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| La porte avait visiblement été réduite en miettes, probablement par un de ces types qui ont environ 10 fois plus de muscles que de cerveau...et plus rien n'empêchait le froid glacial de la nuit d'envahir les ruines. "Quel gros, gros, GROS crétin !" marmonna la petite créature grelottante à l'entrée. D'un coup d'oeil, elle évalua les réparations nécessaires. Pfff. Un sacré boulot. Avec un peu de chance, le crétin était encore là et pourrait lui servir de grue. "Hou hou ! Il y a quelqu'un ?" -- Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple. (JP) |
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| L'Inconnu revint dans la taverne abandonnée, en sifflotant doucement, les bras chargés en vrac de brindilles, de bûches massives et de sa Hache. Mais peu après avoir passé le seuil il s'arrêta soudainement de siffler, et renifla. Son intinct lui soufflait que ce bâtiment n'était peut-être pas aussi abandonné qu'il l'avait cru. Il se dirigea prudemment vers la cheminée, faisant le moins de bruit qu'il est possible de faire avec tout ce bazard dans les bras. -- "I'd love to go out with you, but my favorite commercial is on TV." |
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| Ce 23 mai 2007, Jogo <jogo***matabio.net> dans fr.rec.jeux.jdr.par-forum : > L'Inconnu revint dans la taverne abandonnée, en sifflotant doucement, > les bras chargés en vrac de brindilles, de bûches massives et de sa > Hache. Mais peu après avoir passé le seuil il s'arrêta soudainement de > siffler, et renifla. Son intinct lui soufflait que ce bâtiment n'était > peut-être pas aussi abandonné qu'il l'avait cru. > > Il se dirigea prudemment vers la cheminée, faisant le moins de bruit > qu'il est possible de faire avec tout ce bazard dans les bras. Zelda avait repéré son pas bruyant de lourdaud depuis longtemps. Elle avait ouvert un oeil et tendu une oreille inquiète lorsqu'elle avait entendu, très loin, les branches craquer et les pierres rouler. Mais finalement ce boucan lui avait rendu l'inconnu plutôt sympathique. Aucun sorcier s'adonnant à une noire besogne, aucun elfe corrompu, aucun traître humain n'aurait pu être aussi balourd. Quelqu'un qui explose une porte pour entrer ne peut être réellement sournois, se disait-elle (sans compter qu'il est évident qu'il ignore les sorts d'ouverture de portes), et quelqu'un qui revient ensuite sur les lieux avec autant de discrétion qu'un troupeau d'oliphants doit avoir la conscience vraiment très pure (ou être vraiment très fort...mais elle chassa cette idée d'un haussement d'épaules fatigué). Et surtout, elle avait depuis de trop nombreux jours trop froid et trop faim...il était temps de faire une rencontre : faste ou néfaste, qu'importait à présent. Elle avait donc décidé de l'attendre, mais n'avait pu résister à l'envie puérile de lui faire le genre de farces qu'elle adorait : un picabou à le faire sauter en l'air. Elle était donc restée bien cachée, des pieds à la tête, sous sa cape elfique, dans un coin de l'âtre immense (elle avait choisi de se blottir là pour somnoler, espérant que l'idée même de dormir *à l'intérieur d'une cheminée* suffirait peut-être à la réchauffer un peu...en vain.) et attendait dans une immobilité totale, la respiration ralentie et silencieuse, de faire bondir de surprise le gros bonhomme. |
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| > > Il se dirigea prudemment vers la cheminée, faisant le moins de bruit > > qu'il est possible de faire avec tout ce bazard dans les bras. Bon sang, mais pourquoi n'avait-il pas sa Hache à la main ? Toute cette verdure, cette belle journée de printemps, les paysans aussi paisibles que leur troupeau, le chant des oiseaux, tout cela lui avait ramoli les muscles du cerveau. L'avait plus l'habitude... Bordel, mais pourquoi n'avait-il pas sa bonne vieille Hache dans ses mains ? Et puis impossible maintenant de l'attraper sans faire tomber tout le barda, sans faire un raffut de tous les diables. Et plus il avançait, plus l'epace auquel il offrait son dos grandissait. Il plissait les yeux pour les forcer à s'habituer à l'obscurité et apperçu enfin son bagage. Mais était-ce bien Ringo ? Il ne sut plus et paniqua (à moins que ce ne soit enfin le retour à la raison). En un éclair, il jeta son chargement plus ou moins dans l'âtre, rattrapa magistralement sa Hache au vol, se retourna pour faire face à la salle, et beugla par dessus le fracas : « Sort de là sale morveux ! Je m'en vais te réduire en Leberkäse ! ». -- L'Inconnu à la Hache |
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| Ce 23 mai 2007, Jogo <jogo***matabio.net> dans fr.rec.jeux.jdr.par-forum : > Il ne sut plus et paniqua (à moins que ce ne soit enfin le retour à la > raison). En un éclair, il jeta son chargement plus ou moins dans > l'âtre, Aaaaaaaouououchchchch ! > rattrapa magistralement sa Hache au vol, se retourna pour faire > face à la salle, et beugla par dessus le fracas : > « Sort de là sale morveux ! Je m'en vais te réduire en Leberkäse ! ». (faiblement) aaaarghhhhhhhhhhhh -- Jogo m'a tuer ! |
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| > > Sort de là sale morveux ! Je m'en vais te réduire en Leberkäse ! > > (faiblement) aaaarghhhhhhhhhhhh Bon sang, c'était dans son dos ! Toujours sur ses gardes, l'Inconnu se retourna lentement. Du bout de sa Hache il tâta le groin de son bagage. Inerte. Il n'avait donc pas affaire à une espèce de nécromachinchose. Il se détendi un peu et remarqua alors que certaines des bûches et des brindilles qu'il avait projetées dans la cheminée semblaient flotter sur du néant. Toujours du bout de sa Hache, il tâta ce vide étrange. C'était mou, mais rien ne bougea. Il tenta alors de toucher ça de sa main nue, tenant suspendue à sa main gauche la Hache prête à trancher. La matière semblait être un tissus soyeux. Il le retira d'un geste vif, et distingua dans la pénombre une petite créature cabossée et inconsciente. Vu son état elle ne représentait plus une menace, et l'Inconnu se sentit très seul. Il confisqua la cape elfique, qu'il fourra dans son sac, et déposa le blessé à l'autre bout de la cheminée. Au centre, il construisit un tipi avec les plus petites brindilles, sorti son briquet à essence et alluma le feu. Quand les flammes furent suffisament respectables, il farfouilla dans son bagage et en sortit une théière en fer blanc et une gourde. Il rempli la théière d'eau, et la posa sur les premières braises qui s'échappaient, tout près des flammes. En attendant que ça chauffe, il se curait ses dernières dents à l'aide d'une brindille taillée à la Hache. Il n'était plus tout jeune l'Inconnu, avec sa grosse bedaine nue qui débordait par dessus sa culotte. Sa figure était trop bouffie pour que des rides y apparaissent mais certains détails comme les plis des yeux ou les commissures des lèvres trahissaient la fatigue de l'âge. -- T'es pas morte, dis ? |
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| Ce 27 mai 2007, Jogo <jogo***matabio.net> dans fr.rec.jeux.jdr.par-forum : > Il le > retira d'un geste vif, et distingua dans la pénombre une petite > créature cabossée et inconsciente. Vu son état elle ne représentait > plus une menace, et l'Inconnu se sentit très seul. Zelda s'était évanouie sous le choc. Lorsque l'inconscience eut laissé la place à une somnolence fiêvreuse, elle rêva qu'un troll la piétinait puis la faisait rôtir dans sa cheminée, ficelée à une brochette. Dans son cauchemar, décidée à vendre chèrement sa peau, elle se débattait pour se dégager de ses liens et atteindre son petit poignard elfique. A ce moment-là, sa main effleura réellement le pommeau brûlant, ce qui la réveilla à demi. Elle entr'ouvrit un oeil, fut tout d'abord éblouie par le feu tout proche puis aperçut confusément une silhouette imposante mais à peu près à sa hauteur ("Le troll !!!", se dit-elle, le coeur battant)... Dans un même mouvement elle tira son poignard du fourreau et le lança avec vitesse et précision en direction des yeux qu'elle voyait luire à travers les flammes. -- It's just a scratch ! http://www.dailymotion.com/video/x197w1_blacknight |
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| Sur fr.rec.jeux.jdr.par-forum, Zelda Touque disait : > Dans un même mouvement elle tira son poignard du fourreau > et le lança avec vitesse et précision en direction des yeux qu'elle > voyait luire à travers les flammes. Le poignard passa entre les deux yeux, fixant la tête de porc à la paroi suintante. L'Inconnu se releva la Hache à la main en vociférant : « Petit salopard ! Je te prépare des onguents et toi tu me bousilles mon Ringo ! Tu mérites que je te réduise en quenelle, mais ya personne pour m'applaudir. Mais fait pas le mariole ! Des fois que je deviendrais bénévole... C'est pas un minus dans ton genre qui va me faire des embrouilles, j'te l'dis. D'ailleurs c'est quoi ton genre, gringalet ? » -- Nul ne tombe amoureux involontairement ou par hasard. - Jean-Luc Marion - Le phénomène érotique - |
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| Ce 28 mai 2007, Jogo <jogo***matabio.net> dans fr.rec.jeux.jdr.par-forum : > Le poignard passa entre les deux yeux, fixant la tête de porc à la > paroi suintante. L'Inconnu se releva la Hache à la main en vociférant : > « Petit salopard ! Je te prépare des onguents et toi tu me bousilles mon > Ringo ! Tu mérites que je te réduise en quenelle, mais ya personne pour > m'applaudir. Mais fait pas le mariole ! Des fois que je deviendrais > bénévole... C'est pas un minus dans ton genre qui va me faire des > embrouilles, j'te l'dis. D'ailleurs c'est quoi ton genre, gringalet ? » Zut, son tir était raté. Cependant le gros type s'était lancé dans un discours gueulard, le genre qu'affectionnent les gros types trop sûrs de l'efficacité imparable de leur force brutale. Parfait, ça l'occupait. Zelda profita de ce répit pour se faire encore plus petite qu'elle ne l'était, et se faufiler derrière les nuages de fumée pour se rencoigner rapidement et bien cachée de l'autre côté du manteau de la cheminée. Il était très facile de jouer à cache-cache dans cette pièce mal éclairée et bien enfumée. Elle avait la porte devant elle, et la fenêtre à sa droite. A portée de main pendouillaient des casseroles de cuivre d'un poids intéressant. Elle se sentait très réveillée, maintenant (très assoiffée, par contre), et avait déjà repéré quelques éléments du décor, qui, convenablement accompagnés de l'élément de surprise adéquat, pouvaient l'aider à mettre le bourru hors de combat. |
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| > Elle se sentait très réveillée, maintenant (très assoiffée, parcontre), et > avait déjà repéré quelques éléments du décor, qui, convenablement accompagnés > de l'élément de surprise adéquat, pouvaient l'aider à mettre le bourru hors > de combat. Et c'est au moment de tension dramatique le plus complet que, selon les règles immuables de la narration, quelque chose de tout à fait inattendu se produisit. On frappa à la porte. |
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| Tags: arrivatude, touque, zelda |
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| [Zelda] Le masque de Majora | Vincent Hiribarren | Newsgroup fr.rec.jeux.video.aventure-jdr | 0 | 31/01/2006 23h10 |