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Vieux 27/06/2008, 09h44
JPB
 
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Par défaut Re: comment rendre un RA inutilisable ?

"nospamthdu" <nospamthdu***free.fr> a écrit dans le message de news:
4863b670$0$929$ba4acef3***news.orange.fr...

(...)

| Mieux valait, en effet, fermer les yeux sur le train d'enfer du
| cortège présidentiel, et éviter qu'il ne laisse une trace sur PV...

C'est sans doute ce qu'un certain Nicolas S., de Neuilly, appelait en son
temps "la fin des passe-droits".

....

Dans une grande entreprise ou dans un Etat quelconque, lorsque deux
"leaders" ou plus (membres du comité de direction, têtes de l'exécutif)
doivent effectuer un même déplacement, on s'arrange pour prendre des mesures
de sécurité qui peuvent sembler aux frontières de la paranoïa, au vu de la
probabilité qu'aurait de survenir l'accident qu'elles tendent à écarter.
Ainsi, lorsque le chef de l'Etat et le Premier ministre se rendent au Liban
en même temps en avion, moyen de transport pourtant le plus sûr, on
s'arrange pour que chacun d'eux voyage dans un avion différent : mesure de
sécurité basique aujourd'hui (principe de redondance).

Ce mode de fonctionnement est inspiré des entreprises, plus nombreuses que
les états, et qui pour cette raison ont été les premières à se retrouver
décapitées de leur comité de direction pour avoir fait voyager tout le staff
dans le même avion (j'ai peur de dire une bêtise sur les noms des boites,
mais je crois que Caterpillar, par exemple, s'était retrouvé d'un coup
sérieusement diminué, au siècle dernier ; je me demande si Peugeot n'avait
pas aussi eu à souffrir, dans une moindre mesure).

Bref, la probabilité qu'un tel événement survienne **pour une organisation
donnée** est très faible (il n'y a eu depuis l'avénement du transport aérien
qu'une poignée d'accidents de cette nature pour la totalité dans le monde
des institutions, entreprises, états...), et pourtant on considérerait
aujourd'hui comme tout à fait suicidaire tout voyage qui ne se prémunirait
pas contre ce risque, aussi infime soit-il.

Ceci permet de se faire une idée de la parano qui entoure tout déplacement
officiel pour réduire à peau de chagrin tout risque d'accident qui risque de
priver l'institution de sa tête.

La lumière de ces précautions extrêmes apporte un éclairage qu'on dira...
"différent", sur l'attitude manifestée par les pouvoirs publics, et
rapportée dans cet article, vis à vis des dépassements de vitesse limite
autorisée.


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