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| "Nicolas Delsaux" a écrit >je ne veux pas infliger à quiconque cette >espèce de sentiment un peu graisseux de dégoût Un livre capable de susciter une telle répulsion ne peut pas être foncièrement mauvais ;-) Moi j'adore l'ambiance et la folie du personnage (voir http://www.noosfere.org/icarus/livre...vre=2146560553 pour plus de détails). Le seul livre glauque que j'ai eu du mal à supporter est en fait "Enfer clos" de Ecken (http://www.noosfere.org/icarus/livre...mlivre=-318969). Celui-ci, j'ai vraiment cru ne pas pouvoir le finir. Et pas parce que c'est un mauvais livre, bien au contraire. Si c'étaient de mauvais romans, ils ne provoqueraient pas une telle émotion négative. Pascal |
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| "Nicolas Delsaux" a écrit >Personnellement, j'ai >réellement l'impression que l'auteur ne se fatigue à construire un >récit que pour accumuler les mauvaises scènes glauques. Je ne sais pas comment travaille Di Rollo, mais je ne suis pas sûr qu'il "construise" méthodiquement ses univers et ses récits. Je le verrais bien plutôt comme un auteur "torturé", "hanté", couchant sur le papier les visions qui l'assaillent. C'est un auteur qui a un univers très personnel, avec des obsessions récurrentes, une narration toujours lacunaire, et globalement, une absence de discours clair. >Dans "l'homme qui voulait tuer l'empereur" de Thomas Day, [...] > Ben je bande, tiens, Ah ? Ben, j'ai aimé aussi, mais m'en faut un peu plus ;-) > Tu vas me dire que Di Rollo ne cherche qu'à provoquer le dégoût ? Ah non, certainement pas. Je me trompe peut-être du tout au tout, mais je pense plutôt qu'il écrit plus pour lui-même, avec en même temps le besoin de partager ses visions, qu'en projetant une intention sur l'éventuel lecteur. >Franchement, si j'étais auteur, j'aurais bien honte de n'intéresser le >public qu'en cherchant à le dégoûter. Sauf que ceux qui aiment n'éprouvent pas cette sensation de dégoût. Ce n'est certainement pas ça qui retient leur intérêt. Donc le dégoût que tu éprouves t'empêche de voir ce que les autres y trouvent et ce ne serait donc certainement pas un bon calcul que de "chercher à dégoûter" son public. >Depuis toujours, ce genre de >démarche "artistique" a le don de me mettre en rogne. Dénoncer quelque >chose en s'y vautrant ne me parait jamais être totallement crédible, Mais Di Rollo ne dénonce rien. Il n'y a pas de discours premier dégré. Ce n'est pas un livre contre la cruauté, l'horreur ou quoi que ce soit du genre. C'est la peinture d'un monde cauchemardesque et d'un être humain monstrueux. Monstrueux ET humain. Comme il en existe (voir le sujet d'Enfer clos, tiré d'une histoire vraie, ou Fourniret par exemple). Di Rollo ne nous dit pas "c'est pas bien". Il nous fait suivre le cheminement du personnage de manière impartiale justement, et c'est peut-être ça qui suscite le malaise. On ne perçoit pas une prise de position ferme de l'auteur contre son personnage. Il ne dit pas "il faut condamner ce genre d'individu ou de comportement". L'auteur apparaît neutre, peignant l'horreur sans nous dire quoi en penser. Sans chercher non plus à l'excuser d'ailleurs. Il ne cherche pas à nous rendre le personnage sympathique, en lui trouvant des circonstances atténuantes. Les seules questions qu'il suscite, c'est "pourquoi" et "comment". Pourquoi un être humain peut-il devenir un monstre. Y'a-t-il une réponse possible ? Pas sûr. > Seulement, résumer un livre à sa >technique, c'est lui nier sa dimension émotionelle, Arf. Ce n'est certainement pas ce que j'ai voulu dire. Ceux qui ont lu ces messages auront compris qu'on peut tout nier chez les livres de Di Rollo SAUF leur dimension émotionnelle ;-) Et Di Rollo n'a rien d'un "faiseur" avec une bonne technique. S'il l'était, il nous écrirait un bon thriller historico-ésotérique vendeur, et non ces romans très zarbis qui n'auront toujours qu'un public restreint. Il a un univers intérieur, un vrai. Il n'y a pas beaucoup d'auteurs comme ça. Il sont beaucoup qui peuvent écrire plein de choses très bien, passer d'un genre à l'autre avec aisance... Lui, non. Il écrit le même livre de différentes manière, avec différents personnages, mais avec toujours le même univers. Et il ne "salope" pas la tête des gens. Je ne me sens pas sali mais interrogé. Interrogé sur l'horreur. De manière subtile, intelligente, sans que l'auteur cherche à m'imposer un quelconque point de vue. Merci M. Di Rollo. Pascal |
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| "Nicolas Delsaux" a écrit >Est-ce que Di Rollo aurait pu insufler plus de subtilité dans son >récit ? Arf, voir le message que je viens de poster à l'instant où je qualifie le roman de "subtil". >Est-ce que tu ne crois pas que tout, dans ce roman, se résume à des >sentiments mièvres d'auto-justification du personnage principal ? Voir aussi l'autre message. Non, y'a pas de justification. Pascal |
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| Givet ? J y vais pas ? où ? au Pana... j' Y vais!! | LOCCITAN | Newsgroup fr.rec.sport.football | 0 | 08/08/2008 12h21 |
| Re: Valeur probante d'un archivage de messages sur usenet par un particulier (Re: Tiens tiens tiens les empaffés...) | Rémi Fasollasi | Newsgroup fr.misc.engueulades | 0 | 21/07/2008 23h09 |
| Re: Valeur probante d'un archivage de messages sur usenet par un particulier (Re: Tiens tiens tiens les empaffés...) | Globern | Newsgroup fr.misc.droit | 1 | 21/07/2008 09h27 |
| Re: UDP Passive contre les cagoules (Re: Tiens tiens tiens les empaffés....) | Pléthore Dekon | Newsgroup fr.misc.engueulades | 0 | 18/07/2008 11h09 |