Dans son message précédent,
NTerminator54***aol.com a écrit :
> alcoolisme,
> a mon avis, la responsabilite est... collective
>
> j'ai lu un sujet recemment sur un autre forum alcool,
>
> Il en ressortait qu'il ne fallait pas accuser les autres de son propre
> alcoolisme,
> et
> tout le monde semblait en accord avec cette approche
>
> en gros ce serait presque du j ai bu parce que j etais un soulard
> et point final
Salut Terminator,
Bon, l'important d'abord, et l'important quand on est dedans c'est
d'abord d'arrêter..
Mais… Ne pas accuser les autres... Moi je me demandais souvent,
pourquoi moi ?
Pourquoi je suis né dans un milieu. comme çi ou comme cela.
Pourquoi moi je m'en sors et pourquoi des amis de jeunesse en meurent.
J'ai eu bien des amis qui sont morst entre 25 et 35 ans de
l"alcoolisme" comme « ils disent », mais plus certainement du terrible
mal-être qui les faisaient boire. Et qui n'ont jamais trouvé une
motivation pour vivre dans cette société qu'ils rejetaient par ce
qu'elle provoquait plus de peurs et de souffrances que de choses
positives. Jeunes et vite ils ont _choisi_ d'aller jusqu'au bout le
plus vite possible. Des amis que j'ai bien connus, des amis de foyer,
de cliniques psy.
Certains avaient bien essayé, ont même joué le jeu, mais n'ont jamais
eu la paix.
Pour moi, ils ont choisi.
Pas l'alcoolisme, mais pas non plus cette vie offerte dans ce monde-çi.
Ils étaient bogués au départ.
Comme moi.
Cet après midi je discutais avec un éducateur connu dans les années 60.
On se connaissait pas vraiment. On s'est rencontré il y a quelques
mois.
Il anime un atelier d'écriture qui tourne avec des alcooliques. Je l'ai
connu en accompagnant une vielle dame, connue aux aa et qui crève de
boisson. Amie dun parcours presque 40 ans, Qui après bien des rechutes
a tenu a sec 15 ans de suite et rechuté car la vie qu'elle fuyait avec
l'alcool, puis avec ce mab, l'a rejointe durement
..
L’atelier a m’a plu et je suis resté. Mais nos chemins, l'éducateur.
et moi se sont déroulés, dans les mêmes milieu, lui d'un côté de la
ligne blanche, moi de l'autre. il me semble ébahi par mon parcours.
(J'ai lu de Roland Jacquard, que la différence entre un interné et un
interne, dans une clinique psy, se trouve juste dans l'accent aigu du
mot. Tu parles si ça me parles )
Il est éabhi par mon parcours. On connaît presque 30 personnes de
l’époque jeunesse, qui sont mort, paris dans la folie. J’étais le
prototype type de celui qu était condamné d’avance par la psychiatrie,
les milieux sociaux.,
Tu vois, on ne choisi pas. Juste on a de la chance.
Ma chance a passé par un mab. A été de suivre leur directives comme un
mouton des années.
Ma chance a été de quitter ce mab, de trouver les bonnes personnes, les
bons livres, les bons films, les bons amis au bon moment lorsque j’ai
quitté le radeau de sauvetage, radeau qui m’a fait traverser une mare,
une très grande mare nauséabonde, et qui m’a posé sur une rive.
Je n’allais pas rester sur la rive, dans le canot. Ni continuer mon
chemin avec le canot sur le dos.
Ce que j’ai compris de la vie, de ma vie, de mon mal, grâce a la
psychanalyse pour une part, a une longue psychothérapie aussi, mon tort
a été de me penser encore, « pourquoi moi et pas eux »
Mon tort a été de vouloir faire comprendre a ceux posés dans le radeau,
radeau posé sur une rive, qui stagnent sur la rive et n’ose pas quitter
le radeau que la vie continuait différemment et que c’était possible
pour eux.
Mal m’en a pris. Cela a réveillé les peurs chez eux. Et quitter le
radeau leur paraissait la folie.
J’étais une sorte d’assasin, car si j’entrainais des autres dans mo
parcours, ils allaient reater seul, comme isolé. Et eux, qui souffrent
de l’isolation que leur crée leur statut de malade, de gens a part, ne
le supporte pas.
Je suis têtu, j’ai insisté.
On a tenté de me détruire. Mais avec la force de mon expérience, j’ai
tenu.
Avec mon « intuition » car c’est plus de cela qu’il c’est agi que de
réflexion et de raison au début, j’ai persévéré. Comme une voix
intérieure. Comme la voix se mes amis morts.
« Tu n’es pas malade, mais c’est la vie que c’est crée l’homme qui est
boguée qu’ilsme disaient. Je suis fils unique, mais ces compagnons de
misère, étaient de frères. On a partagé une sorte de même famille, ils
ne pouvaient pas me tromper. Pas eux.
Je sas aujourd’hui, grâce a des gens que je fréquente, qui m’écoutent,
que je suis dans l vrai et que mes morts ne m’ont pas trompé.
Je sais que l’alcool n’est pas le problème numéro 1. C’est le 2. Celui
qu’il faut éliminer, pour avoir la force de soigner le 1 peut-être.
Choisir de soigner le 1 découle aussi du hasard. D’un éveil, comme une
lueur que l’on saisi et décide de suivre.
Cette lueur va , enfin je parle pour moi, m’a fait traverser des
gouffres terribles, des angoisses encore plus terribles, mais m’a
montré ou poser mes pas. Je lui ai fait confiance. Elle est faite de
lucidité, de raison et de confiance en soi. Cela m’a donné aussi mes
plus grandes joies, plus grande que sous n’importe quel poison sensé me
transcender.
Voila, je ne sais pas si je suis resté dans le sujet.
Tant pis.
Cordialement
--
cello
http://lalcoove.unblog.fr/?page_id=7
La meilleure des prisons n'est pas faite de murs et de barreaux ; elle
est de chair et d'individu : elle est l'individu prisonnier de
lui-même" (Graffiti anonyme).
La maladie dite Alcoolisme est un leurre. Une escroquerie. Inventée par
des sionnistes évangéliques amerloques