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| Extraits de mon livre " Franco-algérien 1939-2007 " La mondialisation n'est en vérité qu'un subterfuge sorti du chapeau des ultralibéraux destiné surtout à masquer : - la libéralisation et la légalisation des profits dans le contexte des rapports de force de la formation de la SCM . - la mise sous tutelle financière supranationale des nations du marché unique et de la SCM. C'est même la plus grande escroquerie intellectuelle du nouveau siècle. Colonisation , décolonisation et mondialisation, présentées comme des grandes oeuvres de civilisation ne sont, au stade actuel de la croissance-développement, que les façades idéologiques des rapports de force et de soumission des peuples dans la SCM en formation. En réalité, derrière le rideau de fumée apologétique, les pays pauvres restent exposés, en première ligne, non seulement à la mobilité des délocalisations et à la durée de vie aléatoire des produits industriels, mais, aussi, à l'énigme du Sphinx jamais résolue: celle du cercle vicieux du sous-développement. Le cercle vicieux du sous-développement, c'est la répétition sans fin de l'échange inégal, le gonflement sans fin de la dette publique, l'impossible maîtrise du squeeze des prix, l'appel en renfort des délocalisations, le recours à la mendicité ou à la razzia entre pauvres, aujourd'hui la rafle de la rente pétrolière et des matières premières... La délocalisation (technologie de pointe conservée contre technologie de dépendance concédée), bien que tsunami social pour le pays d'origine (devenu lui aussi étrangement aphone), permet de transférer aux interfaces de l'échange, les charges industrielles et financières des pays riches vers les pays pauvres et d'exploiter, à moindre prix, dans le moule appât du modèle concurrentiel, un potentiel forgé dans des conditions de paupérisation populaire exorbitantes. L'énorme effort de mise à niveau prôné par les successeurs des indépendantistes depuis 50 ans, comme les dépenses fabuleuses d'armement, ne sont plus dans la compétition actuelle, que la catapulte des profits de l'ultra libéralisme . L'Union Européenne, intéressée par l'appontement des marchés du bassin méditerranéen, offre assistance et encouragements pour la promotion du libre échange, la restructuration des entreprises étatisées, l'établissement d'accords commerciaux, l'aide économique. C'est bien beau cette assistance, le coeur sur la main ! Mais, l'Afrique et le Moyen-Orient ne sont plus qu'un vaste champ de bataille où les populations affolées, affamées, traumatisées, ridiculisées, se contentent, croyant à la victoire, de brûler, ici, une église, là, un drapeau américain, là-bas, de rançonner des touristes terrorisés. En vérité, le tiers monde, la tête dans le lasso, s'enfonce dans l'inégalité de condition et de situation, vomie dans un autre registre, il y a 50 ans, quand j'en avais 17 !... Dans le tangage de la pensée moderne, il n'est pas vain de s'interroger sur la corrélation qui existe entre l'énigme du Sphinx ( l'insurmontable cercle vicieux de l'échange inégal ) et les règles édictées par le FMI, l'OMC et la Banque Mondiale. Ainsi, la tendance domine toujours fortement chez les universitaires d'incriminer, soit le libéralisme des Accords de Bretton Woods, soit les crises concurrentielles monétaires et financières, soit les nouvelles donnes de l'économie mondiale. Mais, avec tant de finesse subtile qu'on finit par relâcher son attention . Pour l'heure, aucune gestion ne s'oppose aux attaques d'un capitalisme prédateur. Partout, il se livre, en dehors des règles du libéralisme modéré ou du contrôle des Etats , à une vaste partie de billard économique dans le champ ouvert de l'économie mondiale, qui ridiculise superbement les « sciences » de la gestion et du management des écoles néo-classiques, où courent nos élites. Ainsi, quand aujourd'hui le prix du baril d'essence explose, nul ne dit que les Etats et les empires industriels font cause commune pour majorer les rentrées fiscales des uns et les profits des autres et convaincre les pays producteurs de placer leurs richesses dans les mains des places financières. Au tournant de ces évolutions, les bottes de sept lieues de la macrosociologie sont plus essentielles que les bottillons de l'économisme. Aujourd'hui, rien ne sert de choisir entre Marx et Keynes, il faut aller plus loin et renégocier, à travers les blocs économiques, les logiques historiques et créationnistes de la dépendance. Mais aussi, face aux défis lancés, le monde islamique sera t-il capable, dans la SCM et la conquête spatiale qui arrivent , d'avancer dans l'immensité de la pensée coranique au lieu de piétiner frileusement devant sa porte d'entrée quand d'autres les en détournent ? C'est aux hommes qui disent la religion et qui font de l'homme un objet sans importance, que la critique doit être portée. Pas aux Livres saints. Dieu a mis la science au service de l'homme pour élever son esprit, conquérir le jardin secret de l'Univers. Pas pour se prendre pour Lui . |
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