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| quotidien La Croix, vendredi 12 novembre 1937. 40 centimes. Pages 1 et 2. Rethondes 1918 - Étoile 1937 La France a célébré dans un élan unanime le 19e anniversaire de la victoire et le souvenir de ses glorieux morts photographie en une avec la légende suivante : Toute la journée, sous l'Arc de Triomphe pavoisé de grandes oriflammes tricolores, de nombreuses délégations ont défilé, se recueillant quelques instants sur la tombe du Soldat Inconnu. La foule parisienne salue d'ovations sans fin le magnifique défilé de nos soldats, fils de la génération du feu et se recueille sur la tombe de l'inconnu ... Il y a dix-neuf ans, l'armistice mettait fin aux heures tragiques de la guerre. L'Arc de Triomphe qui symbolise, depuis lors, l'héroïsme et le sacrifice des défenseurs de la patrie, est le témoin du souvenir et de la fidélité. Le monument a reçu, cette année, une sobre mais grandiose décoration. D'immenses drapeaux tricolores, qui s'élèvent jusqu'à la voûte, entourent la dalle sous laquelle repose le Soldat Inconnu et qui disparaît elle-même sous les gerbes de fleurs qui s'accumulent depuis la veille. Le terre-plein a été jalonné de stèles qui rappellent les grandes étapes de la guerre : Verdun, l'Argonne, les Flandres, etc ... Malgré le temps menaçant et un vent froid, de bonne heure, la foule est venue s'amasser derrière les barrières qui entourent la place de l'Étoile et qui bordent les trottoirs des Champs-Élysées. Pourtant le ciel se dégagera pus tard et le soleil fera d'intermittentes apparitions. Dès 8 h. 30 les enfants des écoles, parmi lesquels une importante délégation de l'enseignement libre, les anciens combattants autour de leurs drapeaux, se sont groupés avenue de la Grande Armée. C'est alors, à partir de 9 heures, et une heure durant, le défilé des anciens combattants mutilés, aveugles, évadés, qui, en deux colonnes, contournent l'Arc de Triomphe. On remarque l'ordre parfait dans lequel marchent les enfants des écoles qui, sur les pas de leurs aînés, s'engagent vers la place de la Concorde. Des emplacements leur ont été réservés, d'où ils vont assister au défilé des troupes. Sur le terre-plein de l'Étoile, les drapeaux des régiments dissous, portés par des officiers de réserve en tenue, ceux des associations patriotiques, forment la haie de chaque côté de la dalle sacrée. Dans un emplacement réservé viennent se placer les membres du gouvernement, les corps constitués, les parlementaires, les membres du corps diplomatique ayant à leur tête S. Exc. Mgr Valerio Valeri, nonce apostolique ; les attachés militaires étrangers, etc. Au premier rang des personnalités présentes, on remarque S.B. le cardinal Tappouni, hôte officiel du gouvernement. À 10 h. 50, la voiture du président de la République, précédée d'un escadron de la Garde républicaine, arrive place de l'Étoile. M. Albert Lebrun, qui est accompagné du général Braconnier, chef de sa maison militaire, est accueilli à sa descente de voiture par MM. Daladier, ministre de la Défense nationale ; Campinchi, ministre de la Marine ; Cot, ministre de l'Air ; Langeron, préfet de police. (Voir la suite page 2) L'anniversaire de l'Armistice (Suite de la première page) Il passe directement sur le front des troupes, conduit par le général Gouraud. Le président vient s'incliner devant la dalle funèbre. Une bombe donne le signal de la minute de silence, instant impressionnant de recueillement que va troubler la sonnerie de l'Appel aux Morts. Le président de la République revient au bord du terre-plein, cependant que le général Gouraud, longuement acclamé, va se placer seul, face aux personnalités officielles, pour passer sa dernière revue. C'est alors le défilé toujours imposant des troupes de la garnison de Paris, que précèdent les détachements des grandes écoles. Écoles Polytechnique, Saint-Cyr, Saint-Maixent et Poitiers ; éléments de la Garde républicaine ; éléments du régiment de sapeurs-pompiers des 5e et 8e génie ; détachement de la marine (fusiliers marins) ; détachements de l'air (école de l'air, 1re, 34e et 54e escadres, un bataillon de l'air et une compagnie de parachutistes) ; 10e division d'infanterie (5e, 24e et 46e R.I.) ; 3e division d'infanterie coloniale (1er et 21e régiments et chenillettes divisionnaires) ; 52e régiment d'artillerie divisionnaire ; éléments de la 3e division de cavalerie (11e cuirassiers, 6e dragons) ; éléments de la Garde républicaine ; éléments d'auto-mitrailleuses de cavalerie (3e groupe) ; éléments d'artillerie (10e R.A.C.T. et 72e R.A.) ; éléments du génie (3e régiment) ; éléments de chars (503e régiment de chars de combat). [attention certains chiffres sont délicats à lire dans le document d'origine]. Les troupes descendent les Champs-Élysées. La foule les acclame sans cesse. Une messe à Saint-Louis des Invalides À midi, une messe commémorative de la victoire a été célébrée à Saint-Louis des Invalides, par M. l'abbé de l'Épinois, chapelain de l'I.N.I, en présence du colonel de Bellefon, représentant le président de la République ; de M. l'abbé Le Cordier, sous-directeur des oeuvres diocésaines, représentant S. Em. le cardinal Verdier ; des généraux Gamelin, Weygand, Prételat ; des représentants de la présidence du Conseil ; des ministres des Affaires étrangères, de la Guerre, de la Marine, de l'Air, des Finances, de l'Éducation nationale, des Pensions ; du ministre du Canada ; des ambassadeurs d'Italie, de Belgique, des États-Unis ... La maîtrise Saint-Louis des Invalides, sous la direction de M. Eugène Saury, maître de chapelle, exécuta différents morceaux de circonstance au cours de la cérémonie. Une manifestation patriotique à Tours Une délégation d'anciens combattants tourangeaux qui était venue allumer un flambeau symbolique à la flamme de l'Arc de Triomphe est arrivée à Tours mercredi soir. Un aveugle de guerre, qu'escortaient des orphelines, prit possession du flambeau et le déposa sur un cénotaphe dressé devant le monument aux morts de la ville. Après avoir observé une minute de silence et écouté les hymnes aux morts, les anciens combattants renouvelèrent solennellement, en présence d'une foule considérable, fervente et recueillie, le serment de Verdun. |
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| Tags: 1937, croix, maj, novembre |
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| Re: Pétain en 1937. | Max Derouen | Newsgroup fr.rec.philatelie | 0 | 22/05/2008 10h12 |
| La Croix et nos croix (saint Ambroise d'Optina) | djm | Newsgroup fr.soc.religion | 0 | 29/03/2008 17h33 |
| Le Figaro 12 novembre 1937 MAJ | LiYongHi | Newsgroup fr.rec.aviation | 0 | 05/12/2007 19h55 |
| Le Figaro 11 Novembre 1937 | gudin | Newsgroup fr.rec.aviation | 0 | 02/12/2007 23h41 |
| Humanite 11 Novembre 1937 | gudin | Newsgroup fr.rec.aviation | 0 | 02/12/2007 23h38 |