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| Bonjour, J'aimerai savoir s'il y a un ouvrage critique sur la nouvelle bande dessinée, enfin la bande dessinée indépendante genre l'Association. J'ai lu l'ouvrage collectif avec Lewis Trondheim, JC Menu et consorts ("La Nouvelle bande dessinée"), mais je cherche un ouvrage un peu moins complaisant ou interne. Merci pour vos réponses les amis. Raoul. |
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| On 17 oct, 18:42, Raoul Mariani <pr...***prony.com> wrote: > J'aimerai savoir s'il y a un ouvrage critique sur la nouvelle bande > dessinée, enfin la bande dessinée indépendante genre l'Association.J'ai > lu l'ouvrage collectif avec Lewis Trondheim, JC Menu et consorts ("La > Nouvelle bande dessinée"), mais je cherche un ouvrage un peu moins > complaisant ou interne. euh... Avant il y avait "La lettre de Dargaud", qui était un peu le temple de la réaction (on se rappelle des articles pour pleurer que les prix d'Angoulême étaient élitistes, que Goossens président du festival c'était une honte car ses histoires étaient incompréhensibles et ses dessins très laids, quand à Crumb son seul talent c'était de se droguer et de faire de la provoc' à deux balles, etc.), mais entre temps, Dargaud est devenu un des principaux acteurs de "La nouvelle bande dessinée" (renseignant au passage tout le monde sur le fait que ces auteurs passaient la quarantaine : quand on est nouveau et intéressant selon Dargaud, c'est que le diabète arrive), et puis Michel Greg est mort... Bref, qui prend la défense des mauvaises bandes dessinées contre les bonnes ? Pour l'instant ça n'est pas la tendance. Mais les nuages commencent à s'accumuler au dessus des auteurs de l'Association, qui s'engueulent et se séparent... Mais à ma connaissance aucun n'a renié son passé. |
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| Le 17/10/07 18:42, dans 47163b8c$0$5082$ba4acef3***news.orange.fr, «***Raoul Mariani***» <prony***prony.com> a écrit***: > J'aimerai savoir s'il y a un ouvrage critique sur la nouvelle bande > dessinée, enfin la bande dessinée indépendante genre l'Association. J'ai > lu l'ouvrage collectif avec Lewis Trondheim, JC Menu et consorts ("La > Nouvelle bande dessinée"), mais je cherche un ouvrage un peu moins > complaisant ou interne. Tu peux regarder l'excellent ouvrage "les éditeurs de bande dessinées" qui parle, entre autres, de la nouvelle BD mais via ses éditeurs. L'ouvrage offre aussi un panorama plus large avec les gros éditeurs. -- Pascal Blog perso http://p.dufournet.free.fr/blog (mis à jour le 18/10/07) |
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| Le 17 octobre à 17h42, Raoul Mariani <pr...***prony.com> a écrit : > Bonjour, > > J'aimerai savoir s'il y a un ouvrage critique sur la nouvelle bande > dessinée, enfin la bande dessinée indépendante genre l'Association.J'ai > lu l'ouvrage collectif avec Lewis Trondheim, JC Menu et consorts ("La > Nouvelle bande dessinée"), mais je cherche un ouvrage un peu moins > complaisant ou interne. D'abord il faut savoir que ce terme de "nouvelle bande dessinée" est récusé par la plupart (voire la totalité) des auteurs qu'on désigne sous ce nom générique. Pour plusieurs raisons : d'abord ce n'est pas si "nouveau", si on regarde ce que Fred ou Mandryka faisaient dans les années 70 on voit que ça pourrait encore aujourd'hui passer pour de la "nouvelle bande dessinée" ! Ensuite parce qu'à vrai dire, ça n'a jamais constitué un courant séparé et indépendant, et désigner sous le même nom des BD parues chez des grands éditeurs au format très classique (notamment chez Dargaud - Poisson Pilote, chez Dupuis - Aire Libre ou chez Delcourt), et les ouvrages expérimentaux de l'Association, sous prétexte que certains auteurs (pas tous ni d'un côté ni de l'autre) ont fait les deux, c'est masquer une partie de la réalité. Je ne suis pas sûr qu'il existe vraiment quelque chose comme la "nouvelle bande dessinée", en tout cas elle n'est plus nouvelle, elle a plus de dix ans d'existence et dans un domaine aussi vivant que la BD c'est beaucoup. C'est un peu comme la "nouvelle vague" quand on parle de cinéma : c'est Truffaut, Godard, et après qui en fait vraiment partie et qui n'en fait pas partie, et même ces deux là : est- ce que les derniers films de Truffaut sont encore dans ce courant... on ne sait pas trop. Des ouvrages critiques sur la bande dessinée ("critiques" au sens noble du terme, comme on parle d'"édition critique" en musique ou en littérature), il y en a relativement peu. Et c'était justement un des buts de l'Association de faire naître une nouvelle critique, de l'intérieur, notamment à travers de la revue l'"Eprouvette". Elle n'a connu que trois numéros et très vite le discours qui s'y est tenu a été franchement sectaire... Néanmoins ce n'est pas inintéressant de lire "Plates Bandes" et au moins de survoler les trois numéros de l'"Eprouvette", où on en apprend plus sur les débats internes à cette "nouvelle bande dessinée" que partout ailleurs. Par exemple sur le rapport au "patrimoine" de la BD, à l'autobiographie (un dialogue intéressant mais très énervant dans l'Eprouvette 3 entre Menu et Neaud), sur les questions d'indépendance éditoriale, de la récupération de leur image de novateurs par les grands éditeurs, etc... Egalement dans le genre "témoignage direct", il y a un bon bouquin d'interviews intitulé "les éditeurs de bande dessinée" chez Niffle. Et puis le mieux évidemment, c'est de lire leurs albums et leurs bouquins de bande dessinée, et d'autres auteurs par rapport auxquels ils se situent. Cette culture là ne sera jamais remplacée par un ouvrage critique, si bon soit-il... -- Mathias Rocher |
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| «***Jean-no***» a écrit***: > Bref, qui prend la défense des mauvaises > bandes dessinées contre les bonnes ? Facile : M. Filippini dans DBD. Cf. débat, ici : http://www.bulledair.com/index.php?r...ujet&sujet=240 _______ Billet d¹humeur Henri Filippini Cherche successeurs désespérément ! De plus en plus de jeunes fréquentent les écoles spécialisées en graphisme, avec pour rêve de devenir dessinateurs de bandes dessinées. La médiatisation que connaît la BD depuis quelques années favorise ces vocations, bien que les élus soient peu nombreux. L¹exercice est d¹autant plus difficile que les écoles semblent privilégier l¹enseignement des graphismes à la mode, encouragées par le succès de jeunes auteurs dont le trait plus simpliste permet un rythme de travail rapide. C¹est oublier que les grands succès sont principalement obtenus par des dessinateurs travaillant avec un trait bien plus classique. XIII, Largo Winch, Le triangle secret, Le scorpion, Murena, Les stryges, Le décalogue, Blueberry, et bien d¹autres, n¹ont rien de commun avec avec les graphismes moins perfectionnés, enseignés dans les écoles. Mais seuls certains albums de Sfar, Sattouf, Blain, ou encore Larcenet réalisent des ventes importantes. La plupart des auteurs oeuvrant dans ce créneau se contentent de maigres performances qui pourtant font l¹admiration de la critique. Il est certain que produire une planche par jour, sans trop d¹effort, en se contentant de raconter son quotidien, est plus simple que de construire un récit dense qui exige au dessinateur de réunir une importante documentation. C¹est d¹autant plus tentant que, le prix des pages étant souvent le même, il vaut mieux livrer deux cents pages (voire plus) par an qu¹un seul album *** rythme de travail d¹un auteur réaliste. Très bon exemple de cette aberration, le catalogue édité par la librairie lyonnaise Expérience réunit une trentaine de candidats dessinateurs (pour beaucoup issus de l¹école Emile Cohl de Lyon) mais ne compte pas un seul projet réaliste. Loin de moi le souhait de voir disparaître ce nouveau créneau de l¹édition BD qui comprend de très bonnes choses, mais pourquoi cette intolérance de la part de certains à l¹encontre de ceux qui souvent, permettent aux éditeurs de financer leur travail ? J¹ai l¹impression de revivre le début des années 70 où, dans les revues branchées, on annonçait déjà la fin de la bande dessinée classique au profit de Reiser, Moebius et consorts. 35 ans plus tard, c¹est toujours Blueberry qui nourrit Moebius ! Cette pénurie de dessinateurs réalistes oblige les éditeurs à recruter des auteurs à l¹étranger (Italie, Espagne, Bosnie, SerbieŠ) où la bande dessinée classique demeure prépondérante. Ecoles et élèves doivent se rendre enfin compte que la bande dessinée classique recrute et qu¹il est grand temps de trouver des successeurs à Giraud, Bourgeon, Francq, Vance, Kraehn, Yslaire, JuillardŠ Henri Filippini |
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| On 18 oct, 10:00, oiry stéphane <stephane.o...***nerim.net> wrote: > « Jean-no » a écrit : > > > Bref, qui prend la défense des mauvaises > > bandes dessinées contre les bonnes ? > > Facile : M. Filippini dans DBD. > > Cf. débat, ici : > > http://www.bulledair.com/index.php?r...ujet&sujet=240 Il y a plusieurs aspects de ce billet. Plusieurs niveaux de lecture. On peut trouver ça d'une bêtise crasse : le coup des paresseux qui ont trouvé le moyen de faire de l'argent facile en dessinant mal... On peut y voir une défense très idéologique de la BD commerciale contre une conception différente, qui est celle de la BD d'auteur, un peu comme si un gros bonnet de Mc Donald se permettait de critiquer les petits restos en disant "pff... ils font tous la même chose, c'est cher et pour ce prix c'est pas nourrissant". Ou encore y voir l'expression d'un nostalgique de la BD "réaliste" des années 80, ce qui semble plus défendable. Mais n'en déplaise à Filippini (et il est bien placé pour le savoir), dans ce courant il n'y avait pas beaucoup de Bourgeon et de Yslaire, il y avait surtout énormément de mauvaise BD, comme la collection "Glénat Vécu", qui sous prétexte de faire de la BD de qualité (c'est à dire bien dessinée et réaliste), historique et adulte à la fois, charriait une vision de l'Histoire souvent très réac, notamment très misogyne, pour des albums qui au final ont vieilli extrêmement vite (en fait c'était ringard dès l'origine). La médiocrité a aussi une histoire... -- Mathias Rocher |
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| On 18 oct, 12:30, Mathias Rocher <mathias.roc...***hotmail.fr> wrote: > On 18 oct, 10:00, oiry stéphane <stephane.o...***nerim.net> wrote: > [...] Mais n'en déplaise à Filippini (et il est > bien placé pour le savoir), dans ce courant il n'y avait pas beaucoup > de Bourgeon et de Yslaire, il y avait surtout énormément de mauvaise > BD, comme la collection "Glénat Vécu", qui sous prétexte de faire de > la BD de qualité (c'est à dire bien dessinée et réaliste), historique > et adulte à la fois, charriait une vision de l'Histoire souvent très > réac, notamment très misogyne, pour des albums qui au final ont > vieilli extrêmement vite (en fait c'était ringard dès l'origine). La > médiocrité a aussi une histoire... Et Henri Filippini en est une des figures les plus brillantes puisqu'il est le créateur de "Vécu" où sauf erreur ou oubli, à part Bourgeon (qui n'y était d'ailleurs pas mais qui était Glénat) et Julliard, les bons dessinateurs qui y bossaient se sont révélés ailleurs et plus tard. Comment l'éminence grise de l'éditeur de Perramus, et (sur un malentendu ?) repreneur des fonds Vents d'Ouest (Ibicus, la grippe...) et Special US (Eisner, et tant de chef d'oeuvre), peut-il être aussi réac' ? En plus son argumentation est malhonnête : il explique qu'on lui a prédit l'avènement de Reiser et Moebius mais explique que c'est Blueberry qui fait vivre Giraud... Fort bien, mais Reiser, ce n'était pas le pseudonyme de Michel Greg ou de Jacques Martin que je sache, il vendait très bien et il vend très bien encore aujourd'hui, tout "mauvais dessinateur" qu'un aveugle puisse croire qu'il est. |
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| On 18 oct, 12:40, Raoul Mariani <pr...***prony.com> wrote: > > Bref, qui prend la défense des mauvaises > > bandes dessinées contre les bonnes ? Pour l'instant ça n'est pas la > > tendance. > Et à mon avis c'est bien dommage. Sinon le combat cessera faute de combattants. De toute façon, la question n'a jamais été artistique mais économique et politique : la "nouvelle bande dessinée", si elle existe, ce sont des auteurs qui ont décidé de quitter la tradition paternaliste (qui battait de l'aile) des éditeurs à l'ancienne pour devenir leurs propres éditeurs ou pour entretenir des rapports neufs avec l'édition. Ils sont du coup plus libres et généralement moins riches - la liberté coute toujours de l'argent. C'est effectivement "Les éditeurs de bande dessinée" qu'il faut lire plutôt que "La nouvelle bande dessinée", d'autant que ces questions n'ont en fait rien de tout à fait nouveau. |
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| Je ne sais pas exactement quelles sont les nouvelles donnes et les rapports qu'entretiennent les maisons d'éditions entre elles sur tous les aspects commerciaux (grâce à vous j'ai maintenant quelques ouvrages pour m'en informer), mais je n'ai pas seulement l'impression que ça se réduit qu'à des questions commerciales. Ce qui me gêne un peu avec une partie des acteurs de cette bande dessinée émergeante, c'est l'élitisme qui accompagne ce mouvement (s'il y en a un). Je parle d'une petite partie d'entre eux (auteurs, critiques), je mets pas tout le monde dans le même panier. Mais franchement, certains tiennent des propos d'une violence et d'une prétention assez extraordinaire (Soleil prend très cher à mon avis, cf. Bananas) en se plaçant en intellectuels, théoriciens ou esthètes de la bande dessinée. J'ai presque l'impression que ça va au delà de questions commerciales, et que certains souhaitent que la bande dessinée devienne un art élitiste, tenu par les petits flics de la police du goût. Un positionnement plus idéologique, ou quelque chose du genre. C'est juste un sentiment, n'hésitez pas à me contredire. Je me trompe surement. Raoul. |
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| Le 18/10/07 15:29, dans 1192714163.054850.204190***q5g2000prf.googlegroups.c om, «***Jean-no***» <jnNOSPAM***hyperbate.com> a écrit***: > De toute façon, la question n'a jamais été artistique mais économique > et politique : la "nouvelle bande dessinée", si elle existe, ce sont > des auteurs qui ont décidé de quitter la tradition paternaliste (qui > battait de l'aile) des éditeurs à l'ancienne pour devenir leurs > propres éditeurs ou pour entretenir des rapports neufs avec > l'édition. Ils sont du coup plus libres et généralement moins riches > - la liberté coute toujours de l'argent. C'est effectivement "Les > éditeurs de bande dessinée" qu'il faut lire plutôt que "La nouvelle > bande dessinée", d'autant que ces questions n'ont en fait rien de tout > à fait nouveau. A mon humble avis si on doit tenter de définir la nouvelle BD c'est par la façon dont elle est diffusée, les structures de Micro-edition qu'elle a générée (ce que tu dis en fait) ainsi que le format et la pagination des livres souvent proches de la littérature. C'est vrai que dans ce débat on voit toujours poindre la querelle des classiques contre les modernes. Pourtant je ne donne pas tout à fait tort à Henri Filipini, la dernière fois que j'ai visité une expo de travaux étudiants à Angoulême je dois reconnaître m'être fait chier, il faut se méfier de l'originalité car comme le disait je sais plus qui, l'originalité consiste à essayer de faire comme tout le monde sans y arriver. -- Pascal Blog perso http://p.dufournet.free.fr/blog (mis à jour le 18/10/07) |
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| On 18 oct, 15:58, Raoul Mariani <pr...***prony.com> wrote: > J'ai presque l'impression que ça va au delà de questions commerciales, > et que certains souhaitent que la bande dessinée devienne un art > élitiste, tenu par les petits flics de la police du goût. Un > positionnement plus idéologique, ou quelque chose du genre. > C'est juste un sentiment, n'hésitez pas à me contredire. Je me trompe > surement. Si on ne fait lire que certains textes, on peut avoir cette impression. Mais vous remarquerez que de nombreux auteurs issus de la "nouvelle bd" (appellation commerciale plus qu'autre chose) ne pondent aucun texte. Et parmi ceux qui écrivent, il faut bien voir qu'ils ne parlent pas tous d'une même voix. Rien que dans un numéro de l'Éprouvelle, par exemple, on lira beaucoup de textes "contre" mais pas tous "contre" la même chose ! En fait il n'y a même pas de diktats esthétiques (contrairement aux propos de Fillipinni par ex, qui a une idée claire de ce que doit être la bd) mais beaucoup de questions comme on évite généralement d'en poser au public : l'auteur dont vous lisez le livre est-il libre de créer ? Est-ce que refuser la médiocrité c'est cracher dans la soupe ? Le dialogue entre les acteurs d'un milieu aboutit toujours à la même chose : l'information circule et chacun prend conscience que la situation pourrait être meilleure. Ce qui ne fait jamais les affaires de gars comme Fillippini. Bon, à part ça vous parlez d' art élitiste. Une telle locution est problématique, car si la puissance de la bande dessinée réside en partie dans le fait d'être un art populaire, lui interdire d'être ambitieux sous prétexte de démocratie rappelle, pour faire un parallèle politique, les dictatures qui subtilisent le pouvoir au peuple en son nom et en le faisant défiler. Je dis : première classe pour tout le monde ! |
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| Tags: bande, critique, dessine, nouvelle, ouvrage |
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