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| Technosoucoupisme : SSTO nucléaires exotiques (3). Si DUMBO a finalement été dé-classifié et son rapport principal transitoirement publié avant de retomber dans le secret sous les ordres de Bush, une variante n’est connue, ou plutôt soupçonnée, que par des documents indirects et des allusions. DUMBO est une sorte de « bombe lente » qui libérait son énergie en quelques dizaines de minutes. C’est un domaine qui fait parti du no man’s land entre réacteurs et bombes nucléaires. La variante, qui n’a pas franchi le seuil de dé-classification, semble avoir été encore plus proche de la bombe. Une version déformée est connue sous le nom de moteur nucléaire à ampoule. Dans cet engin hypothétique, le combustible nucléaire est sous forme gazeuse, vaporisé par la chaleur dégagée. Ce gaz est contenu dans une ampoule transparente au rayonnement et c’est celui-ci qui chauffe le gaz de propulsion à l’extérieur de l’ampoule. Le problème est alors évidemment d’avoir une ampoule qui reste solide alors qu’elle contient du plutonium ou de l’uranium vaporisé. De toute évidence, cette version publique est distribuée pour montrer l’impossibilité d’un tel système. On comprend facilement qu’une version plus pratique serait d’avoir un composé chimique de l’uranium qui soit gazeux à plus basse température. L’hexafluorure d’uranium pourrait jouer ce rôle, mais il n’est pas sûr qu’il soit stable àune température suffisante avec des radiations ionisantes. Evidemment, ces données ne sont pas du domaine public. Il est possible, sinon probable, que d’autres composés fluorés de l’uranium ou du plutonium soient gazeux et assez stables aux températures de fonctionnement des moteurs. Une ampoule d’alumine cristallisée, du corindon, pourrait alors résister : la température de fusion du corindon est en effet de 2048°C. Il est transparent, aussi bien dans le domaine optique qu’infrarouge et laisserait donc passer le rayonnement thermique. Une autre solution, très proche des concepts de bombes, consisterait à disposer dans une ampoule des aiguilles fines de combustible nucléaire. Les aiguilles s’échauffent peu, car leur section ne permet pas d’arrêter le rayonnement primaire de fission. Ce qui sort de l’ampoule est alors directement un flux X, gamma et neutronique. Le fluide éjecté devra thermaliser cette énergie et donc comporter des atomes de masse élevée. C’est mauvais pour le rendement énergétique, mais cet aspect des choses n’est pas forcément un paramètre essentiel dans un dispositif nucléaire, la tenue en température des matériaux est plus préoccupante. Ce moteur pourrait éjecter du plomb vaporisé ou d’autres métaux lourds à bas point de fusion et évaporation. Un transfert thermique à de l’hydrogène pourrait augmenter considérablement l’impulsion spécifique et donc le rendement. On ne peut que regretter amèrement que le secret militaire couvre ces possibilités permettant des moteurs nucléaires sans dispersion de produits radio-actifs dans l’environnement. Y.B. |
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| Tags: exotiques, nuclaires, ssto, technosoucoupisme |
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| Technosoucoupisme : SSTO nucléaires exotiques (2). | FaDiese28 | Newsgroup fr.sci.astronautique | 0 | 29/07/2008 20h27 |
| Technosoucoupisme : SSTO nucléaires exotiques (1). | FaDiese28 | Newsgroup fr.sci.astronautique | 0 | 20/07/2008 12h46 |