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> >
> > Tu pr�f�res quand c'est pr�sent� comme �a ?
>
> Non. Tout �a c'est une fausse piste (red herrings). Les miracles les
> plus importants de la relativit� (contraction des longueurs,
> dilatation des dur�es) sont des corollaires de la supposition quela
> vitesse de la lumi�re NE DEPEND PAS de la vitesse de la source
> lumineuse.
En réalité, ce sont des corollaires non de l'invariance de la vitesse
de la lumière, mais de l'invariance des lois de la physique sous le
groupe de Lorentz. De lÃ***, on déduit qu'il existe une vitesse limite et
que cette vitesse est invariante, et qu'elle est atteinte par les
particules de masse nulle. Que la lumière elle-même soit de masse
nulle et se déplace ou non Ã*** cette vitesse n'est pour ainsi dire qu'un
effet de bord non fondamental. Ça a juste une importance historique.
En fait elle DEPEND, et cela peut �tre rigoureusement
> prouv� en analysant, simultan�ment, les exp�riences de Michelson-
> Morley et Pound-Rebka.
Ok pour la lumière, j'en reparlerai plus bas. Que penses-tu de ces
autres faits, qui impliquent Lorentz comme groupe de symmétrie de
l'espace-temps au lieu de Gallilée ?
Je me cite :
> > Sinon, je peux toujours invoquer le fait que les particules ont un
> > spin (ce qui suggère SL(2,C) comme groupe de symétrie), ou bien que
> > l'électromagnétisme est covariant sous Lorentz, ou bien que le champ
> > magnétique produit par une charge en mouvement est bien la transformée
> > de Lorentz du champ électrique de la même charge au repos, ouencore
> > le succès de QED dans la structure hyperfine de l'hydrogène; ou, en
> > dernier recours, les différentes sections efficaces en physique des
> > particules qui dépendent d'interférences entre des processus contenant
> > des particules virtuelles.
> Mais tu n'as besoin d'aucun lien - c'est presque évident. Selon la
> théorie de l'émission il y a une analogie entre les photons et les
> balles et donc tu tires simultanément dans deux directions
> perpendiculaires, les balles parcourent la méme distance, ricochent et
> retournent en même temps si tout ça se fait dans un système inertiel.
Oui, mais la Terre n'est pas un système inertiel. La théorie de
l'émission peut expliquer le résultat négatif de UNE expérience de
Michelson. Le problème est qu'il en a fait DEUX Ã*** 6 mois d'intervalle.
Plus précisément, la lumière ne se décrit pas par une balle, mais par
une onde. Ce que Michelson cherche Ã*** comprendre, c'est le support de
cette onde.
Si on fait Michelson avec une onde sonore, on n'obtient pas
d'interférences non plus parce que l'onde sonore ricoche et reviens,
comme tu l'as dit. Ceci est valable tant que l'air est au repos par
rapport Ã*** l'interféromètre. Sinon, l'onde sonore se propagera plus
vite dans la direction du vent.
La différence entre une onde sonore et une onde électromagnétique est
que l'on sait que le support de l'onde sonore est l'air et que l'air
est emporté avec le mouvement de la Terre.
Le support de l'onde électromagnétique, par contre, existe également
hors de la Terre (la radio fonctionne entre la Lune et la Terre, chose
qu'Einstein ne savait pas, mais que nous savons

)
La théorie de Maxwell décrit des ondes qui se déplacent Ã*** une certaine
vitesse donnée en fonction de paramètres qui décrivent le vide. Le
support de l'onde électromagnétique est donc au repos par rapportau
vide.
Si Michelson ne donne pas d'interférence le premier janvier, c'est que
le repos absolu est donné par la Terre le premier janvier. Le premier
juillet (6 mois plus tard), la Terre se déplace donc Ã*** une vitesse de
60km/s par rapport Ã*** ce vide, et donc par rapport au support de l'onde
électromagnétique. Donc Michelson doit voir une interférence..
Or, il n'en voit pas.
Pour expliquer cela, il faut lancer des théories comme quoi la Terre
emporte l'éther avec elle dans son mouvement (comme elle le fait pour
l'air de son atmosphère qui supporte les ondes sonores d'ailleurs). Si
on en croit cette théorie, l'éther doit être un fluide vachement
turbulent entre ici et la Lune; or ce n'est pas le cas. On n'a jamais
observé de problèmes avec l'électronagnétisme dans l'espace.
De plus, même si la Terre emporte l'éther dans son mouvement, quid du
mouvement du Soleil dans la galaxie ? Un interféromètre placé dans
l'espace doit pourvoir le détecter. Tu paries ?
Et en outre, plus rien Ã*** voir avec l'électromagnétisme, la contraction
des durées a été observée entre des horloges atomiques qui ont fait
quelque tours en orbite et celles restées sur Terre. (lÃ*** encore, on a
un avantage sur Einstein)
Ce que tu peux plaider, c'est que Michelson, tel que Einstein en avait
connaissance, n'était pas suffisant pour "prouver" l'invariance de la
vitesse de la lumière parce que, avec les connaissances et les
techniques de l'époque, il était encore possible de plaider pour un
éther qui est emporté dans le mouvement de la Terre. Tout comme les
chiffres dont Kepler disposait n'étaient pas suffisant pour conclure Ã***
des orbites elliptiques. Il a eut de la chance et du flair.
Mais aujourd'hui, il y a bien plus que Michelson pour prouver qu'il
n'y a pas d'éther, pas de vent d'éther et que la loi d'addition des
vitesses de Gallilée n'est pas correcte.
Je vais peut-être ajouter une petite dissertation sur le vent d'éther
dans mon texte, affin d'être plus complet.
Bonne soirée
Laurent