Re: Bourdes: c'est pathologique, docteur?
"casagui" <marc-casagui***wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
48864ecc$0$961$ba4acef3***news.orange.fr...
> Royal a une position politique outrancière pour se faire
> remarquer, c'est tout.
>
>
Royal n'a pas le choix:
- Quand elle fait des propositions, black-out dans les médias.
- Quant elle tire à vue sur Sarko on n'en parle dans les médias, pourquoi ?
Parce que le régime pense que cela le sert plus que cela ne le dessert
* cela entretient le mythe de la liberté d'opposition
* cela alimente l'argument de l'UMP: "Royal ne sait que critiquer mais ne
propose rien" et la boucle est bouclée.
Les Français et plus grave l'opposition, ne l'ont pas compris, nous ne
sommes plus en démocratie :
- pour 90 % des gens la seule source d'information c'est la télé et un peu
la radio; Quand tu contrôles ces médias, tu contrôle l'opinion, tu la
formate, qu'il reste quelques canards qui braillent contre le pouvoir n'a
qu'un impact modeste, ne conforte que le dernier carré des irréductibles que
de toute façon on ne convaincra jamais et permet de maintenir l'illusion
démocratique et du pluralisme.
- L'opinion en est resté aux vieux clichés des années 50 des pays
communistes et de l'Amérique du Sud, comme quoi la dictature c'est des
militaires et des flics à chaque carrefour et des arrestations à l'aube.
Aujourd'hui le pouvoir c'est la maîtrise de la communication, de
l'information, c'est distiller dans tous les médias, même les plus anodins
une vision de la société, promouvoir certaines valeurs, en fait c'est
organiser une évolution en douceur d'une culture, mais objecterez-vous, une
culture cela vit, cela se transforme, la particularité actuelle c'est que
les cultures qui se sont toujours transformées le faisaient sous différentes
influences, à l'improvisation, selon des modes aléatoires, alors qu'avec le
règne de la vidéo dont on contrôle le moteur on peut la canaliser dans UNE
direction, celle des détenteurs de l'outil technologique, d'ou l'évolution à
l'anglo-saxone de notre société, c a d le culte de l'individualisme, du
chacun pour soi, du prétendu self-made man qui a en plus l'avantage de
donner à chacun l'impression non pas qu'il subit quelque chose mais qu'il en
tire profit ce qui est parfois vrai, ce que chacun ne perçoit pas c'est que
progressivement, insidieusement le système évolue de telle manière que
certains, minoritaires gagnent de + en + en liberté, alors que l'étau se
resserre progressivement chez tous les autres de + en + mobilisés pour leur
survie; Pendant qu'on est de + en + mobilisé pour sa seule surie, on est de
moins en moins amené à regarder autour de soi et à réfléchir au monde dans
lequel on vit, au sens que prend notre vie glissant ainsi dans un univers
d'aliénation pour la majorité et la jouissance libertaire pour ceux qui
tirent les ficelles.
Bébert |