pour être consommées.
Pour réaliser l'équilibre entre production et consommation,
la gestion distributive utilise
une monnaie de consommation gagée sur la production.

Les modalités de fonctionnement, qui doivent pouvoir évoluer pour
s'adapter à de nouveaux moyens, varier en fonction des besoins, voire
même des régions, et les institutions nécessaires à leur mise en OEuvre
peuvent, prendre différents aspects. Il va de soi que ce sont les gens
concernés qui devront eux-mêmes en décider.

Quelles que soient ces modalités, les principes sur lesquels repose
l'économie distributive ouvrent des perspectives qui sont
diamètralement opposées aux effets pervers de l'organisation
capitaliste. Revoyons quelques aspects.

Un droit :
le revenu social
L'attribution d'un revenu social à chacun dès sa naissance est la
reconnaissance du fait que tout individu qui nait aujourd'hui arrive
dans un monde où la richesse est produite, non plus exclusivement à la
sueur du front des vivants actifs, mais pour une part prépondérante,
par des machines automatisées qui fonctionnent grâce aux connaissances
accumulées par toutes les générations précédentes. Ce revenu, qui doit
permettre aux générations qui viennent de disposer de ressources
économiques suffisantes pour que chacun puisse s'épanouir selon ses
aspirations et ses talents, pourvu, bien entendu, que cette liberté
n'empiète pas sur celle d'autrui, est donc l'usufruit d'un patrimoine
commun. L'économie distributive met ainsi fin à la misère.

Un devoir :
partage du travail.
Elle réalise le partage du travail et aussi la diminution automatique
de la durée légale du travail au rythme du développement de nouvelles
technologies, ce mythe dont on parle aujourd'hui sans pouvoir le
réaliser. Quand une entreprise s'automatise, elle contribue à la
baisse du service civil et, quand elle accroît ainsi sa production,
elle accroît du même coup le pouvoir d'achat général. Il n'y a donc
plus opposition entre l'intérêt des ménages et celui des entreprises.
Le chômage n'est plus une catastrophe, c'est du temps libéré que
chacun peut consacrer aux activités de son choix. La grande relève ne
méne plus vers l'exclusion, elle devient, pour tous, une libération
[1] du travail contraint.

Libération
et non plus exclusion.
En se libérant ainsi de l'aliénation du travail de production, la
société va pouvoir consacrer de plus en plus de son temps et de ses
moyens aux activités qui lui permettent de se développer :
l'éducation, la formation, la recherche, la santé, l'art. Le niveau
général de la culture, dans ces conditions, ne peut que s'élever... Et
il ne s'agit pas là de culture "commerciale".

Aujourd'hui, dés l'enfance, les gens sont mis en condition pour
devenir agressifs et égoïstes parce qu'il faut être le premier quand
il n'y a de place que pour le meilleur. à cette compétition sauvage
l'économie des besoins substitue des relations conviviales dans une
société où chacun peut choisir sa place. L'éducation change alors
complètement d'objectif. Il ne s'agit plus de former de jeunes loups,
mais des hommes et des femmes équilibrés, que les éducateurs peuvent
aider à se déterminer, à découvrir leurs dons et leurs aspirations. Et
on peut miser sur la diversité de la nature humaine et sur les moyens
modernes de formation pour être assuré que toute tâche nécessaire
trouve les compétences qu'elle requiert.

La fin du secret
en matière économique.
La monnaie distributive n'est plus qu'un pouvoir d'achat de biens et
de services. Les comptes ne peuvent être alimentés que par les
organismes officiels auxquels revient le droit de création monétaire.
Il ne peut donc plus y avoir d'argent sale : la monnaie n'est plus
anonyme. C'est sans doute la fin du secret dans toute l'économie, et
c'est la fin des fortunes basées sur les trafics, comme celui de la
drogue, des détournements de fonds et autres abus de biens sociaux
tels que ceux qui défraient, presque quotidiennement, la chronique
depuis que le capitalisme néo-libéral et ses dérèglementations
laissent à penser certains responsables que tout leur est permis.
Assurer la tâche dont on a pris la responsabilité n'est plus le moyen
de s'enrichir au détriment des autres, voire au mépris de leur santé,
c'est un devoir envers eux.

Et c'est ainsi que les hommes, et les femmes au même titre, bien
évidemment, pourront devenir les artisans de leur évolution, sans en
laisser le soin à "la main invisible du marché", et qu'ils pourront
transformer les progrès de leurs savoir-faire en véritable progrès
social.

-------
[1] Titre d'un ouvrage de J.Duboin paru en 1937 chez Grasset, puis
d'un journal "distributiste" qui a paru pendant plusieurs années.

Bien sûr , de telles propositions ne peuvent qu'être débattues et
décidées démocratiquement , il est fort probable que celles-ci
diffèrent d'un point à l'autre au gré des cultures (de plus en plus
accaparées et perverties par le sytème marchand elles-même ), mais le
sens distributiste et démocratique est le sens que nous devons donner
à l'Histoire (Toute dictature ne serait qu'une caricature de société
et conduirait l'Humanité à sa perte ! NE L' OUBLIONS PAS , Il n'y
aurait pas de société - Imaginez une meule (constituée de grains) sans
liant ! Il faut donc éduquer TOUTE la population dès maintenant par
l'éducation intégrale libertaire et la praxis (expériences
alternatives au capitalisme et à son argent dans tous les domaines
possibles , partout où c'est possible et dès lors que les évènements
et l'ouverture des consciences le permettent en les y incitant !!!).

--------------------------------------------------------------------------------

La logique distributive
L'économie distributive s'inscrit dans le cadre d'une économie
d'abondance, rendue possible par les progrès des sciences et des
techniques. Ce n'est pas pour autant une économie de gaspillage, car,
faisant passer les intérêts humains avant les impératifs financiers,
elle se développe dans le respect de l'environnement en gérant
écologiquement les ressources naturelles et humaines.

Pourquoi s'obstiner à indexer les revenus des ménages sur le travail,
donc les faire inexorablement diminuer,
au lieu de les indexer sur la production,
qui peut croître ?
L'économie distributrive s'impose dès lors qu'il n'est plus possible
de maintenir le lien - le salaire - qui attache l'une à l'autre deux
grandeurs, dont l'une - la production - croît désormais à volonté,
tandis que l'autre - l'emploi nécessaire à cette production - ne cesse
de diminuer au rythme des progrès scientifiques.

Ce lien a beau être élastique, il est en train de casser.

Il faut donc partager les richesses produites et partager aussi les
tâches qui restent nécessaires pour les produire.

Pour cela, trois propositions :

1. Le partage des richesses s'effectue par la distribution d'un
revenu
auquel chacun a droit de sa naissance à sa mort : le revenu social.
2. Le partage des tâches est un devoir
que chacun doit effectuer, selon ses compétences,
et dont on peut prévoir qu'il s'allègera au rythme des progrès
scientifiques.
à ce devoir J.Duboin avait donné le nom de service social.
Comme cette expression a pris depuis un autre sens, on peut le
remplacer par service civil.
3. Bien qu'elles ne progressent plus dans le même sens,
richesses et tâches ne sont pas indépendantes,
puisque les richesses sont produites pour être consommées.
Pour réaliser l'équilibre entre production et consommation,
la gestion distributive utilise
une monnaie de consommation gagée sur la production.

Les modalités de fonctionnement, qui doivent pouvoir évoluer pour
s'adapter à de nouveaux moyens, varier en fonction des besoins, voire
même des régions, et les institutions nécessaires à leur mise en OEuvre
peuvent, prendre différents aspects. Il va de soi que ce sont les gens
concernés qui devront eux-mêmes en décider.

Quelles que soient ces modalités, les principes sur lesquels repose
l'économie distributive ouvrent des perspectives qui sont
diamètralement opposées aux effets pervers de l'organisation
capitaliste. Revoyons quelques aspects.

Un droit :
le revenu social
L'attribution d'un revenu social à chacun dès sa naissance est la
reconnaissance du fait que tout individu qui nait aujourd'hui arrive
dans un monde où la richesse est produite, non plus exclusivement à la
sueur du front des vivants actifs, mais pour une part prépondérante,
par des machines automatisées qui fonctionnent grâce aux connaissances
accumulées par toutes les générations précédentes. Ce revenu, qui doit
permettre aux générations qui viennent de disposer de ressources
économiques suffisantes pour que chacun puisse s'épanouir selon ses
aspirations et ses talents, pourvu, bien entendu, que cette liberté
n'empiète pas sur celle d'autrui, est donc l'usufruit d'un patrimoine
commun. L'économie distributive met ainsi fin à la misère.

Un devoir :
partage du travail.
Elle réalise le partage du travail et aussi la diminution automatique
de la durée légale du travail au rythme du développement de nouvelles
technologies, ce mythe dont on parle aujourd'hui sans pouvoir le
réaliser. Quand une entreprise s'automatise, elle contribue à la
baisse du service civil et, quand elle accroît ainsi sa production,
elle accroît du même coup le pouvoir d'achat général. Il n'y a donc
plus opposition entre l'intérêt des ménages et celui des entreprises.
Le chômage n'est plus une catastrophe, c'est du temps libéré que
chacun peut consacrer aux activités de son choix. La grande relève ne
méne plus vers l'exclusion, elle devient, pour tous, une libération
[1] du travail contraint.

Libération
et non plus exclusion.
En se libérant ainsi de l'aliénation du travail de production, la
société va pouvoir consacrer de plus en plus de son temps et de ses
moyens aux activités qui lui permettent de se développer :
l'éducation, la formation, la recherche, la santé, l'art. Le niveau
général de la culture, dans ces conditions, ne peut que s'élever... Et
il ne s'agit pas là de culture "commerciale".

Aujourd'hui, dés l'enfance, les gens sont mis en condition pour
devenir agressifs et égoïstes parce qu'il faut être le premier quand
il n'y a de place que pour le meilleur. à cette compétition sauvage
l'économie des besoins substitue des relations conviviales dans une
société où chacun peut choisir sa place. L'éducation change alors
complètement d'objectif. Il ne s'agit plus de former de jeunes loups,
mais des hommes et des femmes équilibrés, que les éducateurs peuvent
aider à se déterminer, à découvrir leurs dons et leurs aspirations. Et
on peut miser sur la diversité de la nature humaine et sur les moyens
modernes de formation pour être assuré que toute tâche nécessaire
trouve les compétences qu'elle requiert.

La fin du secret
en matière économique.
La monnaie distributive n'est plus qu'un pouvoir d'achat de biens et
de services. Les comptes ne peuvent être alimentés que par les
organismes officiels auxquels revient le droit de création monétaire.
Il ne peut donc plus y avoir d'argent sale : la monnaie n'est plus
anonyme. C'est sans doute la fin du secret dans toute l'économie, et
c'est la fin des fortunes basées sur les trafics, comme celui de la
drogue, des détournements de fonds et autres abus de biens sociaux
tels que ceux qui défraient, presque quotidiennement, la chronique
depuis que le capitalisme néo-libéral et ses dérèglementations
laissent à penser certains responsables que tout leur est permis.
Assurer la tâche dont on a pris la responsabilité n'est plus le moyen
de s'enrichir au détriment des autres, voire au mépris de leur santé,
c'est un devoir envers eux.

Et c'est ainsi que les hommes, et les femmes au même titre, bien
évidemment, pourront devenir les artisans de leur évolution, sans en
laisser le soin à "la main invisible du marché", et qu'ils pourront
transformer les progrès de leurs savoir-faire en véritable progrès
social.

-------
[1] Titre d'un ouvrage de J.Duboin paru en 1937 chez Grasset, puis
d'un journal "distributiste" qui a paru pendant plusieurs années.

http://perso.wanadoo.fr/grande.releve/

Imaginons - créons , solidarisons et partageons ! L'Intelligence ne
doit pas être limitée à une infime élite .
Réponse avec citation
  #10 (permalink)  
Vieux 13/12/2007, 20h37
Fernand Naudin
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Banalisation de l'INJUSTICE !

La logorrhée malatestestienne est très sensible aux conditions initiales,
une simple remarque suffit à le faire délirer pendant des heures.
Vol de papillon déclenchant un ouragan dialectico-parano.


Réponse avec citation
  #11 (permalink)  
Vieux 13/12/2007, 20h58
Malatesta
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Banalisation de l'INJUSTICE !

On 13 déc, 21:37, "Fernand Naudin" <bu.jean-pie...***neuf.fr> wrote:
> La logorrhée malatestestienne est très sensible aux conditions initiales,
> une simple remarque suffit à le faire délirer pendant des heures.
> Vol de papillon déclenchant un ouragan dialectico-parano.


Que vois-tu donc de parano dans les évidences plus ou moins connues et
exprimées que je cite-là par les populations aussi bien que
ressenties souvent ?

Ou dans les propositions VRAIMENT alternatives dont les pistes sont
tracées dans ce fil ?
Réponse avec citation
  #12 (permalink)  
Vieux 13/12/2007, 21h07
Fernand Naudin
 
Messages: n/a
Par défaut Re: Banalisation de l'INJUSTICE !


"Malatesta" <frederic.sodar***wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
91539831-82f6-4bf4-a5cb-37d31bd2e480...oglegroups.com...
On 13 déc, 21:37, "Fernand Naudin" <bu.jean-pie...***neuf.fr> wrote:
> La logorrhée malatestestienne est très sensible aux conditions initiales,
> une simple remarque suffit à le faire délirer pendant des heures.
> Vol de papillon déclenchant un ouragan dialectico-parano.


>Que vois-tu donc de parano dans les évidences plus ou moins connues et
>exprimées que je cite-là par les populations aussi bien que
>ressenties souvent ?


>Ou dans les propositions VRAIMENT alternatives dont les pistes sont
>tracées dans ce fil ?



Votre idéalisme vous honore, votre manichéisme vous ridiculise.

F.


Réponse avec citation
 
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