Re: Pour une guerre contre les religions ? Je vous demande de refermer le magazine de psychologie que vous venez
d'ouvrir dans l'urgence par manque total d'argument.
La guerre intellectuelle contre le religieux obéit à deux raisons :
- qui est croyant distribue sa sottise sur tout sujet : c'est un
sous-développé de la logique,
- la religiositose continue à frapper durement la plus large partie de la
communauté humaine même si dans les pays les plus développés ce fléau a été
enrayé et régresse.
Croire ? Croire est maladif. Un esprit sain ne croit pas, il raisonne.
Vous ne comprenez rien mais qui s'en étonnera ? Je vous dis que si
l'humanité avait évolué sans développer la religiositose, l'humanité
aujourdhui se porterait beaucoup mieux. La bêtise religieuse a été traversée
par les progrès de la raison mais elle n'a pas développé aucune rationalité,
évidemment, tout occupée à la brimer. La religiositose apparaît comme une
grande catastrophe dans l'histoire de l'évolution humaine. Catastrophe hier,
de forte nuisance encore, le respect envers le religieux constitue toujours
une faute lourde.
Votre inculture est patente. Maurice Allard n'a pas voulu une application
stricte de la loi de 1905, il a voulu, dans le cadre du débat autour d'un
projet de séparation de l'église et de l'Etat, aller jusqu'au bout de cette
logique de séparation. Pour lui, il ne s'agissait pas simplement de chasser
les curés de l'organisation sociale du fait de leurs nuisances, nuisances
dont tous les parlementaires étaient conscients, mais d'éradiquer l'origine
de ces nuisances. Le parlement ne l'a pas suivi pour de pragmatiques
arguments de quiétude sociale, le but se réduisant pour lui à confiner les
curés dans leur église en évitant de déclencher une guerre contre le
religieux. D'ailleurs, l'application de cette loi n'a pas été sans mal lors
des fameux inventaires où tout ce qui se trouvait de crétinerie s'est agité
violemment contre les représentants de l'Etat. Maurice Allard était, lui,
prêt à en découdre avec l'arriération religieuse tant il concevait justement
la malfaisance de cette arriération dans une impeccable empathie historique.
Il est assez cocasse de voir nos encathochés oubliés qu'ils ont été
considérés longtemps comme des saloperies sociales, depuis environ la
Révolution Française où on leur a fait clairement comprendre qu'ils étaient
fortement indésirables dans l'organisation sociale. Preuve en est que les
encathochés s'étaient fait une belle réputation de nuisibles ...
Quand un curé en appelle à la raison, c'est qu'il est acculé et qu'il tente
de chasser le raisonnable en agitant du sophisme pour tenir ses
obscurantismes. Cette réaction est d'une extrême banalité et il faut être
ivre de dogmatisme pour ne pas se rendre compte du ridicule de la posture :
tu t'es vu quand tu crois ? Vous éviterez donc, en tant que bouffit de
farines mystico-religieuses, d'invoquer des procédés intellectuels dont
l'usage n'aurait pour effet que de vous sortir du cocon douillet de votre
bêtise, ce qui n'est pas vraiment votre but ...
Pour revenir à la crise des vocations au charlatanisme religieux cathoché en
France, c'est un fait reconnu même par les meneurs de cette secte. Mais rien
ne vous empêche en effet de vous déclarer euphorique en considérant tel ou
tel sursaut de religiositose, ici ou là, dans un paysage religieux
manifestement désaffecté. Pour ma part, je ne mettrais pas un euro dans La
Française des Religions du Sarkopithèque.
L'heure est, hélas, dans le respect des croyances, pas dans l'adhésion aux
croyances, fort heureusement.
Oui, je m'oppose à l'immigration en France des curés africains et polonais
et ce dans le respect opportuniste du principe de l'immigration choisie :
vive les charters pour les curés issus des ténèbres extérieures et qui
viennent, dans nos villes, nos campagnes, répandre à nouveau la
religiositose ! |