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| LA CHANSON LOCRIENNE Trois poétesses de ce recueil, Théanô, Mélinnô et Nossis, sont originaires de Locres Epizéphyriennes (Italie). Nous avons également le témoignage de Pindare sur une jeune Locrienne chantant devant sa maison la gloire de Hiéron, tyran de Syracuse. Il semble donc bien qu’il y ait eu *** Locres une tradition de poésie féminine. Par ailleurs, Locres donna naissance *** d’autres poètes, Erasippos et Eunomos ; Stésichore paraît lui aussi originaire de Locres. Xénocrite (Xénocrate), le musicien et poète du 7e s., était également Locrien. La Cité fut, au témoignage de Pindare (T. 5-6), « excellente dans l’art divin de Calliope ». Selon la Souda et Athénée, il existait même un genre lyrique propre *** Locres, la chanson locrienne, « qui ne diffère en rien des chants de Sappho ou d’Anacréon », selon Cléarque (T. 1). Selon Athénée, ce genre était particulièrement répandu en Phénicie (T. 2). Athénée nous en a conservé un (fr. 1). On y voit une femme adultère suppliant son amant de s’éclipser avant le retour du mari. Locres passait également pour avoir inventé une harmonie (T. 7), sans doute l’harmonie locrienne, attribuée *** Xénocrite par Plutarque et le scholiaste *** Pindare (T. 8-9). Après sa défaite, le tyran de Syracuse Denys, *** demi Locrien par sa mère, s’en alla la pratiquer *** Corinthe (T. 10). Selon Lambin, ce genre, ni très ancien ni vraiment populaire, ressortit *** la chanson d’aube, qui se caractérise par un monologue féminin sur le thème de la séparation des amants après une nuit trop brève, comme dans les épigrammes de Méléagre (Anth. 5, 172 ; 173 ; 12, 137), d’Antipater (Anth. 5, 3) et de Macédonios (Anth. 5, 223) , où l’on maudit le coq et son chant matinal, ou le matin lui-même, ou l’étoile qui l’annonce. Paul le Silentiaire (Anth. 5, 283), quand il évoque l’« adorable Théanô », fait sans doute un clin d’œil *** la poétesse Théanô. On peut aussi rapprocher le fr. 197 LP de Sappho. La chanson locrienne, selon Lambin, est donc « une chanson légère, amoureuse, issue de la tradition populaire, et probablement au caractère bien défini, *** l’originalité nettement affirmée, surtout par l’emploi de l’harmonie locrienne, … moins remarquable par sa thématique que par sa facture ». Cette place *** part occupée par les femmes dans la vie et notamment la vie culturelle de la Cité de Locres s’explique sans doute par l’histoire, selon Lambin. En effet selon la légende rapportée par Aristote et Polybe, Locres Epizéphyriennes aurait été fondée par des jeunes filles et des jeunes femmes de Locride ozole qui s’étaient unies *** des esclaves en l’absence de leurs maris. Quoi qu’il en soit, les femmes jouissaient *** Locres d’une situation particulière : elles n’étaient pas soumises *** la tutelle légale, pouvaient affranchir les esclaves, leur liberté de mœurs était très grande. LAMBIN, pp. 33-37. On pourrait rapprocher l’inscription figurant sur la porte d’un temple de Marisa, entre Gaza et Jérusalem et datant d’environ 150 av. J.C. Elle consiste en 8 trimètres ioniques a minore et rapporte le dialogue entre une courtisane et son amant provisoirement éconduit (fr. 2). À remarquer que le tétramètre ionique mineur est souvent employé par Anacréon , ce qui confirme la remarque de Cléarque (T. 1). Testimonia 1) Athen., 14, 43 Kaibel Κλέαρχος δὲ ἐν δευτέρῳ Ἐρωτικῶν τὰ ἐρωτικά φησιν ᾄσματα καὶ τὰ Λοκρικὰ καλούμενα οὐδὲν τῶν Σαπφοῦς καὶ Ἀνακρέοντος διαφέρειν. Cléarque, dans le livre II des Erotika (FHG II 316), dit que les chansons d’amour et les chants qu’on appelle locriens ne diffèrent en rien de ceux de Sappho et d’Anacréon. 2) Athen., 15, 53 Kaibel = 679b : οὗτος γὰρ τὰς καπυρωτέρας ***δὰς ἀσπάζεται μᾶλλον τῶν ἐσπουδασμένων· οἷαί εἰσιν αἱ Λοκρικαὶ καλούμεναι, μοιχικαί τινες τὴν φύσιν ὑπάρχουσαι, ὡς καὶ ἥδε· [v. fr. 1] τοιούτων γὰρ ᾀσμάτων αὐτοῦ πᾶσα πλήρης ἡ Φοινίκη. À lui, ce sont les chansons légères qui lui plaisent, plus que les chansons sérieuses. Telles les chansons dites locriennes, dont certaines sont par nature des chansons d’adultère, comme celle-ci : [v. fr. 1] Car sa Phénicie natale est pleine de ce genre de chansons. 3) Sud., s.v. Θεανώ, Λοκρίς, λυρική· ᾄσματα λυρικὰ ἢ Λοκρικὰ καὶ μέλη. 4a) Pind. Pyth. 2, 18-19 : σὲ δ', ὦ Δεινομένειε παῖ, Ζεφυρία πρὸ δόμων Λοκρὶς παρθένος ἀπύει, « Et toi, fils de Deinoménès, au seuil de sa maison, une vierge Locrienne invoque ton nom. » 4b) Scholia vetera in Pindari Pyth. II, schol. 36c : Ἀναξίλα τοῦ Μεσσήνης καὶ Ῥηγίου τυράννου πολεμοῦντος Λοκροῖς Ἱέρων πέμψας Χρόμιον τὸν κηδεστὴν διηπείλησεν αὐτῷ, εἰ μὴ καταλύσαιτο τὸν πρὸς αὐτοὺς πόλεμον, αὐτὸν πρὸς τὸ Ῥήγιον στρατεύειν· οὗπερ δὴ πρὸς τὴν ἀπειλὴν ἐνδόντος ἐν εἰρήνῃ διήγαγον οἱ Λοκροί. ἐφ' οἷς οὖν ἔπαθον, αἱ Λοκρίδες ᾖδον καὶ καθύμνουν τὸν Ἱέρωνα. Comme Anaxillas, le tyran de Messine et de Rhégion, faisait la guerre aux Locriens, Hiéron (le tyran de Syracuse) envoya le prétendant Chromios et le menaça de faire la guerre *** Rhégion s’il ne mettait pas un terme *** la guerre contre les Locriens. Anaxillas recula, et les Locriens vécurent en paix. C’est pour cela que les Locriennes chantaient et continuent de glorifier Hiéron. 5) Pind., Ol. 10, 13-15 ; 91-99 : νέμει γὰρ Ἀτρέκεια πόλιν Λοκρῶν Ζεφυρίων, μέλει τέ σφισι Καλλιόπα καὶ χάλκεος Ἄρης. … καὶ ὅταν καλὰ μὲν ἔρξαις ἀοιδᾶς ἄτερ, Ἁγησίδαμ', εἰς Ἀΐδα σταθμόν ἀνὴρ ἵκηται, κενεὰ πνεύσαις ἔπορε μόχθῳ βραχύ τι τερπνόν. τὶν δ' ἁδυεπής τε λύρα γλυκύς τ' αὐλὸς ἀναπάσσει χάριν· τρέφοντι δ' εὐρὺ κλέος κόραι ***ιερίδες Διός. ἐγὼ δὲ συνεφαπτόμενος σπουδᾷ, κλυτὸν ἔθνος Λοκρῶν ἀμφέπεσον, μέλιτι εὐάνορα πόλιν καταβρέχων· Ainsi, cet hymne consacré *** Agésidamos et *** sa patrie n'en sera pas moins digne d'eux et de l'amitié dont ils m'honorent : car la vérité règne dans la cité de Locres, et ses citoyens excellent également dans l'art divin de Calliope et dans les travaux de Mars. … De même, ô Agésidamos ! quelque gloire qu'un vainqueur ait cueillie, s'il descend au palais de Pluton sans que les chants des poètes aient consacré ses hauts faits, il s'est fatigué longtemps pour ne jouir que d'un instant de bonheur. Mais toi, les doux accords de la lyre et les modulations de la flûte célèbrent ton triomphe, et les Piérides, filles de Jupiter, en éternisent la mémoire. Pour moi, qui partage leurs divins transports, j'ai chanté l'illustre nation des Locriens, j'ai répandu la louange de mes vers, comme un miel délicieux, sur leur cité féconde en héros. 6) Pind., Ol. 11, 11-19 : ἴσθι νῦν, Ἀρχεστράτου παῖ, τεᾶς, Ἁγησίδαμε, πυγμαχίας ἕνεκεν κόσμον ἐπὶ στεφάνῳ χρυσέας ἐλαίας ἁδυμελῆ κελαδήσω, Ζεφυρίων Λοκρῶν γενεὰν ἀλέγων. ἔνθα συγκωμάξατ'· ἐγγυάσομαι ὔμμιν, ὦ Μοῖσαι, φυγόξεινον στρατόν μήτ' ἀπείρατον καλῶν ἀκρόσοφόν τε καὶ αἰχματὰν ἀφίξεσθαι. Fils d'Archéstrate, je vais, pour célébrer ta victoire au pugilat, ajouter l'ornement de mes vers *** ta couronne d'olivier, mille fois plus précieuse que l'or, et mes chants seront un nouveau témoignage de l'intérêt que je porte au peuple de la Locride. Volez, Muses, volez vers la cité qu'il habite. Mêlez-vous *** ses chœurs et ses fêtes. Vous trouverez, j'en suis garant, un peuple hospitalier, sage, belliqueux et ami des arts. 7) Pind., fr. 140b Maehler = 200 Snell : ἀοιδ[ὰν κ]α̣ὶ ἁρμονίαν αὐλ̣[οῖς ἐ]πεφράσ[ατο τῶ[ν τε Λο]κρῶν τις, οἵ τ' ἀργίλοφον πὰρ Ζεφυρίου κολώναν ν[∙∙∙ὑπὲ]ρ Αὐσονία[ς ἁλός le chant et l’harmonie, exécutés *** la flûte, des Locriens qui habitent les coteaux brillants des monts Zéphyriens au del*** de la mer d’Ausonie. 8a) Scholia vetera in Pindari Ol. X, schol. 17k, 3 : οὐκ ἀπὸ σκοποῦ δὲ μουσικοὺς εἶπε τοὺς Λοκρούς· Λοκριστὶ γάρ τις ἁρμονία ἐστὶν, ἣν ἀσκῆσαί φασι Ξενόκριτον τὸν Λοκρόν. Ce n’est pas sans raison qu’il dit les Locriens musiciens. Car il existe une harmonie locrienne, mise au point dit-on par le Locrien Xénocrite. 8b) Scholia vetera in Pindari Ol. X, schol. 18b : μέλει τέ σφι Καλλιόπα: οὐκ ἀπὸ σκοποῦ τούτους εἶπε τοὺς Λοκροὺς μουσικοὺς, ἀλλ' ὅτι ἔστι τις ἁρμονία Λοκριστὶ προσαγορευομένη, ἣν ξυναρμόσαι φασὶ Ξενόκριτον τὸν Λοκρόν. Καλλίμαχος · ὃς Ἰταλὴν ἐφράσατ' ἁρμονίην. « et ses citoyens excellent également dans l'art divin de Calliope » : ce n’est pas sans raison qu’il dit les Locriens musiciens, mais parce qu’il existe une harmonie appelée locrienne, mise au point dit-on par le Locrien Xénocrite. Callimaque parle d’harmonie italienne (fr. 541). 9) Ps-Plut., De musica 1134a : περὶ δὲ Ξενοκρίτου, ὃς ἦν τὸ γένος ἐκ Λοκρῶν τῶν ἐν Ἰταλίᾳ, ἀμφισβητεῖται εἰ παιάνων ποιητὴς γέγονεν· ἡρωϊκῶν γὰρ ὑποθέσεων πράγματα ἐχουσῶν ποιητὴν γεγονέναι φασὶν αὐτόν· διὸ καί τινας διθυράμβους καλεῖν αὐτοῦ τὰς ὑποθέσεις· Quant *** Xénocrite, originaire de Locres d’Italie, on se demande s’il a composé des péans ; on dit en effet qu’il a composé sur des sujets héroïques, ce qui fait que certains considèrent ses sujets comme des dithyrambes. 10) Plut., Timol. 14, 3 : οὐδὲν γὰρ οὔτε φύσεως ὁ τότε καιρὸς οὔτε τέχνης ὅσον ἐκεῖνο τύχης ἔργον ἐπεδείξατο, τὸν Σικελίας ὀλίγον ἔμπροσθεν τύραννον ἐν Κορίνθῳ διατρίβοντα περὶ τὸ ὀψοπώλιον, ἢ καθήμενον ἐν μυροπωλίῳ, πίνοντα κεκραμένον ἀπὸ τῶνκαπηλείων, καὶ διαπληκτιζόμενον ἐν μέσῳ τοῖς ἀφ' ὥρας ἐργαζομένοις γυναίοις, τὰς δὲ μουσουργοὺς ἐν **** δαῖς διδάσκοντα, <**** Λο>κρικῶν ᾀσμάτων **** σπουδάζοντα πρὸς ἐκείνας περὶ μέλους <καὶ> ἁρμονίας. Car ce siècle-l*** ne produisit onques chef-d’œuvre, ni de nature ni de main d’homme, si merveilleux comme fut celui-l*** de la fortune, laquelle fit voir un homme qui peu devant avait été seigneur de toute la Sicile presque, dans la ville de Corinthe s’arrêter ordinairement *** entretenir une vivandière, ou demeurer tout un jour assis en la boutique d’un parfumeur ou boire le plus souvent en plein cabaret, ou bien tancer et débattre au beau milieu d’une rue devant tout le monde, avec des femmes faisant publiquement marchandise de leurs corps, ou enseigner des ménestrières en plein carrefour, et disputer avec elles, du meilleur sens qu’il eût, sur l’harmonie de quelques chansons que l’on chantait dans les théâtres. (trad. Amyot, ch. XX). … enseignant les musiciennes au milieu des [carrefours], discutant avec elles de l’air et de l’harmonie des chansons [lo]criennes. Fragmenta 1) Athen., 15, 679b = Carm. pop. 27 B.2 (= 21 B.) = H. 30 = PMG 7 = PLG III p. 665 s. : ὦ τί πάσχεις; μὴ προδῷς ἄμμ', ἱκετεύω. πρὶν καὶ μολεῖν κεῖνον, ἀνίστω· μὴ κακὸν μέγα ποιήσῃ σ<ε> κἀμὲ τὴν δειλάκραν· ἁμέρα καὶ δή, τὸ φῶς διὰ τᾶς θυρίδος οὐκ εἰσορῇς; ὦ τί πάσχεις; μὴ προδῷς ἄμμ', ἱκετεύω. πρὶν καὶ μολεῖν κεῖνον, ἀνίστω, μὴ κακὸν <σε> μέγα ποιήσῃ κἀμὲ τὴν δειλάκραν· ἁμέρα καὶ δή, τὸ φῶς διὰ τᾶς θυρίδος οὐκ εἰσορῇς; Ah, que t’arrive-t-il ? ne nous fais pas prendre, je t’en supplie. Lève-toi, avant que l’autre arrive et ne te fasse grand mal, ainsi qu’*** moi, que ne suis qu’une malheureuse. Il fait déj*** jour : ne vois-tu pas la lumière par la fenêtre ? 2) Marisaeum mélos = Fragmenta lyrica, ed. J.U. Powell, Collectanea Alexandrina (Oxford, Clarendon Press, 1925, repr. 1970), fr. 5, p. 184. <Γυνή> Οὐκ ἔχω τί σοι πάθω ἢ τί χαρίσωμαι· κᾆτα κεῖμαι μεθ' ἑτέρου, σὲ μέγα φιλοῦσα; Ἀλλὰ ναὶ τὴν Ἀφροδίτην μέγα τι χαίρω ὅτ<τ>ι <τοι> σου θοἰμάτιον ἐνέχυρα κεῖται. <Ἀνήρ> Ἀλλ' ἐγὼ μὲν ἀποτρέχω, σοὶ δὲ καταλ<ε>ίπω εὐρυχωρίην πολλήν. <Γυνή> ***ρᾶσσε ὅτ<τ>ι βούλῃ. Μὴ κροῦε τὸν τοῖχον, ψόφος ἐγγίνεται, ἀλλὰ διὰ τῶν θυρῶν νεῦμά σ' ἱκ<ν>εῖται. F. Je ne sais que ressentir pour toi, comment t’être agréable ; et après, je couche avec un autre, tout en t’aimant *** la folie ! Mais par Aphrodite, comment être contente que ton manteau soit déposé en gage… H. Je vais m’en aller, et te laisser le champ libre. F. Fais ce que tu veux. Ne heurte pas le mur, ça ferait du bruit, mais un signe de tête par la porte t’avertira. -- <http://users.otenet.gr/~sarbonne/poetriai.htm> Amicalement. Chaeréphon "Je ne crains rien, je n'espère rien, je suis libre". <http://users.otenet.gr/~sarbonne/index.htm> |
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| "Chaeréphon" <sarbone.avec2n***otenet.gr> a écrit dans le message de news: 47a83185***neottia.net... > > Selon Lambin, ce genre, ni très ancien ni vraiment populaire, ressortit *** > la chanson d’aube, qui se caractérise par un monologue féminin sur le > thème de la séparation des amants après une nuit trop brève, Ce genre est resté très vivant en Occitanie d'où il est passé dans la poésie des trouvères mais *** un degré moindre. Il y a des textes extraordinaires dans mes vieux troubadours toulousains, provençaux, et autres gascons. Si c'était le seul fait, je pencherais pour un hasard et finalement pour un sentiment très naturellement humain. Mais il y a tellement d'autres convergences entre les us et coutumes de l'antiquité grecque et des rémanences encore actuelles dans le vie quotidienne des petites gens de Provence que je me demande parfois s'il n'y a pas une filiation directe, et continue au fil des siècles , entre la Grèce antique et cette civilisation dite gallo-romaine puis occitane, mais qu'il faudrait *** mon sens probablement nommer helléno-provençale. Sinon, mon cher Chaeréphon vos interventions sont toujours aussi riches et passionnantes , mais cela, tout le monde le sait. Bien amicalement *** vous Le vieil oncle |
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| On Feb 9, 1:54 pm, "Oncle Fetide" <sem...***wanadoo.fr> wrote: > "Chaerphon" <sarbone.ave...***otenet.gr> a crit dans le message de news: > 47a83...***neottia.net... > > > > > Selon Lambin, ce genre, ni trs ancien ni vraiment populaire, ressortit > > la chanson d'aube, qui se caractrise par un monologue fminin sur le > > thme de la sparation des amants aprs une nuit trop brve, > > Ce genre est rest trs vivant en Occitanie d'o il est pass dansla posie > des trouvres mais un degr moindre. Il y a des textes extraordinaires > dans mes vieux troubadours toulousains, provenaux, et autres gascons. > > Si c'tait le seul fait, je pencherais pour un hasard et finalement pourun > sentiment trs naturellement humain. Mais il y a tellement d'autres > convergences entre les us et coutumes de l'antiquit grecque et des > rmanences encore actuelles dans le vie quotidienne des petites gens de > Provence que je me demande parfois s'il n'y a pas une filiation directe, et > continue au fil des sicles , entre la Grce antique et cette civilisation > dite gallo-romaine puis occitane, mais qu'il faudrait mon sens > probablement nommer hellno-provenale. Serait-ce vraiment si extraordinaire ?.. Il ne faut pas oublier que les marins Grecs ont frquent, sinon cr, certains ports du sud de la France, et les Etrusques aussi. Or les liens culturels entre Etrusques et Grecs furent assez troits dans l'Antiquit... Deux bonnes raisons pour rendre crdible votre hypothse... grapheus > > Sinon, mon cher Chaerphon vos interventions sont toujours aussi riches et > passionnantes , mais cela, tout le monde le sait. > > Bien amicalement vous > Le vieil oncle |
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| Discussion | Auteur | Forum | Rponses | Dernier message |
| Chanson | Achim Bombota | Newsgroup fr.misc.divers | 47 | 01/02/2008 10h47 |
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