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Vieux 08/07/2008, 04h44
wen.kroy
 
Messages: n/a
Par défaut 14, 15 juin 2008, MANIFESTE du POI -France- et annex

14 et 15 juin 2008, MANIFESTE du POI -France- et annexes votées :
Ce manifeste n’est en rien franco-français, il concerne
les intérêts de tous les peuples d’Europe et d’ailleurs.
Pour informations, transferts et reproductions :
************************************************** *****************************
Manifeste du PARTI OUVRIER INDÉPENDANT :
(Adopté par son congrès de fondation réuni les 14 et
15 juin à Paris :

Préambule :
Depuis l’adoption par la convention des 24 et
25 novembre 2007 du projet de Manifeste soumis au
Congrès de fondation du parti, l’état de la situation, la
gravité des menaces dénoncées dans ce projet n’ont
fait que s’aggraver.
Indiscutablement, la perspective du 1er juillet, date à
laquelle Nicolas Sarkozy doit prendre, au nom de la
France, la présidence de l’Union européenne, constitue
un facteur majeur de cette accélération.
Ce dernier ne s’en est d’ailleurs pas caché. Invoquant
les engagements souscrits par les gouvernements successifs
auprès de l’Union européenne, il a rappelé avec une
insistance particulière qu’aucune des cinquante-cinq
« réformes » qu’il a entreprises ne peut être différée ni
disjointe d’un ensemble qu’il a présenté comme inéluctable.
Tout doit y passer.
Tout ce qui subsiste, malgré les remises
en cause multiples, de ce qui constitue encore les fondements
juridiques de la société dans laquelle nous vivons depuis
1945, doit être détruit.
Les objectifs antidémocratiques de la Ve République,
différés par la résistance du peuple français, doivent être
enfin réalisés dans une étroite combinaison avec la
subordination et la transformation des institutions
bonapartistes en rouages subsidiaires des institutions
supranationales de l’Union européenne.
L’inadmissible et scandaleuse décision de passer en
force et d’écarter tout référendum pour ratifier le « traité
de Lisbonne », en violation flagrante de la volonté
exprimée par le peuple français le 29 mai 2005, a donné
le signal d’une attaque généralisée contre la démocratie
politique, contre toutes les conquêtes sociales de la
population de ce pays.
A peine la majorité gouvernementale était-elle massivement
désavouée lors des élections municipales de mars 2008,
que l’offensive reprenait de plus belle contre les communes,
fondement de la démocratie dans la République.
Un véritable étau est en train de se resserrer, à coups de
regroupements forcés, de mises en réseau contraintes, de
réorganisations des territoires dans le cadre d’une nouvelle
étape de la régionalisation, pour faire disparaître dans des
délais brefs ces socles, avec les départements, de
l’organisation républicaine du territoire.
Non content de poursuivre le démantèlement des grands
services publics que sont : EDF-GDF, la SNCF, la Poste etc.
C’est le cœur de la Fonction publique d'État qui
est aujourd’hui immédiatement menacé avec la révision
générale des politiques publiques (RGPP).
Rien ne doit échapper aux exigences meurtrières du
« pacte de stabilité européen » !
Les hôpitaux sont sommés de conformer leur gestion à
des critères de comptabilité privée et de fermer lits, services
et parfois établissements entiers, provoquant de véritables
soulèvements de la population manifestant avec ses élus et
ses organisations syndicales.
Les coups mortels portés au système d’instruction publique
(de la maternelle à l’université) mettent aujourd’hui, après
les étudiants, des centaines de milliers de lycéens avec les
professeurs dans la rue.
Avec le « ralentissement » provoqué par la crise et avec
l’euro à 1,60 dollar, le nombre de licenciements annoncés
enfle chaque jour, tandis que la flambée des prix entraîne
un nombre de plus en plus grand de familles dans les pires
difficultés.
Mais voilà, Nicolas Sarkozy l’a avoué le 24 avril dans
son entretien télévisé : rien de ce qu’il projette n’est
possible tant que les travailleurs disposent d’organisations
syndicales indépendantes pour se défendre.
Il lui faut donc contraindre les directions des confédérations
à renoncer à ce qui les fonde, pour co-élaborer avec le
gouvernement les « contre-réformes » dictées par l’UE
(Union Européenne).
C’est le rôle dévolu à la loi sur la représentativité syndicale.
D’ici au 1er juillet, le gouvernement s’est fixé pour objectif
d’avancer de façon décisive dans la voie de la destruction
de la démocratie politique, contre les prérogatives des
36 000 communes, contre la souveraineté du peuple, et dans
celle de la remise en cause du droit fondamental (établi depuis
1884) à l’organisation libre et indépendante des syndicats
ouvriers.
Une situation est en train de se dessiner dans laquelle surgit
l’exigence d’en finir avec cette politique, et donc, pour cela,
de se rassembler dans l’unité.
Face à cette exigence vitale de proclamer « le salut commun »,
à quoi assiste-t-on de la part des directions des partis qui se
prétendent les héritiers des grands partis dans lesquels la
classe ouvrière et les masses populaires se sont reconnues
pendant des décennies ?
Le Parti socialiste décide de revendiquer haut et fort
« l’Union européenne qu’il a non seulement voulue mais
en partie conçue et fondée », s’employant à masquer les
révoltantes conséquences du programme d’un Sarkozy à
qui il a décidé de laisser les mains libres.
Tout comme Marie-George Buffet qui, au nom du PCF,
se plaint que le président de la République « répète toujours
la même chose malgré l’échec de sa politique. »
Comment peut-on oser parler « d’échec » alors que les
travailleurs de ce pays n’en peuvent plus ?
Il faut appeler les choses par leur nom : C’est un changement
de société qui est organisé pour tenter d’instaurer une société
totalitaire.
Une tentative est faite pour effacer deux siècles de conquêtes
et de valeurs fondamentales de la démocratie. Contre ce
véritable putsch, cette contre-révolution camouflée en
« réforme » et dictée par l’Union européenne, il faut un parti
qui ose rétablir la vérité, qui ouvre la voie à la reconquête de
la démocratie, en appelant toutes et tous à combattre pour
la rupture avec l’UE (Union Européenne) et la convocation
d’une Assemblée Constituante Souveraine.
Le Manifeste pour un POI (Parti Ouvrier Indépendant) dit :
« Osons appeler les choses par leur nom et proclamer
l’urgence vitale qui s’impose pour sortir la société du chaos,
défendre la civilisation, entreprendre la reconquête de la
démocratie politique, de la République, de tous les droits
collectifs arrachés par la classe ouvrière et ses organisations
durant cent cinquante ans d’une lutte de classe acharnée.
Engageons sans attendre, pour avancer dans cette voie,
la reconstruction d’un véritable parti ouvrier indépendant
qui fait chaque jour plus cruellement défaut dans ce pays ».

De quelque côté qu’ils tournent leurs regards, les travailleurs
et les peuples constatent les effets de ce qu’on appelle :
« La mondialisation » de l’économie.
Pour les possédants, elle a généralisé la course effrénée aux
profits.
Pour les salariés, elle se traduit par une dégradation brutale
de leurs conditions de vie et de travail, au point de provoquer
un véritable effondrement de la société dans son ensemble.
Conséquence directe de cet état de fait : La situation
mondiale se caractérise, sur tous les continents, par une
offensive profondément réactionnaire contre le salariat et
tous les acquis sociaux... Offensive qui prend des formes de
plus en plus brutales et inquiétantes, menaçant la démocratie,
la liberté et la paix :

- guerres d’Irak, d’Afghanistan, guerres prétendument
ethniques en Afrique noire, et dans les Balkans, guerre
contre l’Iran. Le Parti ouvrier indépendant dénonce les
actions bellicistes de l’impérialisme.

- offensive de démantèlement des peuples et de leurs nations ;

- destruction d’industries nationales entières, de l’agriculture,
de la viticulture, de la pêche, destruction d’emplois par millions ;
pillage et destruction des ressources naturelles détériorant
gravement l'environnement en remettant en cause les conditions
de vie, d'alimentation et de santé des populations à seule fin de
la spéculation et du profit.

- remise en cause généralisée de toutes les garanties
collectives arrachées par la classe ouvrière : régimes de
protection sociale (retraites, Sécurité sociale, Code du
travail, etc.), conventions collectives, statuts, etc...
Remise en cause à laquelle le Parti ouvrier indépendant
oppose le retour à la Sécurité sociale de 1945.

- remise en cause de toutes les formes de la démocratie
politique ; le rôle des Parlements privés de toute velléité de
souveraineté étant réduit à un rôle subsidiaire, les décisions
de l’Union européenne s’imposent directement à toutes les
nations.

Cette remise en cause se traduit par une entreprise sans
précédent de destruction des offices publics d’HLM, des
crèches municipales, des écoles maternelles et primaires,
des bureaux de poste, des maternités et des hôpitaux publics
de proximité, des administrations républicaines (équipement,
finances, etc.) et de tous les autres services publics (eau, etc.)

Et, pour accomplir ce forfait, l’Union européenne prétend
associer les organisations syndicales à la remise en cause de
tous les acquis sociaux au sein d’une gouvernance commune
au nom d’un « intérêt (prétendument) général ».

Aujourd’hui comme hier, les maux qui frappent l’humanité
et la menacent dans son existence même ont une même cause :
Le système d’exploitation capitaliste fondé sur la propriété
privée des moyens de production.
C’est bien cette appropriation privée qui permet la délocalisation
de la production et des emplois au gré de la recherche du
meilleur profit, contre les besoins vitaux des populations et
des nations.

Tandis qu’à un pôle de la société les fonds de pension et les
grands groupes spéculateurs, ainsi que les multinationales,
s’enrichissent chaque jour davantage : Dans les dix dernières
années, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France
a triplé !
À l’autre pôle (y compris dans des pays industrialisés comme
l’Allemagne, la France et les États-Unis), la pauvreté ne cesse
de s’étendre (3 millions de foyers américains immédiatement
menacés de perdre leur logement, 2,5 millions d’enfants
pauvres en Allemagne, 7 millions de pauvres en France).

Le sort des plus faibles s’est terriblement aggravé.

La double oppression des femmes atteint des sommets.

Le Parti ouvrier indépendant se prononce pour le respect de
tous les droits et toutes les conquêtes démocratiques et
sociales protégeant les femmes dans leur travail, leur santé,
comme femme et mère pendant la maternité.

La surexploitation honteuse des travailleurs immigrés privés
de tous droits met à l’ordre du jour pour le POI (Parti Ouvrier
Indépendant) la revendication plus urgente que jamais d’égalité
des droits de tous les travailleurs.

Face à une telle situation, à un chaos grandissant, la nécessité
de rassembler toutes les forces de la démocratie et du mouvement
ouvrier dans une action contre la guerre et l’exploitation s’impose.

Cette action pose la nécessité, l’urgence d’un POI (Parti Ouvrier
Indépendant) :

En France, l’alternance des gouvernements successifs :
-gouvernements PS-PCF-Verts-MRC,
-gouvernements de droite,
-ou gouvernements de cohabitation, s’est opérée ces 25 dernières
années dans le strict respect des directives de l’UE (Union
Européenne) et de ses traités successifs, en particulier depuis
1992 avec l’application du traité de Maastricht.

De sorte que, sous couvert d’alternance, les politiques de
destruction et de contre-réformes ont été mises en œuvre
avec continuité par tous les gouvernements de toute couleur
politique, aboutissant même, au lendemain de l’élection
présidentielle et des législatives de 2007, à une situation
de « grande coalition » de fait.
Celle-ci se traduit par la politique dite d’ouverture menée
par Sarkozy, la ratification consensuelle par le Parlement
du Traité de Lisbonne en février 2008 bafouant ainsi le vote
du 29 mai 2005, comme la création et le développement
des « euro-régions » [remplaçant la décentralisation jacobine
et populaire avec ses 36 000 communes, note de wen].

25 ans qui ont abouti à la destruction des grands partis
qui se réclamaient traditionnellement du mouvement ouvrier,
de son histoire et de ses traditions.
C’est la raison pour laquelle des militants ouvriers, des
maires, élus, syndicalistes, démocrates, républicains
considèrent nécessaire d’agir pour constituer un parti ouvrier
indépendant dont les principes fondateurs sont ainsi définis :
----------------------------------------------------------------------------
Reconnaissance de la lutte de classe :

Nous nous prononçons pour un parti ouvrier indépendant
fondé sur la reconnaissance que, dans tous les aspects de
la vie sociale, économique et politique, se confrontent des
intérêts contradictoires.

D’un côté, une minorité d’exploiteurs qui possèdent en
propre les moyens de production et en usent pour tirer
profit de l’exploitation de la force de travail des salariés.

De l’autre, l’immense majorité de la population, travailleurs
des villes et des campagnes, souvent réduits au travail
précaire et déréglementé, au chômage, aux revenus minima,
tous ceux qui subissent les conséquences de cette
exploitation.

La reconnaissance de la lutte de classe [c'est à dire de ce qui
existe aux yeux de tous, note de wen] signifie la reconnaissance
du droit pour les exploités et les opprimés de s’organiser en
toute indépendance, et, en particulier, de disposer d’organisations
syndicales indépendantes de l'État, de l’Union européenne,
du gouvernement, des patrons, et dont l’indépendance suppose
aussi l’indépendance vis-à-vis des partis politiques.
Il se prononce pour le maintien de la loi de 1884 sur la liberté
de créer librement des syndicats indépendants, de la loi du
11 février 1950 consacrant la liberté de négociation, et du
décret de 1966 sur la représentativité des organisations
syndicales.

Le POI (Parti Ouvrier Indépendant), pour sa part, tout en
inscrivant dans son programme la nécessité du renforcement
et de l’indépendance des organisations syndicales (conformément
à la Charte d’Amiens de 1906), affirme sa propre
indépendance vis-à-vis de toute(s) organisation(s) quelle qu’elles
soient.

La reconnaissance de la lutte de classe signifie de manière
immédiate que le parti ouvrier considère toute question qui
lui est posée du point de vue des intérêts des exploités et
des opprimés, et non d’un « intérêt prétendument général ».

Le but de la lutte de classe, marquée par le combat historique
pour le socialisme, est de permettre aux plus larges masses
d’en finir avec le régime d’exploitation et d’oppression,
d’abolir le patronat et le salariat, d’établir une société de
justice et d’égalité, fondée sur la SOCIALISATION des
moyens de production et d’échanges.

La lutte contre le système d’exploitation capitaliste constitue
la condition d’une véritable lutte contre les effets désastreux
et parfois irréversibles sur la nature et l’environnement.

Nous nous prononçons pour un parti ouvrier indépendant
agissant inconditionnellement pour la démocratie et la
« République une, indivisible et laïque ».

L’indépendance de la classe ouvrière suppose la défense
et le développement de toutes les formes de la démocratie
politique qui inclut l’existence des organisations de la
classe ouvrière [seule classe qui produit des richesses, note
de wen] et de toutes ses conquêtes.

L’Union européenne, fondée sur le traité de Maastricht
dans la continuité des traités précédents, est une machine
à briser la démocratie politique : Fondement de la
souveraineté des peuples.
Loin de favoriser une entente harmonieuse entre les peuples
d’Europe, elle est un facteur de division entre les peuples,
à l’intérieur même des nations, en même temps qu’elle est
un facteur de destruction complète des relations sociales
établies après la guerre en 1945.
Elle est enfin un instrument de subordination aux intérêts
des spéculateurs de l’impérialisme américain !

Le POI (Parti Ouvrier Indépendant) se prononce pour la
sortie de l’Union européenne et donc de toutes ses
institutions.

Le parti ouvrier se prononce également contre les institutions
anti-démocratiques de la V° République, fondée dès l’origine
dans un esprit bonapartiste.
Le parti ouvrier combat pour une Assemblée Nationale Constituante
Populaire Souveraine, fondée sur le mandat et le compte rendu du
mandat au peuple.
À travers une telle assemblée, les délégués du peuple souverain,
élus et révocables, détermineront le contenu social et les formes
politiques que doit revêtir une authentique démocratie.

En combattant pour la sortie des institutions de l’UE (Union
Européenne) et l’abrogation du traité de Maastricht, le parti
ouvrier ne fait que reprendre à son compte le mandat
majoritaire du peuple le 29 mai 2005 dans le vote NON au
référendum constitutionnel.
Dans le prolongement de ce mandat, le parti ouvrier se
prononce contre tout traité constitutionnel dans le cadre de
l’Union européenne.

Le parti ouvrier indépendant se prononce pour la « République
une, indivisible et laïque », pour la défense de la laïcité
institutionnelle opposée à toute forme de communautarisme,
dans le cadre de la stricte séparation des Églises et de l’État,
conformément à la grande loi républicaine du 9/12/1905.

En matière scolaire, il agit notamment pour l’application
permanente du principe laïc du mouvement ouvrier et
démocratique :
« Fonds publics à l’école publique, fonds privés à l’école
privée ».
Face à la tentative de mise en place des EPEP (Établissements
Publics d’Enseignement Primaire), le parti ouvrier défend
l’école publique communale, laïque et obligatoire, et se
prononce pour le retour à la gratuité de l’enseignement.

Le parti ouvrier se prononce pour le droit de chacun à l’accès
libre à la formation de son choix dans le cadre de diplômes
nationaux [et non pas régionaux et féodaux, note de wen]

Concernant les enfants handicapés, le POI se prononce
pour le respect de leurs droits aux soins, aux mesures et aux
prises en charge médico-éducatives, comme à toutes les
mesures adaptées.

Le parti ouvrier indépendant inscrit dans son programme :
-La défense de la démocratie communale, celle de l’existence
des 36 000 communes et celle des départements ; départements
et communes que le rapport Attali entend explicitement faire
disparaître dans le cadre de l’Europe des régions.
Les départements et les communes constituent le maillage
républicain, produit de la Révolution de 1789 contre la
monarchie, que l’Union européenne et sa politique de
régionalisation [féodale et girondine, note de wen] voudraient
définitivement étouffer dans le cadre de l’intercommunalité
[totalitaire et corporatiste, note de wen] forcée et de l’éclatement
des nations.

L’indépendance financière étant l’une des conditions essentielles
de l’indépendance politique, le nouveau parti devra refuser tout
subside de l’État, des ONG, de l’Union européenne, et ne compter
que sur les cotisations de ses membres et sur le soutien financier
collecté auprès des travailleurs.

Nous nous prononçons pour un parti ouvrier internationaliste
qui agit pour la rupture avec l’Union européenne

À l’Union européenne fondée sur des « traités » qu’on veut
imposer aux nations et aux peuples contre leur volonté, nous
opposons l’union libre des peuples et des nations libres de
toute l’Europe.
Libres, c’est-à-dire débarrassés des institutions réactionnaires
et antidémocratiques de l’Union européenne, ce qui est la
condition pour l’établissement de relations sur un pied d’égalité
entre toutes les nations et les peuples du « Vieux Continent ».

Union libre des peuples d’Europe pour la construction d’un
avenir de paix, de travail, fondé sur la défense de tous les
acquis sociaux arrachés par la classe ouvrière de nos pays.
Nous dénonçons l’imposture de « l’Europe sociale dans le
cadre de l’Union européenne » et nous affirmons notre
attachement à une Union fondée sur les coopérations
nationales entre les peuples et les travailleurs.

Le POI inscrit cette perspective dans l’action résolue pour
permettre une entente internationale, durable et permanente,
entre l’ensemble des travailleurs et des peuples victimes de
l’oppression et de l’exploitation. Pour ce faire le POI est
membre de l’EITP (Entente Internationale des Travailleurs
et des Peuples) et de l’Alliance Européenne des Travailleurs
(AET).

Considérant que la formule de Jaurès : « Le capitalisme porte
en lui la guerre comme la nuée porte l’orage » est, plus que
jamais, d’actualité... Que la guerre n’est que la continuité de
la politique d’exploitation sous une autre forme, nous nous
prononçons, inconditionnellement, pour la paix et pour le droit
des peuples à disposer d’eux-mêmes : Que nous ne confondons
pas, par exemple en Europe, avec la politique de dislocation des
nations menée au nom de « l’Europe des Régions » qui vise à
provoquer divisions et luttes fratricides ARTIFICIELLES entre
les populations pour détruire tous leurs droits collectifs.

Nous nous prononçons pour un parti ouvrier fédératif

L’histoire du mouvement ouvrier est une histoire mouvementée
durant les deux siècles écoulés : Ont surgi de cette histoire des
courants, des sensibilités qui ont tous et toutes leurs particularités.

Le parti ouvrier indépendant est ouvert à tous les courants
politiques authentiques du mouvement ouvrier, dans la diversité
de leurs références historiques, dès lors que les principes
d’indépendance de classe qui le fondent sont partagés par
TOUS.

L’image du parti que nous voulons construire est donnée par
la qualité même de ceux qui en ont pris l’initiative :
Militants syndicalistes, élus de toutes tendances, militants venus
de tous les courants politiques historiques du mouvement ouvrier
(socialistes, communistes, anarcho-syndicalistes, trotskyste,
militants venus du Parti socialiste, du Parti communiste, du Parti
des Travailleurs, des mouvements anarchistes ou d’autres
organisations se réclamant du mouvement ouvrier et
démocratique), ainsi que de nombreux maires et élus attachés
à la défense de la « République une, indivisible et laïque » et
de la démocratie.

Il en découle que les principes d’organisation, d’un tel parti,
doivent être respectueux du fédéralisme, de la place reconnue
à chacune de ses composantes, dans le cadre du manifeste du
POI (Parti Ouvrier Indépendant), y compris la place reconnue
aux courants librement organisés dans le respect des instances
et du fonctionnement du parti ouvrier indépendant...

Nous nous prononçons pour un parti ouvrier de défense et de
reconquête de la démocratie, des droits et acquis sociaux, un
parti qui agit pour l’unité de la classe ouvrière.


Premiers éléments pour un programme d’action du parti
ouvrier indépendant issues de la base :

-Amendement présenté par le Comité Nord de Rennes :
« Nous estimons indispensable que ce Manifeste comprenne
une partie affirmant la nécessité d’une véritable politique de
l’instruction publique et de la santé publique, et d’une véritable
politique publique des réseaux routiers, de l’énergie, de l’eau,
et de l’environnement. »
Le parti ouvrier se prononce pour un PROGRAMME d’URGENCE !

-Proposition du Comité de Villejean-Cleunay-Rennes (35) :
« Insérer en premier point de l’annexe : Pour le droit de la
population à des logements à loyer modéré, l'arrêt des
destructions de logements HLM, leur réhabilitation sans
augmentation de loyer ni de charges et un programme massif
de construction de ce type de logement, le rétablissement
des offices publics HLM, le blocage des loyers du secteur
privé et l'interdiction des expulsions ».

Proposition d’amendement du Comité de St Brieuc (22) :
« Augmentation générale des salaires, des pensions et minima
sociaux. » :
-Pour la renationalisation de tous les secteurs clés industriels
et bancaires privatisés dans les vingt-cinq dernières années.
-Pour le retour au monopole de service public d’EDF-GDF,
de la SNCF, de La Poste, de France-Télécom. »

Proposition d’amendement du Comité de Bédoin-Carpentras (84) :
Rajouter : « Pour le maintien du statut général de la fonction
publique garant :
-De l'indépendance des fonctionnaires ;
-Et de l'égalité de droit et de traitement des citoyens.
-Pour la titularisation de tous les contractuels travaillant dans
la Fonction Publique, dans le respect des statuts,
-Pour des administrations d'États, territoriales et hospitalières,
contre les servies d'intérêt général de l'Union européenne et
autres agences de démantèlement des services... »

Proposition d’amendement du Comité de Cuers et de Hyères (83) :
« (entre le chapitre : “Voilà pourquoi le parti ouvrier se prononce
pour le retour au monopole de service public d’EDF-GDF, de la
SNCF, de La Poste, de France-Télécom ” et le chapitre : “ Le parti
ouvrier indépendant défend le droit de la jeunesse (scolarisée,
étudiante. ”) : L’émancipation de l’ensemble de la classe ouvrière
découlera de l’émancipation de chacune de ses composantes.
Partant de ce constat, le Parti ouvrier indépendant se prononce
pour l’égalité des droits entre les femmes et les hommes et pour
le respect des droits spécifiques des premières.
Il s’engage à défendre en toutes circonstances le principe suivant :
À travail égal, salaire égal. »

Le POI (Parti Ouvrier Indépendant) revendique AVEC les femmes :
1° la liberté de choisir d’enfanter ou de recourir à une I.V.G.
2° la mise en place dans les hôpitaux PUBLICS, de tous les moyens
médicaux et d’encadrement psychosociaux indispensables à
l’exercice de cette liberté ; le maintien intégral de la spécialité
gynécologique ;
3° l’accès libre et gratuit à la contraception ; Le nombre des
séparations et des divorces explose. Le chômage, la précarité,
l’absence de structures d’accueil pour les enfants, le manque
de logements sociaux, précipitent de plus en plus de femmes
et d’enfants dans la pauvreté, l’exclusion, la rue. Le POI (Parti
Ouvrier Indépendant) entend s’inscrire dans une démarche qui
permette d’imposer, une véritable prise en compte de cet état de
fait, la mise en œuvre des mesures pour y remédier :
4° maintien de toutes les maternités de proximité :
5° augmentation du nombre de classes maternelles pour l’accueil
des enfants à partir de deux ans ;
6° création de crèches collectives adaptées et financièrement
accessibles à tous.
L’égalité entre les femmes et les hommes ne doit pas rester un
slogan, le parti ouvrier s’engage à respecter dans ses structures,
à tous les niveaux, une réelle mixité dans le partage des
responsabilités.

Proposition de rajout du Comité de Vitry (94) :
« Le parti ouvrier se prononce pour le retour au monopole de
service public de l'ANPE et le maintien du régime paritaire
d'assurance chômage se consacrant à sa mission d'origine :
Le versement d’un revenu de remplacement basé sur le salaire
différé garantissant à tous les travailleurs privés d'emploi la
couverture du risque de chômage.
Il se prononce donc contre la fusion ANPE/Assedic dont le
seul but n’est pas, de simplifier les démarches des demandeurs
d’emploi, mais d’aboutir à un organisme contraint d’appliquer
la politique de l’emploi préconisée par l’Union Européenne,
imposant la flexibilité à tous les travailleurs en les obligeant
à accepter n’importe quel emploi, au détriment de leurs droits.
Le transfert imposé du recouvrement des cotisations chômage
de l’UNEDIC à l’URSSAF, signifie, comme pour la sécurité
sociale, le désengagement progressif de l'État, au nom de la
maîtrise des déficits publics, le détournement (vol, note de wen]
du salaire différé des travailleurs par le biais d’exonérations de
charges patronales, ainsi que l’ouverture programmée du
marché de l’indemnisation chômage aux assurances privées.
C’est aussi l’application de la Directive de l’Union Européenne
sur les Services d’Intérêt Économique Général, contraire au
service public, puisqu’il peut être rendu aussi bien par le
secteur privé que par le public, au nom de la prétendue :
« concurrence libre et non faussée ».
Cela nécessite donc d'abroger toutes les lois prônant l'activation
des dépenses de chômage, en application des lignes directrices
pour l'emploi, notamment la Loi Borloo du 18/01/05 et, en
particulier les décrets du 02/08/05, durcissant le contrôle des
chômeurs, et du 28/03/07 autorisant l’ANPE à créer des
filiales commerciales.
Tous ces textes découlent de la stratégie dite « de Lisbonne »
adoptée en 2000 par l’Union Européenne. »

Proposition de rajout du « Comité du Ministère de l’Éducation
Nationale (75) :
« Insérer : " le parti ouvrier se prononce pour la défense de la
Fonction publique, des statuts qui y sont liés, pour la préservation
et le rétablissement de tous les services publics de l'État et donc
de tous les services ministériels qui, à partir des administrations
centrales, garantissent leur égalité d'accès sur tout le territoire,
de même que les services publics communaux, services publics
que l'Union européenne voudrait détruire au nom des services
d'intérêt général" :
- Pour le retour à l’instruction publique, gratuite, laïque et
obligatoire pour l’application permanente du principe du
mouvement ouvrier et démocratique : “ fonds publics à
l’école publique, fonds privés à l’école privée ”, le parti ouvrier
défend l’école publique communale, laïque et obligatoire, il
s’oppose à la mise en place des EPEP (établissements publics
d’enseignement primaire) et se prononce pour le retour à la
gratuité de l’enseignement. »

Proposition d’amendement du Comité "culture – Paris" :
« Insérer “ L’accès à l’Art doit être garanti à l’échelle nationale,
pour tous les élèves, en tout cas et au moins de la 6° à la 3°, par
des cours obligatoires d’Arts plastiques et de musique dispensés
par des professeurs qualifiés ayant le statut de la fonction publique ”.
“ Il est nécessaire que l'État se ressaisisse des institutions
républicaines que sont les musées nationaux, les centres d’archives,
les bibliothèques… En garantisse l’inaliénabilité totale des
collections qui sont des références de connaissance pour tous et en
particulier pour les élèves, et y assure un financement
exclusivement public.” Il est proposé que soit constituée une
commission spécifique aux institutions chargées de la diffusion
des connaissances scientifiques ou artistiques à partir des
collections patrimoniales qu’elles abritent (musées, centres
d’archives, bibliothèques…) mais aussi professeurs d’arts
plastiques et de musique dont les professions sont liées
directement à cette fonction ».

Amendement présenté par le Comité Nord de Rennes (35) :
Insérer :
« En ce qui concerne le second degré, nous nous prononçons
pour les mesures suivantes :
Pas de classe à plus de 25 élèves ;
Rétablissement de tous des postes, des sections, et des
établissements supprimés, et ouvertures de tous les postes,
sections et établissements nécessaires.
- Respect des statuts des personnels et rétablissement des statuts
Supprimés ;
- Maintien du diplôme du BEP et des sections le préparant
comme un diplôme professionnel qualifiant »
- Pour le respect du droit aux soins, des enfants handicapés,
- pour le respect du droit aux mesures et aux prises en charge
médico-éducatives, comme à toutes les mesures pédagogiques
adaptées (classes à petits effectifs, enseignants, personnels et
établissements spécialisés) dont ils ont besoin, ce qui exige
l’abrogation de la loi Montchamp du 11 février 2005 ».

Proposition d’amendement du Comité de Noisy le Grand :
"remplacer enfants handicapés par « enfants et adultes »
handicapés".

Proposition d’amendement du Comité de Rochefort (Charente-
Maritime) :
« Pour le droit des adultes handicapés à bénéficier d’un travail
compatible avec leur handicap »

Proposition d’amendement du Comité de Paris XI :
« Pour le respect du droit aux soins pour tous, et en particulier
pour les enfants handicapés :… »
- Pour le droit de la jeunesse (scolarisée, étudiante, en
formation, salariée ou privée d’emploi) à la qualification, aux
diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives
et les statuts et rejette donc le processus de Bologne (1999),
ce qui signifie le combat pour l’abrogation du LMD et de la
LRU ».

Le parti ouvrier indépendant refuse que la jeunesse soit condamnée
au chômage et à la précarité. Il refuse tout contrat de types
« CNE/CPE » et défend le CDI et le Code du travail.

Amendements présentés par le Comité Nord de Rennes (35) :
« Le parti ouvrier indépendant refuse que la jeunesse, comme
l’ensemble du monde du travail, soit condamnée au chômage
et à la précarité. Il refuse tout contrat de type CNE/CPE, il
défend le code du travail, et le CDI comme seul et unique
contrat de travail. »
« Le Parti ouvrier indépendant se prononce pour le respect de
toutes les conquêtes démocratiques et sociales protégeant les
femmes au travail, les femmes dans leur santé, comme femmes
et mères, pendant et après la maternité. »

Le parti ouvrier indépendant combat contre le travail gratuit
de la jeunesse, encouragé par la directive européenne 94/33/CE
autorisant le travail à partir de 14 ans, dont les premières
applications furent les prétendus “ stages Jospin ”. Il se bat
également contre l’obligation des stages en entreprise pour les
collégiens, lycéens et étudiants.
Le parti ouvrier indépendant défend le droit de la jeunesse
à un avenir, contre l’exploitation, la guerre, la drogue, la
déchéance et le désespoir. Il agit pour l’accès légitime de
la jeunesse à un logement décent et abordable, à la culture,
au savoir, aux loisirs, bref, à tous les moyens de son
épanouissement, unie avec les travailleurs dans leur lutte
pour leur émancipation.

Proposition d’amendement du Comité de Boug en Bresse (01) :
« Insérer après les mots " à la culture, au savoir" : " à l'Art" :
"Ajouter également : " une société sans art libre est la proie facile
des totalitarismes. L'État doit soutenir les artistes et créateurs
dans leurs projets autant que faciliter d'un plus grand nombre
à l'art et à la culture. Il est essentiel que les artistes et techniciens
du spectacle continuent de cotiser dans les mêmes caisses que
les ouvriers qu’ils continuent de bénéficier de la solidarité
interprofessionnelle et d'y contribuer. Il nous paraît important
qu'un statut soit élaboré pour les artistes peintres et plasticiens". »

Proposition d’amendement du Comité de Bordeaux (33) :
Le Parti ouvrier se prononce pour l’égalité des droits entre les
hommes et les femmes, pour le respect et le rétablissement de
toutes les conquêtes démocratiques et sociales les protégeant
comme femmes au travail, comme femmes dans leur santé,
comme femmes et mères pendant et après leur maternité :
A travail égal, salaire égal !
Non au travail à temps partiel imposé !
Rétablissement de l’interdiction du travail de nuit des femmes
dans l’industrie !
Défense de la gynécologie médicale et libre accès au gynécologue
de son choix !
Défense et réouverture de toutes les maternités ; gratuité des soins
avant, pendant et après l’accouchement !
Droit à l’IVG remboursée par la Sécurité sociale ! »

Proposition d’ajout du Comité de Paris XIII :
« Le POI se bat contre les atteintes à l'environnement dont est
responsable l'impérialisme pourrissant et pour une maîtrise
rationnelle de la gestion de la nature. Ceci nécessite la défense
et la reconquête de tous les servies publics bâtis pour assurer
la satisfaction des besoins de la population et la préservation de
SANTÉ (services nationaux des Forêts, service de sécurité
alimentaire et énergétique, remunicipalisation de l'eau, etc...).
Ceci nécessite en même temps la défense et la reconquête d'une
recherche scientifique publique et indépendante et sa re-
appropriation par les chercheurs eux-mêmes, recherche
indispensable à la satisfaction des intérêts des travailleurs,
des jeunes et de l'ensemble de la population, à l'opposé des
choix dictés par l'UE et le gouvernement au service d'une
minorité d'exploiteurs.
- Pour l’égalité des droits entre travailleurs immigrés et
travailleurs français : ils font partie de la même classe ouvrière.
Il se prononce pour l’abrogation de toutes les législations
remettant en cause l’égalité des droits des travailleurs français
et immigrés, en particulier la loi Joxe de 1989, la loi Pasqua
de 1993, la loi Chevènement de 1998, les lois Sarkozy de
2003 et du 24 juillet 2006, la loi Sarkozy-Fillon de
2007. »

Amendement présenté par le Comité des Quartiers Nord
de Marseille :
Ajouter : « et pour la fermeture de tous les camps de rétention
administrative. »

Amendement proposé par le Comité de l'Oise :
« A l’échelle de la planète, les travailleurs et les familles qui
tentent de survivre en immigrant sont instrumentalisés par les
gouvernements qui les poussent à l’illégalité en les maintenant
arbitrairement dans une situation de précarité administrative,
dans l’irrespect des conventions internationales qui définissent
le droit d’asile.
Cela fait d’eux une main d’œuvre entièrement corvéable dont
la situation préfigure une société sans droit. À ce titre, parce
qu’ils sont contraints d’accepter n’importe quelle situation
de travail clandestin, ils constituent malgré eux une agression
aux droits de l’ensemble de la population.
Pour leur survie en France, ils doivent aussi allégeance aux
œuvres caritatives et autres structures mafieuses, préfigurant
là aussi un mode de fonctionnement social corporatiste et
anti-républicain. C’est d’abord sur leur dos que se mettent
en place ces organismes qui combattent la laïcité de l'État.
Ce n’est pas ce que sont venues chercher ces populations
en France.
Issues de pays où sévit l’impérialisme guerrier à l’origine
de massacres et de famines, elles viennent ici, car, pour eux,
la France, c’est avant tout la terre des droits de l’Homme.
Retrouver le chemin de l’Internationalisme, c’est accueillir
et protéger ces travailleurs et les accueillir dans les structures
syndicales. C’est aussi écouter et comprendre ce qui les a
poussé à fuir leurs pays, car ils sont victimes, là-bas,
comme ici, du même ennemi de classe et leur expérience
est riche d’enseignements pour tous :
Pour rétablir le droit des petits et moyens agriculteurs de
vivre de leur travail.
Un peuple qui a faim n’est pas un peuple libre.
Un pays qui ne nourrit pas son peuple est un pays qui meurt.
La spéculation favorisant la hausse faramineuse des prix
privant des millions d’hommes des produits de 1ère
nécessité : Tel est le but poursuivi par l’Union européenne
et l’OMC. Nous estimons que la politique de l’Union
européenne qui contraint à l’arrachage des vignes, aux quotas,
à la mise en jachère, etc. est une politique qui est contraire
aux besoins du peuple. Il faut mettre un terme à cette politique,
à la PAC, par la rupture avec l’Union européenne. »

Amendement présenté par le Comité de Bourg en Bresse :
Insérer :
« il faut changer le mode d'attribution des primes ».

Proposition d’ajout du Comité de Bordeaux :
« Le Parti ouvrier se prononce pour le retour au service public
national des agences de bassin et de la gestion de l’eau, pour
la défense des organismes d’État à vocation d’appui
scientifique et technique à l’agriculture, pour la mise en
œuvre de mesures visant à la sécurité alimentaire et à la santé
publique. »

Proposition d’ajout du Comité de Paris XI :
« Pour rétablir le droit des petits et moyens agriculteurs et
des marins-pêcheurs de vivre de leur travail »

Proposition d'ajout du Comité de Paris XIII :
« Le POI se bat contre les atteintes à l'environnement
dont est responsable l'impérialisme pourrissant et pour
une maîtrise rationnelle de la gestion de la nature.
Cela nécessite la défense et la reconquête de tous les services
publics pour assurer la satisfaction des besoins de la
population et la préservation des besoins de la population et
aussi :
- la préservation de la santé,
-La préservation des services nationaux des forêts,
service de sécurité alimentaire et énergétique, remunicipalisation
de l'eau etc.). Cela nécessite en même temps la défense et la
reconquête d'une recherche scientifique publique et indépendante,
et sa réappropriation par les chercheurs eux (mêmes, recherche
indispensable à la satisfaction des intérêts des travailleurs des
jeunes et de l’ensemble de la population, à l'opposé des choix
dictés par l'Union européenne et le gouvernement au service
d'une minorité d'EXPLOITEURS. »

Proposition d'ajout du Comité de Bourg en Bresse :
Insérer : « Pour la sauvegarde de la biodiversité, la gestion des
ressources naturelles au service de l'humanité.
La protection de l'environnement n'étant pas compatible avec
le système capitaliste, il importe de mettre en place une
gestion collective des ressources, ce qui implique la
nationalisation d'EDF-GDF, de l'eau, des transports aériens et
ferrés, et une politique de transports collectif, et de défendre
la biodiversité, ce qui impose le rejet du brevetage du vivant
et l'aide à la recherche publique. »

Amendement présenté par les Comités XVII et XVIII de
Paris :
Ajouter :
« La question écologique doit être traitée à travers le prisme de
la lutte des classes. Si aujourd'hui, il y a des menaces
environnementales, c'est parce qu'existe un marché spéculatif
impliquant le droit de polluer, que les firmes transnationales
sont responsables du pillage des ressources, en particulier par
la privatisation des monopoles publics des États (en France
d'EDF-GDF de la DDE etc.) ».
– Pour le retour à la Sécurité sociale de 1945 :
Édifiée en 1945 pour “ garantir les travailleurs et leurs familles
contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou
supprimer leur capacité de gain ” (article 1° de l’ordonnance
du 4 octobre 1945), la Sécurité sociale a été organisée pour
“ permettre de regrouper dans chaque circonscription
territoriale (correspondant environ à 50 000 assurés)
l’ensemble des services appliquant la législation des
assurances sociales et des accidents du travail ” (deuxième
paragraphe de l’arrêté du 5 juillet 1945).
L’unicité de la Sécurité sociale, qui relie, par la solidarité
ouvrière, les malades aux bien-portants, les inactifs aux
actifs, les familles aux travailleurs sans enfants, a été
garantie par un financement unique. Ce financement par
les cotisations provenant des salaires (ordonnance du 04
octobre 1945) veut que ce soit leur bien que les malades,
les retraités, les familles reçoivent sous forme de prestations,
un bien dont ni le patronat ni le gouvernement n’ont le droit
de disposer.
Pour le retour aux 37,5 annuités pour tous les régimes de
retraite, publics comme privés, ce qui implique l’abrogation
immédiate du décret Balladur de 1993 et de la loi Fillon
de 2003. »

Amendement présenté par le Comité des Quartiers Nord
de Marseille (13) :
Ajouter :
« et des décrets de 2008 sur la remise en cause des régimes
dits spéciaux. »

Amendement présenté par le Comité du Libournais (33) :
« Le parti ouvrier indépendant défend le droit de toute
personne à bénéficier d’une pension dès l’âge de 60 ans ».

Amendement présenté par le Comité de Noisy le Grand (93) :
Rajouter : « pour l'augmentation massive des salaires ».

Amendement présenté par le Comité de Noisy le Grand (93) :
Rajouter : « Le parti ouvrier se prononce pour le blocage des prix"
Inscrivant ces revendications de défense et de reconquête dans
son programme, le parti ouvrier estime de sa responsabilité,
tout en respectant les prérogatives des organisations syndicales,
de favoriser en toutes circonstances une politique visant à
l’unité : L’unité des travailleurs, des organisations, pour la
satisfaction de ces revendications vitales de défense et de
reconquête. Aussi bien unité sur le plan de la lutte de classe
directe que sur le plan de son action politique. Mais en
comprenant que l’unité est inséparable de l’indépendance :
Il n’y a pas d’unité possible dans le cadre du carcan imposé
de l’Union européenne et du traité de Maastricht, il n’y a pas
d’unité possible dans le cadre de l’intégration à la politique
du gouvernement. »

Amendement Comité de Rochefort (17) :
1° Santé : accessible à tous, sans restriction, sur tout le
territoire même en milieu rural ;
2° arrêter la diminution voire la disparition de certains spécialistes.
3° sauver et maintenir dans des conditions correctes la psychiatrie.
4° Nationaliser l'industrie pharmaceutique.
5° Justice : La surpopulation des prison ; La période préventive,
sans emprisonnement, mais avec port du bracelet. La période
d'incarcération doit s’effectuer dans le respect de la personne
sans abandonner la réinsertion, la reconstruction, et la nécessité
de soins ...
6° L'émigration : Dans notre pays la peine de mort n'est pas
abolie puisque le gouvernement renvoie dans leur pays d'origine,
des hommes, des femmes et des enfants à une mort certaine
soit par l’exécution, de l'autorité de justice de leur pays, soit la
mort par la misère et la maladie.

Proposition d’amendement du Comité de La Rochelle (17) :
« Le POI se prononce pour le retour à une gestion publique
du logement HLM assurant l’accessibilité à un logement
décent et confortable pour tous sans condition d’origine ni
de ressources. La politique du logement sera, pour le POI
une priorité par :
1° L’abrogation de toutes les lois de privatisation-destruction
du logement social ;
2° La fin des aides publiques aux investisseurs privés
Un plan massif de construction de nouveaux logements à loyer
modéré. »

Proposition du Comité de Lamballe (22) sur le logement social :
« Le statut d'établissement public de la Caisse des Dépôts et
Consignations, qui lui a été donné à l'origine pour garantir
l'abondance des ressources affectées au logement social
quelle que soit la politique budgétaire de l'état, doit être
absolument défendue et recentrée sur une de ses missions
essentielles : le financement du logement social.
En conséquence, il faut exiger que tous les circuits financiers
du logement social, Caisse des dépôts, "1% logement" et
livret A, soient sortis de la concurrence pour permettre une
politique du logement à long terme. Il faut également revendiquer
que la Caisse des dépôts et consignations affecte une partie de
ces produits financiers à la construction de logements sociaux
et qu'elle institue un prêt à taux zéro pour les sociétés HLM qui
construiraient des logements PLA-I et PLUS 21, car seul ces
catégories de logements restent accessibles à la plupart
des ménages qui ont droit aux HLM. Pour conclure, nous
exigeons des institutions d'état et gouvernementales la
création d'un grand ministère du logement et de la ville.»

Proposition d’amendement du Comité des Ulis (77) :
Ajouter « - Pour la défense des conventions de l’OIT »

Amendement présenté par le Comité Nord de Rennes (35) :
« Il n’y a pas d’unité possible dans le cadre du carcan imposé
de l’Union européenne, du traité de Maastricht et du traité de
Lisbonne, le Parti ouvrier se prononce pour le retour au service
public national des agences de bassin et de la gestion de l’eau,
pour la défense des organismes d'État à vocation d’appui
scientifique et technique à l’agriculture, pour la mise en œuvre
de mesures visant à la sécurité alimentaire et à la santé
publique ».

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