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| Si quelque internaute pouvait m'aider à traduire cet extrait du De fluminibus de Boccace, c'est peu dire que je lui en serais reconnaissant : « Quidam vero [.] aliam rationem conantur ostendere cur Tybris ex Albula vocitatus sit, dicentes vetustissimis temporibus Athenienses a Syracusanis Siculis superatos ; ex quibus cum ingens multitudo captiva esset, omnis Syracusanis ad effodiendos montes et munimenta addere civitati exposita est ; ac inde coacta ad fossam intrinsecus paragendam quae admisso flumine repleta munitiorem reddidit civitatem. Quam fossam, eo quod poena et injuria hostium superatorum facta sit, Ybrim vocavere diu. Demum cum ad Italiam transfletasse[n]t, et eam partem ubi postea Roma condita est tenuisse[n]t, et usque Rutulos et Ardeam (quare a poeta dictum est "usque Sicanos"1), Albulam fluvium ex parte una loco munimenti habentes ut fossam apud Syracusas habuerant, fluvio nomen imposuerunt quod ante Syracusanae fossae dederant, et eum addita in principio T vocavere Tybrim .» Mille mercis. Thierry 1 Énéide, XI, 317. |
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| Cher Monsieur, Mille mercis pour cette traduction qui recoupe en tous points celle que j'avais faite moi-même, ? mais de façon autrement plus élégante. Votre mérite est d'autant plus grand que j'ai commis une erreur dans le libellé du texte, et ce sans que cela affecte la compréhension que vous en avez eue : bravo ! Il fallait comprendre : "omnis a Syracusanis ad effodiendos montes et munimenta addere civitati exposita est ". Ne doutez pas que je ferai figurer votre nom dans ma thèse. Encore merci. Puisque vous êtes manifestement si doué, je vous propose (sans exclusive pour les autres internautes, bien sûr) le second texte que je comptais bien mettre en ligne et qui est, pour ainsi dire le corollaire du premier, un extrait des Commentaires de Servius Honorat (III, 500) sur le même sujet : « ut autem Thybris dicatur, haec ratio est : quodam tempore Syracusani, victores Atheniensium, ceperunt Syracusis ingentem hostium multitudinem et eam caesis montibus fecerunt addere munimenta civitati. tunc auctis muris etiam fossa intrinsecus facta est, quae flumine admisso repleta munitiorem redderet civitatem. hanc igitur fossam, per hostium poenam et iniuriam factam, Thybrin vocaverunt £pÕ tÁj Ûbrewj. postea profecti Siculi ad Italiam eam tenuerunt partem, ubi nunc Roma est, usque ad Rutulos et Ardeam: unde est <XI, 317> fines super usque Sicanos : et Albulam fluvium ad imaginem fossae Syracusanae Thybrin vocaverunt, quasi Ûbrin, ut <497> effigiem Xanthi Troiamque videtis. circa Syracusas autem esse fossam Thybrin nomine Theocritus meminit. » Comme j'ignore si les mots graphiés dans l'extrait en caractères grecs seront correctement réceptionnés, voilà leur transposition en caractères latins : 1) apo tès ubréôs, 2) ubrin. Ne vous étonnez pas de l'absence de majuscule après ponctuation forte : je reproduis scrupuleusement l'édition de Georgius Thilo. Les incises du type « <XI, 317> » indiquent les références des citations en italiques de l'Énéide qui les suivent. C'est un vrai régal de se connecter sur le net avec des Humanistes. Cordialement Thierry van PEER "Denis Liégeois" <denis.liegeois***neottia.net> a écrit dans le message de news: 48426bb4$1***neottia.net... > "van PEER" <van-peer.thierry***wanadoo.fr> a écrit dans > le message news:48425921$0$922$ba4acef3***news.orange.fr > >> « Quidam vero [.] aliam rationem conantur ostendere cur Tybris ex Albula >> vocitatus sit, dicentes vetustissimis temporibus Athenienses a >> Syracusanis Siculis superatos ; ex quibus cum ingens multitudo captiva >> esset, omnis Syracusanis ad effodiendos montes et munimenta addere >> civitati exposita est ; ac inde coacta ad fossam intrinsecus paragendam >> quae admisso flumine > > peragendam > >> repleta munitiorem reddidit civitatem. Quam fossam, eo quod poena et >> injuria hostium superatorum facta sit, Ybrim vocavere diu. Demum cum ad >> Italiam transfletasse[n]t, et eam partem ubi postea Roma condita est >> tenuisse[n]t, et usque Rutulos et Ardeam (quare a poeta dictum est "usque >> Sicanos"1), Albulam fluvium ex parte una loco munimenti habentes ut >> fossam apud Syracusas habuerant, fluvio nomen imposuerunt quod ante >> Syracusanae fossae dederant, et eum addita in principio T vocavere Tybrim >> .» > > Certains s'efforcent de promouvoir une autre explication du changement > d'appellation de l'« Albula » en « Tybris » : selon eux, en des temps > très anciens, les Athéniens avaient été vaincus par les Sicules de > Syracuse. Ceux-ci avaient fait une foule immense de prisonniers, > qu'ils affectèrent toute entière à excaver des montagnes et à > ajouter des fortifications à leur cité, après quoi elle fut forcée > de creuser, à l'intérieur, une fosse qui, une fois remplie par un > cours d'eau, fortifiait encore davantage la cité. > > Ils appelèrent longtemps cette fosse « Hybris » (excès), > d'autant plus qu'avait été réalisée par une peine injuste imposée > à des ennemis vaincus. Enfin, lorsqu'ils furent passés (?) en > Italie et eurent pris possession de la région où, un jour, > Rome allait être fondée, à la limite du pays des Rutules et d'Ardée, > (raison pour laquelle le poète dit « par-delà les frontières des > Sicanes »), comme l'une des rives du fleuve Albula leur tenait lieu > de fortification de la même façon qu'ils avaient eu leur fosse à > Syracuse, ils donnèrent à ce fleuve le même nom que celui qu'ils > avaient donné jadis à la fosse de Syracuse : avec un « t » ajouté > à l'initiale, ils l'appelèrent « Tybris ». |
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| Rebonjour, Vous traduisez, dans mon extrait de Boccace, « (fossa) quae flumine admisso repleta » par : « une fosse qui, une fois remplie par un cours d'eau. ». Personnellement, j'avais plutôt pensé à quelque chose comme : « un fossé qui, une fois rempli par l'eau d'une rivière détournée de son cours » (d'accord, c'est plus long !), ou plus simplement encore : « un fossé qui, une fois alimenté par (l'eau d') un cours d'eau » (qui implique le détournement). Qu'en pensez-vous ? Il me semble que votre traduction ne rend pas compte d'« admisso ». Je me rangerai à votre opinion. Thierry van PEER "van PEER" <van-peer.thierry***wanadoo.fr> a écrit dans le message de news: 4842cd71$0$869$ba4acef3***news.orange.fr... > Cher Monsieur, > > > > Mille mercis pour cette traduction qui recoupe en tous points celle > que j'avais faite moi-même, ? mais de façon autrement plus élégante. Votre > mérite est d'autant plus grand que j'ai commis une erreur dans le libellé > du texte, et ce sans que cela affecte la compréhension que vous en avez > eue : bravo ! Il fallait comprendre : "omnis a Syracusanis ad effodiendos > montes et munimenta addere civitati exposita est ". Ne doutez pas que je > ferai figurer votre nom dans ma thèse. Encore merci. > > > > Puisque vous êtes manifestement si doué, je vous propose (sans > exclusive pour les autres internautes, bien sûr) le second texte que je > comptais bien mettre en ligne et qui est, pour ainsi dire le corollaire du > premier, un extrait des Commentaires de Servius Honorat (III, 500) sur le > même sujet : > > > > « ut autem Thybris dicatur, haec ratio est : quodam tempore Syracusani, > victores Atheniensium, ceperunt Syracusis ingentem hostium multitudinem et > eam caesis montibus fecerunt addere munimenta civitati. tunc auctis muris > etiam fossa intrinsecus facta est, quae flumine admisso repleta munitiorem > redderet civitatem. hanc igitur fossam, per hostium poenam et iniuriam > factam, Thybrin vocaverunt £pÕ tÁj Ûbrewj. postea profecti Siculi ad > Italiam eam tenuerunt partem, ubi nunc Roma est, usque ad Rutulos et > Ardeam: unde est <XI, 317> fines super usque Sicanos : et Albulam fluvium > ad imaginem fossae Syracusanae Thybrin vocaverunt, quasi Ûbrin, ut <497> > effigiem Xanthi Troiamque videtis. circa Syracusas autem esse fossam > Thybrin nomine Theocritus meminit. » > > > > Comme j'ignore si les mots graphiés dans l'extrait en caractères > grecs seront correctement réceptionnés, voilà leur transposition en > caractères latins : 1) apo tès ubréôs, 2) ubrin. Ne vous étonnez pas de > l'absence de majuscule après ponctuation forte : je reproduis > scrupuleusement l'édition de Georgius Thilo. Les incises du type « <XI, > 317> » indiquent les références des citations en italiques de l'Énéide qui > les suivent. > > > > C'est un vrai régal de se connecter sur le net avec des Humanistes. > > > > Cordialement > > > > Thierry van PEER > > > > > > > > "Denis Liégeois" <denis.liegeois***neottia.net> a écrit dans le message de > news: 48426bb4$1***neottia.net... >> "van PEER" <van-peer.thierry***wanadoo.fr> a écrit dans >> le message news:48425921$0$922$ba4acef3***news.orange.fr >> >>> « Quidam vero [.] aliam rationem conantur ostendere cur Tybris ex Albula >>> vocitatus sit, dicentes vetustissimis temporibus Athenienses a >>> Syracusanis Siculis superatos ; ex quibus cum ingens multitudo captiva >>> esset, omnis Syracusanis ad effodiendos montes et munimenta addere >>> civitati exposita est ; ac inde coacta ad fossam intrinsecus paragendam >>> quae admisso flumine >> >> peragendam >> >>> repleta munitiorem reddidit civitatem. Quam fossam, eo quod poena et >>> injuria hostium superatorum facta sit, Ybrim vocavere diu. Demum cum ad >>> Italiam transfletasse[n]t, et eam partem ubi postea Roma condita est >>> tenuisse[n]t, et usque Rutulos et Ardeam (quare a poeta dictum est >>> "usque Sicanos"1), Albulam fluvium ex parte una loco munimenti habentes >>> ut fossam apud Syracusas habuerant, fluvio nomen imposuerunt quod ante >>> Syracusanae fossae dederant, et eum addita in principio T vocavere >>> Tybrim .» >> >> Certains s'efforcent de promouvoir une autre explication du changement >> d'appellation de l'« Albula » en « Tybris » : selon eux, en des temps >> très anciens, les Athéniens avaient été vaincus par les Sicules de >> Syracuse. Ceux-ci avaient fait une foule immense de prisonniers, >> qu'ils affectèrent toute entière à excaver des montagnes et à >> ajouter des fortifications à leur cité, après quoi elle fut forcée >> de creuser, à l'intérieur, une fosse qui, une fois remplie par un >> cours d'eau, fortifiait encore davantage la cité. >> >> Ils appelèrent longtemps cette fosse « Hybris » (excès), >> d'autant plus qu'avait été réalisée par une peine injuste imposée >> à des ennemis vaincus. Enfin, lorsqu'ils furent passés (?) en >> Italie et eurent pris possession de la région où, un jour, >> Rome allait être fondée, à la limite du pays des Rutules et d'Ardée, >> (raison pour laquelle le poète dit « par-delà les frontières des >> Sicanes »), comme l'une des rives du fleuve Albula leur tenait lieu >> de fortification de la même façon qu'ils avaient eu leur fosse à >> Syracuse, ils donnèrent à ce fleuve le même nom que celui qu'ils >> avaient donné jadis à la fosse de Syracuse : avec un « t » ajouté >> à l'initiale, ils l'appelèrent « Tybris ». > > |
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| Tags: boccace, latin, texte |
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