Le 18 Jul 2008, "f.tarde" <f.tarde***wanadoo.fr> a écrit :
> Alors qu'il est d‚sormais d'usage d'annoncer lors d'un accident grave
> "qu'une cellule psychologique est ouverte", je me demande de quels
> moyens disposait la cellule de l'accident d'Allinge et surtout
> l'efficacit‚ autre que celui de l'effet d'annonce de ce genre de
> cellule.
En 1967, à Dorion, juste à l’ouest de Montréal, un autobus d’écoliers s’est
arrêté au passage à niveau du CN sur la rue St-Charles. L’autobus était
conduit par le fils du propriétaire de la compagnie de transport, et il
n’avait pas de permis de conduire. Ça a été un carnage. Bien pire carnage
fut ensuite les maisons qui furent démolies pour la construction d’un
passage inférieur sous le CN et le CP (les deux lignes sont à quelques
dizaines de mètres l’une de l’autre).
Les barrières baissées auraient été relevées par quelqu’un; l’autobus s’est
engagé sur la voie et il a été frappé par un premier train, puis par un
autre s’en allant dans l’autre direction, validant l’adage qu’«un train
peut en cacher un autre».
Il n’y avait pas de «cellules psychologiques» à cette époque. Tout au plus,
les survivants ont été examinés physiquement par le médecin du CN (il n’y
avait pas non-plus d’assurance-maladie).
J’ai connu, 20 ans plus tard, un des serre-freins du deuxième convoi
(depuis promu chef de train). C’était un homme brisé, défait.
--
Marc Dufour - Village St-Augustin, St-Henri, Montrl, Quec
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Gardien du Trombinoscope FMTR & ICF:
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On prend toujours le train qu'on peut - Jacques Brel, Le Moribond