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| Bonjour, Vive le pape, la papauté papotante, et les papoteurs ! Au revoir. Bernard Lempel http://lempel.net "Jacques Lavau" <Nolavauspamjac***klube_internaite.effaire> a écrit dans le message de news: 47d5ceba$0$21148$7a628cd7***news.club-internet.fr... > L'intervenant est Oldcola : > > Je rêve ! > Voici ce qui peut arriver quand une association chrétienne catholique, le > Centre d'Etude et de Prospectives sur la Science (pdf, interview de > Dominque Tassot) trouve sympathique les idées de l'Intelligent Design. > > Entre l'interview proposée en pdf et le communiqué de presse affiché sur > le blog de William Dembski on notera une légère modification éditoriale : > > version communiqué : "Centre d’Etude et de Prospectives sur la Science > (C.E.P). C.E.P. is an organisation consisting of 700 French speaking > scientists, intellectuals and representatives of other professions, all of > whom oppose evolutionary theory on scientific grounds." > > version interview : "Centre d’Etude et de Prospectives sur la Science > (“Center for Studies and Prospectives on Science” or CEP), a group of 700 > European Catholic scientists and intellectuals based in France." > > > > L'intervenant est Adriatika : > L'interview de Dominique Tassot, Président du CEP, est un monument que > chacun est en droit de découvrir pour murir sa réflexion sur le débat. > > Le lien vers le document d'origine est dans le message ci-dessus, livré > par Oldcola, que je remercie au passage. > > Je me permets donc, n'ayant pas réussi à contacter l'auteur, à en poster > une traduction que j'espère fidèle. Toute correction est la bienvenue. Et > si l'auteur s'insurge contre cette mise à disposition sur le forum de ses > "pensées", je la retirerais immédiatement, avec mes plus plates excuses. > > Vous en souhaitant bonne lecture... > > ... > > Interview de Dominique Tassot > > Par John L. Allen Jr. > NCR senior correspondant > > Le 22 aout 2006, Allen interviewa Dominique Tassot, Directeur du Centre d’Etude > et Prospective sur la Science, un groupe de 700 scientifiques et > intellectuels Catholiques basé en France. Ils discutèrent à propos de l’évolution, > la science et l’intelligent design. > > NCR : Pouvez vous décrire le Centre d’Etude et de Prospective sur la > Science ? > TASSOT : Il a été fondé en 1997, bien que ce soit en réalité la > transformation en organisation d’un groupement informel déjà existant. > Nous sommes principalement une association francophone. Nous publions un > journal interne, CEP, et sponsorisons une conférence annuelle. Nous avons > 700 membres, dont la moitié sont des scientifiques. Il y a aussi des > historiens, des hommes et des femmes issus de confréries religieuses, et d’autres. > Nous publions des travaux en histoire des sciences. Cependant, l’axe > principal autour duquel s’articule notre intérêt est une approche critique > de la théorie de l’évolution. > > Diriez-vous qu’il s’agit d’une organisation Catholique ? > Oui. Tous nos membres ne sont pas Catholiques, mais les plus influents le > sont certainement. > > Quelle est votre formation scientifique ? > Je suis diplômé de l’Ecole des Mines, qui est une haute école d’ingénieurs. > J’ai étudié les mathématiques, la physique et la chimie. Ma carrière > professionnelle s’est déroulée dans la métallurgie, et non pas dans l’enseignement > ou la recherche. De nombreux membres du CEP, cependant, sont impliqués à > plein temps dans l’enseignement et la recherche. > > Etes-vous en relation avec les évêques Français ? > Oui. L’évêque Henri Marie Raoul Brincard, du diocèse du Puy-en-Velay, par > exemple, est un ami. (Le Puy-en-Velay est un haut-lieu Marial et un > important lieu de pèlerinage en France). En fait, c’est par l’intermédiaire > de Brincard que j’ai pu déposer sur le bureau même de Benoît XVI une > lettre à propos de l’évolution. J’ai écrit cette lettre avant l’article du > Cardinal Christoph Schönborn sur l’évolution, paru dans le New York Times, > mais l’ai envoyée après. > > Que disiez-vous dans cette lettre ? > J’y soulignais deux points. > Premièrement, je rappelais que le pape Pie XII en son encyclique Humani > Generis de 1950 suggérait d’organiser un débat à l’intérieur de l’Eglise > Catholique à propos de la théorie de l’évolution, débat qui n’a jamais eu > lieu. Je disais le temps venu d’ouvrir le débat, puisque l’on peut > trouver, dans chaque discipline, des personnes d’un bord ou de l’autre, ce > qui n’était pas le cas dans les années 50. > Deuxièmement, Je disais que l’impact d’un tel débat n’est pas juste > scientifique. En elle-même, l’évolution est une question scientifique, > mais elle a des conséquences sur une bien plus large échelle. Cela ouvre > pour l’église la possibilité de reprendre l’initiative dans le champ de la > culture. Encore aujourd’hui, les intellectuels Catholiques perdent leur > temps à expliquer que telle ou telle théorie est ou n’est pas compatible > avec la foi, ce qui implique que l’initiative vient systématiquement d’autres > groupes ou mouvements. > L’important est la possibilité pour l’église, pour les Chrétiens, de > rétablir une vision du monde autonome. Le concept de la création est > important de ce point de vue. Aujourd’hui, beaucoup de gens croient que la > vérité est diffusée par la science, et l’église ne fait que réagir à cela. > Si on accepte que la science détient la vérité, inévitablement les > intellectuels Chrétiens évolueront tous dans une conception scientifique > du monde, qui est effectivement étrangère au Christianisme. > > Quelle fut la réponse du pape ? > Il a répondu très positivement, offrant à nos membres sa bénédiction et > nous encourageant à poursuivre nos contacts avec la communauté > scientifique. Il n’a rien dit, cependant, à propos de l’idée de créer une > commission ou tout autre véhicule propre à amorcer le débat. > > Quelle fut votre réaction à l’article du New York Times de Juillet > dernier, par le Cardinal Christoph Schönborn ? > Schönborn n’a pas dit si Darwin est ou n’est pas compatible avec la foi > Chrétienne, mais que Darwin a tort. D’un point de vue théorique, c’est > quelque peu différent. Il a affirmé qu’il est possible pour la philosophie > et la théologie d’atteindre un niveau de certitude supérieur aux > certitudes scientifiques. C’est quelque chose de nouveau venant des > théologiens. Depuis trois ou quatre siècles, les théologiens ont > généralement suivi les scientifiques, la voie tracée par les sciences. C’est > une question d’autorité intellectuelle, bien sûr héritée du cas Galilée et > consorts. Petit à petit, l’autorité à été transférée des théologiens aux > scientifiques. > Une fois de plus, la question est de savoir s’il est possible de recouvrer > une vision Chrétienne du monde, à l’intérieur de laquelle la science > aurait sa propre place, très importante. Avoir une place, cependant, est > très différent que d’être le cadre à l’intérieur duquel tout est placé. > > Que pensez-vous du meeting Schülerkreis donné par le pape Benoit du 1 au 3 > septembre ? > Dans ma lettre à Benoit XVI, je l’invitais à rester le maître de ce débat. > Je veux dire par là qu’il ne devrait pas déléguer ce rôle à l’Académie > Pontificale des Sciences, certes en le formulant quelque peu différemment. > Bien qu’il ne soit pas possible pour moi de percevoir toutes les > influences dans les coulisses du Schülerkreis, je suspecte le pape d’avoir > pour objectif d’exploiter le Schülerkreis pour tester de nouveaux opinions > et pour les critiquer. C’est très important pour moi, encore que j’ignore > ce qu’en sera le résultat. > > Quelles sont vos liens avec l’Académie Pontificale des Sciences ? > Le problème est que ce n’est pas une académie Catholique. C’est plutôt le > lieu où la conception scientifique du monde peut pénétrer l’église > catholique. Les deux tiers de ses membres ne sont pas catholiques. C’est > aussi l’académie Pontificale qui compte le plus grand nombre de Prix > Nobels, célèbres dans leurs disciplines. Je ne discute pas la qualité de > ces gens, mais le sens et l’exploitation de cette académie au sein de l’église. > > Voyez-vous le Centre d’Etudes et de Prospectives sur la Science comme une > alternative à l’Académie Pontificale des Sciences ? > Je ne dirais pas ça. Ce que je voudrais dire, plutôt, c’est que c’est un > endroit où le débat engagé depuis plusieurs années pourrait prendre place. > Mon avis est simplement que l’Académie Pontificale des Sciences existe > pratiquement par elle-même, et je ne suis pas sûre que ce soit l’outil qu’il > devrait être pour le pape. > > Pouvez-vous citer un scientifique éminent appartenant à votre groupe ? > J’ai mentionné Guy Berthault, dont les travaux sur la datation des dépôts > sédimentaires sont hautement pertinents dans ce débat, tout autant qu’intéressant > pour l’histoire de la science. L’évolution s’appuie depuis le début sur > une chronologie de la terre extrêmement longue, basée à son tour sur la > théorie des sédiments. Basiquement, l’idée est que, quand on trouve > plusieurs strates de roches sédimentaires différentes, la strate du > dessous est plus ancienne que celles situées au dessus, et que l’ensemble > des couches a mis un temps extrêmement long à se former. Cela semble une > telle évidence que pendant deux siècles, les géologues n’ont pas discuté > le principe sous-jacent. > Mais si vous y réfléchissez, la question de ce qui est au dessus et de ce > qui est en dessous n’a pas nécessairement à voir avec une échelle des > âges. Si vous mélangez du mercure, de l’huile et de l’eau dans un verre, > le mercure finira par tomber au fond, et pas parce qu’il est plus ancien. > Les principes physiques opèrent. La densité est le facteur causal qui > détermine la position ; la chronologie n’a rien à voir avec ça. La même > chose s’applique aux différentes strates de dépôts sédimentaires. Les > strates ont été déposées là où elles sont, et ce n’est pas nécessairement > les plus anciennes que l’on trouvera en dessous. C’est comme penser que > les sédiments se déposent basiquement du haut vers le bas. Au lieu de > cela, ils sont charriés par des courants horizontaux. Les couches se > forment par densité, vitesse et géométrie, pas au fil du temps. > Berthault a commencé par publier ces réflexions en 1990, dans un ouvrage > de l’Académie Française de la Science. Il est alors allé à l’Université du > Colorado, à Boulder, où il a réalisé des expériences, utilisant un > matériel très sophistiqué capable de simuler les courants marins (d’eau) > ainsi que les phénomènes physiques associés. En effet, il a créé une > science de la sédimentation, et nous pouvons réellement calculer le temps > nécessaire pour que se dépose ce que nous observons. Il y a une équipe de > scientifiques Russes qui a repris ces expériences et a publié ses > résultats dans l’Académie Russe de la Science. Il semble véritablement que > la chronologie géologique habituelle ait été rendue obsolète. > > Quelles sont les conséquences pour la théorie de l’évolution ? > Il semble que l’échelle de temps associée à l’évolution n’ait pas de base > scientifique. Il est maintenant possible de calculer le temps qu’il faut > pour produire certains dépôts sédimentaires, et c’est une question de > jours, non pas de millions d’années. Dès lors, les fossiles peuvent nous > dire où est mort un animal, pas nécessairement quand il vivait. Comme les > fossiles justifient la théorie de l’évolution, les expériences de > Berthault la remettent sérieusement en question, s’ils ne la réfutent pas. > > Avez-vous commencé à douter de l’évolution sur un plan scientifique ou > religieux ? > Quand j’était étudiant en mathématique, mon livre de chevet était l’un de > ceux écrit par Teilhard de Chardin. J’ai étudié chez les Jésuites, qui > sont tous en faveur de l’approche très positive que Theilhard a de l’évolution. > J’étais un Theilhardien. J’admettais tout en bloc. Je ne voyais pas de > contradiction entre ma foi et ce que j’étudiais en science. Mais plus > tard, j’ai lu un livre écrit pendant la seconde guerre mondiale par deux > scientifiques français, qui remettait en question l’évolution sur un plan > scientifique. Mes doutes remontent à cette époque. > > Qu’est ce qui vous a convaincu ? > A l’origine, ce fut l’argument des probabilités, c’est à dire l’extrême > improbabilité d’une mutation positive dans le sens suggéré par la théorie > de l’évolution. Plus tard, naturellement, j’ai aussi été convaincu par la > réfutation de la chronologie géologique par Berthault. > A la base, les vérités théologiques, philosophiques et scientifiques > doivent être en accord. Toutes vérités doivent fonctionner ensemble. > Ainsi, si l’évolution ne semble pas avoir de base scientifique, il n’est > pas utile de perdre du temps à discuter si elle est compatible avec la > théologie Chrétienne. > > Quand vous dites que l’évolution ne semble pas avoir de base scientifique, > parlez vous de la micro-évolution (développement spécifique à chaque > espèce) ou de la macro-évolution (développement d’une espèce à une autre) > ? > Je veux dire macro-évolution. C’est, à propos, ce qui fait tout l’intérêt > du livre Vérité et Tolérance (2003) par le –alors- Cardinal Ratzinger, > parce qu’il est un des quelques théologiens à comprendre cette > distinction. Normalement, les gens parle de l’évolution, mais ne font pas > la distinction, et c’est impossible de dire quoi que ce soit de sensé dans > ces conditions. > Vous devriez vous souvenir que dans l’article du New York Times, le > Cardinal Schönborn a dit quelque chose d’honnêtement incroyable à propos > du texte de 1996 par Jean Paul II qui présente l’évolution comme étant « > plus qu’une hypothèse ». Schönborn décrit ce texte comme « plutôt vague et > sans importance ». Beaucoup de gens furent surpris de l’entendre parler d’un > texte papal de cette façon, mais c’est vraiment très facile à comprendre. > Le mot « évolution » n’est jamais défini dans ce texte. En philosophie, on > est supposé définir chaque chose, mais ce n’était pas le cas là. > La phrase « plus qu’une hypothèse » était réellement une référence à > Humani Generis. (Note : Pie XII, dans son encyclique, référait à l’évolution > comme à une « hypothèse ») Mais que veut dire cette formule ? Que signifie > « plus qu’une pomme de terre » ? Cela ne veut rien dire sans une > définition et une distinction plus poussées. > > Que voulez vous dire par « macro-évolution » ? > > Je veux parler de l’apparition d’un organe chez un individu (une > progéniture) qui n’existait pas chez ses parents. Quand vous le formulez > de cette façon, vous comprenez immédiatement que c’est impossible. La > suprématie de la théorie de l’évolution dépend d’une confusion volontaire > entre micro et macro évolution. Darwin lui-même s’appuie sur la > micro-évolution, en donnant de multiples exemples, mais il dérive ensuite > en généralisant à propos de la macro-évolution. C’est philosophiquement > incorrect. > > Si l’évidence est aussi irrésistiblement contre la « macro-évolution » que > vous le dites, pourquoi n’y a-t-il pas plus de scientifiques pour la > défendre? > Ils vivent dans cette confusion et en général, n’y pensent même pas. Très > peu de gens, en réalité, font ces distinctions. Je pense qu’ils vivent et > pensent à l’intérieur du paradigme de l’évolution. Comme l’explique Thomas > Kuhn (dans son livre The Structure of Scientific Revolutions) les théories > sont acceptées ou rejetées de façon à défendre le paradigme dominant. L’information > qui entre en conflit avec ce paradigme est laissée de côté, elle n’est pas > publiée. D’un point de vue psychologique, rien de plus normal. Il n’y a > pas que les scientifiques à fonctionner ainsi. > > Croyez-vous que les scientifiques défendent l’évolution car elle n’a pas > besoin de faire appel à Dieu? > Aux Etat Unis, les gens sont plutôt conscients des dimensions politiques > et religieuses de la théorie de l’évolution. En Europe, j’ai l’impression > que la plupart des scientifiques n’y pensent même pas. L’évolution est le > paradigme accepté, et c’est comme ça. Ils réfléchissent à l’intérieur de > cette vision scientifique du monde. Ils ne sont contraints de le remettre > en question que lorsqu’ils sont confrontés à un évènement clairement > incompatible avec le paradigme. > > Vous avez dit que le Pape Benoit est l’un des quelques théologiens qui > font la distinction entre micro et macro-évolution. Que savez-vous de sa > pensée à ce sujet ? > En résumé, le Pape Benoit est devenu familier des découvertes du > Professeur Berthault il y a plusieurs années, du temps qu’il était > cardinal. Il a rencontré Berthault dans un centre de conférence et a passé > quelques jours en sa compagnie, presque accidentellement. C’est un centre > dans les Alpes que Ratzinger utilise pour ses rencontres et conférences > théologiques, et Berthault était l’un des directeurs de l’association qui > louait les locaux. Ratzinger y était venu plusieurs fois ces dernières > années, et c’est là qu’il fit la connaissance de Berthault. Je pense que > cela a pu avoir quelque influence sur lui. C’était une opportunité pour > lui de voir que même sur les questions scientifiques relatives à l’évolution, > le débat est possible. Beaucoup de gens pensent que les découvertes > scientifiques sont complètement établies et ne se discutent pas. Il > pensent de la façon dont les choses sont présentées dans les manuels > scolaires. Mais ces manuels scolaires sont le résultat d’un long > processus, qui n’est pas si simple en lui-même. La science ne fournit pas > de certitude définitive. > > Etes-vous « créationniste » ? > Non, parce ce que nous sommes arrivés à nos conclusion avant même d’entendre > parler des créationnistes. Notre position est différente, d’abord parce > que nous sommes catholiques. De ce que je peux en voir, le créationnisme > est principalement un mouvement évangéliste. Leur approche de la religion > est différente. Nous avons eu une lecture par un scientifique évangéliste > qui travaille dans la génétique et se considère lui-même comme > créationniste. Sur un plan scientifique, de bonnes relations sont > possibles avec les créationnistes, mais notre position est différente. > Nous ne sommes pas astreints, par exemples, à une lecture littérale de la > Bible. Les Catholiques lisent la Bible selon la tradition de l’église, les > pères des l’église, etc. Trop souvent, le littéralisme Biblique conduit à > des interprétations individuelles de la Bible. > > Que pensez-vous de l’intelligent design ? > Nous avons découvert le mouvement de l’intelligent design il y a quelques > années, et nous l’étudions avec intérêt. Certainement, sur l’idée du > design en soit (ou : dans la nature), nous sommes d’accord. Plusieurs > articles internes que nous avons publiés proviennent de sources > intelligent design. > Une fois de plus, la différence est que nous sommes catholiques. En > général, le mouvement de l’intelligent design tente intentionnellement de > rester en dehors des questions religieuses. Si c’est une question d’approche > intellectuelle pour expliquer la nature comme le résultat de l’intelligent > design, je pourrais être en accord avec ça. Mais nous croyons que ce > designer peut être connu par la religion. > > Qu’attendez vous de la rencontre du Schülerkreis ? > J’attends que le débat aille plus loin. Il y a quelques mois, le Cardinal > Schönborn a publié un essai dans First Things à ce propos, que j’ai trouvé > intéressant et traduit en Français. Je lui ai envoyé, ainsi que ma lettre > au pape. En réponse, Schönborn a dit que le débat continuait, et qu’il en > était ravi. A cette époque, je n’était pas certain de saisir sa pensée, > car ce qu’il disait manquait de clarté. > Ce que j’espère de cette rencontre à Castelgandolfo, c’est que ce débat > scientifique intéressera les philosophes et les théologiens de plus en > plus. Le fait est que pour de nombreux théologiens, un débat scientifique > est quelque chose de nouveau. > > Pensez-vous que Benoit XVI prendra une position officielle sur l’évolution > ? > Je pense que c’est trop tôt. Je pense qu’il exploite sa rencontre du > Schülerkreis pour étendre le débat. Mais même s’il sait lui-même où il > veut aller, et je crois qu’il le sait, cela prendra du temps. Beaucoup d’intellectuels > Catholiques sont aujourd’hui convaincus que l’évolution est une vérité > objective parce que la plupart des scientifiques l'affirment. Démontrer > que ce débat sur le terrain scientifique est possible, ainsi que sur les > terrains philosophiques et théologiques, est une échéance plus lointaine > que quelques mois. Entre temps, ce que je vois, c’est que dans son travail > d’enseignement quotidien, Benoit délivre quelques axes de réflexion > relatifs à l’importance de la création, etc. Je n’attends pas, cependant, > une position officielle prochainement. > > Vous dites savoir où veut en venir le pape. Qu’en est-il ? > Dans le passé, le Cardinal Ratzinger était convaincu que l’évolution était > vraie, et, étant un homme intelligent, il a inventé une voie pour la > rendre compatible avec la vérité théologique. > Aujourd’hui, je crois son opinion différente. Il y a quelques années, il a > commencé à comprendre la différence entre micro et macro-évolution, ce qui > est crucial dans son raisonnement. Lors d’une conférence, en Allemagne, il > a effectivement dit que c’est l’une des plus importantes expériences de sa > vie. Le fait qu’il ait consacré trois pages au sujet de l’évolution dans > Vérité et Tolérance est en soit anormal. Il saisit que micro et > macro-évolution ne sont pas la même chose, et je pense qu’il croit que les > gens acceptent une vision du monde athée en relation avec la théorie de l’évolution > parce qu’ils acceptent la confusion entre micro et macro-évolution. Il > veut que les gens comprennent cette importante vérité. > > S’il ne prend pas officiellement position, comment le fera t’il ? > Je pense qu’il utilisera une fois de plus le Cardinal Schönborn, peut être > même plusieurs fois de plus. Ils se connaissent bien, Schönborn comprend > les desseins du pape, et ensemble, ils inventent une voie. Quelquefois le > meilleur chemin pour aller de A à B n’est pas le plus direct. La première > chose est que les gens sachent qu’un débat est possible. Ultimement, la > solution sera livrée par la science, car l’évolution en elle-même est une > question scientifique. Mais c’est important que les théologiens sachent > que dans le monde scientifique, non seulement le débat est possible, mais > il a déjà lieu. Pour le moment, seul cela changera l’esprit des > théologiens, car dans trop de cas, leur réflexion est subordonnée à la > science. > > http://www.sur-la-toile.com/discussi...mpatible-.html > -- > La science se distingue de tous les autres modes de transmission des > connaissances, par une "croyance" de base : nous croyons que les > experts sont faillibles, que les connaissances transmises peuvent > contenir toutes sortes de fables et d’erreurs, et qu’il faut prendre > la peine de vérifier, par des expériences. > -- Jacques Lavau (retirer les anti et les spam pour le courriel) > http://lavaujac.club.fr |
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| Tags: catho, plan, pouvoir, reprendre, scientifique |
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| Re: Pose d'un IPN de 4m pour reprendre 2 aiguilles | Séb. | Newsgroup fr.rec.bricolage | 9 | 07/08/2008 10h52 |
| Le plan catho pour reprendre le pouvoir scientifique. | Jacques Lavau | Newsgroup fr.soc.sectes | 12 | 13/03/2008 19h03 |
| Le plan catho pour reprendre le pouvoir scientifique. | Jacques Lavau | Newsgroup fr.education.divers | 3 | 12/03/2008 06h25 |
| Comment pouvoir faire la démarche scientifique naïve | Guy-Noël Armatol | Newsgroup fr.sci.psychologie | 0 | 15/01/2008 16h57 |