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| Bonjour, J'habite depuis 8 ans dans mon appartement au premier étage d'un immeuble tout ce qu'il y a de plus normal (mais mal insonnorisé car très ancien). Etant en centre ville, le rez de chaussée de l'immeuble a toujours été utilisé par divers commerçants (magasin de chaussures, coiffeur) sans aucun problème. Depuis un an, un vétérinaire s'est installé dans ce local commercial, juste en dessous de chez moi. Ce dernier a installé un local équipé de nombreuses cages ou il laisse pendant plusieurs heures divers animaux qu'il a soigné (chiens, chats). Cette pièce se trouve juste en dessous de ma chambre à coucher. Il m'arrive fréquemment d'entendre pendant toute la journée des aboiements continus de divers chiens, ce qui, je dois le reconnaitre est assez gênant car il est par exemple impossible de regarder la télévision ou lire un livre "au calme". Par ailleurs, travaillant en 3X8, je suis obligé d'aller dormir chez des amis la journée quand j'ai travaillé la nuit passée afin de pouvoir me reposer correctement (j'ai déjà essayé de dormir avec des boules quies mais le bruit des aboiements passe à travers). Je suis allé voir le vétérinaire pour lui expliquer les nuisances sonores, sachant que je travaille en 3X8 et n'arrive pas à dormir la journée, celui ci m'affirme qu'il ne peut rien faire car le bruit continu de ces chiens est considéré comme "normal" en journée. Je ne demande pas un silence complet toute la journée, les aboiements de chiens ne me dérange pas outre mesure à condition que ce ne soit pas en continu pendant 8 ou 10 heures... Je ne cherche pas à embêter ce vétérinaire, il travaille mais de mon côté, je suis aussi chez moi et travaillant souvent de nuit, je ne pense pas que ce soit normal de devoir quitter mon logement en journée afin de pouvoir dormir ailleurs "au calme". Quels sont les recours et les moyens que je pourrais utiliser afin d'améliorer la situation (comme par exemple, que le vétérinaire insonnorise le local ou se trouve les cages ou les place à un autre endroit de son cabinet) sachant que pour le moment, il ne veut rien savoir... Par avance, merci Francis |
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| Francis a écrit le 01.12 2007 sur fr.misc.droit > Bonjour, .... Bonjour, > Quels sont les recours et les moyens que je pourrais utiliser afin > d'améliorer la situation (comme par exemple, que le vétérinaire > insonnorise le local ou se trouve les cages ou les place à un autre > endroit de son cabinet) sachant que pour le moment, il ne veut rien > savoir... Premièrement : recueillez des témoignages d'autres personnes gênées ou faites venir un agent assermenté (huissier ou policier) pour constater la nuisance. Deucièmement, action amiable : envoyez une lettre recommandée avec AR au vétérinaire en lui détaillant les nuisances et en lui enjoignant de prendre les mesures nécessaires pour les faire cesser. A noter que, contrairement à une légende tenace, on n'a pas plus le droit de faire du bruit avant 22h00 qu'après. Le "tapage diurne" existe aussi... Trosièmement : l'action judiciaire : Il s'agit, à mon avis, d'un "trouble anormal de voisinage". Les aboiements de chiens relèvent de l’article R. 1336-7 du code de la santé publique : celui-ci prévoit des sanctions pénales en cas de bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme par l’un des critères suivants : sa durée, sa répétition, son intensité. L’un de ces trois critères suffit à constituer un trouble de voisinage, qu’elles qu’en soient les circonstances, même si l’immeuble est mal isolé ou qu’il n’y a pas de faute avérée, et quelle que soit l’heure du jour et de la nuit. Les aboiements répétitifs peuvent donc être considérés comme un « trouble anormal de voisinage ». Faites établir un constat, par un agent assermenté, de la nuisance occasionnée (huissier, policier) : une constatation auditive suffit. Ce délit, qu’on peut donc qualifier de « tapage diurne », est passible d’une contravention de 3ème classe (450 € au plus). Si vous ne souhaitez pas engager une action pénale, vous (ou le syndic de copropriété) pouvez saisir le tribunal d'instance de votre domicile et obtenir des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi par le trouble de voisinage. Le tribunal d'instance prend en compte pour apprécier le trouble du voisinage, la durée, la répétition et l'intensité des aboiements. Outre les dommages et intérêts, le tribunal d'instance pourra enjoindre au propriétaire de l'animal de prendre les mesures nécessaires pour réduire le bruit ( mur anti-bruit par exemple). Ainsi, le propriétaire d'un chien a été condamné à réparer le trouble anormal subi par son voisinage, en raison de ces aboiements intempestifs (Cour d’appel de Montpellier, 14 février 2000) fondé sur l'article 1385 du code civil. Sources : http://www.dogmasters.com/dogmasters..._nuisances.htm -- DG |
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| Dominique G a exposé le 01/12/2007 : > Si vous ne souhaitez pas engager une action pénale, Il ne faut surtout pas engager une action pénale dans une affaire pareille ! C'est un truc qui m'épate toujours, l'obsession génrale de mes concitoyens, y compris sur ce forum, de vouloir "porter plainte". Le handicap de l'action pénale dasn ce genre d'affaire est double : - la plainte bien souvent n'est pas instruite, le procureur et les forces de l'ordre ayant des choses plus graves à examiner, - le fait de passer par le pénal bloque la procédure civile, laquelle est en général beaucoup plus efficace. En l'occurence, le problème essentiel n'est pas de faire condamner le vétérinaire à une amende, mais que des travaus d'insonorisation soient entrepris. Une bonne petite assignation (au TGI, il me semble dans ce cas) en Référé Expertise visant le Vétérinaire, le Propriétaire du RDC, la Copropriété, devrait faire l'affaire. Mission à demander pour l'expert : constater les nuisances, en donner la cause, définir les travaux propres à y mettre fin, évaluer les préjudices consécutifs. Il en découlera ensuite le responsable, celui qui devra payer et mettre en oeuvre les travaux, parmi les trois cités ci dessus. Je parierai que ce sera le véto, mais ça n'est pas totalement sûr; en fonction des baux consentis et du règlement de copro. C'est pourquoi il est préférable que les trois soient assignés, de sorte que l'expertise soit opposable à tous. Allez voir un avocat spécialisé en droit immobilier, il comprendra très vite ! |
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| Francis a écrit : > Quels sont les recours et les moyens que je pourrais utiliser afin > d'améliorer la situation (comme par exemple, que le vétérinaire insonnorise > le local ou se trouve les cages ou les place à un autre endroit de son > cabinet) sachant que pour le moment, il ne veut rien savoir... Procédez dans l'ordre: la preuve de la réalité des faits, l'analyse technique, les solutions, leur chiffrage, la présentation du devis au au véto, et en dernière extrémité du tribunal. -- Roland Garcia |
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| "Colonel Kilgore" <Death.from***bove.gov> a écrit dans le message de news: mn.0ba67d7cc0364818.81852***bove.gov... > Dominique G a exposé le 01/12/2007 : > > > Si vous ne souhaitez pas engager une action pénale, > > Il ne faut surtout pas engager une action pénale dans une affaire > pareille ! > > C'est un truc qui m'épate toujours, l'obsession génrale de mes > concitoyens, y compris sur ce forum, de vouloir "porter plainte". > > Le handicap de l'action pénale dasn ce genre d'affaire est double : > - la plainte bien souvent n'est pas instruite, le procureur et les > forces de l'ordre ayant des choses plus graves à examiner, > - le fait de passer par le pénal bloque la procédure civile, laquelle > est en général beaucoup plus efficace. > > En l'occurence, le problème essentiel n'est pas de faire condamner le > vétérinaire à une amende, mais que des travaus d'insonorisation soient > entrepris. > > Une bonne petite assignation (au TGI, il me semble dans ce cas) en > Référé Expertise visant le Vétérinaire, le Propriétaire du RDC, la > Copropriété, devrait faire l'affaire. > Mission à demander pour l'expert : constater les nuisances, en donner > la cause, définir les travaux propres à y mettre fin, évaluer les > préjudices consécutifs. > > Il en découlera ensuite le responsable, celui qui devra payer et mettre > en oeuvre les travaux, parmi les trois cités ci dessus. Je parierai que > ce sera le véto, mais ça n'est pas totalement sûr; en fonction des baux > consentis et du règlement de copro. C'est pourquoi il est préférable > que les trois soient assignés, de sorte que l'expertise soit opposable > à tous. > > Allez voir un avocat spécialisé en droit immobilier, il comprendra très > vite ! > > ---- Bonjour L'expertise n'est pas gratuite, je m'apprête à signer un chèque de 6000 E qui me sera remboursé si le tribunal me donne raison , il semblerait que l'expert désigné par le tribunal penche du coté de la victime en particulier lorsqu'il n'y a pas de faute de sa part et c'est notre cas. A ce coût, il faut rajouter les frais d'avocats qui ne sont pas ou mal remboursés par cette procédure. Pour ma part, il s'agit d'un centre bourg qui vient d'être refait à neuf avec des pavés très anciens donc bruyants pour le croisement de deux routes départementales - les voisins étant très âgés ne me suivent pas. Le référé expertise est la solution qui m'a été proposé par un spécialiste en droit public. Ci-dessous quelques infos générales. http://www.infobruit.org/FR/info/00 Bon courage pour votre juste combat JPP |
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| Francis wrote: > Je suis allé voir le vétérinaire pour lui expliquer les nuisances sonores, > sachant que je travaille en 3X8 et n'arrive pas à dormir la journée, celui > ci m'affirme qu'il ne peut rien faire car le bruit continu de ces chiens est > considéré comme "normal" en journée. C'est normal pour un veterinaire. Mais ca ne constitue en aucun cas un trouble normal de voisinage ! > Je ne demande pas un silence complet > toute la journée, les aboiements de chiens ne me dérange pas outre mesure à > condition que ce ne soit pas en continu pendant 8 ou 10 heures... Vous etes bien urbain. Il y aurait longtemps que j'aurais craque ! > Quels sont les recours et les moyens que je pourrais utiliser afin > d'améliorer la situation (comme par exemple, que le vétérinaire insonnorise > le local ou se trouve les cages ou les place à un autre endroit de son > cabinet) sachant que pour le moment, il ne veut rien savoir... Commencez par lui citer les textes legaux. Il y a de forte chance, que de toute maniere, si vous allez en justice, il soit contraint d'insonoriser voir meme de "degager". Un site assez sympa sur le bruit (juribruit) avec des fiches assez detaillees : http://www.ecologie.gouv.fr/Juribrui...ruits,734.html Lisez aussi tout particulierement le reglement de copropriete. Il se peut qu'il interdise directement ou indirectement ce genre d'activite dans le local commercial. -- Laurent GARNIER |
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| Tags: bruits, clinique, vtrinaire |
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